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Le grand livre des Finals de LeBron James : 2015-2020

De retour sur le trône de la NBA, LeBron James est devenu cette année le quatrième joueur de l’histoire à disputer au moins 10 Finals en NBA. L’occasion idéale pour lui rendre hommage avec une rétrospective de celles-ci. Deuxième partie : son second passage aux Cavaliers puis son nouveau défi avec les Lakers.

Que ce soit avec le Heat, les Cavaliers ou les Lakers, LeBron James a toujours atteint les Finals lorsqu’il a pris part aux playoffs, depuis 2011. Une incroyable série qui lui permet, si l’on y ajoute ses Finals disputées en 2007, de totaliser 10 participations à ce stade de la compétition. Dans l’histoire, seuls Bill Russell (12), Sam Jones (11) et Kareem Abdul-Jabbar (10) peuvent se targuer d’en avoir autant, si ce n’est plus.

Phénomène médiatique et sportif depuis son plus jeune âge, celui-ci n’a pas mis bien longtemps avant de confirmer au plus haut niveau tous les espoirs placés très tôt en lui. Quadruple champion NBA et MVP des Finals, « King » James a (quasiment) tout gagné au cours de son immense carrière, longue de 17 saisons en NBA. À bientôt 36 ans, le revoilà même au sommet, après avoir redonné à Los Angeles ses lettres de noblesse.

Pour l’honorer, Basket USA vous propose donc de vous replonger en deux parties dans les 10 Finals du « meilleur ennemi » des Spurs et des Warriors.

À lire : Les Finals 2007-2014 de LeBron James

Finals 2015 : à 30 ans, contre les Warriors (2-4)

Game 1 (D) : 44 pts, 8 reb, 6 pds (18-38 aux tirs, 2-8 à 3-pts, 6-10 aux lancers) en 46 min.
Game 2 (V) : 39 pts, 16 reb, 11 pds (11-35 aux tirs, 3-6 à 3-pts, 14-18 aux lancers) en 50 min.
Game 3 (V) : 40 pts, 12 reb, 8 pds, 4 int, 2 ctr (14-34 aux tirs, 2-6 à 3-pts, 10-12 aux lancers) en 46 min.
Game 4 (D) : 20 pts, 12 reb, 8 pds (7-22 aux tirs, 5-10 aux lancers) en 41 min.
Game 5 (D) : 40 pts, 14 reb, 11 pds (15-34 aux tirs, 3-8 à 3-pts, 7-9 aux lancers) en 45 min.
Game 6 (D) : 32 pts, 18 reb, 9 pds, 2 int (13-33 aux tirs, 2-10 à 3-pts, 4-8 aux lancers) en 47 min.

Moyennes : 35.8 points, 13.3 rebonds, 8.8 passes, 1.3 interception, 0.5 contre et 3.5 pertes de balle, à 40% aux tirs, 31% à 3-points et 69% aux lancers, en 46 minutes.

De retour à Cleveland, après une annonce bien plus sobre qu’en 2010, LeBron James a certainement pris la décision la plus osée de sa carrière, à bientôt 30 ans. Jamais titrée, la franchise de l’Ohio occupe les bas-fonds de la conférence Est depuis le départ de son enfant prodige, quatre ans plus tôt. Malgré pléthore de choix dans le Top 5 de la Draft, elle n’a pas su se remettre de ce coup de massue subi le 8 juillet 2010 avec « The Decision ».

Contrairement à Tristan Thompson, Dion Waiters ou encore Anthony Bennett, seul Kyrie Irving a l’étoffe d’une superstar. Peut-être qu’Andrew Wiggins, sélectionné en première position lors de la Draft 2014, aurait pu imiter son aîné mais le « King » a réclamé qu’il soit transféré aux Wolves contre Kevin Love afin que son nouveau « Big Three » puisse être constitué. Ramener les Cavaliers sur le devant de la scène sera, certes, compliqué mais, au moins, l’effectif prend forme.

À l’image de ses illustres prédécesseurs, LeBron James continue d’écrire sa propre histoire. Ce qui ne manque pas de ravir Isiah Thomas, la légende des Pistons. « Il se crée son propre parcours. Kareem [Abdul-Jabbar], Michael Jordan, Bill Russell… Tous ces joueurs ont su tracer leur propre chemin. Il est compliqué de mesurer et comparer des joueurs entre eux mais je pense que lorsque cette époque sera terminée, il sera très difficile de comparer d’autres joueurs à LeBron James car il est tellement dominant, depuis si longtemps… »

Lors de cet exercice 2014-15, le « Chosen One » va néanmoins passer par toutes les émotions. Guidés par David Blatt, coach novice en NBA, les Cavs accusent le coup au démarrage. À mi-parcours, leur bilan n’est ainsi que de 21 victoires pour 20 défaites, poussant leurs dirigeants à monter des échanges pour faire venir J.R. Smith, Iman Shumpert ou encore Timofey Mozgov. Des ajustements qui aideront les joueurs de l’Ohio à inverser la tendance en deuxième partie de saison.

De son côté, LeBron James rate une dizaine de rencontres entre décembre et janvier, pour cause de douleurs au dos et au genou. Lorsqu’il est présent sur le parquet, il reste dans ses standards habituels avec quasiment 25 points, 6 rebonds, 7 passes et 2 interceptions de moyenne. Suffisant pour permettre aux siens de terminer derrière les Hawks au classement à l’Est, avec 53 victoires et 29 défaites.

Du fait de la présence du quadruple MVP, Cleveland arrive en playoffs avec le statut d’équipe à abattre à l’Est. « Sweepés », Boston et Atlanta ne feront le poids ni au premier tour, ni en finale de conférence. Seul Chicago résistera un temps, s’inclinant en six matchs après avoir mené 2-1, en demi-finale de conférence. Avec, dans le Game 3, un « buzzer beater » mémorable de Derrick Rose, imité par « LBJ » dans le Game 4.

Huit ans plus tard, les Cavaliers atteignent donc les Finals pour la seconde fois de leur histoire. Cette année-là, ils n’y retrouvent pas les Spurs, champions en titre, mais les Warriors, la franchise en vogue à l’Ouest, emmenée par le néo-MVP Stephen Curry. Un problème existe cependant : les coéquipiers de LeBron James ne peuvent être au complet lors de cette affiche car ils doivent composer sans Kevin Love, touché à l’épaule depuis la série contre les Celtics.

Malgré cette absence, les Cavs prennent le meilleur départ dans ces Finals. En tête 2-1, ils s’en remettent comme souvent aux performances XXL du « King » pour faire souffrir une formation globalement inexpérimentée. Mieux encore, celui-ci peut compter sur l’apport précieux de ses « role players », à savoir Matthew Dellavedova, Timofey Mozgov, Tristan Thompson ou encore J.R. Smith. En revanche, pas de Kyrie Irving, contraint de rejoindre l’infirmerie dès le Game 1 pour cause de fracture de la rotule

La blessure de trop pour les hommes de David Blatt, obligé de s’appuyer sur une rotation (très) réduite. Car à partir du Game 4, Cleveland ne pourra que s’effondrer devant la force de frappe collective de Golden State. Tandis que les lieutenants de fortune de LeBron James redescendent sur terre, Stephen Curry et Klay Thompson prennent la mesure de la défense adverse. Quant à Steve Kerr, il fait basculer ce duel avec le « small ball », en intégrant Andre Iguodala – futur MVP des Finals – à son cinq de départ.

Héroïque de bout en bout (mais esseulé), l’ailier vedette des Cavaliers doit finalement rendre les armes à l’issue d’une série historique à titre individuel. Malgré la défaite, il n’est d’ailleurs pas passé loin de repartir avec le MVP des Finals grâce à ses 35.8 points, 13.3 rebonds et 8.8 passes de moyenne. Et, ce, en dépit de pourcentages peu flamboyants (40% aux tirs et 31% à 3-points, mais avec 33 tentatives par match).

Pour autant, après 12 saisons en NBA, LeBron James n’a désormais que faire de ces distinctions individuelles. Seul le trophée Larry O’Brien compte pour lui.

Finals 2016 : à 31 ans, contre les Warriors (4-3)

Game 1 (D) : 23 pts, 12 reb, 9 pds, 2 int (9-21 aux tirs) en 41 min.
Game 2 (D) : 19 pts, 8 reb, 9 pds, 4 int (7-17 aux tirs, 1-5 à 3-pts) en 34 min.
Game 3 (V) : 32 pts, 11 reb, 6 pds, 2 ctr (14-26 aux tirs) en 40 min.
Game 4 (D) : 25 pts, 13 reb, 9 pds, 2 int, 3 ctr (11-21 aux tirs, 1-5 à 3-pts) en 46 min.
Game 5 (V) : 41 pts, 16 reb, 7 pds, 3 int, 3 ctr (16-30 aux tirs, 4-8 à 3-pts, 5-8 aux lancers) en 43 min.
Game 6 : (V) : 41 pts, 8 reb, 11 pds, 4 int, 3 ctr (16-27 aux tirs, 3-6 à 3-pts, 6-8 aux lancers) en 43 min.
Game 7 (V) : 27 pts, 11 reb, 11 pds, 2 int, 3 ctr (9-24 aux tirs, 1-5 à 3-pts, 8-10 aux lancers) en 47 min.

Moyennes : 29.7 points, 11.3 rebonds, 8.9 passes, 2.6 interceptions, 2.3 contres et 4.4 pertes de balle, à 49% aux tirs, 37% à 3-points et 72% aux lancers, en 42 minutes.

Ces Finals de 2016 représentent assurément LE sommet de la carrière de LeBron James.

Comment peut-il en être autrement avec ce titre obtenu face aux Warriors ? Autrement dit la meilleure équipe de l’histoire de la saison régulière (73-9), accessoirement emmenée par le seul MVP unanime de l’histoire, Stephen Curry. D’autant plus que le « King », mené 3-1 au cours de cette série, a réussi des prestations majuscules lorsqu’il s’est retrouvé dos au mur. Et celles-ci étaient nécessaires pour se venger de Golden State et lui permettre d’honorer (enfin) cette promesse qu’il répète depuis ses débuts en NBA : ramener le trophée Larry O’Brien dans l’Ohio.

Avant de réussir un tel exploit, les Cavaliers avaient terminé en tête de la conférence Est (57 victoires, 25 défaites), dans le sillage d’un LeBron James fidèle à lui-même (quasiment 25 points, 7 rebonds et 7 passes par match) et d’un collectif bien mieux rôdé qu’en 2014-15. À mi-parcours, ils ont pourtant décidé de se séparer de leur coach David Blatt afin de le remplacer par son assistant Tyronn Lue, sans expérience sur un banc NBA en tant qu’entraîneur principal. Un choix risqué mais accepté par un vestiaire qui apprécie ses qualités de meneur d’hommes.

En playoffs, Cleveland n’a pas fait dans le détail aux deux premiers tours, « sweepant » sans vergogne les Pistons puis les Hawks. En finale de conférence, leurs dauphins des Raptors ont fait bonne figure jusqu’à 2-2, avant de prendre l’eau dans les deux dernières rencontres. Et voilà donc les Cavs qualifiés une fois de plus pour les Finals. Comme en 2015, ils y retrouvent les Warriors, la seule différence étant que ceux-ci ont de l’expérience – malgré une frayeur face au Thunder – au sortir de leur légendaire saison régulière.

Les deux premiers matchs à l’Oracle Arena vont confirmer la tendance. En cumulé, les joueurs de l’Ohio s’inclinent effectivement de 48 points ! À domicile, s’ils réagissent avec la manière (+30) dans le Game 3, les Cavaliers ne peuvent empêcher leurs adversaires de faire le break lors du Game 4. Les voici au bord du précipice, condamnés à gagner à deux reprises dans la forteresse (quasi) imprenable d’Oakland : 50 victoires et 3 défaites à domicile pour Golden State, avant le Game 5, en 2015-16.

« Quand nous étions dos au mur, menés 3-1, nous avons simplement pris les matchs un par un » reconnaissait après la série le natif d’Akron. « Nous savions que nous devions quoi qu’il arrive prendre l’avion pour retourner à Cleveland après le Game 5, alors autant que ce soit pour jouer un nouveau match. Nous avons cru en nous. Nous avons réussi à exécuter notre plan de jeu et jouer notre jeu. Nous devions de toute façon gagner à l’extérieur au moins une fois si nous voulions être champions car nous n’avions par l’avantage du terrain. Nous avons donc réalisé un gros Game 5 […]. »

N’ayons pas peur des termes : il s’agit d’un Game 5 exceptionnel réussi par Cleveland et plus particulièrement par son duo Kyrie Irving (41 points, 6 passes) – LeBron James (41 points, 16 rebonds, 7 passes, 3 interceptions et 3 contres !). Car pour la première fois de l’histoire, deux coéquipiers ont chacun inscrit au moins 40 points dans la même rencontre lors des Finals. Et il fallait bien ça pour renverser ces Warriors, certes privés de Draymond Green. En effet, celui-ci était suspendu ce soir-là pour cause d’accumulation de fautes flagrantes en playoffs.

Ils sont aujourd’hui nombreux à penser, à tort ou à raison, que cette suspension a fait basculer la série. Quoi qu’il en soit, il ne faut surtout pas enlever de crédit à la performance des Cavs, impressionnants de maîtrise dans ce Game 5 mais également dans le Game 6, devant leur public. De retour lors de cette partie, l’intérieur All-Star n’a pourtant pas pu empêcher les siens de sombrer devant le déchaînement des joueurs de l’Ohio, prêts à mourir sur le parquet pour provoquer un Game 7.

Mission accomplie pour la franchise puisqu’elle retourne dans la Baie de San Francisco en ayant refilé la pression aux hommes de Steve Kerr. Et pour ce match décisif, finalement entré dans la postérité, les deux équipes avaient gardé le meilleur pour la fin. À 89 partout, avec moins de deux minutes au chrono dans le dernier quart-temps, LeBron James s’en va réussir un contre mémorable sur Andre Iguodala, parti en contre-attaque. Quelques instants après « The Block », Kyrie Irving inscrit quant à lui un 3-points tout aussi remarquable, sur le nez de Stephen Curry !

En tête 92-89 avec 53 secondes à jouer, les Cavaliers ne lâcheront plus les commandes de ce Game 7. Diminué au cours de ces Finals en raison d’un coup reçu à la tête lors du Game 2, Kevin Love se distinguera étonnamment avec une séquence défensive bluffante sur le double MVP en titre, en perdition dans le « money time ». Pour ce qui est du « King », il ira assurer cette victoire de prestige aux lancers francs. Cleveland l’emporte donc sur le fil et son enfant prodige peut enfin laisser éclater sa joie et ses larmes !

« Je suis revenu pour offrir un titre à cette ville » rappelait dans la foulée LeBron James, auteur d’un triple-double dans cette ultime rencontre. « J’ai toujours respecté le jeu et j’ai eu les bons ingrédients pour mener cette équipe à quelque chose qu’elle n’avait encore jamais connu par le passé. Je ne dirais pas que c’est un soulagement et un poids qui s’enlève, mais c’est plutôt de l’excitation et de la joie pour toute la ville de Cleveland et cette franchise. C’est fantastique de partager un tel moment d’émotion. »

Un an après avoir été cruellement défaits par Golden State, les Cavs écrivent ainsi le plus beau chapitre de leur histoire. Ce succès est d’ailleurs historique à plus d’un titre. Car pour la première fois de l’histoire, une formation est parvenue à remonter un déficit de 3-1 pour triompher dans des Finals. C’est également la première fois depuis 1978 qu’un Game 7 est remporté par une équipe à l’extérieur. Surtout, pour la première fois depuis 1964, une franchise basée à Cleveland est sacrée championne au sein de l’une des ligues sportives professionnelles des États-Unis.

« C’est évidemment un moment très spécial », avouait après coup « LBJ », logiquement élu MVP de ces Finals pour la troisième fois de sa carrière. « C’est d’autant plus exceptionnel si l’on regarde ce qu’il s’est passé au cours des 50 dernières années pour la ville de Cleveland et pour ses équipes sportives : « The Fumble », « The Drive », nos Finals perdues en 2007, celles perdues l’an passé… Mais les fans, qu’ils soient des Browns, des Indians ou des Cavaliers, n’ont jamais cessé de nous soutenir. C’est formidable pour nous de mettre fin à cette disette qui durait depuis si longtemps. Nos fans le méritent. »

À 31, LeBron James cimente un peu plus encore sa place dans la légende de la Ligue. Triple champion NBA, triple MVP des Finals et quadruple MVP de la saison régulière, il allonge année après année sa liste de distinctions, qu’elles soient individuelles ou collectives. Mais ses plus belles restent assurément celles glanées à l’issue de cette campagne de playoffs 2016.

Et comme le déclarera l’ailier vedette des Cavaliers lors de son interview d’après-match avec ESPN : « Cleveland ! This is for you ! »

Finals 2017 : à 32 ans, contre les Warriors (1-4)

Game 1 (D) : 28 pts, 15 reb, 8 pds, 2 ctr (9-20 aux tirs, 2-6 à 3-pts, 8-12 aux lancers) en 40 min.
Game 2 (D) : 29 pts, 11 reb, 14 pds, 3 int (12-18 aux tirs) en 39 min.
Game 3 (D) : 39 pts, 11 reb, 9 pds (15-27 aux tirs, 4-9 à 3-pts, 5-6 aux lancers) en 46 min.
Game 4 (V) : 31 pts, 10 reb, 11 pds (11-22 aux tirs, 3-8 à 3-pts, 6-10 aux lancers) en 41 min.
Game 5 (D) : 41 pts, 13 reb, 8 pds, 2 int (19-30 aux tirs, 2-5 à 3-pts) en 46 min.

Moyennes : 33.6 points, 12.0 rebonds, 10.0 passes, 1.4 interception, 1.0 contre et 4.2 pertes de balle, à 56% aux tirs, 39% à 3-points et 65% aux lancers, en 42 minutes.

Un an après leur incroyable comeback, les Cavaliers retrouvent les Warriors lors des Finals. Mais cette fois-ci, les champions affrontent une équipe encore renforcée par rapport à 2016. Entre temps, Kevin Durant a effectivement débarqué dans la Baie de San Francisco en compagnie de David West, Zaza Pachulia et JaVale McGee, poussant Harrison Barnes, Andrew Bogut, Leandro Barbosa, Marreese Speights, Festus Ezeli ou encore Brandon Rush vers la sortie.

De son côté, la franchise de l’Ohio a logiquement privilégié la stabilité, se séparant uniquement de Matthew Dellavedova et Timofey Mozgov, de moins en moins utilisés au fil des mois. Renforcée en cours de saison par Deron Williams et Kyle Korver, elle termine à nouveau dans le Top 2 de sa conférence, derrière les Celtics. Plus sollicité qu’en 2015-16, à l’image de ses compères de « Big Three », LeBron James en profite pour revoir à la hausse ses statistiques, avec 26.4 points, 8.6 rebonds et 8.7 passes de moyenne.

L’heure des playoffs a sonné et Cleveland comme Golden State vont tout bonnement rouler sur la concurrence, que ce soit à l’Est ou à l’Ouest. Après avoir respectivement éliminé les Pacers, les Raptors puis les Celtics à l’Est, ou les Blazers, le Jazz puis les Spurs à l’Ouest, les deux formations atteignent les Finals avec des bilans grandioses : 12-1 pour les hommes de Tyronn Lue et 12-0 pour ceux de Steve Kerr, qui s’offrent ainsi le meilleur départ de l’histoire de la « postseason » au bout de trois tours.

Pour la troisième année d’affilée, le titre se jouera donc entre les Cavaliers et les Warriors. Cette affiche est désormais une rivalité établie en NBA, pour ne pas dire un classique. Et cette année, le trophée Larry O’Brien repartira à Oakland, au terme d’un duel long de seulement cinq matchs et bien moins serré qu’en 2015 puis 2016. Il faut dire que le « Big Four » des Dubs était tout simplement trop fort pour les Cavs.

D’entrée, Golden State va effectivement dicter sa loi avec deux succès fleuves décrochés à l’Oracle Arena. LeBron James a beau se démener en compilant des chiffres toujours plus impressionnants, il ne peut rien face au talent de Stephen Curry, Kevin Durant et consorts. Le retour dans l’Ohio ne permettra pas au « King » d’inverser la tendance, comme lors de l’exercice précédent. Car dans le Game 3, « KD » va achever Cleveland grâce à un 3-points décisif, à 45 secondes de la fin.

Sur une série record (en playoffs) de 15 victoires consécutives, les Warriors perdront finalement une rencontre au cours de leur campagne historique. Cette défaite survient dans le Game 4 et, pour ce faire, il aura fallu une performance offensive majuscule de leurs adversaires : 137 points marqués (dont 49 en un quart-temps) et 24 tirs à 3-points convertis (dont 13 en une mi-temps). Ce soir-là, le natif d’Akron en a surtout profité pour signer son 9e triple-double en Finals, effaçant à cette occasion le record de Magic Johnson.

Comme il y a un an, Golden State mène 3-1 contre Cleveland. Mais les Californiens ne referont pas la même erreur qu’en 2016, s’imposant sans trembler dans le Game 5. Intenable de bout en bout, Kevin Durant est logiquement nommé MVP de cette série, fort de ses moyennes de 35.2 points, 8.2 rebonds, 5.4 passes et 1.6 contre.

Il prend donc sa revanche sur son aîné et rival LeBron James, qui l’avait dominé cinq ans plus tôt, à une époque où ils évoluaient encore avec le Thunder et le Heat.

Quant au « Chosen One » justement, il termine une nouvelle fois avec d’excellentes statistiques, devenant le seul joueur de l’histoire à afficher un triple-double de moyenne lors des Finals : 33.6 points, 12.0 rebonds et 10.0 passes ! Il ne peut malheureusement pas réussir ce doublé tant convoité et est contraint de repartir au travail afin de trouver les solutions qui lui permettraient de venir à bout du « Big Four » des Warriors.

À ce moment-là, LeBron James ne le sait pas encore mais il devra y parvenir sans Kyrie Irving…

Finals 2018 : à 33 ans, contre les Warriors (0-4)

Game 1 (D) : 51 pts, 8 reb, 8 pds (19-32 aux tirs, 3-7 à 3-pts, 10-11 aux lancers) en 48 min.
Game 2 (D) : 29 pts, 9 reb, 13 pds, 2 int (10-20 aux tirs, 7-9 aux lancers) en 44 min.
Game 3 (D) : 33 pts, 10 reb, 11 pds, 2 int, 2 ctr (13-28 aux tirs, 1-6 à 3-pts, 6-7 aux lancers) en 47 min.
Game 4 (D) : 23 pts, 7 reb, 8 pds (7-13 aux tirs, 9-11 aux lancers) en 41 min.

Moyennes : 34.0 points, 8.5 rebonds, 10.0 passes, 1.3 interception, 1.0 contre et 5.0 pertes de balle, à 53% aux tirs, 33% à 3-points et 84% aux lancers, en 45 minutes.

Les années passent mais l’affiche des Finals reste identique. En effet, pour la quatrième fois d’affilée, les Cavaliers et les Warriors se disputent le trophée Larry O’Brien au mois de juin.

Mais comme souligné précédemment, Kyrie Irving ne fait désormais plus partie du roster des champions 2016. Désireux de s’émanciper de LeBron James, le meneur All-Star s’en est allé chez les Celtics pour sortir de l’ombre imposante de son aîné. En échange, Isaiah Thomas – qui vient de terminer 5e du scrutin du MVP – fait le chemin inverse, en compagnie notamment de Jae Crowder.

Avec le recul, cette transaction fut globalement un échec pour les deux camps. Tandis que celui que l’on surnomme « Uncle Drew » ne réussira jamais à faire passer un camp à Boston, « IT » cumulera quant à lui les pépins physiques à partir de son « trade ». Au point d’être transféré dès février 2018, six mois seulement après son arrivée…

La franchise de l’Ohio n’attaquait donc pas cette campagne 2017-18 dans les meilleures dispositions possibles. Malgré les signatures de Derrick Rose et Dwyane Wade, son effectif s’est même affaibli par rapport à la saison précédente. Les doutes émis à l’encontre de Cleveland, en amont de cet exercice, se confirmeront rapidement sur le parquet. Irrégulière au possible, l’équipe peine à décoller au classement.

À tel point que lors de la « trade deadline », les dirigeants des Cavs décident de modifier en profondeur le groupe. Exit Isaiah Thomas, Derrick Rose, Dwyane Wade et Jae Crowder, pourtant tous débarqués à l’été 2017, place à George Hill, Jordan Clarkson et Larry Nance Jr. Si ces changements ne bouleverseront pas drastiquement les résultats des hommes de Tyronn Lue, ils leur apporteront du sang neuf et insuffleront un vent nouveau chez les Cavaliers.

De son côté, LeBron James se surpasse encore afin d’aider les siens à arracher la 4e place de la conférence Est (50-32). Toujours performant, il boucle sa 15e année en NBA avec 27.5 points, 8.6 rebonds et 9.1 passes chaque soir. Seule inquiétude : son physique, extrêmement sollicité. À 33 ans passés, il joue presque 37 minutes par match. Pire encore : il n’a raté aucune rencontre de la saison, ce qui ne lui était jamais arrivé au cours de sa carrière !

Logiquement, à l’entame des playoffs, les Cavs sont loin d’être prédestinés à ravir les Finals pour la cinquième fois de leur histoire. Leur parcours va d’ailleurs être pour le moins compliqué, avec une victoire au Game 7 sur les Pacers (qui ont mené à deux reprises) au premier tour, un « sweep » infligé aux Raptors (victimes favorites du « King ») en demi-finale de conférence et une nouvelle qualification au Game 7 contre les Celtics (qui ont mené 3-2) en finale de conférence.

Portés par un LeBron James monumental (quasiment 34 points, 9 rebonds, 9 passes de moyenne, aux trois premiers tours) mais esseulé, Cleveland atteint une fois de plus les Finals. Et leur ultime obstacle avant le titre est de taille puisqu’il s’agit des Warriors, en quête de doublé et favoris comme jamais. Ces derniers vont donner raison aux « bookmakers » en infligeant un « sweep » cinglant à leurs adversaires, au terme d’une série incroyablement déséquilibrée. Comme en 2007, d’une certaine façon…

En réalité, les joueurs de l’Ohio ont eu la possibilité de mener 1-0 dans ces Finals. Emmenés par une prestation XXL du « Chosen One » (51 points, 8 rebonds, 8 passes), ils vont pousser Golden State dans ses retranchements, en ayant carrément une balle de match juste avant la fin du temps réglementaire. Problème, George Hill puis J.R. Smith se distingueront avec leurs erreurs et les hommes de Steve Kerr plieront ensuite l’affaire en prolongation. Frustré par ce dénouement, « LBJ » en viendra même à se blesser à la main après cette défaite…

Les Cavs ont laissé passer leur chance. Dès lors, les trois rencontres suivantes seront effectivement bien moins serrées et équilibrées. Supérieurs dans tous les compartiments du jeu, les coéquipiers de Kevin Durant – qui glane par la même occasion son second trophée de MVP des Finals – n’ont qu’à se concentrer en défense sur LeBron James pour prendre la mesure de la franchise adverse, sans la moindre difficulté. Pour la troisième fois en quatre ans, celle-ci s’incline à ce stade de la compétition, face à son rival californien.

Esseulé comme rarement, l’ailier de Cleveland a lutté jusqu’au bout (34.0 points, 8.5 rebonds, 10.0 passes) mais s’est retrouvé impuissant devant le quatuor magique des Dubs, composé de Kevin Durant, Stephen Curry, Klay Thompson et Draymond Green. « Free agent » à l’issue de cet exercice, il arrive désormais à un tournant de son histoire. Avec seulement trois bagues remportées en neuf participations aux Finals, le natif d’Akron a besoin de gagner des titres pour consolider sa légende et alors que les Cavaliers veulent insuffler de la jeunesse, il choisit de partir.

Cette fois, c’est néanmoins sans haine qu’il quitte l’Ohio pour commencer un nouveau chapitre, à Los Angeles.

Finals 2020 : à 35 ans, contre le Heat (4-2)

Game 1 (V) : 25 pts, 13 reb, 9 pds (9-17 aux tirs, 5-6 aux lancers) en 36 min.
Game 2 (V) : 33 pts, 9 reb, 9 pds (14-25 aux tirs, 3-8 à 3-pts) en 39 min.
Game 3 (D) : 25 pts, 10 reb, 8 pds, 2 ctr (9-16 aux tirs, 1-5 à 3-pts, 6-9 aux lancers) en 39 min.
Game 4 (V) : 28 pts, 12 reb, 8 pds (8-16 aux tirs, 2-5 à 3-pts, 10-12 aux lancers) en 39 min.
Game 5 (D) : 40 pts, 13 reb, 7 pds, 3 int (15-21 aux tirs, 6-9 à 3-pts, 4-6 aux lancers) en 42 min.
Game 6 (V) : 28 pts, 14 reb, 10 pds (13-20 aux tirs, 1-5 à 3-pts) en 41 min.

Moyennes : 29.8 points, 11.8 rebonds, 8.5 passes, 1.2 interception, 0.5 contre et 3.5 pertes de balle, à 59% aux tirs, 42% à 3-points et 67% aux lancers, en 39 minutes.

Après avoir participé à toutes les Finals entre 2011 et 2018, LeBron James doit patienter deux ans avant d’y prendre part à nouveau. Cette fois-ci, il les dispute avec les Lakers, équipe qu’il a rejoint à l’été 2018, juste après son « sweep » encaissé face aux Warriors. Désireux de s’offrir un ultime (?) challenge, l’ancienne vedette des Cavaliers a signé dans la franchise la plus « bling-bling » de la ligue et aura pour seul objectif de la remettre sur le devant de la scène.

Cela risque pourtant de prendre un peu de temps car, lorsqu’il débarque à Los Angeles, le « King » se retrouve essentiellement entouré de jeunes joueurs. Depuis la retraite de Kobe Bryant en 2016 (et même un peu avant), les « Purple & Gold » sont englués dans les tréfonds de leur conférence. Ils n’ont d’ailleurs plus atteint les playoffs depuis 2013, ce qui représente une éternité pour la formation aux 16 bannières de champion.

À l’Ouest, le défi qui attend LeBron James est donc de taille et sa première saison en Californie doit avant tout lui permettre de déterminer qui de Lonzo Ball, Brandon Ingram, Kyle Kuzma, Josh Hart ou encore Ivica Zubac sera en mesure de l’aider à conquérir son quatrième titre. Globalement, les premiers pas à Los Angeles du quadruple MVP sont en tout cas satisfaisants. Jusqu’à ce fameux match de Noël contre les Warriors.

Au cours de cette partie, « LBJ » se blesse aux adducteurs et, dès lors, les Lakers vont s’effondrer. En apparence bénin, ce pépin physique le contraint finalement à manquer une vingtaine de rencontres entre fin décembre et début février. S’il parviendra à revenir à un bon niveau, l’ailier alors âgé de 34 ans doit mettre un terme prématuré à son exercice 2018-19 tandis que la franchise californienne ne se qualifie toujours pas pour les playoffs.

Pour ne rien arranger, à partir de la « trade deadline », le vestiaire des « Purple & Gold » s’est peu à peu délité suite à l’apparition des rumeurs de transfert. En manque de soutien, LeBron James poussait en coulisses pour faire venir Anthony Davis, également représenté par son agent Rich Paul. À l’arrivée, cet échange avec les Pelicans n’aura pas lieu et les jeunes joueurs de Los Angeles potentiellement impliqués dans la transition (Lonzo Ball et Brandon Ingram en tête) seront forcément perturbés par ces tractations avortées.

Pour la première fois depuis 2005, à une époque où il n’était encore que dans sa deuxième année en NBA, le triple champion NBA s’est retrouvé en vacances dès le mois d’avril. Évidemment déçu de manquer les playoffs, il a au moins pu recharger pleinement ses batteries en vue de cette campagne 2019-20 dont il était à mille lieues d’imaginer la durée.

À l’été 2019, malgré le départ imprévu de leur président Magic Johnson en avril, les Angelenos enregistrent le renfort d’Anthony Davis, ce qui les place automatiquement parmi les prétendants au titre. Lonzo Ball, Brandon Ingram et Josh Hart font le chemin inverse. Espéré depuis des mois dans la Cité des Anges, l’intérieur All-Star s’en va former un duo de renom avec LeBron James. À eux deux, ils sont censés ramener un – pour ne pas dire plusieurs – trophées Larry O’Brien en ville. Pour les entraîner, Frank Vogel est choisi par la direction californienne.

Et les débuts de cette paire au potentiel illimité ne manqueront pas de faire fantasmer les fans des Lakers. Car ces derniers démarrent fort leur saison, prenant rapidement les commandes de leur conférence. Plus les semaines passent, plus ils montent en puissance et font figure de principaux favoris à la victoire finale. Courant mars, leurs succès de prestige contre les Bucks puis les Clippers viendront confirmer cette tendance. En plus d’assurer enfin cette qualification tant attendue pour les playoffs.

Mais tout ne s’est pas passé comme prévu lors de cet exercice finalement si particulier. En janvier 2020, on apprenait ainsi la disparition tragique de Kobe Bryant, légende des « Purple & Gold », ami de LeBron James et mentor d’Anthony Davis. Un véritable tremblement de terre a frappé toute une franchise, déterminée à honorer la mémoire du « Black Mamba » et de sa fille Gianna avec un 17e sacre au printemps prochain.

Au printemps ou devrait-on plutôt dire à l’automne. En effet, un second séisme a frappé l’ensemble de la NBA mi-mars : une suspension en bonne et due forme de la saison pour cause de crise sanitaire. Covid-19 oblige, toute la ligue s’est retrouvée à l’arrêt du jour au lendemain, sans savoir quand le jeu allait reprendre. Au final, c’est dans une « bulle » située à Disney World que se continuera la campagne 2019-20, quatre mois plus tard.

À Orlando, les Lakers repartent alors de zéro (ou presque). Bonne nouvelle, ils ne sont pas les seuls à devoir composer avec ce cas de figure. Leurs premiers matchs en Floride sont en ce sens laborieux, même s’ils leur permettent de valider la première place de l’Ouest. Plus organisateur que jamais, le « King » termine meilleur passeur de NBA (10.2 offrandes par rencontre, sans oublier 25.3 points et 7.8 rebonds). À bientôt 36 ans, il s’agit d’une récompense inédite pour lui, également dauphin de Giannis Antetokounmpo pour le trophée de MVP.

De retour en playoffs, LeBron James et les siens sont critiqués à l’entame de ceux-ci, pour cause de prestations en demi-teinte dans la « bulle ». Mais ils ne manqueront pas de donner tort aux plus sceptiques avec trois 4-1 infligés successivement aux Blazers, aux Rockets puis aux Nuggets. Sans trop forcer, Los Angeles atteint à nouveau les Finals, dix ans après celles remportées contre Boston par Kobe Bryant, Pau Gasol et consorts.

Et pour ses dernières Finals en date, le natif d’Akron devra venir à bout d’une vieille connaissance s’il souhaite remonter au sommet de la ligue : le Heat. Emmenés par Jimmy Butler et Bam Adebayo, les Floridiens ne cessent de surprendre à Disney World et ont successivement vaincu les Pacers, les Bucks puis les Celtics. Ils ne pourront pourtant pas poursuivre leur sans-faute puisque les Californiens mettront un terme à leurs espoirs de titre, en six manches.

D’entrée de série, LeBron James impose sa loi. Brillamment soutenu par un Anthony Davis tout en contrôle, il dissèque à merveille la défense de zone de Miami, en compagnie de Rajon Rondo. Les hommes d’Erik Spoelstra sont dépassés, prennent l’eau et se retrouvent menés 2-0. Pour ne rien arranger, les blessures s’accumulent pour eux, désormais privés de Goran Dragic (pied) et Bam Adebayo (épaule), deux de leurs titulaires.

Pour autant, dans le Game 3, Jimmy Butler se plie en quatre pour réduire l’écart avec un match à 40 points, 11 rebonds et 13 passes, un tel 40-10-10 n’ayant été réalisé que par Jerry West (1969) et LeBron James (2015) en Finals. Vexés, les Lakers se reprennent sans plus tarder – mais non sans difficulté – lors de la rencontre suivante. Toujours aussi régulier dans l’excellence, le « Chosen One » place donc son équipe à une seule petite victoire du sacre.

Celui-ci n’aura pas lieu dans le Game 5, arraché sur le fil par le Heat de « Jimmy Buckets » (35 points, 12 rebonds, 11 passes). Le quadruple MVP a malgré tout eu la possibilité de faire gagner sa formation avec sa passe pour Danny Green, grand ouvert à 3-points, à 7 secondes du terme. L’ancien arrière des Spurs et des Raptors va malheureusement rater sa tentative, offrant en quelque sorte un Game 6 aux joueurs de South Beach, exténues mais en vie.

Et au cours de cette partie une nouvelle fois décisive, LeBron James et les siens ne laisseront aucune chance à leurs adversaires. En tête du début à la fin, ils bouclent cette saison unique grâce à une superbe performance collective, tant offensivement que défensivement. Los Angeles est de retour au sommet, dix ans après son dernier trophée Larry O’Brien ! Et honore ainsi comme il se doit la mémoire du regretté Kobe Bryant.

Sans trop de surprise, le « King » rafle sa quatrième bague de champion et décroche à l’unanimité son quatrième titre de MVP des Finals, ce que personne n’avait accompli avec trois franchises différentes. Fidèle à lui-même, ses statistiques sont éblouissantes à ce stade la compétition et le poids des années n’altère en rien son niveau de jeu : 29.8 points, 11.8 rebonds et 8.5 passes (à 59% aux tirs et 42% à 3-points) !

Deux ans seulement après son arrivée en Californie, LeBron James a d’ores et déjà réussi sa mission : faire triompher les Lakers. À bientôt 36 ans, il possède encore quelques saisons au plus haut niveau dans les jambes et les records devraient logiquement continuer de tomber dans les prochains mois. D’autant plus qu’il peut maintenant s’économiser du fait de la présence à ses côtés d’Anthony Davis, lui aussi monstrueux lors de ces Finals.

https://www.youtube.com/watch?v=eK2kTEmaxHI

LeBron James Pourcentage Rebonds
Saison Equipe MJ Min Tirs 3pts LF Off Def Tot Pd Fte Int Bp Ct Pts
2003-04 CLE 79 40 41.7 29.0 75.4 1.3 4.2 5.5 5.9 1.9 1.7 3.5 0.7 20.9
2004-05 CLE 80 42 47.2 35.1 75.0 1.4 6.0 7.4 7.2 1.8 2.2 3.3 0.7 27.2
2005-06 CLE 79 43 48.0 33.5 73.8 1.0 6.1 7.0 6.6 2.3 1.6 3.3 0.8 31.4
2006-07 CLE 78 41 47.6 31.9 69.8 1.1 5.7 6.7 6.0 2.2 1.6 3.2 0.7 27.3
2007-08 CLE 75 40 48.4 31.5 71.2 1.8 6.1 7.9 7.2 2.2 1.8 3.4 1.1 30.0
2008-09 CLE 81 38 48.9 34.4 78.0 1.3 6.3 7.6 7.3 1.7 1.7 3.0 1.2 28.4
2009-10 CLE 76 39 50.3 33.3 76.7 0.9 6.4 7.3 8.6 1.6 1.6 3.4 1.0 29.7
2010-11 MIA 79 39 51.1 33.0 75.9 1.0 6.5 7.5 7.0 2.1 1.6 3.6 0.6 26.7
2011-12 MIA 62 38 53.1 36.2 77.1 1.5 6.4 7.9 6.2 1.6 1.9 3.4 0.8 27.2
2012-13 MIA 76 38 56.5 40.6 75.3 1.3 6.8 8.0 7.3 1.5 1.7 3.0 0.9 26.8
2013-14 MIA 77 38 56.7 37.9 75.0 1.1 5.9 6.9 6.3 1.6 1.6 3.5 0.3 27.1
2014-15 CLE 69 36 48.8 35.4 71.0 0.7 5.3 6.0 7.4 2.0 1.6 3.9 0.7 25.3
2015-16 CLE 76 36 52.0 30.9 73.1 1.5 6.0 7.4 6.8 1.9 1.4 3.3 0.6 25.3
2016-17 CLE 74 38 54.8 36.3 67.4 1.3 7.3 8.6 8.7 1.8 1.2 4.1 0.6 26.4
2017-18 CLE 82 37 54.2 36.7 73.1 1.2 7.5 8.7 9.1 1.7 1.4 4.2 0.9 27.5
2018-19 LAL 55 35 51.0 33.9 66.5 1.0 7.4 8.5 8.3 1.7 1.3 3.6 0.6 27.4
2019-20 LAL 67 35 49.3 34.8 69.3 1.0 6.9 7.8 10.2 1.8 1.2 3.9 0.5 25.3
Total   1265 38 50.4 34.4 73.4 1.2 6.2 7.4 7.4 1.8 1.6 3.5 0.8 27.1

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