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Le nouveau règlement va-t-il tuer le spectacle ?

Les nouvelles règles en matière de faute technique font énormément de tapage ces derniers temps. L’affaire des costards réglementés a fait long feu. Mais la ligue continue de policer et d’aseptiser le spectacle qu’elle propose.

Mais les joueurs ne s’en laissent pas conter. On a vu King James s’en offusquer (de façon très politiquement correcte certes). Chauncey Billups lui se plaignait de ce que l’émotion qui fait partie intégrante du jeu sera désormais complètement inhibée par des sanctions exagérées. La gueule de bois post-Rasheed Wallace est sévère et on se demande si la NBA ne va pas tout simplement tuer ce qui faisait une partie de son charme.
Souvenirs sur ses élans d’émotion et d’expression qui pourraient bien disparaître à jamais…

Le syndicat des joueurs, par la voix de Billy Hunter, avait également fait savoir son mécontentement. Il n’est pas possible selon les joueurs de pouvoir tenir leur niveau de performance sachant qu’à chaque manifestation de joie ou de frustration, ils seront sous la coupe d’une faute technique. Jouer avec le frein à main n’est pas une possibilité dans des matchs à si haut-niveau d’intensité.
Comment ne pas imaginer le jeu ultra-physique et spectaculaire de la NBA sans cette dose incalculable d’émotion qui caractérise son intensité ?

Exprimer sa joie après un dunk ? Interdit !

L’expression corporelle après le dunk fait partie intégrante du move, si l’on peux dire. Ainsi, il faut absolument laisser une zone de liberté au joueur afin d’exprimer ses émotions après une action d’éclat. C’est cela qui fait le charme de ce jeu après tout. Le fan vibre en général au diapason de son équipe, et les dunks, contres, ou autres 3-points décisifs sont autant de point d’exclama(c)tion indispensables au basket NBA.

L’expression après le dunk, leçon 1 par Shawn Kemp

Chauffer son public ? Interdit !

De plus, ces réactions post-dunk (ou après tout type d’action spectaculaire) sont régies par des codes internes à la ligue. Marcher sur son adversaire, le pointer du doigt, faire un signe de reconnaissance, interagir avec le public par des gestes ou des paroles… les possibilités sont infinies pour célébrer un bon moment de spectacle sur un terrain de basket. Tout l’intérêt de la chose réside dans la compréhension de ces références à l’histoire du basket, aux actions déjà marquantes du passé.

L’expression codée après le dunk, leçon 2 par D-Wade

Chambrer un joueur ? Interdit !

Et puis, il faut savoir que les réactions des joueurs font partie de l’image de marque de la ligue. Pour ne prendre qu’un exemple, rappelez-vous le « finger wag » de Mutombo. Ce geste a été tellement répété (d’abord par le talent défensif du grand Zaïrois ; puis par ses assaillants victorieux) qu’il est rentré dans les mœurs. Ce geste par ailleurs complètement dénué de connotations d’irrespect, est devenu si célèbre qu’il est rentré dans la légende du basket. Les joueurs entre eux se défiaient à le reproduire en face de son géniteur.

L’expression référencée après le dunk, leçon 3 par MJ himself

Si Lamar Odom, entre ses séances de piscine avec Khloé et la reprise du training camp, a réussi à trouver un nouveau slogan à la NBA (“where normal happens”), on pense qu’il vaudrait mieux pour la grande ligue qu’elle remballe vite fait ce règlement indigne à moins de tomber encore plus bas : la NBA, where nothing happens !

Imaginez-vous, l’espace d’un instant, manquer ce type d’action à cause d’une dose d’autoritarisme mal placée de la part de grands ponts un peu trop conservateurs.

La touche finale: le must de la célébration post-dunk: The ‘Alton Lister’ Dunk

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