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Roman de l’été : « Michael Jordan, The Life » (2)

La saison NBA est terminée, il va falloir chasser l’ennui et trouver de quoi s’occuper sur la plage cet été. Basket USA a pensé à vous ! Comme l’an passé, nous vous offrons une sorte de roman de l’été, de longs extraits d’un livre 100% basket américain.

Après « Un coach, onze titres NBA » de Phil Jackson, nous vous proposons le deuxième ouvrage dédié à la balle orange édité par Talent Sport : « Michael Jordan, The Life » de Roland Lazenby, un bouquin de plus de 700 pages qui retrace toute la carrière de « Sa Majesté ».

Nous avons passé les premiers chapitres – qui évoquent les aïeux, l’enfance et la carrière universitaire de Mike – pour attaquer sa première année sur les parquets pros, en 1984-85.

Le roman de l’été, c’est un épisode par semaine jusqu’en septembre. Bonne lecture !

A lire : Première partie

 

CHAPITRE 14

 

1984

Le tournoi olympique de basket démarra le 29 juillet au Great Western Forum de Los Angeles, en l’absence notamment de l’Union soviétique et de la Hongrie qui avaient boycotté ces Jeux en réponse au boycott, par les États-Unis, des Jeux olympiques de Moscou en 1980 (1). L’équipe masculine des États-Unis ne rencontra pas de véritable opposition. Elle remporta ses huit matches avec un écart moyen de 32 points. Jordan en fut le meilleur scoreur (17.1 points par match). « Ce que Michael pouvait faire et comment il pouvait le faire, en tant que joueur polyvalent, devenait évident, releva Billy Packer. Mais il n’est pas descendu sur les parquets des Jeux pour marquer 40 points à chaque match car ce n’était pas comme ça que cette équipe jouait. »

Même si le schéma offensif très systémique de Bobby Knight offrait un temps de jeu et des opportunités de scoring limités, Jordan fit vibrer le public, aussi bien que ses coéquipiers, pendant les entraînements et les matches. « Quand Michael prend la balle à la pause, une chose est sûre, lança Steve Alford. Il va y avoir un dunk de folie. » « Parfois, les joueurs se mettent tout simplement à regarder Michael, dit encore Alford, car il a l’habitude de faire des choses qu’on n’a pas envie de rater. »

Alors que les Américains distançaient leurs concurrents, un journaliste international montra à Jordan un magazine étranger avec sa photo sur la couverture. Le titre affirmait qu’il était le meilleur joueur du monde. Le journaliste lui demanda ce qu’il en pensait. « Jusqu’ici, répondit-il franchement, je n’ai rencontré personne qui m’ait empêché de faire ce que je voulais faire. »

 

Humilié par Bobby Knight

En dominant des équipes pleines de stars de la NBA puis les meilleures formations internationales, il vécut une énorme ascension cet été-là. Sa seule véritable contre-performance eut lieu contre la République Fédérale d’Allemagne : les Américains laissèrent fondre une avance de 22 points, Jordan commit 6 pertes de balle et il ne réussit que 4 de ses 14 tirs. Knight était fou de rage sur le banc mais l’équipe américaine se reprit et préserva la victoire (78-67). L’humeur massacrante du coach était à son comble dans le vestiaire quand il demanda à Jordan de s’excuser auprès de ses coéquipiers. « Tu devrais avoir honte d’avoir joué comme ça ! », hurla-t-il à Michael, dont les yeux s’emplissaient de larmes. Il resta sous le choc, sans voix, au milieu de ses coéquipiers.

Jordan était le leader de cette équipe, celui dont la flamme intérieure stimulait tous les autres. Ils appréciaient son talent et sa volonté. Ils furent choqués de le voir se faire ainsi réprimander, comme le révéla plus tard Sam Perkins. « Nous ne pensions pas que Michael avait si mal joué, vraiment. C’était plutôt nous. Coach Knight savait ce qui nous attendait. Et cela a propulsé Jordan. » Plus tard, dans sa carrière professionnelle, Jordan se verrait souvent accusé de tyranniser ses coéquipiers. Peut-être avait-il pris cela des quelques mois passés avec Bobby Knight. « Ce n’est pas que j’aie peur de lui, dit Jordan aux journalistes qui couvraient l’équipe olympique. Mais c’est le coach et il a eu du succès avec ce style de coaching. Et je ne veux absolument pas remettre ça en question. Jouer pour lui pendant quatre ans est quelque chose que je ne veux même pas envisager. Mais il est direct. Il s’exprime franchement. Quels que soient les mots qu’il utilise, vous n’avez aucun problème pour le comprendre. »

S’étant fait humilier par Knight, Michael disputa la fin du tournoi avec hargne. Il marqua 20 points en finale, où le Team USA écrasa l’Espagne 95-65 pour s’emparer du titre olympique. Jordan tomba dans les bras d’un Knight souriant, pour une longue accolade, et agita ensuite un petit drapeau américain sur le podium. Il embrassa la médaille d’or, chanta l’hymne américain puis sauta dans les tribunes pour montrer sa médaille à sa mère.

 

Jordan, un nom devenu une marque identifiable

Il lui rappela la promesse qu’il avait faite quand il avait 9 ans, déçu après la défaite des Américains contre les Russes dans la finale olympique de 1972 (50-51). Il ne pouvait pas savoir à l’époque que le prix de cette médaille d’or serait la soumission à la tyrannie de Knight. Jordan n’était pas quelqu’un qui digérait facilement une humiliation. Ces instants avaient certes été pleins de douceur et de félicité mais il en conservait un arrière-goût amer.

Anthony Teachey n’avait pas été sélectionné dans l’équipe olympique mais il avait eu l’opportunité d’observer Michael sacrifier une nouvelle fois son talent pour accéder aux demandes d’un coach tout-puissant. Teachey l’avait vu tout de suite et cette évidence l’avait frappé. « Beaucoup de gens ne l’ont jamais remarqué, dit-il dans une interview en 2012. Quand vous regardez son style, il s’est adapté, du lycée à l’université, de l’université à la sélection olympique, de la sélection olympique au monde professionnel, parce qu’il avait le caractère pour jouer pour des coaches comme Dean Smith, Bobby Knight et Phil Jackson. »

Personne n’a été plus heureux ni plus soulagé par la performance olympique de Jordan que Rod Thorn. Cela confirmait que le general manager des Bulls avait bien géré son tour de draft. « Jouer dans l’équipe olympique a donné une véritable impulsion à Michael, expliqua Thorn avec le recul. Son nom est devenu une marque identifiable parce que les Jeux se déroulaient à Los Angeles et parce que ces Jeux devenaient chaque soir le film de ses exploits, dunks et gestes ahurissants, même s’il ne jouait pas tant que ça. »

 

Six millions sur 7 ans, troisième plus gros contrat de l’histoire

Deux semaines plus tard, le 12 septembre 1984, les Bulls annoncèrent que Jordan avait signé un contrat de 6 millions de dollars sur 7 ans, le troisième plus gros contrat de l’histoire de la Ligue derrière ceux offerts par Houston aux pivots Hakeem Olajuwon et Ralph Sampson. C’était de loin le contrat le plus élevé jamais proposé à un arrière. « C’était du donnant-donnant mais nous avons donné et ils ont pris », plaisanta Jonathan Kovler, co-propriétaire des Bulls.

Dans les jours qui suivirent, d’autres agents NBA émirent une opinion contradictoire. Pourquoi une star comme Jordan signerait-elle un contrat sur 7 ans pour une somme inférieure ? « Ça n’a pas de sens », déclara George Andrews, l’agent de Magic Johnson et d’Isiah Thomas, au Southtown Economist. L’agent Lee Fentress avança qu’un tel accord générerait à coup sûr des problèmes, vu que les contrats des joueurs étaient déjà sur des tendances de très fortes hausses. « Je ne suis pas Dieu le père, avait déclaré David Falk en annonçant la signature du contrat. Michael et ses parents ont pris la décision eux-mêmes. »

L’un des éléments clés était une clause concernant « l’amour du basket », sur laquelle Michael avait insisté. Le contrat NBA standard avait une clause de nullité si le joueur se blessait dans une activité autre que celle effectuée dans le cadre de l’équipe. Jordan voulait avoir une liberté de pratique du sport pleine et entière, telle que définie par son amour du basket. Les Bulls acceptèrent cette concession parce que la famille Jordan avait accepté des termes favorables à la franchise. « Mes avocats ont eu du mal avec ce contrat mais pas moi, dit Jordan aux journalistes de Chicago. Je suis heureux que les négociations soient terminées et je suis impatient de démarrer avec les Bulls. Ce ne sera pas le Michael Jordan Show. Je ne serai qu’un élément de cette équipe. »

 

CHAPITRE 15

 

Black power

La première fois que les représentants de Nike ont rencontré Sonny Vaccaro, ils se sont demandé s’il n’appartenait pas à la mafia. Il en avait le profil avec son nom, son accent et ses manières. Et il avait l’air de baigner dans le secret de choses que les gens normaux ignorent. Michael Jordan eut la même impression en s’asseyant en compagnie de ce petit Italien rondouillard aux paupières lourdes. Plus tard, Michael reconnut avoir pensé : « Je ne suis pas sûr de vouloir me commettre avec ce genre de personnage louche. »

Vaccaro se marrait en privé de la bizarrerie de tout ça. Ses amis savaient bien qu’il n’y avait pas la moindre parcelle de criminalité chez lui. Cependant, Vaccaro n’a jamais fait aucun effort pour dissiper l’impression qu’il était un mafioso. Il aimait l’idée que les gens le pensent lié au milieu. Dans les affaires, tout avantage peut être utile.

De plus, Vaccaro était effectivement proche d’une infinité d’initiés portant des costumes très voyants. Mais c’étaient des coaches de basket, pas des gangsters. Les meilleurs coaches universitaires américains n’étaient pas vraiment sûrs, eux non plus, de ce qu’il était. Ils savaient seulement que les généreux chèques que Vaccaro leur envoyait évacuaient les questions. Dans le basket, en 1978, vous pouviez vous acheter tout un tas de bonnes grâces. Sonny Vaccaro transforma Nike en preuve vivante de cet axiome.

 

Sonny Vaccaro, le faux Parrain ami des bookmakers

Le simple fait de voir Vaccaro dans son survêtement froissé, une barbe mal rasée, faisait rire Billy Packer. « Ça aurait été différent s’il avait été un cadre de Wall Street ou un ponte de Madison Avenue (2), précisa-t-il. Mais ce n’était pas ce qu’il était. C’était un gars de la rue. Le basket n’allait pas le laisser pénétrer au cœur de ses arcanes. Donc, il opérait de l’extérieur de ce cercle fermé et il a rencontré un incroyable succès, pour lui-même et pour sa société. »

Vaccaro révolutionna le sport sans vraiment essayer de travestir qui il était : un gars sympa de Pittsburgh. Du moins, pendant la moitié de l’année. L’autre moitié de l’année, il était à Las Vegas. Si son aura de parrain italien ne suffisait pas à impressionner les gens, alors ses connections à Vegas faisaient le job. La moitié de chaque année, on pouvait voir Vaccaro aux comptoirs de bookmakers minables dans des établissements comme l’Aladdin ou le Barbary Coast, où vous pouviez obtenir des cotes sur presque tout et n’importe quoi. C’est de là qu’il tirait une partie de ses revenus, sur des « commissions » gagnées sur des paris sur des matches de football qu’il plaçait pour des « clients ». L’entendre lui-même s’expliquer sur ces paris donnait à cette activité une allure encore plus douteuse. Le bruit courait également qu’il jouait aussi un peu de son côté. C’était un personnage runyonesque (3) qui ressortait du décor, même à Las Vegas, un lieu pourtant abondamment fourni en personnages runyonesques. Il se disait que plus on s’approchait du coup d’envoi, plus on entendait son nom dans les haut-parleurs des bookmakers.

Qu’un personnage comme Sonny Vaccaro puisse travailler pour une firme comme Nike pouvait mieux se comprendre quand on savait ce que Vaccaro faisait l’autre moitié de l’année, de retour à Pittsburgh. Il avait tout juste 24 ans en 1964 quand il créa le Dapper Dan Roundball Classic avec Pat DiCesare, son camarade de chambre à l’université. Ce tournoi était l’un des tout premiers tournois de haut niveau pour les lycéens All-Stars. Ils l’avaient créé avec un but caritatif pour la ville de Pittsburgh. Mais très rapidement, Vaccaro s’aperçut que son tournoi répondait à un besoin très fort. Il fournissait une vitrine d’exposition permettant aux joueurs de lycée d’être vus par les coaches d’université. Le Dapper Dan a vite attiré chaque année les meilleurs joueurs et les meilleurs coaches. Tous sont venus, de John Wooden à Dean Smith. C’était la clé de son influence, disait Vaccaro à qui voulait l’entendre. Tout n’était qu’une question de relations. « Le Dapper Dan m’a donné une entrée », dit-il en 2012.

Un tournoi devenu incontournable

Le tournoi lui-même n’a jamais fait plus de 3 000 dollars de bénéfices mais c’était une mine d’or en termes de relations. Vaccaro y sympathisait avec tous les grands coaches. Son rayonnement était comparable à celui d’Howard Garfinkel, le fondateur du camp Five-Star. Sauf que la vision de Vaccaro induisait le marketing tandis que celle de Garfinkel était centrée sur l’évaluation des talents. Attirer les plus grandes célébrités à un événement signifiait également attirer les plus grands médias. Voici ce qu’écrivait « Sports Illustrated », sous la plume de Curry Kirkpatrick, au sujet du tournoi de Vaccaro en 1970 : « Il était impossible de faire un pas dans l’hôtel William Penn, que ce soit dans le hall d’entrée, dans les couloirs, dans l’ascenseur, à la cafétéria ou à l’occasion sous un palmier en pot, sans tomber sur un coach cherchant des joueurs lycéens. Toute cette compagnie avait fait la route vers Pittsburgh pour assister au Dapper Dan Roundball Classic, un All-Star Game lycéen annuel qui, en six ans d’existence, s’est imposé comme l’un des événements majeurs de ce type. »

C’était un véritable divertissement de voir Vaccaro à l’œuvre dans un hall d’hôtel, d’après le détecteur de talents Tom Konchalski. « Il menait des conversations avec environ huit personnes différentes en même temps, en divers endroits du hall. John Thompson venait d’être embauché à Georgetown et Jerry Tarkanian était encore à Long Beach State. Sonny Vaccaro connaissait tout le monde là-bas. Il avait l’air de jongler avec les coaches. Il y avait environ trente coaches dans le hall. Il leur montrait à tous du respect et alimentait la conversation avec chacun des trente. »

En 1977, Vaccaro avait acquis suffisamment de poids pour se permettre d’appeler les bureaux de Nike à Portland, en Oregon, et exposer son idée de nouvelle chaussure. Nike n’était pas intéressé mais Rob Strasser, l’un des hauts cadres responsables de la firme, était fasciné par cette relation privilégiée que Vaccaro entretenait avec tous ces coaches. D’autres dirigeants de Nike voulaient un rapport du FBI sur Vaccaro mais Strasser n’y prêta aucune attention. Il engagea Vaccaro pour 500 dollars par mois, lui mit 30 000 dollars à disposition sur un compte et lui demanda de faire signer aux coaches des contrats d’équipement avec Nike. « Vous devez vous remettre en mémoire, expliqua Vaccaro, qu’à l’époque, Nike était une entreprise qui ne pesait que 25 millions de dollars. »

 

La version basket des pots-de-vin

C’était un jeu d’enfant pour Vaccaro. Il faisait signer aux coaches un simple contrat Nike et leur envoyait un chèque ainsi que des chaussures gratuites pour leurs joueurs. Il a commencé à signer des entraîneurs en pagaille, dont John Thompson à Georgetown, Jerry Tarkanian, qui venait tout juste de prendre le poste à UNLV (l’université du Nevada à Las Vegas), Jim Valvano à Iona et George Raveling à Washington State. « Vous devez vous remettre à l’esprit qu’à cette époque, 5 000 dollars, c’était énorme pour un coach, rappela Packer. Je n’ai eu vent de ces choses qu’en surface. Seul Sonny sait combien il donnait aux coaches. »

Pour ces derniers, cela semblait presque trop beau pour être vrai. « Si je vous comprends bien, est supposé avoir dit Jim Valvano, vous allez me donner des chaussures gratuitement et en plus me donner de l’argent ? C’est légal ? » C’était en fait la version basket des pots-de-vin. C’était légal mais l’éthique de tout ça faisait lever les sourcils. L’idée était très simple : amener les coaches à faire porter des Nike à leurs joueurs amateurs et envoyer ainsi un message fort aux fans et aux consommateurs. Quand Larry Bird, alors à Indiana State, apparut en couverture de « Sports Illustrated » en 1978 avec une paire de Nike, cela fit bondir la crédibilité de Vaccaro. Il avait mis la main sur l’ultime bénéfice que lui apporterait son nouveau « client ».

Les ventes de la firme grimpèrent en flèche. Strasser déposa bientôt 90 000 dollars supplémentaires sur le compte en banque de Vaccaro, avec la directive de signer davantage de coaches. Quand le « Washington Post » écrivit un article critique sur l’approche de Nike, les responsables de l’entreprise s’attendirent à une explosion de publicité négative. Au lieu de cela, ils reçurent principalement des demandes de coaches réclamant une part du gâteau. Vaccaro avait lâché une vague de cash dans le basket amateur américain. Très vite, les fabricants de chaussures ont non seulement souscrit avec les coaches d’université mais également investi le basket jeunes. « Ça a changé la donne, dit Tom Konchalski de ce système de commissions initié par Vaccaro. Maintenant, les gosses de 12 ans et moins qui jouent au basket en AAU pensent qu’ils sont arrivés. »

Notes

  1. Suite à l’invasion de l’Afghanistan par l’Union soviétique en 1979.
  2. Située à New York, Madison Avenue est le lieu de résidence des plus grandes agences de publicité américaines depuis les années 1920.
  3. Personnage du monde de la nuit, des artistes, des gangsters et des tables de jeu tel que dépeint dans les nouvelles de Damon Runyon (1880-1946).

 

A suivre…

 

Roland Lazenby, « Michael Jordan, The Life »

726 pages, 32 euros, 13,99 euros en format numérique (ePub).

En vente en librairie, dans les grandes surfaces et sur les sites de vente en ligne.

Talent Sport

http://talentsport.fr

https://www.facebook.com/Talentsport2014/

Autres livres de basket disponibles

> Phil Jackson, « Un coach, onze titres NBA » (sorti le 14 mai 2014)

> Jack McCallum, « Dream Team » (sorti le 8 juin 2016)

> Kent Babb, « Allen Iverson, not a game » (sorti le 9 novembre 2016)

> Jackie MacMullan, « Larry Bird-Magic Johnson, quand le jeu était à nous » (sorti le 31 mai 2017)

 

Basket USA

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