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[Previews 2018/19] 29e – Des Kings à l’avenir morose

Comme chaque année, Basket USA propose une présentation de la saison NBA et des 30 franchises sous la forme d’un compte à rebours, de la 30e place à notre favori pour le titre de champion NBA. Après les Hawks, place aux Kings qui n’ont pas réussi à attirer un jeune free agent malgré des touches avec Zach LaVine, Aaron Gordon ou Jabari Parker. On prend donc les mêmes ou presque avec Marvin Bagley III comme chef de file. Réussira-t-il là où DeMarcus Cousins a échoué ?

Douze ans de médiocrité

Puisque les Wolves ont retrouvé les playoffs la saison passée, ce sont désormais les Kings qui détiennent le record de la plus longue attente pour les joutes de fin de saison. La capitale de la Californie n’a plus connu les phases finales depuis… 2006 ! Depuis ce revers au premier tour face aux Spurs, Sacramento n’a jamais fait mieux qu’une 10e place (2016) et a enregistré en avril dernier une 8e saison sous le seuil des 30 victoires.

Autant dire qu’on tient là la plus mauvaise franchise de ses dix dernières années, et a priori, ce n’est pas prêt de s’arranger. Pourquoi ? Parce que malgré des finances dans le vert, Sacramento ne parvient pas à attirer des free agents, tandis que les jeunes pousses de l’équipe brillent moyennement. Si l’on se penche sur les choix effectués depuis cinq ou six ans, c’est une catastrophe… En fait, le dernier bon choix des dirigeants, c’était Isaiah Thomas en 2011, et c’était le dernier joueur du second tour. Sauf qu’ils ne l’ont pas gardé, et qu’ensuite, ils ont multiplié les bides : Thomas Robinson, Nik Stauskas, Ben McLemore… Quant à Willie Cauley-Stein, aussi vaillant soit-il et bien qu’en progression, ce n’est pas un « franchise player », ni un leader.

C’est le vrai souci de Sacramento, l’absence d’un patron. La saison passée, les dirigeants ont misé sur des mentors, recrutant George Hill, Vince Carter et Zach Randolph. Un flop puisqu’il n’en reste plus qu’un sur les trois… et que franchement, les jeunes en place n’ont pas forcément progressé. Pour preuve, c’est Zach Randolph, âgé de 37 ans, qui a terminé meilleur marqueur de la saison avec… 14.5 points de moyenne.

Le plus inquiétant, c’est que le recrutement de cet été se limite à des « role players », et le retour de Ben McLemore est symbolique d’une franchise sans cap.

Une saison pour rien ?

Bien sûr, une nouvelle saison dans les bas-fonds du classement permettra aux Kings de récupérer un choix élevé lors de la prochaine Draft 2019. D’autant qu’il y a du beau monde (Barrett, Little, Williamson…) dans cette cuvée. Sauf que… les Kings devraient perdre leur premier tour de Draft, qui sera envoyé aux Celtics ou aux Sixers. En clair, même si les Kings sont nuls, et qu’ils décrochent un choix élevé dans la Draft, ils n’en profiteront pas, et c’est évidemment terrible pour cette franchise qui devra se rabattre sur la free agency ou des échanges pour s’améliorer. Et pour l’instant, ça ne lui a pas réussi…

Un effectif déséquilibré

À force de bricoler, Vlade Divac a composé un effectif sans queue, ni tête. À la mène, c’est sans expérience, et si De’Aaron Fox a un boulevard, il lui faudra aussi montrer des signes de progression pour éviter de rejoindre la longue liste des bides de la franchise. À l’arrière, il y a clairement embouteillage avec Buddy Hield, Bogdan Bogdanovic, Iman Shumpert et donc le revenant Ben McLemore. À l’aile, Justin Jackson a une occasion en or de se mettre en avant puisque Dave Joerger ne veut pas débuter avec la paire Hield-Bogdanovic. Mais ça reste maigre sur ce poste 3 car il va falloir se coltiner LeBron James, Kevin Durant, Carmelo Anthony, Paul George toute la saison…

En revanche, au poste 4, c’est comme à l’arrière avec un trop-plein qui va faire des malheureux. Sélectionné en 2e position de la Draft, Marvin Bagley apparaît comme le leader d’attaque et il devrait beaucoup jouer. Mais il faudra aussi que Dave Joerger trouve du temps de jeu à Koufos, Randolph, Labissiere ou encore Bjelica et Giles. Enfin, Cauley-Stein devrait débuter en 5, avec sans doute Koufos comme doublure. Ça manque de hiérarchie, d’une colonne vertébrale solide et ça va être compliqué d’accrocher les 25 victoires dans une conférence Ouest très relevée.

LES MOUVEMENTS DE L’ÉTÉ

Arrivées : Marvin Bagley III (Draft), Ben McLemore (Grizzlies), Deyonta Davis (Grizzlies), Yogi Ferrell (Mavericks), Nemanja Bjelica (Wolves)

Départs : Garrett Temple (Grizzlies), Vince Carter (Hawks)

LE JOUEUR À SUIVRE : Marvin Bagley III

Il n’a pas forcément brillé en Summer League mais Marvin Bagley III est forcément le joueur le plus attendu de la saison à Sacramento. La franchise n’avait pas choisi aussi haut depuis 1989, et elle a donc misé sur un ailier fort moderne, fort attaquant mais limité comme défenseur. Sur le papier, l’ancien joueur vedette de Duke est complémentaire de Willie Cauley-Stein, et il a le potentiel pour tourner à 20 points et 8 rebonds par match, et donc s’imposer comme le nouveau leader de la franchise. L’intéressé assure qu’il veut rendre les autres meilleurs, et se comporter en leader. Comme c’est ce qui fait défaut aux Kings depuis des lustres, il y a une vraie place à prendre.

MOYENNE D’ÂGE : 25 ans
MASSE SALARIALE : 86.2 millions (29e sur 30)

SI TOUT VA BIEN

On n’est pas très optimiste pour les deux années à venir mais il n’en demeure pas moins qu’il y a du talent aux Kings. Rapide, plutôt clutch et actif en défense, De’Aaron Fox peut devenir un « two-way player » à son poste, à l’image d’un John Wall. À l’arrière, Bogdan Bogdanovic peut exploser si on lui donne le temps de jeu nécessaire.

Sous les panneaux, le tandem Bagley-WCS est jeune, athlétique et costaud et ça peut faire des dégâts dans le jeu alerte de la côte Ouest. L’essentiel, c’est que Dave Joerger parvienne à faire passer son message. Si l’équipe a un cap et une identité, ce sera la clé pour avancer. « Trust The Process » comme on dit à Philly…

SI TOUT VA MAL

Est-ce que ça peut aller plus mal ? C’est la vraie question… Malheureusement, on peut répondre « oui » puisque l’équipe n’a pas réussi à se renforcer cet été, et elle n’a pas la main sur son premier tour de Draft en 2019. Sacramento, c’est un peu le Brooklyn d’il y a un ou deux ans, et le souci, c’est que ça dure… Contrairement aux Suns, l’équipe n’a pas un Devin Booker pour remonter la pente, et tant qu’un leader ne se démarquera pas, ce sera très compliqué de relever la tête.

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