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Rencontre avec Yogi Ferrell, le porte-bonheur des Mavericks

ferrell-blazersIl y a à peine une semaine, il était membre des Long Island Nets en D-League. Non drafté à sa sortie de la fac d’Indiana, Yogi Ferrell avait eu un avant-goût de la NBA chez les Nets mais, de son propre aveu, il était trop « jeune », trop vert pour profiter pleinement de cette opportunité.

Par contre, depuis un coup de fil de son agent le 28 janvier dernier, il vit un véritable conte de fées ! Après avoir réussi 9 points lors de son premier match avec les Mavs, il a enchaîné avec une pointe à 19 unités… et puis hier soir, la totale : 32 points à 11/17 aux tirs dont un insensé 9/11 à trois points. Le tout pour quatre victoires en quatre matches !

Basket USA est allé à la rencontre du héros de la soirée… Tellement peu habitué aux usages de la NBA qu’on a dû le retrouver sur le parquet du Moda Center (en discussion avec son paternel). Après avoir épinglé Tony Parker et Kyrie Irving à son tableau de chasse, Yogi Ferrell y a ajouté Damian Lillard. Ça commence à devenir sérieux !

Yogi, vous terminez à 32 points à 9/11 à trois points, dans quelle dimension étiez-vous sur ce match dingue ?

« J’étais dans un tel rythme que j’avais l’impression que chaque tir allait rentrer. J’ai été agressif, ainsi que le coach me le demande. »

Vous venez d’établir un record de franchise pour un rookie avec 9 tirs à trois points réussis, comment vous sentez-vous déjà si à l’aise pour votre 4e match seulement ?

« Je me sens bien dans cette équipe. J’essaie de jouer sans peur en ce moment. Je joue et je donne tout pour mes coéquipiers. Je ne m’occupe pas des tirs que je rate ou si je perds une balle par-ci par-là, je joue simplement mon jeu à fond. »

Vous avez lâché un écart de 24 points, avez-vous eu peur sur la fin de match ?

« On savait que ça allait être un match de séries, et que Portland allait revenir fort et nous frapper au visage d’une certaine manière. Surtout ici avec leurs fans derrière eux. On est resté concentré sur notre jeu. Il fallait qu’on défende dur pour faire des stops. »

On vous a vu éructer de plaisir après votre trois points dans le crunch time. Comment vous sentiez-vous après ce tir décisif ?

« C’était énorme. C’est pour ça que je me suis lâché un peu car c’était probablement le plus gros shoot de la soirée pour nous. C’est une grande victoire. »

Comment vous sentez-vous dans cette équipe, dans les systèmes de Rick Carlisle ?

« Je joue avec l’esprit libre. Je fais ce que j’ai à faire dans l’attaque. Tout ce que j’ai à faire, c’est faire les bons choix. »

Coach Carlisle a précisé que vous aviez parfaitement joué dans le système, sans laisser l’individualisme prendre le dessus. Quelle est votre réaction à ce beau compliment ?

« Je suis avant tout un joueur d’équipe. Si j’ai un tir ouvert mais qu’un coéquipier est démarqué aussi, je vais faire la passe. Je cherche toujours à faire la passe à un coéquipier d’abord, sinon je vais prendre le tir. »

Revenons à votre arrivée chez les Mavs, racontez-nous ce qui vous est passé par la tête quand votre agent vous a appris que Dallas voulait vous signer pour un contrat de dix jours ?

« C’est ce pour quoi j’ai bossé dur toute l’année et que je ne me suis jamais découragé. J’ai fait confiance à mon jeu et à mon agent, qui m’a mis dans les meilleures conditions pour en arriver jusque là. Le travail que j’ai fourni a payé. »

Venant de D-League, vous vous êtes adaptés à une vitesse éclair, pensiez-vous honnêtement pouvoir assurer ce niveau de performances ?

« Je ne pensais vraiment pas que les Mavs allaient m’appeler, mais je suis très heureux qu’ils l’aient fait ! Je me suis préparé toute la saison pour ça, surtout en D-League. Il faut enchaîner les matchs et engranger l’expérience. Quand cette opportunité s’est présentée, je me suis dit qu’il fallait absolument que j’en profite au maximum, que je joue le plus dur possible pour y arriver. Et je suis content de ce que j’ai réalisé pour le moment. »

Après avoir été snobé à la draft 2016, vous avez joué avec les Nets en ligue d’été et puis ensuite pour 10 matchs NBA. Quelles différences y a-t-il entre votre expérience à Brooklyn et celle-ci avec Dallas ?

« Quand j’étais à Brooklyn, j’étais encore un peu jeune et je ne savais pas vraiment tout ce que ça voulait dire en termes de style de vie et puis tout simplement au niveau des schémas de jeu. Mais mon expérience à Brooklyn m’a clairement aidé pour cette nouvelle chance avec les Mavs. »

Vous étiez en Pennsylvanie quand vous avez reçu ce coup de fil de votre agent. Combien de temps ça vous a pris pour venir rejoindre les Mavs ? Etait-ce rapide ou il a fallu attendre un peu ?

« Non, ça a été rapide. J’étais effectivement en Pennsylvanie car on avait un match de D-League. Ils m’ont appelé six heures avant le match. Et puis, trois heures après le coup de fil, ils me faisaient venir par avion jusqu’à Dallas. »

 C’est un véritable tourbillon pour vous, non ?

« Oui [rires], c’est clair. Tout est allé très vite mais je suis très heureux d’avoir cette chance [de montrer ce que je peux faire, ndlr]. »

Etiez-vous intimidé pour votre première rencontre avec les Mavs ?

« Non, pas tellement. J’étais impatient de débuter. Je sais que mon jeu n’est pas parfait, les Mavs savent que je viens direct de D-League. Donc, si je fais quelques bêtises, ce n’est pas trop grave. J’essaie de profiter des minutes qu’on me donne en me donnant précisément à fond. Le plus important est qu’on gagne des matchs. »

Comment avez-vous été accueilli par vos coéquipiers ?

« Très bien. Ils m’ont tout de suite mis en confiance. Ils veulent que je sois agressif, que je joue mon jeu et que je joue libéré. »

Propos recueillis à Portland

Basket USA

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