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Les blogs de la rédaction

Notre Dame de Portland

Publié le 24 avril 2019 à 14:43 par Fabrice Auclert

À la recherche d’émotion et d’exploits dans ces playoffs 2019, la NBA a trouvé en Damian Lillard un héros qui fait l’unanimité.

« Dame est l’un des joueurs les plus sous-estimés de la NBA. J’ai le sentiment que si Dame était à New York ou… Je ne dis pas qu’il devrait quitter Portland, mais quand il y a un talent pareil à Los Angeles ou Chicago, ou dans un gros marché, il serait l’un des meilleurs joueurs de tous les temps ». Ses mots ont trois semaines, et ils sont signés DeMarcus Cousins, grand fan de Damian Lillard, le héros de la soirée avec ses 50 points et son tir de la gagne au buzzer face au Thunder Lire la suite »

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Magic Johnson, sourire figé

Publié le 10 avril 2019 à 13:43 par Dimitri Kucharczyk

Il n’y avait pas de « meilleur » scénario pour conclure cette saison des Lakers que cette conférence de presse improvisée de Magic Johnson, le président démissionnant devant les caméras, avec son éternel sourire mais aussi des larmes dans les yeux. Une démission surprise puisqu’il a avoué n’avoir averti personne, pas même la propriétaire Jeanie Buss ou le GM Rob Pelinka. Lire la suite »

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Au coeur de la folie de la March Madness : un dimanche à Jacksonville

Publié le 3 avril 2019 à 19:29 par Thomas S

L’un de nos photographes, Thomas Savoja, était à Jacksonville il y a 10 jours pour le premier tour de la March Madness. Il vous emmène au coeur de la folie du tournoi NCAA, avec deux matchs au programme qualificatifs pour le Sweet 16.

Jacksonville, Florida – L’adrénaline n’est pas complètement retombée après ce premier tour riche en émotions. Je me réveille aux aurores, quelque peu fourbu, signe d’un décalage horaire pas totalement assimilé. Dans le hall de mon motel, j’avale avec appétit une paire de Bagels au Philadelphia cream cheese alors que mon voisin de table sirote un jus de chaussette typiquement floridien en contemplant avec réprobation son « bracket » apparemment loin d’être parfait. D’après une étude menée par « US News and World Report », près de 20% des Américains auraient fait un « bracket » cette saison ce qui engendrerait une perte de productivité au travail de 4 milliards de dollars pour l’économie US !

J’ai une journée à tuer avant les deux rencontres du second tour que j’aurai le plaisir de couvrir et j’ai envie d’en profiter pleinement, d’autant que le temps est radieux. Quand on est à Jacksonville, les options sont multiples pour passer du bon temps. Je décide de prendre la direction de la côte, au Sud à 30 minutes de route pour visiter St-Augustine autoproclamée plus ancienne ville des Etats-Unis et l’une des rares cités préservées du « Sunshine State ».

Il faut admettre que la ville possède une agréable architecture coloniale espagnole ainsi que la proximité de jolies plages, ce qui ne gâte rien. Le Castillo de San Marcos est une forteresse espagnole en pierre édifiée au XVIIe siècle et parfaitement préservée. Elle offre une vue séduisante sur le bras de mer de Saint Augustine. Je flâne une bonne heure dans le centre ville qui reste néanmoins beaucoup trop touristique à mon goût.

Je décide malgré cela de m’attabler en terrasse pour déguster un fameux sandwich aux crevettes de Floride agrémentée d’une bonne bière blonde : le pied ! Je prendrais ensuite la direction d’Orlando à 2h de route au Sud pour aller shooter un match de MLB entre les Braves d’Atlanta et les Tigers de Detroit. La rencontre se déroule chez Disney à l’ESPN World of Sport. J’adore cet endroit convivial dédié à la pratique sportive à la fois pro, universitaire ou scolaire. J’y avais assisté il y a quelques années à un tournoi de basket universitaire lors de Thanksgiving et j’en garde un excellent souvenir.

Nous voilà le jour J. Les alentours de la « Jacksonville Memorial Veteran Arena » commencent à se remplir. Dans moins de deux heures, 12 000 fans s’y masseront. Il y a d’ailleurs de nombreuses animations devant l’entrée principale. Une multitude de stands sont notamment proposés par la Jacksonville University qui organise l’événement, offrant boissons et victuailles en tout genre aux spectateurs. Les fans de LSU sont les plus vocaux et ayant quelque peu fréquenté le campus de Baton-Rouge, je peux vous dire que les étudiants du cru ne sucent pas que des glaçons !

Un LSU – Maryland de légende !

Le premier match est prévu à 12h10 et verra s’affronter LSU et Maryland. J’ai un peu de temps avant le tip-off, du coup je fais un crochet par les coursives de l’Arena. Les spectateurs font la queue pour s’offrir quelques souvenirs. À 30 dollars minimum le t-shirt, la NCAA se fait une belle marge !

Place aux choses sérieuses, c’est le band de LSU qui a l’honneur de jouer l’hymne national dans une atmosphère de recueillement. J’ai hérité d’une place ligne de fond tout près du banc des Tigers ce qui promet une ambiance détonante d’autant que les deux équipes vont proposer un basket total d’une grande intensité et dont le dénouement dramatique restera dans les annales.

J’ai l’œil sur l’un des assistant-coaches de LSU particulièrement volubile et remuant. Il jure comme un charretier à chaque action de jeu et ne tient absolument pas en place ! Les familles des joueurs placées juste derrière moi ne sont pas en reste et au fur et à mesure que le match avance, la tension monte singulièrement. Lors d’un temps-mort, Mike le tigre, la mascotte de LSU se lance dans un concours de hip hop qui vaut le détour face à son homologue la tortue de Maryland ! Le tout se déroule sous les yeux admiratifs de leurs cheerleaders respectives qui poussent des petits cris d’encouragement qui me laissent pantois.

Il reste une poignée de secondes à jouer. LSU a la possession avec un score de parité. Temps mort demandé par les Tigers ! Les fans de Maryland sont taquins et ils scandent avec véhémence « Where is your coach? Where is your coach? ». Probablement que Will Wade, le coach banni des Tigers aurait choisi la même action. Elle avait fonctionné plusieurs fois en saison régulière et d’ailleurs les Terps s’attendaient à ce type de mouvement. Encore fallait-il être capable de l’arrêter.

Tremont Waters, le meneur de poche de LSU, prend alors les choses en main. Il se débarrasse en souplesse de trois imposants défenseurs pour poser un layup à 1.6 seconde de la fin et ainsi donner la victoire à LSU 69-67.

Le banc des Tigers explose ! Le fameux coach assistant hyperactif se met face à mon objectif en hurlant à gorge déployée. Les voici en Sweet 16 pour la première fois depuis 2006 et les Tigers se déplaceront à D.C. pour jouer Michigan State au prochain tour. En interview d’après match, les joueurs ne manqueront pas de dédier cette victoire à la mémoire de Wayde Sims, leur coéquipier abattu quelques jours avant la rentrée universitaire.

« Les grands joueurs font de grandes actions et il a fait une grande action » lâchera en conférence de presse le coach par intérim, Tony Benford. Les Terps, menés de 15 points, avaient pourtant fait le nécessaire pour revenir au score. Mais c’était sans compter sur le sang froid de Waters. On reverra certainement les Terps l’an prochain car ils disposent de l’un des effectifs les plus jeunes de ce tournoi final, juste derrière Kentucky.

Le cauchemar de Magee

En parlant des Wildcats, les voici qui font leur apparition sur le parquet dans la perspective de leur affrontement face à Wofford. Si un joueur a une cible dans le dos aujourd’hui, il s’agit bien de Fletcher Magee, le pur shooteur des Terriers auteur de sept tirs primés il y a deux jours. C’est l’homme à abattre pour Kentucky ! Je sens d’ailleurs un peu de nervosité de sa part à l’entrainement.

Il va vivre en tous les cas un match très compliqué. Tout au long de la rencontre, les joueurs de Kentucky ne lui laisseront pas une once d’espace et le meilleur shooteur de l’histoire de la NCAA terminera sa carrière sur un 0 sur 12 à longue distance ! Difficile dans ces conditions pour Wofford de figurer dans cette rencontre.

Cela n’empêche pas les fans de Wofford de se manifester bruyamment dans les tribunes. On ne peut pas les rater avec leur costume noir et or. Cela met du baume au coeur aux joueurs qui se battent comme des chiens sur le parquet. Les Wildcats s’imposent néanmoins 62-56 dans un match qui est resté tout de même longtemps indécis.

Le coach de Kentucky John Calipari savait que la clé de ce match serait la défense. « S’ils avaient réussi leur nombre habituel de tirs à 3-points, ils nous auraient battus » admettra-t-il après la rencontre tout en savourant sa huitième accession en Sweet 16 lors des dix dernières années. Wofford a pourtant eu sa chance en limitant les Wildcats à 40% au shoot mais sans la réussite de son meilleur joueur c’était probablement trop demander.

« Je suis sous le choc » confiera Magee après le match. « Cela me laisse un goût amer de terminer sur une telle performance d’autant que si j’avais simplement réussi un 3 sur 12, nous aurions gagné le match ! »

On notera tout de même que les Wildcats ont réussi à gagner leurs deux premiers matchs du tournoi sans leur joueur vedette PJ Washington, qui est resté sur le banc avec une protection autour de son pied gauche. Il devrait être rétabli pour le prochain tour et qui sait ce qu’il peut alors advenir ?

Il est 17h30 lorsque je quitte Downtown. Je repartirais demain sur Paris après avoir rejoint l’aéroport de Miami. Je décide de faire un peu de shopping pour ma dernière soirée floridienne. J’atterris un peu par hasard au St-John Town Center Mall qui a la particularité d’être un centre commercial à ciel ouvert. L’endroit est finalement assez agréable pour faire le plein de “souvenirs” et je dévalise le Dick’s Sporting Goods en équipements de College Basketball ! Je termine la soirée au comptoir d’une Steakhouse à déguster un burger de bison, des étoiles plein les yeux en me remémorant cette parenthèse courte mais intense au paradis de la balle orange.

Toutes les photos de cette journée : Flickr

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Magic et LeBron, ou quand l’obsession du titre mène à la terre brûlée

Publié le 6 février 2019 à 15:37 par Jeremy Le Bescont

Alors que LeBron James avait promis d’être patient, les manoeuvres pour récupérer Anthony Davis prouvent que la quête d’un titre est plus forte que la construction d’un collectif sur la durée.

Cela m’a toujours semblé étrange de voir nombre de franchises vouloir imiter le succès des Spurs ou des Warriors sans la méthode, en mettant grossièrement la charrue avant les boeufs. Je suis bien conscient qu’aujourd’hui, les champions en titre représentent aux yeux de beaucoup l’Antechrist, le mal, la domination nourrie par l’argent et donc, la facilité. Une représentation qui m’est tout à fait étrangère dans la mesure où bien avant l’arrivée de Kevin Durant puis DeMarcus Cousins, je me souviens de cette équipe qui bataillait en playoffs avec flamboyance face aux Spurs et aux Clippers après plusieurs saisons de vraie galère. Lire la suite »

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Il ne faut jamais sous-estimer la rivalité Warriors – Cavaliers

Publié le 2 juin 2018 à 11:39 par Melvin Karsenti

Nous avons eu la mémoire courte.

Enfouie dans l’analyse d’une finale, sur le papier, déséquilibrée, la rivalité entre les Warriors et les Cavs est toujours d’actualité. Pendant trois mois d’intersaison et huit de saison régulière et de playoffs, ce volcan est pourtant dormant. Lors du Game 1, nous avons assisté à son réveil furieux et, s’il est possible d’oublier, nous n’avons aucun droit d’en être surpris.
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[In The Paint] Les cinq trades qui pourraient bien avoir lieu cette saison

Publié le 18 octobre 2017 à 17:35 par Loris Belin

L’été aura été complètement fou sur le marché des transferts et annonce une saison des plus excitantes. Et qui dit nouvelle saison dit nouvelles tractations entre les 30 franchises de la ligue. J’ai essayé d’imaginer cinq trades qui pourraient se produire cette saison, des échanges aussi excitants que parfois douteux sur le papier, mais tous réalisables selon les règles NBA et qui ne tiennent pas du grand n’importe quoi. Oui, théoriquement LeBron James pourrait rejoindre Phoenix contre Brandon Knight, Tyson Chandler, et Jared Dudley, mais ce transfert ne devrait jamais avoir lieu pour des raisons évidentes. Pour ce qui est des propositions ci-dessous, c’est une autre histoire. Lire la suite »

L’oeil de Fred Weis – L’un des plus beaux Eurobasket, Juanca Navarro olé olé et l’avenir

Publié le 21 septembre 2017 à 16:11 par Fred Weis

Médaillé d’argent aux Jeux Olympiques 2000 à Sydney, de bronze aux Championnats d’Europe en 2005, Fred Weis fut un cadre de l’équipe de France de basket durant huit ans, entre 1999 et 2007. L’ancien joueur du Limoges CSP et de Malaga cumule 100 sélections à son compteur. Aujourd’hui retraité, il reste un observateur très avisé du basket français et européen. Comme lors de chaque compétition internationale depuis deux ans, il s’est installé avec nous pour suivre l’EuroBasket. Quelques jours après la fin de cette compétition, c’est le moment de tirer un bilan à froid. Lire la suite »

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