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[Previews] Les Hawks se sabordent

Comme chaque année, Basket USA propose une présentation de la saison NBA et des 30 franchises sous la forme d’un compte à rebours, de la 30e place à notre favori pour le titre de champion NBA. Et dès la 28e place, on retrouve une équipe qui avait remporté 60 victoires en 2015, et qui reste sur dix participations de suite en playoffs. Record en cours à l’Est.

Sauf que les Hawks ont estimé qu’ils étaient sur une pente savonneuse, et ils ont choisi de tourner la page. Trois joueurs majeurs sont partis, et les dirigeants n’ont même pas cherché à les remplacer. Une véritable année de transition pour Atlanta dont les projets restent très vagues.

Où est passée l’ambition ?

Tout va très vite en NBA, et l’intersaison des Hawks en est la parfaite illustration. Leader de la conférence Est il y a encore deux ans, la franchise a soudainement décidé d’arrêter les frais. Il y a un an, nous écrivions « Une page se tourne » pour résumer leur intersaison, marquée par les départs de Jeff Teague et Al Horford. En fait, c’était juste la première étape d’une véritable reconstruction.

En cours de saison, les Hawks ont cédé Kyle Korver aux Cavaliers contre trois fois rien, et cet été, ils ont terminé l’opération « grand nettoyage » en ne retenant pas Paul Millsap, leur leader, puis en envoyant Dwight Howard aux Hornets, et enfin en laissant partir Thabo Sefolosha ou encore Tim Hardaway Jr. En coulisses, Mike Budenholzer a perdu son statut de président, et on se demande vraiment où veulent en venir les dirigeants. Surtout quand on s’aperçoit qu’ils ont récupéré le contrat pourri de Miles Plumlee, et qu’au final, ils ont échangé Paul Millsap aux Nuggets contre un simple premier tour de draft des Clippers. Il y avait clairement mieux à faire… Bref, Atlanta n’est pas loin d’afficher le roster le plus affreux de la NBA, et c’est triste quand on se souvient de son collectif et de la qualité de son effectif.

Ça va encore shooter…

S’il reste des fans des Hawks, qu’ils se rassurent, ça va encore shooter à 3-points. Kyle Korver n’est plus là mais le duo Belinelli-Babbitt a la gâchette facile, et Ersan Elyasova sera toujours là pour faire sortir les intérieurs adverses. Mike Budenholzer va donc conserver les mêmes schémas tactiques, et les Hawks vont vivre et mourir avec l’adresse extérieure. Pour le reste, le recrutement est faiblard. Certes, le rookie John Collins semble être un phénomène athlétique, mais ce sera impossible de s’imposer illico dans un collectif en pleine reconstruction. Idem pour Dewayne Dedmon, précieux aux Spurs, mais qui va découvrir la pression d’être un taulier alors qu’il est essentiellement un intérieur-contreur, et donc un « role player ».

Les « sophomores » Taurean Prince et DeAndre Bembry ont une occasion en or à saisir, mais si le premier devrait être titulaire, le second a déjà rejoint l’infirmerie pour plusieurs semaines. En clair, les Hawks vont se battre avec les Pacers et les Bulls ou encore les Nets pour éviter la dernière place de leur conférence. Le problème, c’est que les « gros salaires » de l’équipe ne le méritent pas forcément. On pense à Kent Bazemore qui touchera 16 millions cette saison, ou encore Plumlee avec ses 12 millions annuels. Et ils sont sous contrat jusqu’en 2020… Seule éclaircie dans ce ciel orageux, l’arrivée de Travis Schlenk comme GM. Il était aux Warriors depuis 13 ans et on espère qu’il n’a rien perdu de sa science du recrutement et de la gestion du salary cap en arrivant en Géorgie.

LES MOUVEMENTS DE L’ÉTÉ

Arrivées : Marco Belinelli (Charlotte Hornets), Miles Plumlee (Charlotte Hornets), John Collins (Draft, premier tour), Tyler Dorsey (Draft, 2e tour), Alpha Kaba (Draft, 2e tour, droits acquis, engagé avec l’Asvel), Dewayne Dedmon (San Antonio Spurs), Nicolas Brussino (Dallas Mavericks), Luke Babbitt (Miami Heat)

Départs : Tim Hardaway Jr (NY Knicks), Ryan Kelly, Mike Dunleavy Jr, Paul Millsap (Denver Nuggets), Kris Humphries, Jose Calderon (Cleveland Cavaliers), Thabo Sefolosha (Utah Jazz)

LE JOUEUR À SUIVRE : Dennis Schroder

Finalement, Dennis Schroder ne va pas être dépaysé puisqu’il aura cette saison autant de responsabilités qu’en sélection. Très bon avec l’Allemagne, qu’il a mené jusqu’en quart-de-finale de l’Euro, le meneur des Hawks a prouvé cet été qu’il avait la trempe d’un leader, mais aussi qu’il était capable de déstabiliser les défenses par ses dribbles, sa vitesse et ses changements de rythme. Lui qui tournait à 18 pts de moyenne la saison passée peut devenir l’un des meilleurs marqueurs à son poste. Le souci, c’est que ça va être compliqué pour lui de se reposer puisque son seul backup est Malcolm Delaney. Sous contrat jusqu’en 2021 à 15 millions par an, il va devoir prendre son mal en patience, et ce n’est pas certain que ses dirigeants l’entourent de très bons free agents dans les années à venir. Il lui faudra donc tirer le meilleur d’un groupe très moyen, et travailler sur sa complicité avec un ou deux jeunes joueurs aptes à devenir des joueurs majeurs. On pense à Taurean Prince ou John Collins cette saison, mais à sa place, on regarderait plutôt du côté de la NCAA ou de l’Europe puisque Atlanta va sans doute drafter très haut dans un an.

LE CINQ DU DÉBUT DE SAISON

LE BANC

Meneurs : Malcolm Delaney, Quinn Cook
Arrières : Marco Belinelli, DeAndre Bembry, Tyler Dorsey
Ailiers : Luke Babbitt, Nicola Brussino
Ailiers forts : John Collins
Pivots : Mike Muscala, Miles Plumlee

MOYENNE D’ÂGE : 26.5 ans
MASSE SALARIALE :  94.9 millions de dollars (23e sur 30)
SI TOUT VA BIEN

À Atlanta, on a toujours fait passer le collectif avant l’individu, et Mike Budenholzer, comme Gregg Popovich, est un alchimiste. Avec Schroder comme leader, il limite la casse, et surtout il responsabilise les plus jeunes. Collins est un « animal » et il est tout simplement le « steal » de la dernière draft. Son nom est même évoqué comme Rookie Of The Year. Sous les panneaux, Dedmon a fait oublier Dwight Howard et il devient carrément le meilleur contreur du championnat. Avec Bazemore sur les extérieurs, Atlanta possède une base correcte sur le plan défensif. Avec ce quatuor, Atlanta se découvre une nouvelle colonne vertébrale et la reconstruction est grandement facilitée. Arrivé des Warriors cet été, le nouveau GM, Travis Schlenk, est prêt à remonter la pente.

SI TOUT VA MAL

Mike Budenholzer ne survit pas au départ catastrophe de son équipe, et il prend la porte. Les Hawks sont un bateau ivre où seul Schroder met du baume au coeur du maigre public qui vient encore à la Philips Arena. Atlanta loupe les playoffs pour la première fois depuis 2008, et en coulisses, ça reste très compliqué. Sans stars, ni public, les Hawks vivent tout simplement l’une des pires saisons de leur histoire. Comme en 2005, ils ne parviennent même pas à atteindre le cap des 15 victoires…

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