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Back To Basics Magazine News

Quels sont les droits et les devoirs d’un spectateur NBA ?

Avec « Back To Basics », Basket USA veut répondre aux questions pas si bêtes que les aficionados de NBA peuvent se poser. Aujourd’hui, on se demande quels sont les droits et les devoirs d’un spectateur NBA ?

Il reste moins d’une seconde à jouer et Jamal Murray a l’occasion de tuer les derniers espoirs du Heat, qui évolue sur son parquet en cette soirée de janvier dernier. Entre ses deux lancers francs, un fait inattendu vient le perturber : un « fan » du Heat, maillot de Dwyane Wade sur le dos, s’invite sur le parquet, saisit le cuir pour une seconde puis regagne les tribunes sous les yeux médusés du meneur des Nuggets et des autres.

Le « streaker » est saisi par la sécurité et évacué. Le jeune homme de 19 ans voulait s’offrir un début de gloire sur Instagram… Son fait d’arme lui vaut une sanction prévisible : après un passage devant le tribunal, où les charges contre lui ne sont finalement pas retenues, il est tout de même banni de l’American Airlines Arena.

https://www.instagram.com/p/BscD-N1BnZY/

Cette scène, la dernière en date, est relativement rare sur les parquets NBA mais vient rappeler que les spectateurs NBA, comme ceux des autres scènes du sport de haut niveau, doivent respecter des règles évidentes de conduite. La ligue dispose d’ailleurs d’un code à destination des fans.

Objectif : permettre au public de profiter de l’expérience la plus « sécurisée et agréable » possible. Pour l’atteindre, elle liste plusieurs conditions, parmi lesquelles :

– les joueurs vont respecter et apprécier tous les fans
– les spectateurs vont apprécier une expérience de basket sans comportement perturbateur tels que des propos grossiers ou des gestes déplacés
– les spectateurs vont consommer des boissons alcoolisées de façon responsable
– il n’y aura pas de messages obscènes ou indécents sur les pancartes ou les vêtements
– les spectateurs ne s’impliqueront pas dans une bagarre, le jet d’objets ou bien dans une tentative d’entrée sur le terrain

À l’origine, le drame du Palace

Cette dernière fait évidemment écho aux événements survenus en 2004 dans le Palace d’Auburn Hills de Detroit. Quand une célèbre bagarre avait impliqué des joueurs des Pacers avec ceux des Pistons. C’est précisément au lendemain de cette scène de chaos que la ligue a décidé d’introduire ce code de conduite pour les fans.

« Nous y voyons une occasion de rappeler aux gens que venir dans une salle est l’opportunité de partager une expérience pour supporter une équipe à domicile et de huer l’équipe adversaire, mais sans le faire de manière antisociale, qui va à l’encontre de notre société civile », défendait le patron de la ligue de l’époque, David Stern, en 2005.

Concernant la consommation d’alcool, la ligue précisait alors interdire la vente à partir du début du dernier quart-temps d’un match, limiter la taille des verres à 0.7 litre et limiter à deux consommations par achat. Outre la conduite du spectateur en tant que telle, la ligue met régulièrement à jour sa liste d’objets interdits dans ses salles : drone, perche à selfie, sifflet et klaxon, frisbee (!), trépied, poussette…

Les lasers sont également interdits dans les antres de la ligue. Il y a quelques années, James Harden avait par exemple été la victime d’un rigolo qui s’amusait à le viser alors qu’il se rendait sur la ligne des lancers-francs. Sanction : interdiction de pénétrer dans toutes les salles NBA pour un an.

À noter que les appareils photos sont autorisés, sous certaines conditions. Pour assister à un match des Warriors par exemple, les appareils ne doivent pas dépasser 8 centimètres en longueur. L’utilisation du flash est interdite tout comme tous types d’équipement audio et vidéo dans l’Oracle Arena.

Carton rouge pour le fan !

L’ensemble de ces règles n’empêche évidemment pas les écarts de conduite de la part des fans. Ainsi que des joueurs en retour. Outre les rares contacts physiques, le nerf de la guerre est sans doute l’interaction verbale entre les deux parties. Et il n’est pas toujours évident de savoir quand un propos dépasse les limites…

« Les fans peuvent parler, ils paient un droit d’entrée », notait Bernie Tolbert, un dirigeant de la ligue en charge de la sécurité. « Vous pouvez dire : ‘T’es un nul’ ou ‘Ta grand-mère est une meilleure shooteuse’ (sic). »

Robin Ficker a ainsi passé des années à « troller » les joueurs, mais lorsque ça va plus loin, la ligue peut même distribuer… un carton rouge, synonyme d’avertissement, au spectateur trop expansif et insultant.

Un fan des Knicks en avait fait l’expérience, en 2007, alors qu’il s’était adressé au coach de l’époque, Isiah Thomas, empêtré dans une nouvelle saison new-yorkaise galère. « Je lui ai dit : Isiah, reste assis parce que les joueurs ne t’écoutent plus de toute façon », racontait le fan en question, avant qu’un officier de sécurité ne soit venu lui donner son avertissement. « Est-ce que cela signifie que les Knicks disent à leur fans : Ne huez pas, contentez-vous d’applaudir ? », s’interrogeait le sanctionné.

Dans le même temps, on ne compte plus le nombre de cas où les joueurs perdent leur calme face à des fans agaçants. Des propos qui peuvent également s’avérer stimulants pour des joueurs motivés à l’idée de fermer certains clapets.

L’an passé, la ligue se félicitait pourtant de la réduction du nombre d’interactions de ce genre. « Nous allons continuer de surveiller ces interactions et à ajuster nos politiques si nécessaire », notait Tim Frank, l’un des dirigeants en charge de la communication.

« Nous suivons ces choses de très près », notait plus récemment Adam Silver. « Il n’y a pas de hausse statistique des incidents dans nos salles en ce moment. […] Un des aspects qui fait que la ligue est si spéciale, c’est à quel point les fans sont proches du terrain. Quels sont les autres sports où les supporters sont littéralement sur la surface de jeu, où un joueur peut potentiellement chuter sur les fans et où les fans ont l’opportunité de dire aux joueurs exactement ce qu’ils pensent ? Nous avons des codes de conduite dans les salles, nous surveillons cela de très près. »

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Basket USA

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