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Preview 2021/22 | De retour à Toronto, les Raptors misent sur leur jeunesse

NBA – Les Canadiens veulent tourner la page d’une saison noire, loin de leurs bases. Mais pour tenter de revenir en playoffs, ils devront faire sans leur capitaine historique, Kyle Lowry.

Comme chaque année, Basket USA vous propose une présentation de la saison NBA à venir, franchise par franchise, sous la forme d’un compte à rebours, de la 30e place à notre favori pour le titre de champion. Aujourd’hui, on se reproche doucement de la course aux playoffs à l’Est avec les Raptors.

À Toronto, le titre de 2019 semble déjà être un lointain souvenir… Après Kawhi Leonard, Serge Ibaka, Marc Gasol ou Norman Powell, les Canadiens viennent de perdre l’un des derniers héros de la fabuleuse épopée d’il y a deux ans : Kyle Lowry.

Principal mouvement de l’été des Raptors, ce départ, qui avait déjà été évoqué en milieu de saison dernière, intervient à l’issue du plus mauvais exercice de la franchise depuis près de dix ans. En ne remportant que 27 rencontres (pour 45 défaites), les Raptors ont mis fin à une série de sept qualifications de suite en playoffs, dont cinq consécutives terminées en demi-finale de conférence.

L’explication à ce raté majeur est multiple. On pense d’abord naturellement à l’année compliquée de Pascal Siakam, qui n’a pas su s’élever au niveau où il était attendu. On pense aussi aux grosses erreurs de casting qu’ont été Aron Baynes et Alex Len, recrutés dans l’espoir de faire oublier la paire Gasol – Ibaka lors de la précédente intersaison.

Aussi, les Raptors, comme d’autres, n’ont pas été épargnés par les blessures. Seuls deux joueurs, qui n’étaient pas titulaires, ont atteint la barre des 60 matches disputés… Difficile dans ces conditions pour Nick Nurse de s’en sortir avec un effectif à la profondeur limitée.

Retrouver l’énergie de la Scotiabank Arena

Un autre facteur a sans doute été sous-estimé pour mieux appréhender la saison passée des Raptors : leur déménagement contraint par le Covid-19 à Tampa en Floride. Coïncidence ou non, Toronto est ainsi passée de l’une des meilleures équipes à domicile les deux années précédentes à l’une des plus médiocres.

Et on ne peut pas dire que le public local les a vraiment aidés à vivre cette année de transition. « On a le sentiment d’être à l’extérieur depuis le début de saison », regrettait amèrement Pascal Siakam, après avoir de nouveau été sifflé par son « propre » public.

En plus de cette séquence à Tampa, n’oublions pas le passage dans la « bulle » d’Orlando la saison précédente. Ainsi, les Raptors n’ont plus connu les joies de leur Scotiabank Arena depuis… le 28 février 2020. À quel point ce retour à domicile aura un impact positif sur les troupes canadiennes ? On imagine déjà la communion attendue entre les joueurs et leurs fans lors du match de reprise le 20 octobre, avec la réception des Wizards.

La confirmation attendue de plusieurs « anciens »

Le public canadien va découvrir une équipe partiellement remodelée. La principale nouvelle tête s’appelle Goran Dragic, acquis dans le cadre du transfert pour Kyle Lowry. Mais au regard de ses déclarations à son arrivée, on se demande dans quel état d’esprit le Slovène va aborder ce nouvel exercice alors qu’il rêvait déjà de rejoindre Dallas… et Luka Doncic.

Ce n’est sans doute pas un hasard si Masai Ujiri n’a pas cité le vétéran pour le projet d’avenir de ce groupe. Dans cette version locale du « Trust The Process », les Raptors comptent s’appuyer sur trois têtes connues et déjà présentes en 2019 : Pascal Siakam, Fred VanVleet et OG Anunoby.

On surveillera particulièrement la progression de ce dernier, qui devrait être un peu plus responsabilisé dans le jeu offensif des Raptors, alors que les deux premiers cités côtoient déjà le wagon de joueurs susceptibles de décrocher une sélection All-Star, que le Camerounais a obtenu en 2020.

De ce trio-là, auquel on peut accoler le prometteur Chris Boucher, qui a commencé son explosion la saison passée, dépendra la bonne santé des Raptors. Sans oublier le shooteur Gary Trent Jr, qui se doit tout de même de gagner en régularité pour justifier la belle prolongation de contrat qu’il a signée cet été.

L’expérience de ces « anciens » sera primordiale au sein d’un groupe qui, avec un peu plus de trois saisons dans les jambes par joueur en moyenne, est l’un des trois effectifs les moins capés de la ligue.

LES MOUVEMENTS DE L’ÉTÉ

Arrivées : Scottie Barnes (draft), Sam Dekker (Turquie), Goran Dragic et Precious Achiuwa (Heat), Sviatoslav Mykhailiuk (Thunder), Isaac Bonga (Wizards)
Re-signatures : Garry Trent Jr, Khem Birch
Départs : Kyle Lowry (Heat), Rodney Hood (Bucks), DeAndre’ Bembry (Nets), Stanley Johnson (Bulls) Aron Baynes

LE JOUEUR À SUIVRE : PASCAL SIAKAM

Après le départ de Kawhi Leonard vers les Clippers, le Camerounais était l’homme censé incarner le visage de la franchise. Ce passage de témoin a été confirmé et récompensé par une première invitation au All-Star Game en 2020. Malheureusement pour son équipe et lui, il a été très en-deça des attentes lors des playoffs dans la « bulle ».

Ce coup de moins bien a encore été d’actualité la saison passée, où il a régressé statistiquement et s’est souvent brouillé avec son coach, Nick Nurse. S’il a récemment assuré que les choses étaient rentrées dans l’ordre depuis, l’ailier fort a dans le même temps déploré un « manque de communication » de la part de ses dirigeants par rapport à ce statut de « franchise player ».

On imagine bien que si Toronto a misé autant sur lui, 130 millions de dollars sur quatre ans, c’est en se disant qu’il en avait les épaules. Le MIP 2019 a tout intérêt à tourner pour de bon le dos à cette dernière année pénible sur le plan personnel. Avec le départ de Kyle Lowry, il n’y a plus à tergiverser : c’est désormais lui le patron.

MOYENNE D’ÂGE : 25 ans
MASSE SALARIALE : 139.8 millions de dollars (9e sur 30)

LE SCÉNARIO IDÉAL

En jouant cinq de leurs six premiers matches à domicile, les Raptors démarrent idéalement leur exercice en se nourrissant de cette Scotiabank Arena qui leur avait tant manquée. Les soucis de l’an passé mis de côté, Pascal Siakam réalise sa meilleure saison en carrière. Ses lieutenants Fred VanVleet et OG Anunoby augmentent tous les deux leur rendement, tandis que Goran Dragic finit par se prendre au jeu canadien.

Nick Nurse a également la chance d’avoir un effectif en bonne santé. Il n’a plus à bricoler avec des joueurs sortis de nulle part et peut tirer un maximum sur ses jeunes cadres. Tant et si bien que sans faire beaucoup de bruit, Toronto sort du ventre mou de la conférence Est et joue crânement sa chance dans la course aux dernières places qualificatives en playoffs, le rookie Scottie Barnes étant également une excellente surprise dans l’Ontario.

LE PIRE SCÉNARIO

Les Raptors ont beau être de retour sur leurs terres, Nick Nurse a bien du mal à retrouver une alchimie au sein de son effectif, toujours plombé par les blessures et un manque de plus en plus criant de hiérarchie.

Toronto ne décolle pas en raison d’un manque de talent, notamment sous le cercle où Chris Boucher, Khem Birch ou Precious Achiuwa sont beaucoup trop tendres face aux géants de cette ligue. Comme l’an passé, la lutte aux rebonds est trop souvent perdue et le « small ball » à outrance ne permet que quelques rares exploits.

Pascal Siakam coince encore, alors que sans Kyle Lowry à ses côtés, Fred VanVleet a aussi du mal. Les rumeurs de transfert repartent de plus belle pour le Camerounais, d’autant que Goran Dragic demande son ticket de sortie de son côté. Cette tension habite jusqu’au bout des Canadiens qui finissent très loin de leurs concurrents mieux armés.

CONFÉRENCE EST
15 – Orlando 14 – Detroit 13 – Cleveland 12 – Toronto 11 – …
10 – … 9 – … 8 – … 7 – … 6 – …
5 – … 4 – … 3 – … 2 – … 1 – …
CONFÉRENCE OUEST
15 – Oklahoma City 14 – Houston 13 – Sacramento 12 – Spurs 11 – …
10 – … 9 – … 8 – … 7 – … 6 – …
5 – … 4 – … 3 – … 2 – … 1 – …

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