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Reportages

[reportage] Les Spurs en balade à Houston

Après avoir posé ses valises à Los Angeles, Boston ou encore Miami, Basket USA avait choisi de suivre la présaison depuis le Texas.

L’occasion pour notre journaliste, Thomas Savoja, d’assister aux débuts de Jeremy Lin sous ses nouvelles couleurs.

Après un match face aux Hornets, il retrouve l’ancien chouchou des Knicks face aux Spurs de Tony Parker.

Episode 1

Episode 2 : Dimanche 14 Octobre 2012

Après avoir couvert ma première rencontre vendredi soir à Houston, je me suis octroyé ce samedi une petite escapade du côté de Baton Rouge dans l’état voisin de Louisiane.

L’objet de cette virée n’est pas uniquement de me recueillir sur le bronze du « Shaq » qui orne désormais l’entrée du Pete Maravich Center à LSU. C’est également de vivre un match de College Football au Tiger Stadium situé au cœur du campus de Louisiana State University. C’est assurément un must en la matière, tant pour l’ambiance dans et autour du stade et que pour la qualité du jeu produit.

Mais après une courte nuit à célébrer la victoire des Tigers au son du Jazz des tripots du pays cajun, me voilà désormais sur la route du retour en ce dimanche matin.

Je trace mon chemin à travers les Bayous, ces marécages infestés de crocodiles qui jalonnent la côte de Louisiane. Lafayette, Port Arthur, Alexandria, Beaumont, il me faut trois bonnes heures pour rejoindre Houston et je mets à contribution les 2,6 litres de ma Jetta en espérant qu’un Shérif mal intentionné ne mette un terme prématuré à ma « chevauchée ».

 

Pas facile pour le Basket d’exister dans une ville dominée par le Football d’autant que ce soir au Reliant Stadium, Les Houston Texans reçoivent les Packers de Green Bay dans le match au sommet de la NFL. La ville ne parle que de cela ! Pour ma part je vais avoir une journée chargée puisqu’après la rencontre NBA qui débute à 13h, je filerais sur la pelouse du Reliant Stadium pour assister au « Sunday Night Football ».

Mais revenons à la balle orange car ce sont les Spurs qui se déplacent aujourd’hui à Houston et la venue des joueurs de San Antonio et leur cohorte de « frenchies » me fait saliver d’avance. J’espère que Pop va donner du temps de jeu au « Big 3 » (TP, Duncan et Ginobili) mais rien n’est moins sûr pour une rencontre de présaison. En tous les cas, cela devrait être une autre paire de manches pour les locaux !

L’horizon est lourd et nuageux, prémices d’un orage qui ne saurait tarder. Désormais familier avec la topographie de Houston, je file en toute sérénité sur l’Interstate 35, m’éclipsant entre le BVVA Stadium et l’Interactive Ballpark. Suivant les indications d’un employé du parking qui agite frénétiquement un drapeau rouge j’immobilise mon véhicule à deux pas de l’entrée presse du Toyota Center. Il me réclame 10 bucks pour l’avantageux emplacement. Je m’exécute sans état d’âme avant de m’engouffrer dans la salle.

L’ascenseur me conduit au niveau E où se trouve la salle de presse. Au buffet, je compte au moins 5 journalistes chinois qui échangent en mandarin, preuve que l’effet Jeremy Lin n’est pas tout à fait négligeable. Pour l’anecdote un restaurant asiatique qui portait le nom de « Yao Ming » vient de fermer ses portes en début de semaine. Son succéesseur portera-t-il le nom de « Lin » ? Les Rockets ont mis à disposition des membres de la presse un intéressant dossier papier sur le match du soir avec moult détails sur le pedigree des joueurs. J’y apprends que la paire Tim Duncan Gregg Popovich est tout simplement la plus prolifique de l’histoire de la NBA avec 792 victoires devant la paire Karl Malone et Jerry Sloan. J’avale en troisième vitesse un sandwich pastrami agrémenté de chips, cookies et coca avant de me diriger vers la salle pour vérifier l’emplacement qui m’a été octroyé.

Dans les couloirs je croise Jeremy Lin serviette autour du coup et claquette au pied. Il a l’allure d’un ado un peu timide. Voilà que je débouche à la lumière. Quelques fans font le guet espérant glaner des autographes. Sur le paquet, une brochette de ménagères décomplexées se déchaînent tout de rose vêtues au son du Tube « Call me maybe ». Cette animation se déroule dans le cadre d’une campagne de prévention du cancer du sein. L’opération est menée à l’échelon national début octobre et elle est très suivie notamment au travers des sports pros.

Cette fois j’ai hérité d’une place normale pour « shooter », aux pieds du panier côté Rockets. L’échauffement a débuté depuis quelques minutes lorsque : « Houston, we got a problem » : Mon boitier D3s vient de rendre l’âme ! C’est mon appareil photo de base qui me lâche au plus mauvais moment et cela a le don de me gâcher un peu la fête. Je vais devoir composer avec mes deux autres nettement moins performants. J’apprends de mon voisin que Parker et Duncan ne joueront que le premier quart temps. C’est mieux que rien mais il va falloir être vigilant en début de match si je veux réussir quelques clichés.

Un jeune fan portant un maillot blanc autographié a pu accéder au terrain et il dévore des yeux ses idoles. A l’échauffement Jeremy Lin et Chandler Parsons semblent comme deux larrons en foire. On sait que Lin a squatté quelques jours le canapé de Parsons le temps de trouver un logement en ville. Cela doit créer des liens ! L’arbitre du soir est Ken Mauer célèbre pour ses coups de sang inopinés. Je croise par hasard son regard à l’échauffement et il a l’air comme « habité ».

Le début de match est assez équilibré. Côté Spurs, Boris Diaw est dans le 5 tout comme Duncan, Parker, Leonard et Danny Green. On sent rapidement que le collectif de San Antonio est un ton au-dessus tant ils réussissent de façon très fluide à trouver des shooteurs démarqués.

Sur un contact un peu appuyé avec Duncan, Lin va au tapis. Il ne semble pas dans un grand jour, accumulant briques et pertes de balles. On le savait, TP aime parler aux arbitres mais pour un match de pré-saison je le trouve presque agaçant à contester systématiquement les coups de sifflets du corps arbitral. Duncan a quand à lui encore de beaux restes. Il aligne les « pick and roll » avec Parker et chaque fois qu’il attaque le panier c’est une démonstration de fluidité. San Antonio est devant à la mi-temps. Pour patienter, on a  le droit à une prestation endiablée d’un groupe de mini cheerleaders dont l’aînée ne dépasse pas les 10 ans. Rafraîchissant sans conteste !

C’est la reprise, Carlos Delfino qui vient de sortir du banc a faim de ballon et il met beaucoup d’énergie dans ses « moves ». L’Argentin aligne les paniers mais cela ne semble pas suffisant. Côté Spurs, Ginolbili a pris les affaires en main et il est impressionnant à voir évoluer malgré le poids des ans. Quel joueur complet ! Il est capable d’une multitude de mouvements en attaque qui déboussolent Chandler Parsons.

Lors des temps morts, la distribution de T-shirts au lance-pierre fait un tabac dans les gradins, surtout quand se sont les Rockets girls qui sont misent à contribution. L’une des ces charmantes créatures se cambre au dessus de moi pour haranguer la foule et j’ai soudain un moment d’absence coupable. Nando de Colo entre alors sur le parquet en fin de 3éme quart temps pour me ramener à la réalité du jeu. Il démontre un certain sang froid en distillant de jolies passes et en décochant quelques tirs à trois points. Il communique beaucoup avec ses partenaires et fait une entrée très encourageante.

Les Rockets sont revenus à moins de 10 points mais il ne restera pas assez de temps pour renverser la vapeur. Le rookie de Memphis Wesley Witherspoon signe 17 points au final et 4 rebonds pour permettre aux Spurs de dominer largement leurs voisins de Houston Rocket 116-107. Danny Green ajoute 15 points, 3 assists et le musculeux DeJuan Blair 16 points et 6 rebonds.

Côté Rockets, Omer Asik marque 13 points, 11 rebonds et signe  5 assists. Le Lituanien Donatas Motiejunas, vraiment prometteur, ajoute 16 points et 8 rebonds. Quand à Jeremy Lin,il n’enregistre que 4 points, avec un famélique 1 sur 10 au shoot, seulement un assist et deux pertes de balles en 25 minutes ! Il restera d’ailleurs tout le dernier quart temps prostré sur le banc avec une énorme poche de glace sur le genou. Difficile de tirer des conclusions définitives d’une telle rencontre mais le chemin qui mène aux playoffs semble encore bien sinueux pour les hommes de Kevin McHale.

Le troisième et dernier opus de ma série texane ce sera à Dallas où les Mavs ont reçu les Suns il y a 15 jours.

Toutes les photos du match Rockets vs Spurs

 

Basket USA

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