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Les dix plus grosses révélations de la « bulle »

Contexte sans précédent, la « bulle » NBA a réussi à proposer un produit de belle facture sur le parquet. Basket USA vous propose deux équipes de joueurs qui ont su profiter de cette opportunité.

Les audiences n’ont pas été au rendez-vous de la « bulle » NBA mais cela n’a pas empêché certains jeunes joueurs de se montrer, malgré les circonstances. Pour eux, la bulle restera un bon souvenir car grâce à elle, ils ont changé de dimension par leurs prestations en playoffs ou ils se sont fait un nom, tout court…

Parmi de nombreuses belles performances, on a retenu deux cinq en essayant, grosso modo, de respecter les codes en place, à savoir trois extérieurs et deux intérieurs.

PREMIER CINQ

Jamal Murray (Denver Nuggets)

Après un démarrage diesel pour terminer la saison régulière, avec 4 apparitions seulement et 14 points, 5 rebonds et 4 passes de moyenne, Jamal Murray s’est petit à petit adapté à la bulle pour tout exploser en playoffs. Vainqueur d’un duel insensé face à Donovan Mitchell, avec quasiment 32 points, 6 rebonds et 6 passes de moyenne face au Jazz au premier tour des playoffs, il était quasiment en lévitation. Inconscient offensivement sur cette série, il a enchaîné quatre matchs à 36 points ou plus, à 58% ou plus de réussite aux tirs !

En légère perte d’adresse au deuxième tour face aux Clippers, Jaml Murray a tout de même su répondre présent lors des moments importants, sortant notamment une performance à 40 points, plus 5 passes et 4 rebonds pour terminer le travail au Game 7. Mais la fatigue a fini par le rattraper en finale de conférence face aux Lakers avec un petit 26% de réussite à 3-points et « seulement » 25 points, 7 passes et 4 rebonds de moyenne. Insuffisant pour renverser les futurs champions mais largement suffisant pour booster sa cote auprès du grand public.

Féroce compétiteur et attaquant racé, Jamal Murray a non seulement laissé de sacrées ardoises, mais il a aussi marqué les esprits avec des actions de grande classe, dont ce magnifique layup à 360° tout en fluidité, et des tirs décisifs (et très difficiles) dans les fins de match au couteau. Plus leader que jamais, le Canadien a changé de statut.

Tyler Herro (Miami Heat)

Pas réputé pour son manque de confiance en lui, Tyler Herro avait donné le ton d’emblée avec son costume de la soirée de Draft. Et il a rapidement confirmé sur le terrain pour le Heat avec un match à 29 points pour sa quatrième sortie pro ! Le problème, c’est que les mois passaient et la production du rookie se réduisait. La pause impromptue de plusieurs mois lui a permis de recharger les batteries, pour finir la campagne à 17 points, 5 rebonds et 4 passes.

Mais c’est en playoffs que le jeune Herro a frappé. Globalement, il a augmenté sa production de 3 points, 2 passes et 1 rebond entre la saison régulière et les playoffs et a été essentiel dans la superbe fin de saison de Miami, notamment en finale de conférence face aux Celtics. Il a fait basculer le Game 4 dans l’escarcelle du Heat au terme du plus gros score d’un rookie en finale de conférence : 37 points à un très bon 14/21 aux tirs dont 5/10 à 3-points.

Finalement à 16 points, 5 rebonds et 4 passes durant de très longs playoffs, Tyler Herro a également souffert physiquement face à des défenseurs plus costauds et plus aguerris. Mais sa capacité à rentrer des tirs énormes en fin de match, dans le plus grand des calmes, est tout à fait bluffante. Et les vétérans NBA ne s’y trompent pas…

« Tyler Herro est un joueur pour les joueurs de basket », analyse Richard Jefferson. « Les vétérans le regardent et savent que ce gamin a quelque chose de spécial et qu’il est beau à voir. C’est une chose que les fans aiment son jeu mais que les joueurs en parlent en privé par texto en disant que ce gamin a le truc en plus, qu’il est spécial… Je suis très fan, il a quelque chose de spécial et il va être un souci pour un bon moment. »

Gary Trent Jr. (Portland Trail Blazers)

Affublé du surnom de « lance-flammes » pendant la bulle, Gary Trent Jr. a littéralement mis le feu aux défenses adverses. Au sein de Blazers en mission pour la fin de saison, il a été exceptionnel d’adresse avec 17 points de moyenne à 51% de réussite aux tirs, dont plus de 50% à 3-points. Enchaînant 4/5, 7/11, 4/9, 7/10 puis 6/10 pour ses cinq premiers matchs chez Mickey (soit 28/45 pour 62% de réussite), Gary Trent Jr. a été étincelant.

Il est certes revenu sur terre sur les trois derniers matchs (6/22 pour 27%) de saison régulière, mais ses 42% à 3-points sur le premier tour de playoffs face aux Lakers ont confirmé que Gary Trent Jr. fait désormais partie des spécialistes derrière l’arc. L’ancien Dukie a effectivement la gâchette facile mais son geste est pur et rapide. De plus, il a ajouté une palette intéressante de secondes options si la position n’est pas complètement ouverte. Il se re-situe vite et peut également trouver des tirs à mi-distance voire aller jusqu’au bout malgré le contact.

Car, à l’instar de papa, il ne refuse pas le contact, loin de là ! Le jeune arrière des Blazers a non seulement brillé offensivement, mais il apporte aussi toute son énergie et son mental d’acier en défense. Terry Stotts l’a fréquemment envoyé au combat face à des gros scoreurs, dont Ja Morant, Paul George, Lou Williams ou encore Michael Porter Jr. et Gary Trent Jr. a accepté le défi avec plaisir, forçant de nombreux tirs ratés et autres balles perdues. Dur au mal en défense, ne connaissant pas le doute en attaque, il a bien grandi cette saison.

Darius Bazley (Oklahoma City Thunder)

Ayant fait le choix de ne pas passer par la case NCAA avant la Draft, Darius Bazley a pris un risque important mais son année rookie avec le Thunder, et surtout sa fin de saison dans la bulle, ont globalement balayé les doutes.

Avec 13 points et 6 rebonds de moyenne (plus un contre et une passe), il a montré de très jolis signes de progression avant le début des playoffs.

Auteur de trois sorties de suite à 20 points ou plus, dont 21 points, 9 rebonds et 4 passes dans un succès de prestige face au futur finaliste du Heat, Darius Bazley a laissé entrevoir son immense potentiel en tant qu’intérieur capable de s’écarter. Avec sa papatte gauche, il peut effectivement sanctionner de loin (avec un convaincant 46% derrière l’arc), comme porter le ballon et conclure dans le petit périmètre (des deux mains) avec un bon sens du jeu pour éviter ses adversaires, et les fautes offensives.

À 20 ans seulement, Darius Bazley est encore un diamant brut. Avec ses 2m03, il dispose d’une belle envergure et d’une belle maturité balle en mains. Ne donnant jamais l’impression de forcer, il laisse le jeu venir à lui et sait se montrer patient en respectant les systèmes et en prenant des initiatives individuelles sur le un-contre-un quand il sent l’ouverture. Avec Shai Gilgeous-Alexander, il est clairement le plus gros talent à développer à Oklahoma City.

Michael Porter Jr. (Denver Nuggets)

Depuis ses années lycées, on savait que Michael Porter Jr. était talentueux. Il l’avait montré pour sa première saison NBA à la fin janvier dernier avec cinq « double-double » en huit matchs. Mais il manquait d’opportunités dans l’effectif complet des Nuggets. Dans la bulle, Mike Malone lui a laissé plus de libertés et il en a bien profité. Il a enchaîné 4 « double-double » dont 37 points (son record) et 12 rebonds puis 30 points et 15 rebonds le match suivant.

Auteur de 28 points lors du deuxième match du premier tour face à Utah, Michael Porter Jr. est ensuite revenu sur terre avec tout de même 11 points et plus de 6 rebonds de moyenne en playoffs – et ce sur un joli run au long cours. Comme Jamal Murray, son compère de Denver, il est pétri de talent offensif. Son geste de tir est fluide et ses qualités athlétiques lui permettent d’aller prendre des points, en vitesse et en hauteur, vers le cercle.

S’il s’en tient au terrain, Michael Porter Jr. a tout ce qu’il faut en magasin pour devenir une star. Mais il ne faut pas griller les étapes, notamment apprendre à s’intégrer dans le jeu collectif, ne pas s’oublier défensivement et épurer ses prises de décisions offensives.

DEUXIÈME CINQ

Cameron Payne (Phoenix Suns)

Seul joueur invaincu de cette liste, Cameron Payne était effectivement de la superbe aventure des Suns dans la bulle. Partis de très loin, les Suns ont remporté chacun de leurs huit matchs, échouant de peu dans la course aux playoffs. Mais à l’image de son équipe, Cameron Payne a réalisé un sacré retour en forme après avoir passé le reste de la saison entre la Chine et la G-League.

Parmi les nombreuses options utilisées au poste de meneur cette saison par Monty Williams, au relais de Ricky Rubio, c’est donc Cameron Payne qui sort grand gagnant. Avec 11 points, 4 rebonds et 3 passes de moyenne, il a montré la maturité et l’assurance qu’on attendait de lui déjà à OKC ou Chicago par le passé. Très adroit à 52% derrière l’arc et 48% au général, il a probablement fait un grand pas pour réhabiliter sa carrière en NBA, lui qui naviguait à vue après plusieurs opérations au pied droit.

Ayant justement retrouvé toute sa rapidité et son premier pas, Cameron Payne a pu rayonner avec les Suns et il pourrait bien s’y faire sa place en tant que doublure de Ricky Rubio.

Keldon Johnson (San Antonio Spurs)

Arrivés dans la bulle sans leur meilleur joueur, et sans réelle ambition, les Spurs ont fait jouer les jeunes et ont tenté des choses. Keldon Johnson a fait partie des bénéficiaires des choix de Gregg Popovich et son staff. Le rookie a réussi à grappiller des minutes avec un énorme effort défensif et une énergie toute aussi contagieuse en attaque. Véritable pile électrique, ou « cheval sauvage » pour Pop, Keldon Johnson a pour le coup marqué des points pour la saison prochaine.

L’ancien de Kentucky a terminé en trombes avec deux records en carrière à 24 unités pour ses deux derniers matchs. Ses stats finales dans la bulle en sont d’autant plus glorieuses à 14 points, 5 rebonds, 1 passe et 1 interception de moyenne, le tout à des pourcentages « très » efficaces de 64% aux tirs et même 65% à 3-points ! Arrière ou ailier s’il le faut, Keldon Johnson est encore un défenseur avant tout, mais son jeu offensif commence à prendre forme.

Dans une équipe des Spurs en remaniement, Keldon Johnson devrait faire partie des candidats aux minutes, voire à une place de titulaire, sur l’un des deux postes extérieurs. Surtout s’il est aussi débordant d’énergie que dans la bulle…

Duncan Robinson (Miami Heat)

On a longtemps hésité avec TJ Warren qui a été le tout premier à mettre le feu aux poudres dans la bulle, mais l’ailier d’Indiana avait déjà prouvé par le passé qu’il pouvait faire des cartons. Duncan Robinson s’est lui véeritablement fait un nom au cours de la belle aventure du Heat jusqu’en Finales. Grand malade du shoot, Duncan Robinson a épaté la galerie avec sa facilité à s’arrêter et déclencher tout en arrivant à pleine vitesse pour se libérer du défenseur.

Son avantage est d’être assez grand (2m01) sur le poste d’arrière et de rentrer parfaitement dans le moule du jeu moderne, celui également prêché par le Heat d’Erik Spoelstra, avec du mouvement avec et sans ballon. Avec 15 points de moyenne sur les 8 matchs de reprise, puis sa douzaine habituelle en playoffs, Duncan Robinson s’est établi dans la Ligue, deux ans après avoir été snobé à la Draft, quand il envisageait d’autres voies professionnelles.

Même s’il a encore des progrès à faire, Duncan Robinson a de la marge, Jeff Van Gundy voyant même en lui le joueur qui a le plus progressé dana la « bulle », entre le premier et le dernier match du Heat à Disney World. Son éclosion a en tout cas été le symbole du collectif rayonnant du Heat. Et de leur fameuse culture…

Luguentz Dort (Oklahoma City Thunder)

Natif de Montréal de parents haïtiens, Luguentz Dort ne s’est pas facilité la tâche pour arriver en NBA. Recruté par Arizona State, plus gros prospect de la fac depuis un certain James Harden, il va quitter la fac après un an et ne pas entendre son nom appelé à la Draft 2019. Repéré par le Thunder, il va néanmoins signer un contrat « two way », juste ce qu’il faut pour s’engouffrer.

Car en décembre dernier, Luguentz Dort démarre en NBA et il ne va plus jamais quitter la rotation de Billy Donovan. Après une douzaine de matchs en G-League, à 19 points et 5 rebonds de moyenne, il est lancé dans le grand bain. Et il y a fait de grosses vagues dans la bulle avec ses prouesses défensives, précisément sur son homologue d’ASU, James Harden en playoffs.

Il a même terminé sa saison sur son meilleur score : 30 points, tombant plus que jamais avec les honneurs face aux Rockets. Défenseur puissant qui rappelle un jeune Ron Artest par sa carrure de footballeur, Luguentz Dort doit néanmoins progresser sur son tir extérieur, bien trop inconstant. Mais il peut d’ores et déjà se satisfaire d’avoir franchi un sacré cap dans sa carrière.

Jarrett Allen (Brooklyn Nets)

Dans sa troisième saison avec les Nets, Jarrett Allen n’a pas tant révélé que confirmé son talent au sein de la bulle. À 13 points, 12 rebonds et plus de 3 passes de moyenne (plus un contre), il a tout simplement montré qu’il pouvait être davantage qu’un simple poseur d’écrans et un défenseur du cercle. Tout proche du triple double avec 17 points, 11 rebonds, 8 passes face à Sacramento, le pivot commence à maîtriser l’art de démarquer ses coéquipiers après leur avoir filé le cuir.

Capable également de poser le ballon au sol pour aller postériser Serge Ibaka, pas le premier venu, Jarrett Allen peut légitimement briguer la place de titulaire la saison prochaine avec Kevin Durant et Kyrie Irving de retour. Plus complet, plus tonique, plus technique et plus jeune que DeAndre Jordan, il est juste parfois un peu léger, et souvent enclin à enchaîner les fautes rapides. À l’instar de Rudy Gobert dans l’Utah, Jarrett Allen mérite d’autant plus d’être impliqué offensivement qu’il est appliqué défensivement.

Privé de Spencer Dinwiddie dans la bulle, une de ses rampes de lancement préférées, il a toutefois réussi une bien belle fin de saison.

Mentions : TJ Warren (26 points, 6 rebonds, 2 passes), Dillon Brooks (20 points, 4 rebonds, 3 passes), Timothé Luwawu-Cabarrot (15 points, 4 rebonds), Ivica Zubac (10 points, 8 rebonds), Raul Neto (10 points, 3 passes, 2 rebonds), Mikal Bridges (12 points, 4 rebonds, 2 passes)…


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