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[Previews 2018/19] 4e – L’année de la confirmation pour les Sixers ?

Comme chaque année, Basket USA propose une présentation de la saison NBA et des 30 franchises sous la forme d’un compte à rebours, de la 30e place à notre favori pour le titre de champion NBA.

On reste à l’Est aujourd’hui avec les Sixers. Après des années de calvaire, le « Process » est donc enfin terminé et Philadelphie est désormais une équipe redoutée. L’association Joel Embiid – Ben Simmons effraye les adversaires autant qu’elle fait fantasmer les observateurs et les fans. La demi-finale de conférence de la saison passée en étant le meilleur exemple.

Les bases du groupe sont solides malgré pas mal de départs et sans arrivée fracassante. Le style des Sixers s’annonce similaire mais avec une saison de plus dans les jambes, et l’expérience des playoffs, ça peut faire très mal.

Joel Embiid et Ben Simmons, deuxième acte

Avec 52 victoires au compteur des Sixers et une demi-finale de conférence, il est logique de dire que la première saison du duo Embiid – Simmons fut particulièrement réussie. On attend donc la seconde avec impatience ! Le pivot et le meneur ont encore chacun une énorme marge de progression, en plus d’une complicité à affiner.

Pour le pivot, la saison passée, la franchise était encore nerveuse à l’idée de lui offrir plus de 35 minutes de moyenne et de le laisser disputer les back-to-backs. Ainsi, il est resté bloqué à 30 minutes de moyenne et n’a disputé que 63 rencontres. Un total suffisant pour s’affirmer comme un des meilleurs pivots et défenseurs de la ligue, et un All-Star. Libéré de ses soucis et fragilités physiques, il va pouvoir asseoir sa domination pendant plus longtemps.

Quant au meneur, son titre de Rookie de l’année a récompensé son incroyable polyvalence mais ses limites au shoot sont énormes. Il n’a pour l’instant pas l’intention de s’y consacrer, préférant se concentrer sur ses qualités premières : vitesse, pénétration et vision du jeu. Il a tout de même travaillé son shoot cet été, et désire défendre encore plus fort. S’il est capable de tirer occasionnellement à 4-5 mètres et se montre plus tranchant en défense, il devrait vite intégrer le All-Star Game.

Un banc plus dense ?

Tout l’objectif pour les Sixers est d’entourer le mieux possible ces deux joyaux. Ce fut le cas la saison passée, avec notamment les présences de Dario Saric et JJ Redick dans le cinq majeur. Mais cet été, les départs ont été nombreux, notamment de joueurs du banc comme Marco Belinelli et Ersan Ilyasova, capables de mettre dedans de loin. Perdre des shooteurs est toujours fâcheux, surtout quand on a un meneur qui ne peut pas tirer de loin et qu’on doit écarter le jeu.

Outre le fait d’avoir conservé JJ Redick et Amir Johnson, la principale arrivée se nomme Wilson Chandler. L’ancien joueur des Nuggets est une bonne pioche. Malgré une dernière campagne décevante, c’est un élément globalement efficace, fiable, pas maladroit de loin et bon défenseur. Dans ce dernier domaine, il peut constituer un superbe duo avec Robert Covington, polyvalent et athlétique, quand les deux seront associés. Mike Muscala, lui, apportera ses shoots de loin.

Et si Markelle Fultz devrait débuter les rencontres, Brett Brown ne cache pas que le 1er choix de la Draft 2017 sera pas mal utilisé avec les remplaçants, où il pourrait être le premier créateur de la « second unit », notamment en deuxième mi-temps.

Avec le rookie Zhaire Smith, les Sixers ont ajouté encore davantage de densité dans leur rotation, avec un joueur hyper athlétique. Malheureusement, il s’est fracturé le pied durant l’été et on ne sait pas quand on le reverra…

LES MOUVEMENTS DE L’ÉTÉ

Arrivées : Zhaire Smith,, Wilson Chandler (Nuggets), Mike Muscala (Hawks)

Départs : Marco Belinelli (Spurs), Ersan Ilyasova (Bucks) Justin Anderson (Hawks), Timothé Luwawu-Cabarrot (Thunder), Richaun Holmes (Suns)

LE JOUEUR À SUIVRE : Markelle Fultz

Sans recrue marquante, la réussite des Sixers dépendra sans doute de Markelle Fultz cette saison. Avec seulement 14 matchs la saison passée, au coeur d’une saison bizarre plombée par les blessures et un shoot perdu, il doit retrouver de la confiance et cette facilité offensive qui en avait fait un premier choix de Draft. Après un été studieux, les zones d’ombre autour de sa situation, et de son geste au tir, se dissipent peu à peu et il va enfin pouvoir se concentrer sur le basket.

Son shoot n’est toujours pas parfait – son geste est encore fluctuant – mais il est enfin en bonne santé et son agressivité ainsi que sa vitesse seront de sérieux atouts pour soulager Ben Simmons ou remplacer J.J Redick. Son rôle dans la rotation n’est pas très clair et on sent bien que Brett Brown tente un équilibre délicat pour le mettre en confiance tout en utilisant le précieux JJ Redick au maximum et en tenant compte des complémentarités. Il faut rappeler que lors du dernier match de la saison passée, il avait compilé un triple-double en seulement en 25 minutes. Le potentiel est là.

Encore en recherche de son jeu et en manque de compétition, il risque d’être parfois irrégulier, mais un Markelle Fultz confiant peut rapidement s’avérer être le bon complément du duo Embiid – Simmons. Pour que le duo ne se transforme en trio…

MOYENNE D’ÂGE : 25.3 ans
MASSE SALARIALE : 104.2 millions (28e sur 30)

SI TOUT VA BIEN

Les Sixers surfent sur les bonnes bases de la saison passée avec les progrès de Ben Simmons et l’impact grandissant de Joel Embiid. Les deux joueurs écrasent la concurrence et avec Wilson Chandler et Robert Covington, ils forment un quatuor défensif capable d’étouffer les meilleurs attaques de la ligue.

L’intégration de Markelle Fultz se déroule en douceur et ce dernier retrouve son talent offensif, apportant une deuxième touche de création bienvenue autour de Ben Simmons. Régulière et après avoir accroché des grosses écuries à son tableau de chasse, la formation de Philadelphie trône au sommet de l’Est et se pose en candidat plus que crédible pour les Finals. Et avec une des masses salariales les moins élevées de la ligue, l’été 2019 s’annonce également intéressant…

SI TOUT VA MAL

Ben Simmons n’a pas progressé avec son shoot extérieur et les défenses ne sont plus surprises. Logiquement, elles s’adaptent et le jeu des Sixers devient prévisible, surtout qu’il manque désormais des shooteurs. JJ Redick (34 ans) a pris une année de plus dans les jambes et les « role players » n’apportent pas autant que prévu.

Markelle Fultz n’arrive ainsi pas à prendre confiance et refuse toujours les shoots, ce qui devient vite problématique alors que sa défense est aussi suspecte. De manière générale, il manque des shooteurs pour aérer le jeu et offrir des espaces à Joel Embiid. Ce dernier s’agace donc et artille à tout-va derrière la ligne à 3-points, malgré des pourcentages inquiétants. Globalement, Brett Brown galère donc pour imposer un plan de jeu stable, et les playoffs s’annoncent compliqués.

CONFERENCE EST
15 – Hawks 14 – Magic 13 – Bulls 12 – Knicks 11 – Nets
10 – Cavaliers 9 – Hornets 8 – Pistons 7 – Heat 6 – Wizards
5 – Pacers 4 – Bucks 3 – Raptors 2 – Sixers 1 – ?
CONFERENCE OUEST
15 – Kings 14 – Suns 13 – Grizzlies 12 – Mavericks 11 – Clippers
10 – Blazers 9 – Wolves 8 – Nuggets 7 – Spurs 6 – Pelicans
5 – Utah 4 – Lakers 3 – Thunder 2 – ? 1 – ?


Basket USA

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