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[Previews] Des Bucks bénis

Comme chaque année, Basket USA propose une présentation de la saison NBA et des 30 franchises sous la forme d’un compte à rebours, de la 30e place à notre favori pour le titre de champion NBA.

On poursuit aujourd’hui avec les Bucks qui grandissent chaque année et seront encore très attendus cette saison. La dynamique se poursuit dans le Wisconsin sous les ordres de Jason Kidd qui a obtenu un bilan positif (42v-40d) pour la première fois depuis son arrivée, en 2014.

Avec la progression d’un groupe jeune, à peine retouché cet été et le retour de Jabari Parker (prévu pour février) qui pourrait être anticipé, Milwaukee a toutes les armes pour viser plus haut cette saison. En constante progression à l’image de son « Greek Freak » Giannis Antetokounmpo, les coéquipiers de Greg Monroe auront-ils les moyens pour bouleverser le Top 5 à l’Est dès cette année et s’immiscer dans la lutte pour l’avantage du terrain au premier tour des Playoffs ?

La vie devant eux

Si les années précédentes étaient porteuses d’espoir, cet exercice 2016-2017 a été celui de la confirmation pour Milwaukee. La garantie du potentiel de tout un groupe emmené par le stratosphérique Giannis Antetokounmpo (élu Most Improved Player) et auquel J-Kidd est venu ajouter un jeune arrière de talent, pioché lors de la draft 2016, Malcolm Brogdon (élu Rookie of the Year). Arrivés à la 6e place de la saison, les Bucks ont même cru à « l’upset » face à des Raptors emmenés par un Kyle Lowry sur une jambe. Mais il n’en a rien été, et malgré de nombreuses péripéties, Toronto l’a emporté en six manches, à l’expérience.

Il faudra encore attendre pour que la jeune génération suive les traces du trio magique Cassell-Allen-Robinson, qui avait réussi à hisser Milwaukee jusqu’en finale de conférence en 2001 (perdue 4-3 face aux Sixers d’Allen Iverson), meilleur résultat de la franchise depuis les années Lew Alcindor/Kareem Abdul-Jabbar (1969-1975).

Même si Khris Middleton est l’un des meilleurs arrières de la côte Est, c’est un vrai lieutenant qui a notamment manqué au leader Antetokounmpo durant cette courte campagne. Celui-ci est déjà tout trouvé et a du talent à revendre en la personne de Jabari Parker. Seul souci, il a été victime cette saison d’une rupture des ligaments croisés du genou et ce pour la seconde fois de sa jeune carrière. Sa saison s’est encore terminée prématurément, en février cette fois, et nul ne sait où aurait terminé Milwaukee avec un Parker en jambes jusqu’à la fin. Malgré ce gros coup dur, les hommes de Jason Kidd n’ont pas envoyé leur saison voler en éclats, une preuve supplémentaire (s’il en fallait une) de leur force mentale et de leur dévotion pour le projet commun. À raison, car cette fin d’exercice a été pleine d’enseignements dont la jeune meute pourra se servir à l’avenir.

Jabari Parker, l’omni-absent

Avec des rotations de qualité, de très bons jeunes et en attendant l’éclosion de Thon Maker au poste 5, les Bucks ont de quoi voir l’avenir avec sérénité. C’est dans cet état d’esprit que le front office a d’ailleurs abordé cette intersaison, un an après avoir prolongé le « Greek Freak » pour 100 millions sur 4 ans. Milwaukee fait partie des franchises qui ont été les moins actives sur le marché des transferts cet été. La possible arrivée de Gerald Green pourrait donner plus de relief sur les postes extérieurs où Tony Snell a montré de gros progrès (au pourcentage de réussite notamment).

Sous les panneaux, Greg Monroe est resté, et il est parfait comme 6e homme. John Henson semble stagner mais ses longs segments sont utiles en défense, ou près du cercle en attaque. La prochaine étape à aborder concernera Jabari Parker, un dossier compliqué qu’il faudra éclaircir d’ici la reprise de la saison régulière. Comme depuis deux ans, son absence sera l’un des principaux sujets de discussion aux abords du Bradley Center. Et la date de son retour (que l’on annonce plus rapide que prévu), constituera l’un des éléments qui permettront (ou pas) aux Bucks de revoir leurs ambitions à la hausse pour la fin de saison.

Mouvements de l’été

Arrivées : DJ Wilson (Draft), Joel Anthony (Spurs), Kendal Marshall (G-League), Gerald Green (Celtics)

Départs : Michael Beasley (Knicks)

Le joueur à suivre : Giannis Antetokounmpo

Monstre athlétique à l’envergure déraisonnable, le poste 2-3-4 grec des Bucks a connu une progression constante depuis son arrivée en NBA en 2013. Sa dernière saison à 23 points, 8.8 rebonds, 5.4 passes décisives, 1.6 interception et 1.9 contre par match (leader de son équipe dans toutes ces catégories) ponctuée par trois « triple double » est venue rappeler à quel point le « Greek Freak » est un joueur complet et promis à un avenir radieux.

Si ses stats et sa production sur le parquet sont déjà proches de la perfection, il reste toutefois un secteur dans lequel Giannis Antetokounmpo peut encore évoluer, dans l’optique de soutenir la comparaison avec Kevin Durant et LeBron James : le tir à 3-points. Le Grec semble avoir pris le meilleur de ces deux références à son poste, entre le côté athlétique d’un LeBron et l’élasticité d’un KD mais ne possède clairement pas le tir extérieur comme atout dans son jeu (27% d’adresse en saison régulière et en carrière). Une faille mis en lumière en playoffs où le numéro 34 a parfois eu les défauts de ses qualités : inarrêtable sur jeu de transition, mais encore fragile sur attaques placées, face à des défenses resserrées. S’il parvient à franchir un cap à ce niveau, il deviendra alors un véritable cauchemar pour toute la ligue.

LE CINQ DE DEPART EN DEBUT DE SAISON

LE BANC

Meneurs : Matthew Dellavedova, Jason Terry, (Kendall Marshall)
Arrières : Tony Snell, Rashad Vaughn, Sterling Brown
Ailiers : DJ Wilson, (Gerald Green), (Brandon Rush)
Ailiers-forts : Mirza Teletovic, Jabari Parker
Pivots : Greg Monroe, (Joel Anthony)

MOYENNE D’AGE : 26.8 ans
MASSE SALARIALE : 117.3 millions de dollars (10e sur 30)
SI TOUT VA BIEN

Avec un effectif majoritairement reconduit, un cinq majeur soudé autour d’une superstar et un banc toujours plus productif, les Bucks ont toutes les armes pour bien débuter et jouer les trouble-fêtes cette saison. Cerise sur le gâteau, Jabari Parker revient plus tôt que prévu et retrouve rapidement son meilleur niveau. La dynamique positive se poursuit et Milwaukee, à l’abri des pépins physiques toute la saison, bouscule la hiérarchie et parvient à ses fins en décrochant une place dans le Top 4, synonyme d’avantage du terrain au premier tour. Une progression par rapport à la saison passée.

SI TOUT VA MAL

À l’inverse de sa première blessure, Jabari Parker connaît des soucis pour retrouver son meilleur niveau. L’élan des Bucks en pâtit, le banc ne tourne plus et Michael Beasley n’a pas été remplacé dans ce rôle d’électron libre. Avec son effectif atypique, Milwaukee doit s’en remettre aux exploits d’un Giannis Antetokounmpo qui se retrouve confronté aux mêmes soucis que lors de la campagne de playoffs précédente : pas d’avantage du terrain et une sortie sans gloire au premier tour.

PREVIEWS : les équipes déjà présentées
30 – Chicago Bulls (15e Est)
29 – Phoenix Suns (15e Ouest)
28 – Atlanta Hawks (14e Est)
27 – Indiana Pacers (13e Est)
26 – Brooklyn Nets (12e Est)
25 – Sacramento Kings (14e Ouest)
24 – Orlando Magic (11e Est)
23 – New York Knicks (10e Est)
22 – LA Lakers (13e Ouest)
21 – Dallas Mavericks (12e Ouest)
20 – Philadelphie Sixers (9e Est)
19 – Detroit Pistons (8e Est)
18 – Charlotte Hornets (7e Est)
17 – Memphis Grizzlies (11e Ouest)
16 – New Orleans Pelicans (10e Ouest)
15 – Utah Jazz (9e Ouest)
14 – Miami Heat (6e Est)
13 – Denver Nuggets (8e Ouest)
12 – Portland Blazers (7e Ouest)
11 – Milwaukee Bucks (5e Est)
Basket USA

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