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Une femme dans l’avion, ou comment le Magic a loupé Tim Duncan en 2000

« Et si Tim Duncan avait rejoint Tracy McGrady et Grant Hill à Orlando en 2000 ? » La question taraude encore les fans historiques du Magic, et même T-Mac puisque l’année dernière encore, le récent Hall of Famer retraçait cette histoire qui aurait dû changer le cours de sa carrière, et de la NBA. Pas « qui aurait pu », mais « qui aurait dû », la nuance est là.

Car plusieurs éléments et témoignages laissent penser que « TD » avait été convaincu de rejoindre la Floride à l’époque. Il y était même resté une journée supplémentaire au moment des négociations avant de repartir à San Antonio, pour visiter quelques maisons. Même Gregg Popovich commençait à se faire à l’idée.

« C’était une période éprouvante pour les nerfs, c’était l’enfer » expliquait le coach en 2016. « Tu te rapproches d’un joueur que tu ne veux pas voir partir. Je ne me suis jamais dit qu’il allait rester. Je me préparais simplement à son départ, pour ma santé mentale. Il n’y a rien de drôle. »

Grant Hill, qui débarquait de Detroit, laisse lui aussi entendre que ça s’est joué à rien.

« Je pense qu’il y avait une belle opportunité » confirmait-il en 2014. « Quand il est reparti d’Orlando après sa visite, Tim Duncan était partant pour venir au Magic à mon avis. Mais à San Antonio, coach Popovich, David Robinson et sa petite amie de l’époque… enfin tout le monde là-bas l’avait convaincu de rester. Mais lui était partant. »

Gregg Popovich plus souple que Doc Rivers

« La petite amie de l’époque », c’est justement l’argument que reprend aujourd’hui Bruce Bowen.

Commentateur pour les Clippers, l’ancien Spur a livré à l’antenne son anecdote, assurant que Doc Rivers, alors entraîneur du Magic, avait été trop rigide avec l’entourage de « Dream Tim ».

« Quand Tim a rencontré Orlando, il a posé cette question : ‘Est-ce qu’à l’occasion, la famille peut voyager avec l’équipe ?’ confie-t-il. « Et de ce que j’ai compris, Doc a dit non, et c’est comme ça qu’il a perdu Tim Duncan. »

Est-ce que cette anecdote est exacte ? Il y a un an, au moment de la retraite de Tim Duncan, l’Orlando Sentinel avait livré les secrets du recrutement de l’ancien joueur vedette des Spurs. Le quotidien avait effectivement mentionné le rôle essentiel joué par Amy Sherrill, alors petite amie de longue date de Tim Duncan. Celle qui deviendra la première épouse de l’intérieur avait demandé à accompagner son futur époux dans l’avion de l’équipe lors de certains déplacements. À San Antonio, Gregg Popovich était assez souple sur la question et laissait de temps en temps les joueurs être accompagnés de proches.

Sauf que Doc Rivers lui avait répondu qu’au Magic, comme dans la plupart des équipes, seuls les joueurs et le staff étaient présents dans l’avion. Un refus qui peut sembler normal et pourtant, selon l’épouse de Doc Rivers, cité par l’Orlando Sentinel, il avait refroidi la petite amie de Tim Duncan, qui avait alors milité auprès de son fiancé pour qu’il reste à San Antonio…

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