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[Previews 2018/19] 19e – Quitte ou double pour les Hornets ?

Comme chaque année, Basket USA propose une présentation de la saison NBA et des 30 franchises sous la forme d’un compte à rebours, de la 30e place à notre favori pour le titre de champion NBA. Après les Hawks, les Kings, le Magic, les Bulls, les Knicks, les Suns, les Nets, les Cavs, les Grizzlies, les Mavericks et les Clippers, retour à l’Est avec des Hornets désormais à la croisée des chemins : celui de la réussite ou de la reconstruction.

Un nouveau souffle

À l’instar des Pistons, les Hornets n’arrivent pas à confirmer les espoirs entrevus il y a trois ans et échouent depuis aux portes des playoffs. Bloquée financièrement sur plusieurs années par les gros contrats de son noyau dur, la franchise a décidé de leur faire confiance coûte que coûte, à tort pour le moment. Comme chaque année, l’équipe a clairement le potentiel pour accrocher les playoffs, à condition d’éviter les blessures. C’est une nouvelle fois le défi qui attend les Frelons.

La principale différence par rapport aux exercices précédents se situe en dehors des terrains : le club a décidé de mettre fin à l’expérience Steve Clifford, en nommant dans le même temps Mitch Kupchak GM à la place de Rich Cho. C’est James Borrego, formé à l’école Spurs, qui débarque sur le banc des Hornets, avec Tony Parker et l’expérience de la victoire dans ses valises. Suffisant pour faire des miracles ? Sans doute pas, mais peut-être pour insuffler un nouvel élan à la franchise.

En plus d’une saison sans blessures, c’est peut-être ce qu’il manque à cette équipe pour franchir un palier et enfin approcher son potentiel. En outre (c’est un détail pour vous, mais pour eux ça veut dire beaucoup) Nicolas Batum, qui retrouve l’aile, et Cody Zeller, débarrassé de Dwight Howard, sont de nouveaux en bonne santé et vont pouvoir rétablir leur connexion.

D’ailleurs, à l’inverse d’un Dwight Howard qu’on disait trop présent, Cody Zeller et Frank Kaminsky, ainsi que les deux derniers arrivés dans la raquette, Willy Hernangomez et Bismack Biyombo, sont tous les quatre discrets et efficaces chacun dans leur registre. Une bonne base pour James Borrego. Même chose sur les extérieurs avec les Nicolas Batum, Marvin Williams, Jeremy Lamb ou Michael Kidd-Gilchrist, qui sans faire de miracles, possèdent les qualités physiques de la NBA d’aujourd’hui.

L’équipe avait la 13e attaque et la 16e défense de la ligue l’an dernier, preuve qu’elle reste plutôt solide et possède les bons éléments pour aller plus haut. Reste à les coordonner de la bonne manière.

Une page sur le point d’être réouverte ou définitivement fermée ?

C’est tout le travail de James Borrego, qui récupère donc un groupe qui se connait bien, et qui sait qu’il peut viser les playoffs. Mais à qui il a souvent manqué un petit supplément d’âme pour y parvenir. Ça peut venir tout simplement d’un électrochoc sur le banc, ou d’une meilleure communion avec son public : l’équipe avait perdu 11 matchs à domicile en 2015-2016, le 3e meilleur bilan à l’Est, puis 19 la saison suivante et 20 l’an passé.

Ça passe peut-être aussi par un peu plus d’expérience dans les moments chauds, d’où l’importance possible de Tony Parker, qui peut aussi soulager Kemba Walker, ou à l’inverse de fougue en sortie de banc comme avec Jeremy Lin et Courtney Lee il y a trois ans. Les jeunes Malik Monk et Miles Bridges sont candidats pour remplir cette tâche.

Kemba Walker ne fait lui l’objet d’aucun reproche et pour cause, il assume son rôle de « franchise player ». Pour autant, Charlotte pourrait également gagner une poignée de matchs supplémentaires si son meneur de jeu passait encore un nouveau cap, à l’image d’Isaiah Thomas à Boston. En fin de contrat, il tiendra sûrement à faire bonne impression et à se faire une place pour ce All-Star Game 2019 qui se tient chez lui, avant de décider de son avenir l’été prochain.

Beaucoup des facteurs de réussite des Hornets sont intangibles, ce qui pourrait rapidement faire d’eux un outsider au sein de cette conférence Est ouverte, ou bien les mener à de nouvelles déceptions. Avec les changements qui se sont amorcés en coulisses, on peut imaginer que si c’est le deuxième scénario qui se profile, elle pourrait enfin chambouler son effectif. Sur le papier, c’est un peu la saison du quitte ou double pour Charlotte.

LES MOUVEMENTS DE L’ÉTÉ

Arrivées : Miles Bridges, Devonte Graham, Bismack Biyombo (Magic), Tony Parker (Spurs).

Départs : Dwight Howard (Wizards), Michael-Carter Williams (Rockets), Treveon Graham (Nets), Julyan Stone.

LE JOUEUR À SUIVRE : Nicolas Batum

Kemba Walker est le franchise player des Hornets et il a toujours assumé cette responsabilité : ce n’est pas de lui que dépend la réussite du club, mais bien de la capacité de ses lieutenants à rester en bonne santé, et productifs.

Nicolas Batum est le parfait symbole de ce challenge : le Français est débarrassé de ses pépins et James Borrego veut le remettre à l’aile pour exploiter au mieux ses qualités, après son expérience à l’arrière. Dans ces conditions, « Batman » a tout pour retrouver le niveau de sa première année à Charlotte, où il avait été essentiel dans le jeu des Hornets.

« On a besoin qu’il soit lui-même : créer le jeu, faire des passes, prendre des tirs, être agressif », liste un Kemba Walker qui pourrait ainsi laisser son coéquipier le délester de certaines responsabilités offensives. « La saison dernière était bizarre pour Nic, mais il a travaillé dur cet été. » « Si on veut faire quelque chose cette année, il doit être plus agressif, comme il l’est en équipe de France » complète Tony Parker. Tout est dit.

MOYENNE D’ÂGE : 25.6 ans
MASSE SALARIALE : 120.3 millions (14e sur 30)

SI TOUT VA BIEN

James Borrego impose sa patte et son message à un groupe complet – et au complet – épargné par les blessures, réussissant son entrée en matière. Kemba Walker fait du Kemba Walker, Nicolas Batum fait de nouveau du Nicolas Batum, et les « roles players » sont au rendez-vous, à l’image d’un Jeremy Lamb qui poursuit sa progression, ou de jeunes pousses qui apportent leurs pierres à l’édifice en sortie de banc. Même chose pour l’intimidateur Bismack Biyombo ou Willy Hernangomez, la belle surprise des Frelons.

L’alchimie est là, et Charlotte s’impose rapidement comme une valeur sûre à l’Est avec un Spectrum Center, où personne ne veut aller. Si ce n’est son duo de leaders pour le All-Star Game. Plus qu’un premier tour de playoffs, les Hornets peuvent même viser une demi-finale de conférence.

SI TOUT VA MAL

Avec une infirmerie qui n’est jamais vide, James Borrego ne parvient pas à faire du neuf avec du vieux et Charlotte joue encore les baromètres à l’Est, loin du bas du classement mais aussi des playoffs. Kemba Walker est une nouvelle fois trop seul, et il quitte la Caroline du Nord dès février, avant un départ de toute façon inévitable l’été prochain.

Après le coach, le « front office » tourne définitivement la page en faisant exploser son noyau lors de la trade deadline, puis à l’intersaison. Un cycle plein de regrets prend fin à Charlotte.


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