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[Previews 2018/19] 28e – Un Magic en quête d’identité

Comme chaque année, Basket USA propose une présentation de la saison NBA et des 30 franchises sous la forme d’un compte à rebours, de la 30e place à notre favori pour le titre de champion NBA. Après les Hawks et les Kings, on se penche aujourd’hui sur le Magic d’Evan Fournier, où Frank Vogel est parti, lui aussi n’ayant pas réussi à redresser la franchise.

Steve Clifford sera donc le cinquième coach en cinq saisons et l’ex-entraîneur des Hornets aura la délicate mission de relancer un groupe qui apparait déséquilibré, et avec une grosse faiblesse sur le poste de meneur…

Quelle identité pour ce groupe ?

Depuis le départ de Dwight Howard, le Magic végète dans le bas de la conférence Est. Le passage de l’ex-GM, Rob Hennigan, a été assez catastrophique et c’est désormais John Hammond, qui a longtemps officié aux Bucks, qui a pris les commandes.

Pour l’instant, il n’y a pas eu de révolution, et si l’ex-dirigeant de Milwaukee semble encore une fois miser sur la taille et l’envergure (Jonathan Isaac, Mo Bamba…), il est toujours à la tête d’un effectif assez bancal. Le club a ainsi fait partir son meneur Elfrid Payton en cours de saison dernière, sans véritablement le remplacer. Peut-on exister en NBA avec un trio DJ Augustin – Jerian Grant – Isaiah Briscoe à la mène ? Ça parait très, très compliqué pour Orlando…

Mais d’autres questions se posent sur de nombreux postes. Annoncé comme « un ailier fort en attaque et un ailier en défense », Jonathan Isaac doit se développer aux côtés d’un Aaron Gordon qui est aussi sur les deux postes. Quant au dernier choix de Draft de l’équipe, Mo Bamba, il arrive dans un effectif qui compte déjà Nikola Vucevic et Timofey Mozgov.

Des changements en vue ?

On connait les lignes directrices de Steve Clifford : du rebond, une limitation des pertes de balle et une défense qui fait peu de fautes. Si le Magic parvient à appliquer sa philosophie, le club peut commencer à développer une identité.

Le problème, c’est de savoir s’il peut le faire avec l’effectif qu’il a sous la main. Clairement, un transfert de Nikola Vucevic paraît indispensable à court ou moyen terme, afin de libérer du temps de jeu pour Mo Bamba, équilibrer un peu le cinq majeur et tenter de mettre la main sur un meneur de jeu plus solide que ceux présents dans l’effectif.

Si le club est patient et préfère attendre l’été prochain afin de secouer cet effectif clairement déséquilibré, ça risque de se marcher sur les pieds durant la saison, et de repartir dans une campagne sans enjeu.

LES MOUVEMENTS DE L’ÉTÉ

Arrivées : Mo Bamba, Melvin Frazier Jr, Timofey Mozgov (Nets), Jerian Grant (Bulls)

Départs : Mario Hezonja (Knicks), Bismack Biyombo (Hornets)

LE JOUEUR À SUIVRE : Aaron Gordon

Prolongé pour 84 millions de dollars sur quatre ans cet été, Aaron Gordon est le nouveau fer de lance d’Orlando. C’est sa progression qui déterminera sans doute les ambitions de son club, et il devra donc être à la hauteur.

La saison passée, il avait été excellent en début de saison, avec une grosse adresse, ce qui avait permis au Magic de débuter fort. Le club avait ainsi battu Cleveland, San Antonio ou La Nouvelle-Orléans, avant que l’ailier fort ne rentre dans le rang petit à petit, et sa franchise avec lui. Il devra cette fois maintenir son volume de jeu offensif et son adresse, tout en développant son leadership, pour relancer un club floridien qui se cherche un leader depuis des années.

MOYENNE D’ÂGE : 25.4 ans
MASSE SALARIALE : 111.4 millions (19e sur 30)

SI TOUT VA BIEN

Aaron Gordon a passé un cap et s’impose comme le leader attendu par le Magic. De son côté, Steve Clifford parvient à trouver un équilibre entre l’attaque et la défense, avec un Mo Bamba qui impressionne et stabilise déjà l’ensemble.

Dans une conférence Est plus ouverte, ce mélange de qualités athlétiques et d’envergure se débrouille bien et reste dans la lutte pour les playoffs. Ce serait une première depuis 2012 et le départ de Stan Van Gundy…

SI TOUT VA MAL

Le poste de meneur est bien trop faible pour lutter face aux dragsters de la ligue. Steve Clifford multiplie les cinq majeurs et les combinaisons mais rien n’y fait, il manque d’éléments à même d’appliquer sa stratégie de jeu.

De plus, les dirigeants n’arrivent pas à trouver preneur pour Nikola Vucevic et le secteur intérieur se marche sur les pieds, avec un Mo Bamba peu utilisé et un Jonathan Isaac qui peine à trouver sa place derrière Aaron Gordon. Ce dernier reste spectaculaire mais assez inefficace, et c’est encore une saison de transition qui prend place en Floride.

Basket USA

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