"Coaching"

[Coaching] Stephen Curry, la menace permanente

Depuis quatre ans, Stephen Curry accumule les records à 3-points et bouscule les défenses. En 2015, les défenses n’avaient pas de solutions face à ses shoots en sortie de dribble, surtout que Draymond Green punissait les prises à deux.

Petit à petit, les adversaires se sont adaptés et les changements défensifs sur tous les écrans ont permis de limiter son efficacité. Les Cavaliers l’ont d’ailleurs illustré lors des Finals 2016, qui hantent toujours le double MVP. Face à ces adaptations, les Warriors ont recruté Kevin Durant mais Stephen Curry a lui aussi fait évoluer son jeu… Lire la suite »

[Coaching] Les changements défensifs « d’urgence »

Face aux Pacers et aux Raptors, les Cavaliers inscrivaient 1.21 de moyenne sur les tirs pris après une action poste bas, soit que le joueur attaquait directement le cercle, soit qu’il profitait de l’aide pour ressortir le ballon à l’extérieur.

Mais face aux Celtics, cette efficacité s’est effritée puisque Cleveland n’affiche plus que 1.04 point en moyenne. Lire la suite »

[Coaching] Les faux écrans, le casse-tête défensif des Rockets

Les Warriors et les Rockets jouent-ils aux échecs ou aux dames ? C’est la question que pose The Athletic à Andre Iguodala, tant les stratégies offensives des deux équipes semblent parfois basiques depuis le début de la finale de conférence. Lire la suite »

[Coaching] En défense, la communication ratée se paye cher

La polyvalence défensive est devenue une des clés de la NBA actuelle. Les défenses « switchent » beaucoup, ce qui permet d’éviter un maximum de décalages et de forcer les attaquants à faire la différence en un-contre-un, ou sur des tirs compliqués. Lire la suite »

[Coaching] Les 30 secondes qui illustrent le jeu des Cavs et des Celtics

Il y aurait énormément de choses à dire sur le Game 1 entre les Celtics et les Cavaliers. De la façon dont Boston est parvenu à limiter les « mismatchs » défavorables poste bas aux erreurs de rotation défensive de Cleveland, en passant par les mauvais replis de LeBron James, parfois beaucoup trop occupé à se plaindre auprès des arbitres…

Mais une séquence nous a marqués parce qu’elle illustre, en 30 secondes, la philosophie de jeu de ces deux équipes.

Remise en jeu pour Cleveland, avec encore 11 secondes au chronomètre. On ne joue que depuis une minute et le ballon revient à LeBron James, qui profite d’un écran de George Hill pour se retrouver face à Terry Rozier. Le King attaque donc son adversaire poste bas, jusqu’à provoquer l’aide (sans doute pas assez agressive) de Marcus Morris.

Le quadruple MVP peut donc transmettre le ballon à l’opposé, pour Kyle Korver, qui shoote immédiatement, alors que Jayson Tatum vient le gêner. Un tir plutôt ouvert, même si JR Smith était encore plus libre.

Sur l’attaque qui suit, les Celtics vont également utiliser le « switching » intensif pour provoquer un duel favorable. Un écran de Marcus Morris lui permet de se retrouver face à Kyle Korver et de l’attaquer poste bas. Mais le Celte n’est pas LeBron James et pour trouver le shooteur à l’opposé, Jayson Tatum coupe dans la raquette, attirant ainsi JR Smith, avant de ressortir le ballon vers Al Horford. Il faut encore faire transiter le ballon par Jaylen Brown pour finalement trouver Terry Rozier.

Ce dernier a marché sur la ligne, alors qu’il avait un tir ouvert de loin. Dans les deux cas, les Cavaliers et les Celtics n’ont pas marqué mais ces 30 secondes sont révélatrices. À Cleveland, on s’appuie quasi exclusivement sur la capacité de LeBron James à provoquer les prises à deux et à trouver ses coéquipiers pour des tirs dans la foulée. C’est simple mais ça fonctionne, à condition que les shooteurs ne soient pas dans un mauvais jour. Hier soir, Kyle Korver et compagnie ont raté des tirs ouverts (4/26 au total de loin pour l’équipe derrière la ligne à 3-points) alors que LeBron James n’a pas beaucoup attaqué le cercle, deux éléments qui risquent de ne pas se reproduire lors du Game 2.

En face, Boston joue de son côté sur son collectif, cherchant aussi à créer des duels favorables, mais étant obligé de davantage travailler pour trouver de bonnes positions. L’avantage, c’est tout de même que ces séquences sont en rythme et impliquent tout le monde. Sur cette action, les cinq joueurs de Brad Stevens ont ainsi touché le ballon.

[Coaching] Quand Jayson Tatum part dans le dos de Ben Simmons

On a beaucoup vanté les qualités de Brad Stevens durant ces playoffs, et notamment sa manière de créer des fausses pistes. Hier soir, une action a encore illustré l’intelligence du système et des joueurs de Boston. Lire la suite »

[Coaching] Russell Westbrook se heurte au mur Rudy Gobert

Comme Damian Lillard, Russell Westbrook connait des playoffs très compliqués. Lui aussi base son jeu sur le pick-and-roll, dans un style certes différent de son homologue de Portland, et lui aussi voit son efficacité s’effondrer actuellement.

En saison régulière, le Thunder inscrivait ainsi 0.993 point par possession sur les phases de pick-and-roll (1 605 au total) de Russell Westbrook (qu’il shoote ou qu’il transfère le ballon pour un tir en profitant des décalages créés). Sauf que depuis le début de la série face au Jazz, cette moyenne est tombée à 0.743 point par possession sur le pick-and-roll. De quoi plomber l’attaque d’Oklahoma City, minée par l’adresse (37% dont 21% de loin) et les 5.7 pertes de balle de moyenne de son leader. Lire la suite »

[Coaching] La toile d’araignée de New Orleans pour piéger Damian Lillard

« D’habitude, quand je dépasse mon défenseur, l’intérieur s’en va. Là, c’est probablement la première fois que l’intérieur reste, que mon défenseur vient et qu’ils me forcent à rendre le ballon. C’est une défense différente de ce que j’ai pu voir tout au long de ma carrière. Ce sont deux à trois couches de défense. »

Damian Lillard ne cache pas son impuissance face à la stratégie défensive des Pelicans, qui lui fait vivre un enfer depuis le début de la série. Alors qu’il était pourtant l’un des joueurs NBA les plus efficaces sur le pick-and-roll cette saison, avec 1.046 point marqué par possession (867 possessions au total), 44% de réussite au tir et seulement 11.3% de ces actions qui se terminaient par une perte de balle, le Blazer affiche un terrible 0.325 point marqué par possession (40 au total) sur ce premier tour, à 14% de réussite au shoot et 27.5% de pertes de balle ! Son 4/28 sur le pick-and-roll fait ainsi très mal aux siens…

« Deux ou trois couches de défense »

Pourtant, Damian Lillard n’est pas d’un coup devenu un mauvais shooteur. Comme il l’explique, il fait surtout face à une défense incroyablement agressive de la part des Pelicans, qui ont tout simplement décidé de faire l’impasse sur tout le monde (hormis CJ McCollum) pour l’empêcher de dégainer en première intention ou d’attaquer le cercle après un écran.

Comme on peut le voir sur l’action suivante, le plan de La Nouvelle-Orléans est de ne laisser aucun espace au meneur des Blazers. S’il y a des écrans entre extérieurs, les Pelicans changent. Et sur les écrans des intérieurs, Nikola Mirotic et Anthony Davis sortent très haut pour forcer Damian Lillard à lâcher le ballon et/ou lui couper toute ligne pour pénétrer. Pour cela, les hommes d’Alvin Gentry font énormément d’impasses, sur Ed Davis, Al-Farouq Aminu ou même Evan Turner…

Même chose sur cette action, où Nikola Mirotic (et même Jrue Joliday) vient en aide à Rajon Rondo pour bloquer Damian Lillard, qui repart pour reprendre un écran de l’autre côté. L’ancien Bull est encore là, alors qu’Anthony Davis reste dans les parages sous le cercle. Et encore une fois, le meneur des Blazers se retrouve piégé le long de la ligne de fond.

Pas de relais créatif sur le pick-and-roll

Si les Pelicans vont très loin dans les impasses pour bloquer Damian Lillard, cette stratégie n’est pas forcément nouvelle. Alvin Gentry, le coach de La Nouvelle-Orléans, l’a ainsi affrontée lorsqu’il était assistant à Golden State. Car lorsque Stephen Curry a commencé à bombarder la NBA à coups de 3-points en sortie de dribble, beaucoup d’équipes ont voulu « trapper » le meneur. Sauf que Draymond Green est un relais parfait pour le double MVP afin de profiter des décalages.

Face aux Pelicans, Damian Lillard a bien tenté d’utiliser les prises à deux agressives de ses adversaires pour servir Al-Farouq Aminu mais ce dernier n’a ni la vision du jeu, ni le sens de la passe de Draymond Green pour pleinement en profiter.

De plus, New Orleans fait confiance à Anthony Davis pour venir en aide si le poseur d’écran va vers le cercle…

Perturbé, Damian Lillard entre dans un cercle vicieux

Conscients qu’une énorme partie du jeu des Blazers passe par Damian Lillard, les Pelicans ont donc fait un choix radical en décidant de lui couper tout espace. Pour cela, ils ont choisi de faire des impasses sur les « role players » de l’équipe. Al-Farouq Aminu, Evan Turner ou Moe Harkless sont en effet capables de mettre des tirs à 3-points, mais ils ne sont pas des shooteurs « naturels » et les joueurs d’Alvin Gentry ne collent donc que CJ McCollum, certains que leurs adversaires n’arriveront pas à utiliser les décalages, une fois que la balle quittera les mains du meneur, et que les rotations sont alors rattrapables.

Jusqu’à présent, Portland n’a pas trouvé de réponse à cette stratégie et Damian Lillard a bien du mal à s’adapter. Avant tout scoreur, le meneur des Blazers n’est en effet pas un passeur d’élite. Après le Game 1, il a pourtant bien tenté d’utiliser les prises à deux mais ses passes ne sont pas forcément dans le bon rythme et il a même commis des turnovers assez inquiétants.

Perturbé, il cherche sans doute à trouver des failles plus vite, ce qui l’oblige à attaquer des espaces différents par rapport à ses habitudes. Un cercle vicieux, et ça donne 15 pertes de balle, en cumulé, sur les deux dernières rencontres.

LEXIQUE

Trappe : type de défense au cours de laquelle deux joueurs viennent agressivement sur le porteur du ballon, dans le but de l’obliger à faire une passe vers un coéquipier

[Coaching] L’aimant Klay Thompson et les Spurs déboussolés

On parle de plus en plus de « gravité » dans le jeu offensif NBA, certains joueurs comme Stephen Curry attirant tellement l’attention des défenses que leur simple mouvement libère des espaces pour leurs camarades. Même sans leur double MVP, les Warriors peuvent se servir de ce principe grâce à Klay Thompson, comme ils l’ont montré lors du Game 1 face aux Spurs. Lire la suite »

[Coaching] Les difficultés des rotations sur les prises à deux

Le jeu poste bas devient de plus en plus rare en NBA, les stats avancées prouvant qu’un tir poste bas est sans doute le shoot le moins efficace dans le basket moderne. Néanmoins, cela ne veut pas dire que le travail poste bas n’a plus d’intérêt.

Un joueur comme LaMarcus Aldridge prouve match après match qu’il peut faire de très gros dégâts dans ces conditions. Lire la suite »