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Preview 2021/22 | Les Pistons repartent presque de zéro

NBA – Comme le Magic, les Pistons entament un nouveau chapitre de leur histoire. Leurs points forts ? Les présences du premier choix de la dernière Draft et d’un champion olympique.

Comme chaque année, Basket USA vous propose une présentation de la saison NBA à venir, franchise par franchise, sous la forme d’un compte à rebours, de la 30e place à notre favori pour le titre de champion. Aujourd’hui, toujours chez les gros chantiers après le Magic et le Thunder, place aux Pistons, qui ont changé tout leur effectif en un an !

Quel est le joueur le plus ancien de Detroit ? Il y a quelques jours, c’était encore Sekou Doumbouya, drafté en 2019, mais depuis son transfert, c’est Killian Hayes, sélectionné en 7e position à la Draft 2020. C’est dire si la franchise du Michigan a nettoyé son effectif du sol au plafond. Et ce grand ménage est à mettre à l’actif de Troy Weaver, GM arrivé il y a douze mois.

Il était l’assistant de Sam Presti au Thunder et, même à des milliers de kilomètres l’un de l’autre, ils procèdent à une stratégie similaire, avec une reconstruction basée sur la Draft et la jeunesse. La saison dernière a été marquée par les départs de Blake Griffin et Derrick Rose. Désormais, tout est en place pour reconstruire sans contrats boulets.

Jerami Grant doit confirmer

Pour encadrer et former cette jeune escouade, Dwane Casey est toujours là et sa dureté sera essentielle pour ce groupe. À l’origine, il n’était pas venu pour jouer les directeurs de centre de formation, mais c’est aujourd’hui son rôle et on n’est pas loin de penser que ce travail n’est pas si éloigné de celui du coach de la G-League Ignite Team. Heureusement, il peut compter sur quelques vétérans à ses côtés pour diriger la manœuvre.

Comme cadres, justement, Jerami Grant va encore disposer d’une bonne partie des responsabilités offensives et il a prouvé qu’il pouvait les assumer, en 2020/21. D’autant qu’il va revenir à l’entraînement avec une médaille d’or olympique dans sa besace. À l’image de l’an passé, l’ailier de 27 ans va devoir créer pas mal de décalages lui-même, en particulier si l’attaque patine.

Ses dirigeants ont en tout cas choisi de signer Kelly Olynyk pour l’épauler offensivement. Après son départ du Heat, le Canadien a effectué une jolie pige aux Rockets et son expérience sera précieuse. Tout comme celle de son compatriote, Cory Joseph, prolongé après un bon passage en fin de saison dernière. À respectivement 27 et 30 ans, ce sont les joueurs les plus âgés de l’effectif.

Une identité à trouver

Aux côtés de ces quelques éléments d’expérience, auxquels il faut ajouter Rodney McGruder (30 ans), c’est une classe biberon. Avec notamment les désormais deuxième année, Killian Hayes, Isaiah Stewart et Saddiq Bey, mais aussi la venue du 1er choix de la Draft 2021, Cade Cunningham.

Il est comparé aux meilleurs meneurs de grande taille et sa maturité entrevue à la fac d’Oklahoma est le signe d’un leader. Ce n’est pas un scoreur comme Jalen Green, mais il sait tout faire sur un terrain et il a cette capacité à bonifier ses coéquipiers. C’est ce dont a besoin la franchise du Michigan pour entamer réellement sa reconstruction. Avec Jerami Grant et lui, Detroit possède là un duo intéressant, mais ça reste très limité pour se mêler à la lutte pour le « play-in » de fin de saison, tant il y a de choses à mettre en place dans ce jeune groupe.

L’objectif de cet exercice sera clairement de trouver une identité et un fond de jeu qui permettront d’entamer ce « Process » dans lequel on « Trust ». Cela passera sans doute par la défense, un secteur où la solidarité est essentielle et où les dirigeants pourront mieux cerner les personnalités de leurs pépites. Certains n’ont pas survécu à la grande lessive, à l’image de Sekou Doumbouya, en qui ses dirigeants voyaient un futur Pascal Siakam, il y a deux ans…

LES MOUVEMENTS DE L’ÉTÉ

Arrivées : Cade Cunningham, Luka Garza et Isaiah Livers (Draft)Kelly Olynyk (Rockets), Trey Lyles (Spurs).
Re-signatures : Cory Joseph, Frank Jackson, Hamidou Diallo, Saben Lee, Rodney McGruder.
Départs : Mason Plumlee (Hornets), Sekou Doumbouya (Nets), Jahlil Okafor (Nets/Hawks), Dennis Smith Jr (Blazers).

LE JOUEUR À SUIVRE : KILLIAN HAYES

Si on a choisi Killian Hayes, ce n’est pas par chauvinisme, mais parce qu’il sera forcément sous pression. Le Français sort d’une saison 2020/21 compliquée, marquée par une blessure à la hanche, mais aussi une grosse maladresse, alors que ses dirigeants ont mis la main sur Cade Cunningham à la dernière Draft. Soit un adversaire direct sur le poste 1.

Pendant l’été, les deux joueurs ont répété qu’ils pouvaient jouer ensemble et on pense que Dwane Casey va tester cette association en début de campagne. Mais aucun d’eux n’est un spécialiste du tir extérieur et, sur le papier, on a encore du mal à voir de la complémentarité dans leurs jeux. Les deux sont malgré tout des créateurs, qui cherchent à bien faire tourner le collectif, et s’ils parviennent à trouver une bonne carburation, avec et sans ballon, ils peuvent former un tandem extrêmement prometteur pour reconstruire.

En revanche, si Killian Hayes ne montre pas de progrès significatifs et/ou que Cade Cunningham n’est pas à l’aise à ses côtés, le Français rejoindra sans doute rapidement le banc. Il aura alors moins de pression et ça lui sera peut-être bénéfique…

MOYENNE D’ÂGE : 24 ans
MASSE SALARIALE : 79.7 millions de dollars (29e sur 30)

LE SCÉNARIO IDÉAL

Cade Cunningham est bien le Luka Doncic américain et il transforme rapidement les Pistons, grâce à ses qualités de créateur et de finisseur. C’est un vrai leader et sa complicité avec Jerami Grant est source d’optimisme pour les années à venir, au même titre que Saddiq Bey.

Dwane Casey a ainsi trouvé son « one-two punch », alors que Kelly Olynyk s’impose comme l’un des meilleurs remplaçants de la ligue et que Killian Hayes grandit dans ce costume de gestionnaire. Sous les panneaux, Isaiah Stewart est un vrai déménageur, qui gère mieux les fautes et abat un travail de dingue dans la peinture.

Detroit trouve ainsi un bel équilibre pour accrocher une bonne trentaine de victoires. Un deuxième arrière, assez expérimenté et au profil scoreur, permettrait à la franchise de viser le « play-in » dès 2022/23. Avec un modèle à suivre : les Grizzlies de Ja Morant et Jaren Jackson Jr.

LE PIRE SCÉNARIO

À Detroit, la reconstruction n’est pas encore assez avancée et ça manque d’un intérieur qui pèse sur le jeu, mais aussi de spécialistes du shoot extérieur. En attaque, tout repose sur le duo Cade Cunningham – Jerami Grant, mais les brèches créées par le meneur rookie ou Killian Hayes manquent d’un finisseur, dans le corner ou à 45 degrés. Trey Lyles et Kelly Olynyk peuvent mettre leurs tirs, mais ça reste des intérieurs fuyants et non des shooteurs naturels.

Le véritable intérêt de la saison est de voir quels joueurs peuvent s’inscrire dans le projet mis en place dans le Michigan. Saddiq Bey et Isaiah Stewart confirment qu’ils ont leur place et ils deviennent des titulaires indiscutables chez les Pistons. Mais la prochaine « free agency » s’annonce faible et ce sera compliqué d’attirer un très bon « free agent » pour aider l’équipe à franchir un cap.

Heureusement, il reste la Draft… mais ça signifie que la reconstruction est très loin d’être achevée.

CONFÉRENCE EST
15 – Orlando 14 –  Detroit 13 – … 12 – … 11 – …
10 – … 9 – … 8 – … 7 – … 6 – …
5 – … 4 – … 3 – … 2 – … 1 – …
CONFÉRENCE OUEST
15 – Oklahoma City 14 – … 13 – … 12 – … 11 – …
10 – … 9 – … 8 – … 7 – … 6 – …
5 – … 4 – … 3 – … 2 – … 1 – …

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