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Hall Of Fame : Shaquille O’Neal, le dernier Shogun

shaq-shogunDébarqué en NBA comme un petit ninja, Shaquille O’Neal est devenu le maître absolu des raquettes dans les années 90 et 2000.

C’est à Los Angeles, sous les ordres de Phil Jackson, que le pivot surpuissant du XXIe siècle a tout cassé. Une arme absolue au point qu’on inventera le « Hack-a-Shaq » pour le freiner.

Ce week-end, ce Docteur en sciences de l’éducation va entrer au Hall Of Fame, et comme sur les terrains, ça s’annonce explosif !

« Wilt Chamberlain est mon père illégitime »

En inscrivant 13 points lors de la victoire des Suns face à Washington en mars 2009 (128-96), Shaquille Rashaun O’Neal était devenu, à 37 ans, le 5e meilleur marqueur de l’histoire de la Ligue avec 27 411 points. Pas de quoi le réjouir…

« Je suis un peu déçu, commenta le Shaq devant une assistance étonnée. Mathématiquement, j’ai manqué l’équivalent de trois saisons et aussi quelques 5 000 lancers francs. Si j’avais été dans le coup, je serais probablement n°2 ou n°3 à l’heure actuelle. Cela montre quand même que j’ai été constant dans mes performances. Le prochain gars devant moi est mon père illégitime, Wilt Chamberlain. Comme dans « Star Wars », j’espère pouvoir l’attraper. »

Finalement, il ne le rattrapera jamais et aujourd’hui, il a même chuté à la 7e place, dépassé par Kobe Bryant et Dirk Nowitzki.

Une année 2000 parfaite

Quand on emprunte la machine à remonter le temps pour revisiter la carrière du pivot le plus dominant de l’histoire, peut-être (trois bagues avec les Lakers, une avec le Heat), l’aiguille se bloque sur l’an 2000. Installé depuis quatre ans à Los Angeles, le Shaq convainc Phil Jackson de reprendre du service à la tête des Lakers. « Le gros » va tout dévaster sur son passage, finissant MVP du All-Star Game, MVP de la saison régulière et MVP des Finales, remportées 4-2 face aux Pacers. Avant lui, seuls Michael Jordan (1996 et 98) et Willis Reed (1970) l’ont fait. Le « Maître Zen » tire la quintessence de son duo avec Kobe Bryant et les mauvaises langues d’Hollywood n’ont plus qu’à se taire. Les stats du champion du monde 1994 et champion olympique 1996 font très mal : 29.7 points et 13.7 rebonds de moyenne en saison régulière, neuf matches à plus de 40 points, un match record à 61 points contre les Clippers le jour de son anniversaire, 39 matches à plus de 30 points, 63 double-doubles, sans parler de ses 30.7 points et 15.4 rebonds de moyenne en playoffs. « The Big Aristotle », comme il se surnomme lui-même, philosophe :

« L’excellence n’est pas un acte singulier, c’est une habitude ».

Après cette année historique et ce triplé, le dernier en date, O’Neal entre alors au panthéon des plus grands pivots de la NBA. Dans la lignée des Russell et Chamberlain. Du haut de ses 2,16 m et 140 kg de muscles, le gentil géant, roi du bon mot et de l’insulte assassine, se définit comme inarrêtable.

« Oui, je suis inarrêtable. Quand je vois un mec aussi grand que moi faire appel à un ou deux partenaires pour m’arrêter, je me dis que celui-là respecte mon jeu ! »

Son premier titre glané contre Indiana est loin de rassasier l’appétit de cet ogre, capable de briser ou plier les cercles.

« Mon objectif est d’en conquérir cinq, balance-t-il le soir d’un triomphe qui efface quelques cuisants échecs, comme le sweep subi lors des Finales 1995 contre les Rockets, avec Orlando. J’ai toujours dit que le jour où j’aurais ma bague, je pourrais me considérer comme l’un des meilleurs joueurs de l’histoire. »

Une fin de carrière ratée

Avec un « threepeat » et une bagouze gagnée en Floride, il s’est arrêté à 4, mais il a définitivement marqué l’histoire du basketball moderne. Avant de tirer sa révérence, « Big Shaq Daddy », père de six enfants, se lance un dernier défi, la conquête d’un ultime Graal. Il échouera aux Cavs aux côtés de LeBron James comme aux Celtics en complément du Big Three. Le Shaq était un fainéant, et son corps l’a trahi en fin de carrière. Un anti-Jabbar en quelque sorte.

Son trash talking, son humour et ses formules savoureuses (« Je suis comme le papier toilette, les couches Pampers ou le dentifrice : mon efficacité a été définitivement prouvée ») nous manquaient, mais il est revenu sur les plateaux TV où son Shaqtin’ A Fool est devenu la référence des bêtisiers. Personne ne pourra réellement le remplacer.

« J’ai débuté comme un jeune ninja et j’ai tué tous les Shoguns. Il n’y aura probablement plus de Shogun après moi… »

Top 10 en carrière

Ses meilleures citations

– « Le fait que je shoote à 40% est juste un moyen pour Dieu de dire que la perfection n’existe pas. Si j’avais shooté à 90%, ça n’aurait été pas juste ».

– « Je ne laisse pas les clochards me manquer de respect. Pippen a été un grand joueur mais je suis un pont ; lui de l’eau. Il sera toujours en dessous de moi. Il peut toujours essayer de se mettre à mon niveau, je serai toujours au dessus de lui. »

– Quand un journaliste lui demande le secret de sa forme ? « J’ai dormi avec ta mère, et elle s’est bien occupée de moi ».

– « Nietzsche était si intelligent et supérieur. C’est comme ça que je suis. Je suis le Nietszche noir et basketteur. »

– « Les Spurs sont la meilleure équipe de WNBA »

– « Comme je suis grand, vous êtes obligés de me voir. Je suis comme un monument. Mais parfois, j’ai envie de me sentir petit. »

– « Mon père (militaire) a fait ce que je suis devenu. Il m’a donné un ballon et m’a dit de jouer avec, de dormir avec, d’en rêver… Juste de ne pas l’emporter à l’école. Je l’utilisais comme oreiller, et je n’ai jamais eu de torticolis. »

– « Personne ne me dira comment être différent, et arrêtez donc de le demander. Arrêtez de me demander combien font 2 + 2. Tout le monde sait que ça fait 5 ».

– « Si j’étais un peintre, on m’appellerait Shaqcasso ».

– « Lorsqu’on floppe devant moi, c’est une juste autre manière de me dire qu’on ne peut pas me jouer. Lève-toi et prend tes pilules comme un grand ! »

– « Si vous regardez la NBA, n’importe quel joueur avec un nom qui se termine en « vich » est un super shooteur. Radmanovic, Vujacic et tous les « iches ». »

– « Je suis le premier joueur de l’histoire qui ne veut pas défendre, mais qui a toujours des problèmes de fautes. »

Palmarès

– Champion NBA (2000, 2001, 2002, 2006)

– Champion olympique (1996)

– Champion du monde (1994)

– MVP (2000)

– MVP des Finals (2000, 2001 et 2002)

– MVP du All-Star game (2000, 2004, 2009)

– Rookie Of The Year (1993)

– First All-NBA Team (1998, 2000, 2001, 2002, 2003, 2004, 2005 et 2006)

– Second All-NBA Team (1995 et 1999).

– Third All-NBA Team (1994, 1996, 1997 et 2009).

– All-Star game (1993, 1994, 1995, 1996, 1997, 1998, 2000, 2001, 2002, 2003, 2004, 2005, 2006, 2007 et 2009)

– Stats en carrière : 23.7 pts, 10.9 rbds et 2.3 cts/m.

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