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Le 8 mai 1970, Willis Reed entre dans la légende de la NBA

Le 8 mai 1970, Willis Reed entrait en boitant sur le parquet du Madison Square Garden, inspirant les Knicks et le public de New York dans leur quête d’un premier titre NBA.

Alors qu’ils menaient pourtant 3-2 dans les Finals face aux Lakers de Wilt Chamberlain, Jerry West et Elgin Baylor, les Knicks avaient dû encaisser la blessure de leur leader, Willis Reed, sévèrement touché à la cuisse.

Absent lors du Game 6, il voit depuis le banc Wilt Chamberlain compiler 45 points et 27 rebonds, pour égaliser et forcer un Game 7 au Madison Square Garden. Dès lors, la question qui hante New York est de savoir si « The Captain » pourra tenir sa place pour l’ultime rencontre des playoffs, pour limiter le pivot adverse et ainsi offrir à New York son premier titre NBA.

« Ça a beaucoup compté pour le moral des autres joueurs »

Étant donné la sévérité de la blessure, Willis Reed ne peut pas être remis pour le match, mais New York entretient le mystère sur son état et le pivot sort finalement du vestiaire en tenue avant cet ultime duel. Certes, il boite bas, malgré les antidouleurs injectés dans sa cuisse pour tenter de donner la change, et tout le monde voit bien qu’il est loin d’être à son meilleur niveau. Mais il est là, et le public du Madison Square Garden, ivre de bonheur, reprend définitivement espoir.

« Il nous a donné un énorme coup de pouce, juste en venant sur le terrain », explique l’entraîneur Red Holzman. « Il ne pouvait pas jouer à son niveau habituel, mais il a fait beaucoup de choses et ça a beaucoup compté pour le moral des autres joueurs. »

En venant disputer ce match sur une jambe, Willis Reed a fait l’essentiel : donner l’avantage mental à son équipe. Alors que le public est en transe devant l’échauffement du pivot, les Lakers arrêtent le leur pour observer leur adversaire.

Pour Jerry West et les siens, c’est sans doute avant tout pour jauger l’état physique du capitaine new-yorkais, qui boite beaucoup et dont ils se rendent vite compte qu’il ne pourra pas avoir son impact habituel. Mais du côté des Knicks, Walt Frazier explique qu’en voyant ça, quelque chose lui a dit « qu’on pouvait battre ces gars« . Le momentum venait de basculer.

MVP des Finals avec 23 points et 10.5 rebonds de moyenne

Surtout que Willis Reed va rentrer les deux premier shoots du match (il n’en marquera plus d’autre), faisant encore davantage chavirer les fans du Garden. Le pivot a du mal à se replier mais l’essentiel est fait.

Sa simple présence calme Wilt Chamberlain (21 points, 24 rebonds) alors que les Lakers sont emportés dans le rythme de Knicks déchaînés (113-99), portés par les 36 points et 19 passes de Walt Frazier. Willis Reed termine la rencontre avec 4 points et 3 rebonds en 27 minutes mais les Knicks décrochent leur premier titre, alors que le pivot est nommé MVP des Finals.

« Je ne voulais pas avoir à me regarder dans le miroir vingt ans plus tard, à me dire que j’aurais voulu essayer de jouer », expliquera plus tard le héros du jour. Ça aurait en effet privé la NBA d’un moment mythique. Et sans doute New York d’un titre.

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