Pariez en ligne avec Unibet
  • NEW1.82PHI1.96Pariez
  • OKL4.65GOL1.18Pariez
  • 150€ offertsLa suite →

Preview 2021/22 | Le Jazz a encore un cap à passer

NBA – La franchise de Salt Lake City veut retenir les leçons de la saison passée où, malgré son statut d’équipe numéro 1 avant les playoffs, elle a échoué aux portes de la finale de conférence.

Comme chaque année, Basket USA vous propose une présentation de la saison NBA à venir, franchise par franchise, sous la forme d’un compte à rebours, de la 30e place à notre favori pour le titre de champion. On se penche aujourd’hui sur un autre gros morceau de l’Ouest, qui semble avoir toutes les armes pour aller au bout : le Jazz.

Cette fois, ils avaient tout pour aller loin. Très loin. Plus loin qu’une demi-finale de conférence du moins. Avec 52 succès pour 20 défaites, le Jazz avait dépassé les 70% de victoires en saison régulière pour la première fois depuis l’âge d’or de la franchise, de 1997 à 1999. Karl Malone, John Stockton et leurs partenaires s’étaient invités deux années de suite en finale NBA à l’époque (1997 et 1998), perdues face aux Bulls.

Avec cette étiquette de n°1 de toute la ligue, le Jazz version 2021 pouvait bénéficier d’un avantage du terrain non négligeable tout au long des playoffs, alors que les fans effectuaient leur retour dans les salles. Si le Jazz a assumé ce statut en sortant les jeunes Grizzlies au premier tour, il a en revanche buté sur les Clippers le tour suivant.

Briser un mauvais syndrome en playoffs ?

Les joueurs de Quin Snyder étaient pourtant dans une configuration idéale pour atteindre leur première finale de conférence depuis 2007. D’abord parce qu’ils ont remporté les deux premières manches de la série. Et surtout parce que les Clippers ont dû faire sans leur meilleur joueur, Kawhi Leonard, à partir de la cinquième manche.

Ce qui n’a pas empêché les Californiens, après les deux défaites inaugurales, d’infliger quatre défaites de suite à Utah. Un Game 6 perdu, on le rappelle, après avoir compté… 25 points d’avance. Cette défaite a eu un effet « dévastateur » chez Donovan Mitchell et ses coéquipiers, privés de Mike Conley pour la majorité de cette série.

Surtout, cette élimination précoce intervenait un an après une sortie au premier tour face à Denver alors qu’ils menaient 3-1. Les hommes de Quin Snyder ont-ils un problème en phases finales au moment de conclure ? Le technicien, qui n’a pas été inquiété durant l’intersaison, se doit de tirer les leçons de cette désillusion pour en éviter une nouvelle. « Se vider la tête pour faire en sorte que ça ne se reproduise plus jamais », réclamait Rudy Gobert.

Prendre les mêmes et ajuster autour

Alors qu’il a été question de mouvements potentiels au sein de l’effectif, les dirigeants ont misé sur la continuité. Le principal fait d’arme estival a été la re-signature de Mike Conley. L’an passé, le meneur de 34 ans a réalisé un deuxième exercice beaucoup plus convaincant dans l’Utah. Et en playoffs, il avait démarré fort face à son ancienne équipe de Memphis. Mais l’intéressé reste un joueur fragile physiquement…

Lui trouver un remplaçant n’a d’ailleurs pas été la priorité, en raison des porteurs de balle et créateurs que sont Joe Ingles et Donovan Mitchell. Même s’il y a eu la Draft de Jared Butler, tout juste sacré champion NCAA avec Baylor, Utah a préféré se renforcer sur les postes 3-4 en signant Rudy Gay, ancien coéquipier de Mike Conley à Memphis, et en récupérant le « cadeau » fait par les Warriors, Eric Paschall.

Deux joueurs capables d’apporter du « scoring » en sortie du banc, mission principalement confiée au meilleur 6e homme en titre, Jordan Clarkson, jusque-là. On suivra particulièrement l’apport de l’ancien joueur des Spurs qui a tout du facteur X expérimenté, à la Jeff Green, capable de faire la différence dans plusieurs secteurs de jeu.

Dans la raquette, la franchise de Salt Lake City a préféré le pari Hassan Whiteside au vétéran Derrick Favors. À la manière d’un Andre Drummond derrière Joel Embiid à Philadelphie, l’ancien meilleur rebondeur et conteur de la ligue tentera de se montrer sérieux sur les quelques minutes qu’il grappillera derrière Rudy Gobert.

Ces trois recrues n’auront de toute façon qu’un rôle de supplément dans un collectif qui ne manque pas de cadres.

LES MOUVEMENTS DE L’ÉTÉ

Arrivées : Jared Butler (Draft), Rudy Gay (Spurs), Hassan Whiteside (Kings), Eric Paschall (Warriors)
Re-signatures : Mike Conley
Départs : Derrick Favors (Thunder), Georges Niang (Sixers), Matt Thomas (Bulls), Ersan Ilyasova

LE JOUEUR À SUIVRE : RUDY GOBERT

Après une pointe à 16 points de moyenne en 2019, le Français a vu sa moyenne de points baisser deux années de suite. Logique puisque l’équipe a injecté du feu offensif avec les arrivées de Mike Conley et Bojan Bogdanovic. Mais la réussite du Jazz ne passe-t-elle pas par une meilleure implication de Rudy Gobert en attaque ?

Surtout lorsque l’équipe d’en face décide d’avoir recours au « small ball ». Le Game 6 perdu face aux Clippers en est sans doute l’illustration la plus éloquente. Le pivot s’était en effet retrouvé dans un « matchup » improbable avec Terance Mann. Celui-ci avait profité des espaces laissés par le Français, occupé à aider ses partenaires et protéger la raquette, pour prendre feu à 3-points.

Que le triple meilleur défenseur de la ligue ait souffert en défense face à un joueur aussi mobile est une chose, mais que le Jazz n’ait pas été en mesure de punir le déficit de taille des Clippers, de l’autre côté du terrain, en est une autre. Ce soir-là, Rudy Gobert n’a shooté qu’à six reprises en 42 minutes de jeu…

Les prestations du pivot tricolore aux Jeux olympiques, où le médaillé d’argent a globalement été (un peu) plus impliqué, vont-elles pousser Quin Snyder à revoir ses plans ? Surtout, Rudy Gobert doit montrer à ses coéquipiers, et en particulier Donovan Mitchell et Mike Conley, qu’il peut tirer avantage de ces duels avantageux. Pour que ces derniers lui fassent totalement confiance, et que les adversaires du Jazz n’exploitent plus cette faiblesse.

MOYENNE D’AGE : 27 ans
MASSE SALARIALE : 154,7 millions de dollars (4e sur 30)

LE SCÉNARIO IDÉAL

Malgré l’armada des Lakers constituée autour de Russell Westbrook, LeBron James et Anthony Davis, le Jazz repart à l’assaut de la première place à l’Ouest. Comme la saison passée, la franchise mormone peut s’appuyer sur l’une des meilleures attaques de la ligue, basée sur un gros volume et une grosse réussite de loin, tout en gardant l’une des meilleures défenses. Avec le trio Conley – Mitchell – Bogdanovic, le Jazz ne manque pas d’artificiers.

Le banc, renforcé durant l’intersaison, n’est pas en reste et se montre encore plus productif. Mais la meilleure équipe de la ligue à 3-points l’an passé varie encore davantage son attaque et les arrières n’oublient pas de trouver leur tandem de pivots Gobert – Whiteside pour écraser les cercles.

Les pépins de santé écartés, le Jazz aborde les playoffs sûr de sa force, sans dilapider une avance au score dans un match ou dans une série que les Jazzmen sont censés conclure. Ils atteignent ainsi la finale de conférence sans se faire peur et s’en vont jouer leur place en finale NBA. Le titre n’a jamais été aussi proche…

LE PIRE SCÉNARIO

Fort contre les faibles mais faible contre les forts, Utah peine à faire peur dans cette conférence Ouest dense. Le collectif du Jazz est moins rayonnant que par le passé. Les passages répétés à l’infirmerie des anciens, Joe Ingles et Mike Conley, font du mal à une équipe qui manque de liant offensif.

À la recherche d’un peu plus de lumière, Donovan Mitchell veut très souvent prendre les choses en main, quitte à trop tirer la couverture sur lui, au détriment du collectif. Il n’est pas le seul car les recrues estivales réclament également leur part du gâteau. Hassan Whiteside en tête, qui recommence à faire des siennes dans le vestiaire, réclamant plus de responsabilités derrière un Rudy Gobert qui n’arrive pas à s’imposer en attaque.

Malgré l’espoir de se sublimer en playoffs, le Jazz arrive trop marqué par une saison régulière mouvementée. La finale de conférence ne sera pas pour cette année…

CONFÉRENCE EST
15 – Magic 14 – Pistons 13 – Cavaliers 12 – Raptors 11 – Hornets
10 – Wizards 9 – Pacers 8 – Bulls 7 – Knicks 6 – Celtics
5 – Hawks 4 – Sixers 3 – Heat 2 – … 1 – …
CONFÉRENCE OUEST
15 – Thunder 14 – Rockets 13 – Kings 12 – Spurs 11 – Wolves
10 – Pelicans 9 – Grizzlies 8 – Blazers 7 – Mavericks 6 – Warriors
5 – Nuggets 4 – Clippers 3 – Suns 2 – Jazz 1 – …

A lire aussi