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Où en est la réalité virtuelle pour progresser aux lancers-francs ?

Même si l’expérience n’a pas forcément été très fructueuse avec Andre Drummond, passé de 35.5% à 38.6% dans l’exercice, l’utilisation d’un casque de réalité virtuelle pour améliorer son adresse aux lancers-francs fait son chemin, et Ian Mahinmi a joué les cobayes la saison passée.

Dans un rapport publié sur son site Internet, STRIVR explique ainsi que le Français, longtemps blessé, a utilisé leur dispositif pendant 3 semaines. Durant cette période, son adresse aux lancers-francs était en moyenne de 73%. Le reste du temps, sans l’aide du casque, son pourcentage était retombé à 42%. Même si le fabricant reconnaît que l’échantillon est faible, le diagramme ci-dessous parle de lui-même.

On muscle sa mémoire et son cerveau

Comment les Wizards ont-ils fonctionné ? En fait, ils se sont basés sur les principes des imageries mentale et motrice. Ils ont ainsi filmé, à 360°, Mahinmi pendant qu’il shootait des lancers-francs. Puis ils n’ont gardé que les lancers réussis. Avant chaque séance de lancers-francs à l’entraînement, le Français mettait le casque et se voyait, à la 1ère personne, inscrire des lancers.

« C’est davantage mental, et avec la réalité virtuelle, c’est un appui positif » expliquait Drummond il y a un an à propos de ce système virtuel. « Même si en vrai vous n’allez pas mettre tous les tirs, vous avez en tête l’idée que vous allez le mettre. Pour moi, c’est positif. »

Même constat pour Mahinmi.

« C’est plutôt comme muscler sa mémoire, mais pour son cerveau » estimait le Français, interrogé par ESPN en février. « Si vous le voyez, votre cerveau va l’enregistrer. Puis lorsque vous devez shooter en vrai, vous y pensez, et vous vous voyez shooter et le mettre. Vous savez que vous pouvez le mettre. »

La visualisation motrice

Ce système permet aussi de mieux cerner ses défauts dans la gestuelle, et de comprendre pourquoi certains lancers sont réussis, et d’autres pas…

« Il y a tout un tas de trucs que je ne réalisais pas » poursuit Mahinmi. « Après avoir mis quelques lancers, mes mains se relâchent. Mon corps bouge. Il y a tout un tas de choses que j’ai notées, et que je ne faisais pas avant. »

Qu’en a pensé Scott Brooks, ancien très bon shooteur de lancers-francs ? Pour lui, ce n’est que la version moderne d’une méthode ancestrale que lui avait enseignée un coach au lycée : fermer les yeux et visualiser encore et encore des gestes réussis.

« La visualisation est tellement énorme » insiste le coach des Wizards. « Mon coach de high school me l’avait appris il y a très longtemps. Chaque soir, j’avais l’habitude de visualiser mes lancers-francs réussis. »

A défaut de s’offrir un casque virtuel, on peut toujours commencer par cette méthode adoptée par d’autres sportifs, comme des golfeurs ou des tireurs à l’arc. Certains (très grands) sportifs vont même encore plus loin dans la visualisation, et on raconte ainsi que Roger Kingdom, double champion olympique du 110m haies dans les années 80, avait une méthode bien particulière pour s’entraîner : il plaçait des boîtes d’allumettes sur des haies, et il devait les faire tomber en courant dans le noir.

C’est beaucoup plus dangereux que de porter un casque virtuel, mais ce serait applicable au basket : shooter ses lancers-francs dans le noir ou en fermant les yeux. Comme Michael Jordan, en match…

Basket USA

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