Pariez en ligne avec Unibet
  • IND3.35BOS1.33Pariez
  • DAL1.75MIN2.01Pariez
  • 100€ offertsLa suite →

[Previews 2020/21] Le grand saut pour les Nets

Avec Kyrie Irving et Kevin Durant opérationnels, des « role players » référencés, Brooklyn a toutes les armes pour chambouler la hiérarchie de la conférence Est, avec le titre en ligne de mire.

« Vous voyez la beauté d’un être humain lorsqu’il met son ego de côté pour travailler avec les autres », disait Kevin Durant fin octobre…

Exercer son leadership en NBA n’est pas une mince affaire lorsqu’on se revendique comme étant un joueur majeur, un « franchise player ». Les sollicitations sont multipliées, la pression médiatique peut être pesante, sans parler des responsabilités qu’il faut assumer sur le terrain, de la régularité et du sens du collectif qu’il faut avoir.

Guider sans écraser, briller tout en tirant le meilleur des troupes n’est pas donné à tous les « leaders » de la ligue. Kyrie Irving et Kevin Durant se sont tous deux heurtés à l’exigence de ce statut qui demande également une grande humilité, et parfois, la capacité à mettre son ego de côté.

TOUT À L’EGO

Le premier n’a plus supporté d’être le « lieutenant » de LeBron James après avoir inscrit le 3-points de sa vie à 53 secondes de la fin du Game 7 de la finale 2016 entre Golden State et Cleveland. Son exil à Boston a été un échec pendant deux ans, dans un vestiaire où l’incompréhension et la désunion ont régné.

Le second a assumé son leadership dans ses années au Thunder, prenant toutes les responsabilités, dans les bons comme dans les mauvais moments, jusqu’au jour où il a fini par renverser la table suite à un nouvel échec en playoffs en 2016 pour rejoindre l’ennemi et grand favori Golden State.

Même s’il a engrangé deux titres de champions et deux titres de MVP des Finals par la suite, l’ego de KD n’a jamais été rassuré. Pour Draymond Green, Kevin Durant voulait juste être considéré comme le meilleur joueur de la planète, mais il n’a jamais eu la totale reconnaissance qu’il espérait aux côtés de Stephen Curry et Klay Thompson. Pire, l’intéressé a glissé ne jamais s’être senti intégré par les « Splash Brothers » à l’issue de son aventure à Oakland.

Voilà pour les états d’âme. Car pour le jeu, Kyrie Irving et Kevin Durant demeurent deux des joueurs les plus talentueux de leur génération. Deux joueurs capables de changer le cours d’un match où de le remporter à eux seuls, sur un exploit personnel, une inspiration inattendue ou un shoot impossible. Voilà ce qu’ils vont essayer de prouver, désormais réunis sous les couleurs des Nets, pour démontrer qu’ils n’ont rien perdu de leur génie et qu’ils peuvent gagner une bague ensemble, relever un défi dans lequel ils seront les deux acteurs principaux à l’affiche.

UN ROSTER IMPRESSIONNANT

La saison 2019/20 a été sacrifiée à cause des blessures, et leur association va donc débuter en 2020/21, avec de grandes ambitions. Les Nets disposent en effet d’un roster de grande qualité, avec donc leurs deux superstars mais également des jeunes talents aux dents longues, que ce soit Caris LeVert, Jarrett Allen, Taurean Prince mais aussi Timothé Luwawu-Cabarrot, sans oublier Spencer Dinwiddie, absent du voyage à Disney.

Même s’ils ont été « sweepés » par les Raptors au premier tour des derniers playoffs, les troupes de Jacque Vaughn ont montré de belles choses et un « supporting cast » pour le moins prometteur pour la suite.

Sur la ligne de départ à l’aube de la reprise, l’effectif des Nets a fière allure avec également la présence de vétérans comme Joe Harris, DeAndre Jordan et Jeff Green, recruté durant cette intersaison, et de remplaçants dynamiques comme Tyler Johnson, Taurean Prince et Landry Shamet, tandis que Bruce Brown devrait hériter du rôle de stoppeur défensif. La touche finale vient du banc, avec une reconstitution du tandem Nash-D’Antoni qui promet !

L’HEURE DE VÉRITÉ

À la vue de cette belle armada, l’enjeu pour les Nets cette saison pourrait finalement concerner davantage « l’extrasportif », à savoir la façon dont Kyrie Irving et Kevin Durant vont coexister, la façon dont Steve Nash parviendra à surmonter les moments difficiles et à tirer le meilleur de ses deux stars, mais aussi celle dont il arrivera à convaincre le reste de l’équipe d’aller à la guerre pour son monstre à deux têtes.

La pré-saison aurait pu être plus sereine, entre un Kyrie Irving qui s’est mis en tête de zapper les médias, mais aussi les rumeurs d’une possible arrivée de James Harden qui n’a pas ajouté de sérénité au climat ambiant. Ça risque d’être de toute façon animé toute la saison, l’ambiance de New York étant toujours électrique.

Kyrie Irving et Kevin Durant ont voulu une équipe pour eux ? Qu’ils s’attendent à voir leurs nerfs mis à rude épreuve. Leur succès n’en sera que plus prestigieux. À voir s’ils seront en mesure de rivaliser avec l’escouade des Bucks dès cette année ou le collectif des Celtics, sans oublier le Heat, qui se feront un plaisir de mettre des bâtons dans les roues d’une équipe dont la mission sera de bousculer l’ordre établi à l’Est puis au sommet de la ligue.

Avec donc Mike D’Antoni, Jacque Vaughn, Ime Udoka ou encore Amar’e Stoudemire à ses côtés, Steve Nash dispose d’un joli staff pour mettre en place ses idées. L’ancien maître du « 7 Seconds Or Less » de Phoenix veut jouer vite mais avant tout s’appuyer sur une défense solide, qui permettra à toute sa troupe de se projeter rapidement en attaque. C’est cette capacité à mettre en place leur défense qui sera sans doute la clé de la saison pour Brooklyn.

Et bien sûr la capacité du staff à trouver une alchimie entre les stars et les « role players ». Les Clippers ont prouvé l’an passé qu’on peut mettre en place une culture de cols bleus, celle-ci change forcément lorsqu’arrivent les superstars. Comme le licenciement de Kenny Atkinson l’a aussi montré à Brooklyn…

LES MOUVEMENTS DE L’ÉTÉ

Arrivées : Joe Harris, Tyler Johnson, Chris Chiozza, Landry Shamet (Clippers), Bruce Brown (Pistons), Jeff Green (Rockets)

Départs : Garrett Temple (Bulls), Dzanan Musa (Pistons), Justin Anderson (Sixers), Jamal Crawford, Lance Thomas

LE JOUEUR À SUIVRE : KYRIE IRVING

Pas facile de suivre Kyrie Irving, partagé entre engagements sincères et agacement par rapport à son image publique. Cette présaison a encore montré à quel point il pouvait souffler le chaud et le froid, refusant dans un premier temps de répondre aux médias en préférant envoyer des communiqués, avant de se faire mettre à l’amende, de parler de « pions »… puis finalement de donner une conférence de presse en étant très aimable et souriant.

Les Nets pourront-ils briller toute la saison si on parle davantage des zigzags du meneur hors du terrain ? Surtout que la presse de New York n’est pas tendre, et ne manquera pas d’en faire ses choux gras.

Pour briller, Kyrie Irving et Kevin Durant auront besoin de stabilité, mais il n’y a de toute façon qu’une seule chose qui en apporte vraiment en NBA : la victoire. Si les Nets trouvent une assise défensive solide, avec un duo de superstars investi de ce côté du parquet, avec le talent qu’il y a en attaque, ces Nets peuvent très rapidement se poser en sérieux candidat pour le titre et se présenter en playoffs avec un vrai statut d’épouvantail.

Mais plus encore que la philosophie de Steve Nash ou le retour de Kevin Durant, ça dépendra surtout de la façon dont Kyrie Irving parviendra à se concentrer sur le terrain et à emmener tout le monde dans son sillage.

MOYENNE D’AGE : 26.6 ans
MASSE SALARIALE : 155.9 millions (2e sur 30)

HYPE PREVIEW

CONFÉRENCE EST
15 – Cleveland 14 – Detroit 13 – New York 12 – Charlotte 11 – Chicago
10 – Orlando 9 – Washington 8 – Indiana 7 – Atlanta 6 – Toronto
5 – Philadelphie 4 – Boston 3 – Brooklyn 2 – 1 –
CONFÉRENCE OUEST
15 – Oklahoma City 14 – Sacramento 13 – Minnesota 12 – San Antonio 11 – Memphis
10 – New Orleans 9 – Houston 8 – Phoenix 7 – Golden State 6 – Dallas
5 – Utah 4 – Portland 3 – Denver 2 – 1 –

Suivez toute l'actualité NBA sur la chaîne WhatsApp de Basket USA

Suivez nous également sur Google Actualités