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[Previews 2018/19] 7e – Les Lakers peuvent rêver à nouveau

Comme chaque année, Basket USA propose une présentation de la saison NBA et des 30 franchises sous la forme d’un compte à rebours, de la 30e place à notre favori pour le titre de champion NBA.

Aujourd’hui, place aux Lakers qui ont réussi le gros coup de l’intersaison avec la venue de LeBron James. Le King a de nouveau quitté les Cavaliers mais, cette fois, aucun maillot brûlé ou lettre assassine de Dan Gilbert. Le titre de 2016 a soigné beaucoup de blessures dans l’Ohio et, à 33 ans, le triple champion NBA s’offre un nouveau défi. Dans la plus mythique des franchises.

LeBron James, ça change tout…

Le président Magic Johnson avait promis des stars aux supporters des Lakers lors de sa prise de fonction. L’ancien roi du « Showtime » a tenu parole avec la plus brillante d’entre elles : LeBron James. Triple champion (2012, 2013 et 2016), quadruple MVP (2009, 2010, 2012 et 2013), 14 fois All-Star, 12 fois membre de la All-NBA First Team, 5 fois de la All-Defensive First Team…

Le palmarès du King rappelle qu’il est le joueur le plus dominant de sa génération, et son hégémonie sur la conférence Est, entre Miami et Cleveland, a détruit pas mal d’équipes. Des Bulls de Derrick Rose aux Pacers de Paul George en passant par les Raptors de DeMar DeRozan, ils sont nombreux à avoir espéré faire tomber LeBron James ou à avoir attendu sa chute, avant d’être rattrapés en premier par le temps et les transferts. Son départ sonne donc comme un vrai changement d’époque.

Après huit Finals consécutives, LeBron James va donc découvrir la conférence Ouest et des équipes plus lourdement armées. À l’Est, il pouvait « se reposer » en saison régulière, en sachant très bien qu’il était suffisamment dominant pour se qualifier en playoffs et récupérer l’avantage du terrain face à n’importe qui. Il pouvait aussi se permettre de faire passer des messages sur le terrain, comme lors de cette étrange période, la saison dernière, où les Cavaliers ont perdu 13 de leurs 19 matchs, après Noël, jusqu’à ce que Cleveland décide de faire exploser l’équipe en transférant notamment Isaiah Thomas.

Durant ce mois et demi, les Cavs ont certes eu un calendrier compliqué, mais ils prenaient fessée sur fessée avec un LeBron James qui ne faisait quasiment plus d’efforts défensifs…

À l’Ouest, impossible de prendre de telles vacances en cours de saison. S’ils veulent accrocher les playoffs, les Lakers vont devoir être prêts dès le début de saison et ne pas lever le pied de l’accélérateur. LeBron James le sait forcément, lui qui a accepté le plan de Magic Johnson et Rob Pelinka de l’entourer de créateurs, qui ont eux aussi besoin du ballon.

… mais autour ?

La question, c’est donc de savoir quel rôle LeBron James va jouer aux Lakers. Dominant à l’Est dans une position de créateur de décalages, le King va-t-il lâcher du lest pour jouer davantage sans ballon et remettre l’accent sur la défense ?

C’est visiblement l’option prise par les dirigeants californiens, avec les jeunes Lonzo Ball et Brandon Ingram, plus à l’aise avec le ballon, mais surtout les recrutements de Rajon Rondo, Lance Stephenson ou encore Michael Beasley. À première vue, ces trois-là ne semblent pas du tout complémentaires avec le King, qui aiment les joueurs capables de shooter vite et bien, pour profiter des prises à deux et des aides qu’il provoque. Si Magic Johnson assure qu’il a construit son équipe en misant sur la dureté, plutôt que sur l’adresse, on peut penser que ce groupe a aussi été monté avec la free agency 2019 en tête, LeBron James étant le seul free agent à avoir paraphé un contrat de plus d’un an…

Si Luke Walton peut donc s’appuyer sur LeBron James et une poignée de jeunes talentueux (Brandon Ingram, Lonzo Ball, Kyle Kuzma, Josh Hart, Moritz Wagner, Svi Mykhailiuk…) pour le moyen et long terme, il va devoir trouver un équilibre, à court terme, avec des joueurs qui risquent de faire un passage rapide à Los Angeles. Pas forcément évident.

LES MOUVEMENTS DE L’ÉTÉ

Arrivées : Moritz Wagner, Sviatoslav Mykhailiuk, Isaac Bonga, LeBron James (Cavaliers), Lance Stephenson (Pacers), JaVale McGee (Warriors), Rajon Rondo (Pelicans), Michael Beasley (Knicks)

Départs : Julius Randle (Pelicans), Isaiah Thomas (Nuggets), Thomas Bryant (Wizards), Brook Lopez (Bucks), Channing Frye (Cavaliers), Luol Deng (Wolves), Thomas Robinson (Hawks), Tyler Ennis

LE JOUEUR À SUIVRE : LeBron James

Evidemment, tout le monde aura les yeux braqués sur LeBron James pour sa première saison sous le maillot des Lakers. À 33 ans, le King va entamer sa 16e saison NBA et ce ne sera sans doute pas la plus simple, avec un nouveau groupe à découvrir.

L’ailier All-Star a déjà prévenu qu’il y aurait des turbulences, comme lors de ses débuts à Miami, où les premières semaines n’avaient pas été simples, même si le contexte extra sportif était largement différent. À Los Angeles, son rôle pourrait bien évoluer, et on devrait davantage le voir poste bas. Reste à voir s’il est toujours aussi motivé, après avoir tout gagné et alors que beaucoup pensent que son arrivée en Californie s’est davantage jouée hors des terrains…

MOYENNE D’ÂGE : 25.0 ans
MASSE SALARIALE : 88.8 millions (28e sur 30)

SI TOUT VA BIEN

À l’Est ou à l’Ouest, LeBron James est bien un monstre, dans une catégorie à part. Le King libère Lonzo Ball, Brandon Ingram et les jeunes Lakers, alors qu’il canalise Lance Stephenson, Michael Beasley ou encore JaVale McGee.

Pas obligé de créer toute l’attaque californienne grâce à Lonzo Ball, Rajon Rondo et compagnie, LeBron James se (re)concentre en défense et les Lakers sont vite solides. Vainqueur de 35 matches en 2018, l’équipe en gagne une grosse dizaine de plus en 2019, et n’a aucun mal à atteindre les playoffs. Même si c’est un cran au-dessous des Warriors ou des Rockets, Los Angeles rêve à nouveau. Avec des renforts attendus en juillet 2019…

SI TOUT VA MAL

L’armée mexicaine montée par Magic Johnson et Rob Pelinka pour accompagner LeBron James tout en gardant de la flexibilité pour 2019 a bien du mal à prendre. Les Lakers connaissent donc d’importants retards à l’allumage, et LeBron James est rapidement obligé de prendre les choses en main sur le plan offensif alors que lui, Lonzo Ball, Rajon Rondo, Lance Stephenson ou Michael Beasley se marchent sur les pieds et que l’équipe joue chacun son tour en attaque, et pas ensemble.

Au coeur du peloton en quête des dernières places pour les playoffs à l’Ouest, les Lakers ne parviennent pas à faire d’écart et doivent lutter jusqu’aux dernières journées pour arracher un strapontin en fin de saison.

CONFERENCE EST
15 – Hawks 14 – Magic 13 – Bulls 12 – Knicks 11 – Nets
10 – Cavaliers 9 – Hornets 8 – Pistons 7 – Heat 6 – Wizards
5 – Pacers 4 – Bucks 3 – ? 2 – ? 1 – ?
CONFERENCE OUEST
15 – Kings 14 – Suns 13 – Grizzlies 12 – Mavericks 11 – Clippers
10 – Blazers 9 – Wolves 8 – Nuggets 7 – Spurs 6 – Pelicans
5 – Utah 4 – Lakers 3 – ? 2 – ? 1 – ?


Basket USA

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