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Kevin McHale prédit le retour de la rivalité entre Celtics et Sixers

C’est dans l’ADN des Celtics de réussir de très gros coups. Le staff dirigeant de la franchise de Boston a ajouté de magnifiques prises à son tableau de chasse ces dernières années, entre l’arrivée d’Al Horford il y a deux ans, le trade opportuniste de Kyrie Irving ou l’arrivée de Gordon Hayward l’été dernier. À la Draft aussi, nombreux sont les coups de génie réalisés par les C’s. Marcus Smart, Terry Rozier, Jaylen Brown et enfin Jayson Tatum en sont les plus récentes illustrations.

Avant ces brillants mouvements à mettre à l’actif de Danny Ainge, un autre dirigeant mythique avait marqué la franchise de son empreinte, Red Auerbach. Ce dernier avait notamment réussi l’une de ses plus belles prises lors de la Draft 1980, en récupérant Robert Parrish et Kevin McHale la même soirée. Un choix payant qui contribuera à ramener Boston au sommet, créant de beaux souvenirs dans lesquels l’ancien coach des Rockets (aujourd’hui consultant pour NBA TV) a replongé.

« Demain, après le 3e choix, tu seras un Celtic »

Red Auerbach, ou l’homme aux neuf titres NBA en tant qu’entraîneur, a connu presque autant de succès en tant que GM de la franchise du Massachusetts. C’est notamment à la Draft de 1980 qu’il a réussi l’un de ses plus beaux coups en troquant à Golden State son premier choix contre le 3e, en échange de Robert Parrish.

« Notre sentiment, qui était celui de Red, était que Kevin McHale serait notre premier choix », avait récemment rappelé Jan Volk, son assistant de l’époque. « Si on n’avait pas de deal, on l’aurait pris en première position. Mais on pensait qu’on pouvait toujours l’avoir un peu en dessous. »

Les Warriors avaient alors choisi Joe Barry Carroll (2m13) et laissant le champ libre à Red Auerbach pour prendre Kevin McHale. Aux côtés de Danny Ainge et Larry Bird, les deux intérieurs auront ensuite contribué à poursuivre la légende des Celtics, menant Boston à trois titres de champions. À dix jours de la prochaine Draft, Kevin McHale est revenu sur cet épisode d’il y a presque 40 ans, dressant un parallèle entre Red Auerbach et Danny Ainge.

« Je n’avais pas vraiment entendu parler de l’intérêt des Celtics. Je savais que Chicago, qui avait le 4e choix, me prendrait si j’étais toujours là. Mais je ne savais pas vraiment où j’allais atterrir. (…) Juste avant la Draft, Red m’a appelé pour me dire : « J’ai fait un trade pour avoir Robert Parrish et le 3e choix contre le premier et le 13e choix ». Il m’a aussi dit qu’il m’aurait pris avec le premier choix, mais qu’à présent ils pouvaient le faire avec le 3e. Il a terminé la conversation en disant «  Demain, après le 3e choix, tu seras un Celtic. (…) Red savait le genre de joueurs qu’il voulait, le type de joueurs qu’il appréciait, et Danny fait exactement la même chose aujourd’hui, même s’ils cherchent des joueurs différents du fait que l’époque est différente ».

Le vrai « run and gun »

Une destination tombée du ciel pour Kevin McHale, arrivé dans une franchise déjà sur la phase ascendante alors que les autres équipes en lice pour le récupérer se battaient en bas de classement. À l’arrivée, ses Celtics prendront trois titres, en 1981, 1984 et en 1986. Cette année-là, les équipes NBA scoraient en moyenne 110.2 points en moyenne, un pic jamais dépassé depuis malgré les évolutions tactiques, les changements de règles, et l’importance grandissante du tir à 3-points.

« Dans les années 80, on courait. On poussait beaucoup plus le ballon, à chaque fois qu’on avait l’opportunité de le faire. On scorait plus parce qu’il y avait vraiment plus de possessions. Si on ne prenait pas plus de 100 tirs, on pensait qu’on n’avait pas suffisamment poussé le ballon. Il y a plus de place pour l’attaque parce que c’est ce sur quoi on insistait, créer des espaces à travers les contre-attaques et pousser le ballon pour éviter le repli adverse et le cinq contre cinq. On ne voulait pas se retrouver face à des défenses installées ».

Un nouveau chapitre prêt à s’écrire à l’Est

En attendant les retours de Gordon Hayward et Kyrie Irving, les Celtics semblent prêts à retrouver le chemin d’une finale NBA. Et alors que la conférence Est a été le théâtre d’un règne sans partage depuis le début des années 2010, à Miami puis à Cleveland, un nouveau chapitre pourrait s’ouvrir selon Kevin McHale. Et forcément, ses C’s y auront un grand rôle à jouer.

« Quand on y regarde de plus près, je pense que les Celtics et les Sixers vont avoir une grosse rivalité dans les six ou sept prochaines années. Avoir une équipe compétitive qui peut se battre pour un titre pendant six ou sept ans, une équipe de type générationnel, ça n’arrive pas si souvent ».

Le retour de cette grande rivalité, nourrie par les duels entre Bill Russell et Wilt Chamberlain dans les années 60 puis Larry Bird et Julius Erving dans les années 70 et 80, notamment arbitrée par Kevin McHale, serait la meilleure nouvelle pour la compétitivité de la conférence Est dont le niveau est régulièrement pointé du doigt depuis 20 ans.

Entre 1977 et 1985, les deux formations s’étaient rencontrées à cinq reprises en playoffs. Les Sixers avaient remporté trois confrontations, mais n’avait ramené qu’un seul titre 1983, contre trois pour les C’s sur la même période. Sur les 21 séries de playoffs, Boston s’est imposé 13 fois, dont la dernière confrontation en date il y a un mois (4-1), de quoi raviver la flamme.

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