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Preview 2021/22 | Les Kings veulent éviter un triste record

NBA – Douzièmes de la conférence Ouest depuis deux ans, les troupes de Luke Walton ont-elles les moyens de faire mieux la saison prochaine ? Il va falloir s’accrocher…

Comme chaque année, Basket USA vous propose une présentation de la saison NBA à venir, franchise par franchise, sous la forme d’un compte à rebours, de la 30e place à notre favori pour le titre de champion. Aujourd’hui, c’est déjà au tour des Kings de passer sur le grill. Une franchise que la rédaction voit encore squatter les places d’honneur de la conférence Ouest, en 2021/22, et rater les playoffs pour la 16e saison consécutive.

Et de 15 ! Voilà maintenant 15 ans que Sacramento n’a plus goûté aux joies d’une participation aux playoffs. C’est évidemment un record en cours pour une franchise NBA, loin devant Charlotte (cinq années hors du Top 8). L’objectif pour les Californiens sera donc d’éviter de vivre une 16e saison de suite sans « postseason », ce qui n’est encore arrivé à aucune équipe dans l’histoire de la la ligue !

Autant dire que le défi s’annonce corsé, alors que la franchise californienne n’a que très peu fait évoluer son effectif et que les manquements identifiés la saison dernière n’ont pas vraiment été corrigés.

La défense, enjeu capital

À commencer par la défense, la faiblesse principale de ce groupe en 2020/21. Aucune formation n’avait effectivement encaissé plus de points en moyenne sur 100 possessions (114.6) que les Kings.

Le bateau californien a ainsi tangué à de trop nombreuses reprises. En témoignent, notamment, les 16 revers concédés avec au moins 125 points encaissés. Mentions spéciales pour Toronto (144 points marqués !) et Utah (154 points !), qui se sont régalés. Même si le jeu a évolué, de tels écarts de conduite restent rédhibitoires. S’il n’y a pas un grand bon en avant de ce côté du terrain, échapper aux trois dernières places de l’Ouest relèverait du miracle.

Par séquences, et en évoluant avec la même détermination des deux côtés du terrain, Sacramento a pourtant montré ses atouts à faire valoir, autour de son leader De’Aaron Fox. Le meneur, auteur de son meilleur exercice en carrière, a permis aux siens de remporter quelques rencontres pratiquement à lui seul.

Aux côtés de cet All-Star en puissance, il y a quelques bases sur lesquelles s’appuyer, comme Harrison Barnes, le sniper Buddy Hield et Richaun Holmes, précieux « energizer » au poste 5. Sans parler de l’éclosion de Tyrese Haliburton, dont le culot et l’assurance pour un rookie laissent présager un avenir radieux.

Pas d’amélioration significative durant l’intersaison

Toujours est-il que l’ensemble était bien trop court pour espérer arracher une place pour le « play-in » de fin de saison, avec notamment un banc encore trop juste pour rivaliser avec les franchises phares de la ligue. Et ce malgré un sursaut d’orgueil de 9 victoires en 13 matchs, en toute fin d’exercice.

Le problème, à l’issue de cette intersaison, c’est que les lignes n’ont pas véritablement bougé. L’occasion de chambouler l’effectif s’est présentée, notamment lorsque les Kings ont discuté avec les Lakers autour d’un échange incluant Buddy Hield, Kyle Kuzma et Montrezl Harrell. D’ailleurs, Kyle Kuzma se voyait déjà comme un joueur des Kings ! Mais le deal n’a finalement pas pu se concrétiser et Los Angeles a alors changé son fusil d’épaule.

Sacramento s’est donc contenté de faire du « poste pour poste », remplaçant par exemple Hassan Whiteside par Tristan Thompson, qui aura la lourde tâche d’insuffler un nouvel élan défensif à cette équipe. Sans oublier la prolongation de Richaun Holmes. Pour le reste, difficile de voir en Alex Len ou Davion Mitchell, rookie certes élu co-MVP de la Summer League, des éléments susceptibles de faire passer un cap à ce roster, même si Sacramento compte sur les quelques « role players » défensifs recrutés pour combler les larges brèches.

LES MOUVEMENTS DE L’ÉTÉ

Arrivées : Davion Mitchell (Draft), Neemias Queta (Draft), Tristan Thompson (Celtics), Alex Len (Wizards).
Re-signatures : Terence Davis, Richaun Holmes, Maurice Harkless.
Départs : Delon Wright (Hawks), Hassan Whiteside (Jazz), Justin James.

LE JOUEUR À SUIVRE : TYRESE HALIBURTON

À l’heure où les Kings ont été chatouillés par l’idée de tout chambouler afin de repartir sur un nouveau cycle, deux joueurs demeuraient intransférables : De’Aaron Fox et Tyrese Haliburton. Voilà qui en dit long sur les attentes que peut nourrir la franchise californienne vis-à-vis de son « combo guard » drafté en 12e position en 2020, dont le profil intrigant (poste 1 culminant à 1m96, plutôt frêle) a rapidement mis tout le monde d’accord.

L’ex pensionnaire d’Iowa State a su saisir sa chance en montrant de quoi il était capable au scoring, dépassant la barre des 20 points à neuf reprises sur ses 58 matchs disputés, desquels sont aussi ressortis une adresse plus qu’intéressante derrière l’arc (41% de réussite). Sans oublier sa lecture de jeu, avec un ratio passes décisives/ballons perdus également remarquable par rapport à son temps de jeu (30 minutes en moyenne).

Mais, au-delà des stats, Tyrese Haliburton a également séduit par son tempérament, son mental de battant, ayant fait de lui un rookie capable de changer le cours d’un match. On peut notamment citer une confrontation victorieuse face aux Knicks, au cours de laquelle il avait brillé avec 16 points, 5 passes décisives et 4 contres, se montrant surmotivé à l’idée de prouver à la franchise new-yorkaise ce qu’elle avait raté en le zappant lors de la Draft 2020.

Certes blessé au genou sur la fin de saison, Tyrese Haliburton a tout de même été invité par Team USA cet été, pour participer à la préparation de la sélection américaine. Et il a pu y démontrer qu’il avait retrouvé son meilleur niveau, affichant une maturité remarquée pour un joueur de seulement 21 ans. De ce point de vue, sa deuxième saison en NBA sera à suivre avec la plus grande attention.

MOYENNE D’ÂGE : 25 ans
MASSE SALARIALE : 130.4 millions de dollars (19e sur 30)

LE SCÉNARIO IDÉAL

À l’image de ce qu’a pu faire un Julius Randle avec les Knicks la saison passée, De’Aaron Fox parvient à franchir un nouveau cap. Catalyseur des attentions de ses adversaires, le meneur permet de libérer davantage d’espace pour ses coéquipiers, dont Buddy Hield, assagi et efficace. Une alternance que Sacramento réussit à bien exploiter.

En défense, l’expérimenté Tristan Thompson est moins nonchalant qu’un Hassan Whiteside et il parvient à insuffler une nouvelle dynamique en Californie, en impliquant le reste de l’équipe, dont le rookie Davion Mitchell, véritable chien de garde défensif.

Quant aux joueurs de complément, comme Harrison Barnes, Richaun Holmes, Terence Davis ou même Marvin Bagley III, qui affiche enfin toutes ses qualités, ils trouvent leur rôle dans la rotation de Luke Walton et stabilisent l’édifice, notamment en défense, avec en particulier un Tyrese Haliburton qui apporte du liant à l’ensemble.

Cela ne permet peut-être pas aux Kings de renverser des montagnes, mais il a le mérite de maintenir le suspense un peu plus longtemps qu’imaginé, et même d’accrocher une place en « play-in » de fin de saison. Et, à partir de là, tout est possible pour arracher un ticket en playoffs…

LE PIRE SCÉNARIO

Ciblé chaque soir, De’Aaron Fox ne peut pas faire de miracles à tous les matchs et, derrière son meneur star, Sacramento peine à trouver des alternatives fiables dans son effectif. Dans les rumeurs de transfert depuis très longtemps, Buddy Hield ne pense qu’à faire ses valises, tout comme Marvin Bagley III.

L’ambiance tourne donc vite au morose dans la capitale californienne, avec une défense toujours aussi apathique, que Tristan Thompson, Davion Mitchell ou Moe Harkless ne parviennent pas à réveiller. Tout le monde se fait donc très vite à l’idée que le club va battre le triste record des Braves quant au nombre de saisons consécutives sans playoffs, et Luke Walton finit logiquement par prendre la porte, la faute aux manques de progrès de sa troupe.

Encore une saison sans playoffs pour Sacramento, qui n’arrive décidément pas à rebondir…

CONFÉRENCE EST
15 – Orlando 14 – Detroit 13 – Cleveland 12 – … 11 – …
10 – … 9 – … 8 – … 7 – … 6 – …
5 – … 4 – … 3 – … 2 – … 1 – …
CONFÉRENCE OUEST
15 – Oklahoma City 14 – Houston 13 – Sacramento 12 – … 11 – …
10 – … 9 – … 8 – … 7 – … 6 – …
5 – … 4 – … 3 – … 2 – … 1 – …

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