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Free agency 2020 – Le Top 10 des meneurs de jeu

À quatre jours de l’ouverture de la « free agency », l’heure est venue de faire un point sur les meilleurs meneurs de jeu présents sur le marché cet automne.

Officiellement annoncé la semaine dernière, le début de la « free agency » 2020 est prévu pour le 20 novembre, deux jours seulement après la Draft. Quant aux signatures, elles pourront être officialisées à partir du 22 novembre, juste après le traditionnel moratoire dont la durée est exceptionnellement passée de trois à deux jours.

Si le marché des « free agents » n’est pas le plus alléchant qui soit cette année, contrairement à celui qui aura lieu en 2021 par exemple, il va tout de même y avoir quelques bonnes affaires à réaliser, notamment pour ce qui est du poste de meneur de jeu. Comme souvent, la situation devrait rapidement se décanter avec les premières signatures et les premiers échanges.

Bon à savoir : les montants du « salary cap » et de la « luxury tax », respectivement fixés à 109.1 et 132.6 millions de dollars, n’ont pas évolué par rapport à la saison dernière, malgré le lourd impact financier des crises diplomatique (Chine) et sanitaire (Covid-19).

1 – Fred VanVleet (26 ans – non protégé – Toronto Raptors)

Statistiques en 2019-20 : 17.6 points, 3.8 rebonds, 6.6 passes et 1.9 interception

Compte tenu de la faiblesse relative du marché, Fred VanVleet sera l’un des « free agents » les plus courtisés de l’automne. Il devrait, par conséquent, décrocher cet important contrat qu’il recherche tant.

Joueur d’impact des deux côtés du parquet, le meneur des Raptors n’a cessé de progresser depuis son arrivée en NBA par la petite porte (non-drafté) à l’été 2016. Sacré champion en 2019, il possède en plus une expérience significative du plus haut niveau. Une équipe engagée dans un processus de reconstruction pourrait donc le recruter (à prix fort), afin de poser une première base solide dans son « backcourt » avec cet arrière polyvalent.

À moins que « FVV » ne décide de prolonger à Toronto, au sein d’une franchise établie, lui permettant de viser durablement les playoffs et potentiellement le titre. Acceptera-t-il de rester dans un rôle de lieutenant de luxe, à l’ombre de Kyle Lowry et Pascal Siakam ? Pas sûr même s’il est également judicieux de se demander s’il sera aussi efficace en tant que principal créateur et porteur de balle…

2 – Goran Dragic (34 ans – non protégé – Miami Heat)

Statistiques en 2019-20 : 16.2 points, 3.2 rebonds et 5.1 passes

L’idylle entre Goran Dragic et le Heat n’a malheureusement pas pu connaître l’apothéose rêvée. La faute à des Lakers intraitables mais également à une blessure au pied contractée au pire moment possible par le Slovène.

Désireux d’atteindre son objectif collectif ultime avec Miami, le « Dragon » envisage pour le moment de prolonger à South Beach. Pour autant, il a aussi confié vouloir écouter les offres des autres équipes. En effet, à 34 ans passés, le désormais sixième homme de luxe risque d’être hautement convoité à l’occasion de cette « free agency », au sortir de sa meilleure campagne de playoffs en carrière (environ 19 points, 4 rebonds et 4 passes de moyenne).

Toujours aussi dynamique en attaque, Goran Dragic peut faire un bien fou à un paquet de franchises en manque de créativité dans ce domaine et d’un coup de boost offensif en sortie de banc. Mais il y a tout de même de fortes chances pour qu’il poursuive son aventure NBA en Floride car le Heat lui offre les meilleures garanties, sur les plans individuel et collectif.

3 – Rajon Rondo (34 ans – non protégé – Los Angeles Lakers)

Statistiques en 2019-20 : 7.1 points, 3.0 rebonds et 5.0 passes

La rédemption de Rajon Rondo se poursuit. Traité en pestiféré depuis son départ des Celtics en décembre 2014, le meneur peinait à s’installer durablement dans une nouvelle équipe. Comble de l’ironie, c’est finalement chez les Lakers, rivaux historiques de Boston, qu’il regagnera le respect de bon nombre d’observateurs, à l’issue d’une campagne de playoffs de haute volée.

Dans un rôle de sixième homme de luxe, le désormais double champion NBA a comme souvent haussé son niveau de jeu à l’heure des joutes printanières (ou plutôt estivales, cette année), se rendant rapidement indispensable aux « Purple & Gold ». Douze ans après sa première bague, il est donc devenu le deuxième joueur à triompher avec les deux franchises les plus titrées de l’histoire.

À 34 ans, il s’assiéra logiquement sur son chèque de 2.6 millions de dollars afin de tester le marché et d’y parapher un (dernier ?) gros contrat. Ses récentes prestations lui permettront d’avoir l’embarras du choix, même s’il devrait viser une formation aux aspirations élevées (les Clippers ?) au détriment d’une équipe jeune mais moins compétitive (les Hawks ?).

4 – Jeff Teague (32 ans – non protégé – Atlanta Hawks)

Statistiques en 2019-20 : 10.9 points, 2.4 rebonds et 5.2 passes

All-Star en 2015, Jeff Teague peine depuis à s’imposer durablement au sein d’un effectif. Outre les Hawks, il a effectivement connu deux passages mitigés chez les Pacers puis chez les Wolves, avant de revenir ensuite à Atlanta. À 32 ans, il n’en reste pas moins l’un des derniers purs meneurs de jeu présents dans la ligue.

Capable de brillamment dicter le tempo, en alternant entre scoring et distribution, le 19e choix de la Draft 2009 ne peut désormais plus prétendre à une place de titulaire, la faute à une blessure de la cheville qui a laissé des séquelles. Son expérience et ses qualités peuvent toutefois s’avérer utiles et précieuses pour une équipe en quête d’un poste 1 établi pour son banc. En ce sens, peut-être qu’il décidera de prolonger en Géorgie afin de continuer à jouer les mentors de Trae Young. Une option loin d’être improbable sur le papier, bien qu’il semble donner sa priorité à un candidat au titre.

5 – Reggie Jackson (30 ans – non protégé – Los Angeles Clippers)

Statistiques en 2019-20 : 11.9 points, 3.0 rebonds et 4.1 passes

Son arrivée en cours de saison n’a pas fait franchir un cap aux Clippers comme espéré. Irrégulier au possible, Reggie Jackson n’a jamais véritablement su trouver sa place au sein de sa nouvelle équipe, après son « buyout » négocié avec les Pistons. Pour autant, il n’en reste pas moins l’un des meneurs les plus talentueux de cette « free agency ».

En pleine force de l’âge, l’ancien joueur du Thunder peut toujours rendre de fiers services à une franchise prétendante au titre. Il lui faudra cependant accepter ce rôle de joker en sortie de banc, qu’il sera vraisemblablement amené à occuper afin de pouvoir poursuivre sa carrière en NBA.

6 – D.J. Augustin (33 ans – non protégé – Orlando Magic)

Statistiques en 2019-20 : 10.5 points, 2.1 rebonds et 4.6 passes

Sans faire de bruit, D.J. Augustin continue de se construire une bien jolie carrière en NBA malgré un physique quelconque (1m80 pour 83kg) et une production statistique qui ne paie pas de mine (10 points, 2 rebonds et 4 passes de moyenne depuis quatre ans). Débarqué à Orlando en 2016, le meneur n’a jamais quitté les rotations de Frank Vogel puis Steve Clifford, résistant à la concurrence des plus jeunes Elfrid Payton, Michael Carter-Williams puis Markelle Fultz.

Tantôt titulaire, tantôt remplaçant, le joueur de 33 ans est un vétéran qui ne devrait avoir aucun mal à retrouver une équipe cet automne, de par son expérience ainsi que ses qualités de gestionnaire et de tireur à 3-points. Reste simplement à savoir s’il sera signé par un candidat au titre ou une formation en pleine reconstruction.

7 – Kris Dunn (26 ans – non protégé – Chicago Bulls)

Statistiques en 2019-20 : 7.3 points, 3.6 rebonds, 3.4 passes et 2.0 interception

Sélectionné en 5e position lors de la Draft 2016, Kris Dunn a globalement déçu depuis, d’abord dans le Minnesota puis ensuite à Chicago. Pour autant, le joueur de 26 ans a tout de même su se distinguer dans un rôle défensif et ses qualités dans ce domaine devraient justement lui permettre de recevoir plusieurs offres à l’occasion de cette « free agency ».

Les Bulls ne posséderont en tout cas plus la main sur le dossier du meneur, souvent blessé mais encore loin d’avoir atteint l’apogée de sa carrière, puisqu’ils ont étonnamment décidé de ne pas lui offrir cette fameuse « qualifying offer » dont ils disposaient. Il sera ainsi intéressant d’observer quelle sera l’équipe qui se jettera sur l’ancien élève de Providence dans les prochains jours.

8 – Shabazz Napier (29 ans – non protégé – Washington Wizards)

Statistiques en 2019-20 : 10.3 points, 2.8 rebonds, 4.7 passes et 1.2 interception

Les saisons moroses des Wolves et des Wizards ont au moins eu le mérite de permettre à Shabazz Napier de réaliser le meilleur exercice de sa carrière. Meneur de poche (1m83) avant tout réputé pour ses qualités d’attaquant, le 24e choix de la Draft 2013 a pu s’éclater pleinement dans le basket 100% offensif pratiqué par les hommes de Scott Brooks.

Désormais, l’ancien petit protégé de LeBron James à Miami va sans doute chercher à signer le plus gros chèque possible, histoire de concrétiser financièrement ses trois dernières campagnes, les plus abouties de sa carrière sur le plan individuel. En espérant, si possible, bénéficier d’un temps de jeu similaire à celui qu’il obtient depuis 2017 (21 minutes de moyenne).

9 – Austin Rivers (28 ans – non protégé – Houston Rockets)

Statistiques en 2019-20 : 8.8 points, 2.6 rebonds et 1.7 passe

En pleine tempête, les Rockets ont vu l’un de leurs plus fidèles soldats décliner en prime sa « player option ». À 28 ans, Austin Rivers s’apprête effectivement à tester le marché afin d’obtenir un salaire plus conséquent que les 2.4 millions de dollars qu’il était censé toucher en prolongeant dans le Texas.

Capable de prendre feu à tout moment, comme l’ont prouvé ses 41 points inscrits dans la « bulle » face aux Kings, le fils de Doc Rivers n’aura probablement aucun mal à retrouver une franchise lui offrant un rôle de meneur/arrière remplaçant. À moins que ses prétentions salariales ne soient un peu trop élevées au goût de certains GMs de la Ligue. En plus de Houston, les Sixers – où entraîne désormais son père – pourraient par exemple être intéressés par son profil.

10 – Michael Carter-Williams (29 ans – non protégé – Orlando Magic)

Statistiques en 2019-20 : 7.2 points, 3.3 rebonds, 2.4 passes et 1.1 interception

Baladé d’équipe en équipe depuis 2016, Michael Carter-Williams semble enfin avoir trouvé un peu de stabilité dans sa carrière. Relancé par le Magic malgré ses limites en attaque (à 3-points notamment), l’ancien Rookie de l’année s’est ensuite avéré précieux de par sa polyvalence défensive, en relais de D.J. Augustin et/ou Markelle Fultz, dans le « backcourt » floridien.

À 29 ans, il espérera sans doute parapher un contrat sur le long terme avec une franchise lui garantissant une quinzaine de minutes de temps de jeu chaque soir. Ce sera peut-être avec Orlando, formation lui ayant permis de redonner un sens à sa carrière et à laquelle il a beaucoup manqué lors des derniers playoffs. À moins qu’une autre équipe ne réponde davantage aux attentes de « MCW »…

Mentions : Isaiah Thomas, Jeremy Lin, Emmanuel Mudiay, Trey Burke, Brad Wanamaker, De’Anthony Melton, Jevon Carter, J.J Barea, Yogi Ferrell, Matthew Dellavedova…

LEXIQUE

Free agency : période comprise entre le 20 novembre 2020 et (sans doute) mars 2021. Elle permet aux franchises de recruter des joueurs libres de tout contrat, mais aussi de procéder à des échanges. Dès vendredi, il faut s’attendre à une multitude de signatures de joueurs en fin de contrat et, généralement, les plus gros free agents sont signés très rapidement, souvent dès les premières minutes de l’ouverture du marché.

Free agent : joueur qui se retrouve libre de tout contrat. Il peut être soit protégé (restricted) soit non protégé (unrestricted). S’il est non protégé, un joueur peut signer où il le souhaite, sans que son ancienne équipe ait son mot à dire. En revanche, s’il est protégé, il dépend encore de son ancienne équipe car celle d’une qualifying offer lui permettant de s’aligner sur n’importe quelle offre émise par une autre franchise et acceptée par le joueur en question. En clair, cette ancienne équipe peut décider de conserver (ou non) son joueur.

Salary cap : c’est la masse salariale définie par la NBA. Pour la saison à venir, elle sera encore de 109 millions de dollars, mais les franchises ont la possibilité de la dépasser, lorsqu’elles prolongent leurs propres joueurs ou grâce à des « exceptions ».

Luxury tax : le salary cap n’est pas strict en NBA, et la Ligue autorise les franchises les plus riches à dépasser le seuil fixé avec une marge de tolérance d’environ 20%. En l’occurrence, cette année, les franchises peuvent dépenser jusqu’à 132 millions de dollars. Ensuite, pour chaque dollar dépensé au-dessus de ce plafond, les franchises doivent verser la luxury tax à la Ligue. Une sorte d’impôt qui peut coûter cher, très cher même, bien que la crise sanitaire ait rendu la NBA plutôt clémente la saison passée.

Buyout : rupture de contrat à l’amiable. Le joueur est libéré avec des indemnités de départ qui peuvent atteindre la totalité du reste de son contrat. Il devient alors free agent et peut signer où il le souhaite.

Qualifying offer : proposition faite par une franchise à l’un de ses joueurs se trouvant dans la dernière année de son contrat rookie. Basée sur son ancien salaire, cette offre permet de prolonger le joueur pour un an et de s’aligner sur n’importe quelle offre faite au joueur par une autre franchise. Si le joueur ne rempile pas avec son équipe l’année de la qualifying offer, il est automatiquement libre la saison prochaine et son équipe ne pourra alors pas s’aligner sur quelconque offre extérieure.

Player option : possibilité pour un joueur d’activer (ou non) la dernière année de son contrat, afin de terminer son bail ou de devenir free agent avec un an d’avance.

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