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Le grand livre des Finals de LeBron James : 2007-2014

De retour sur le toit de la NBA, LeBron James est devenu cette année le 4e joueur de l’histoire à disputer au moins 10 Finals en NBA. L’occasion idéale pour lui rendre hommage avec une rétrospective. Première partie : sa découverte du haut niveau avec les Cavaliers puis sa période « Big Three » au Heat.

Que ce soit avec le Heat, les Cavaliers ou les Lakers, LeBron James a toujours atteint les Finals lorsqu’il a pris part aux playoffs, depuis 2011. Une incroyable série qui lui permet, si l’on y ajoute ses Finals disputées en 2007, de totaliser 10 participations à ce stade de la compétition. Dans l’histoire, seuls Bill Russell (12), Sam Jones (11) et Kareem Abdul-Jabbar (10) peuvent se targuer de faire aussi bien, si ce n’est mieux.

Phénomène médiatique et sportif depuis son plus jeune âge, le n°1 de la Draft 2003 n’a pas mis bien longtemps avant de confirmer au plus haut niveau tous les espoirs placés très tôt en lui. Quadruple champion NBA et MVP des Finals, « King » James a (quasiment) tout gagné au cours de son immense carrière, longue de 17 saisons. À bientôt 36 ans, le revoilà même au sommet, après avoir redonné à Los Angeles ses lettres de noblesse.

Pour l’honorer, Basket USA vous propose donc de vous replonger en deux parties dans les 10 Finals du « meilleur ennemi » des Spurs et des Warriors.

Finals 2007 : à 22 ans, contre les Spurs (0-4)

Game 1 (D) : 14 pts, 7 reb, 4 pds (4-16 aux tirs, 2-6 à 3-pts) en 44 min.
Game 2 (D) : 25 pts, 7 reb, 6 pds (9-21 aux tirs, 7-11 aux lancers) en 38 min.
Game 3 (D) : 25 pts, 8 reb, 7 pds (9-23 aux tirs, 0-5 à 3-pts, 7-8 aux lancers) en 42 min.
Game 4 (D) : 24 pts, 6 reb, 10 pds (10-30 aux tirs, 2-7 à 3-pts, 2-6 aux lancers) en 46 min.

Moyennes : 22.0 points, 7.0 rebonds, 6.8 passes, 1.0 interception, 0.5 contre et 5.8 pertes de balle, à 36% aux tirs, 20% à 3-points et 69% aux lancers, en 43 minutes.

Pour sa deuxième campagne de playoffs en carrière, LeBron James parvient (déjà) à hisser les siens en Finals. À seulement 22 ans, son emprise sur le jeu des Cavaliers est totale, ses moyennes de 27.3 points, 6.7 rebonds, 6.0 passes et 1.6 interception pouvant en témoigner. De même pour les résultats collectifs de son équipe, celle-ci ayant terminé 2e à l’Est malgré un effectif relativement médiocre. « Posez la question à quelqu’un, je veux dire un véritable amateur de basket, et il ne pourra pas vous dire qui était dans cette équipe avec lui », confiera d’ailleurs à ce propos l’ancien joueur Caron Butler, quelques années plus tard.

Pour autant, Cleveland peut compter sur une défense solide et sur des « role players » magnifiés par la présence de leur « franchise player ». Et en playoffs, cette recette ne montrera étonnamment pas ses limites de sitôt puisqu’elle permettra aux hommes de Mike Brown de « sweeper » les Wizards au premier tour puis d’éliminer les Nets (4-2) en demi-finale de conférence. En finale de conférence, des Pistons sortis en six matchs ne feront pas plus le poids devant la supériorité du « King ».

Avec en point d’orgue ce Game 5 mémorable réussi par le « Chosen One », dans un Palace d’Auburn Hills hostile : 48 points (à 18/33 aux tirs), dont les 25 derniers des Cavs. Une performance légendaire contre la franchise phare des années 2000 à l’Est et ponctuée de paniers plus décisifs les uns que les autres. « Nous avons balancé tout ce que nous pouvions sur lui. Mais nous ne pouvions tout simplement pas l’arrêter », analysera après coup un Chauncey Billups réaliste et dépassé sur le « game-winner » de son bourreau.

Sur une autre planète, LeBron James se prend donc légitimement à rêver de sa première bague dès sa quatrième saison en NBA. Mais il n’en sera rien et son retour sur Terre sera pour le moins brutal avec un « sweep » infligé par des Spurs intraitables du début à la fin. Portés par leur célèbre « Big Three » et coachés par l’inévitable Gregg Popovich, ils ne laisseront aucune chance aux Cavaliers, bien trop courts pour résister à l’armada texane et à un Tony Parker en mode MVP.

Compte tenu de la faiblesse évidente du « supporting cast » de l’ailier de Cleveland, San Antonio savait pertinemment que freiner et couper l’ailier de ses coéquipiers augmenterait considérablement ses chances de victoire. Pour ce faire, l’expérimenté Bruce Bowen a donc été envoyé en mission sur son jeune adversaire direct, lui faisant vivre un calvaire de bout en bout. Souvent « trappé » et privé d’accès au cercle, le natif d’Akron a été contraint de faire la différence en s’appuyant comme rarement sur un shoot pas encore suffisamment létal.

Il boucle ainsi ces Finals 2007 – parmi les moins suivies de l’histoire – avec quasiment 6 ballons perdus par rencontre et des pourcentages de seulement 36% aux tirs et 20% à 3-points. Compliquée tant individuellement que collectivement, cette série aura tout de même permis au n°1 de la Draft 2003 de prendre conscience du degré d’exigence du plus haut niveau et de mieux cerner les faiblesses de son jeu (et de son équipe). Difficile cependant de lui imputer cette défaite car, sans lui, les Cavs n’auraient à coup sûr même pas vu les playoffs…

Une chose est sûre : le futur s’annonce radieux dans l’Ohio avec un tel phénomène aux commandes de la franchise. Et Tim Duncan ne s’y trompait justement pas dans les vestiaires, à l’issue du Game 4. « Ce sera bientôt ta Ligue », annonçait alors l’intérieur à LeBron James. « Mais j’apprécie que tu nous la laisses cette année. »

Finals 2011 : à 26 ans, contre les Mavericks (2-4)

Game 1 (V) : 24 pts, 9 reb, 5 pds (9-16 aux tirs, 4-5 à 3-pts) en 45 min.
Game 2 (D) : 20 pts, 8 reb, 4 pds, 4 int (8-15 aux tirs, 2-7 à 3-pts) en 40 min.
Game 3 (V) : 17 pts, 3 reb, 9 pds, 2 int (6-14 aux tirs) en 45 min.
Game 4 (D) : 8 pts, 9 reb, 7 pds, 2 int (3-11 aux tirs) en 46 min.
Game 5 (D) : 17 pts, 10 reb, 10 pds (8-19 aux tirs, 0-4 à 3-pts) en 46 min.
Game 6 (D) : 21 pts, 4 reb, 6 pds (9-15 aux tirs, 2-5 à 3-pts) en 40 min.

Moyennes : 17.8 points, 7.2 rebonds, 6.8 passes, 1.7 interception, 0.5 contre et 4.0 pertes de balle, à 48% aux tirs, 32% à 3-points et 60% aux lancers, en 44 minutes.

Quatre ans plus tard, LeBron James retrouve enfin les Finals. Entre temps, beaucoup de choses ont évolué dans sa carrière puisque, fort de son nouveau statut de double MVP de la saison régulière, il s’est imposé comme le meilleur basketteur de la planète en compagnie de Kobe Bryant. Et en étant surtout membre d’une nouvelle équipe, bien plus bling-bling : le Heat.

Aux côtés de Dwyane Wade et de Chris Bosh, ses amis également issus de la Draft 2003, le « King » s’en va former un « Big Three » de renom en Floride et il se sait évidemment attendu par ses (nombreux) détracteurs. Traité en paria depuis « The Decision » et son départ des Cavaliers, il n’a tout simplement pas d’autre choix que de remporter une bague, pour ne pas dire plusieurs.

Bonne nouvelle : les « Three Amigos » se délectent de la pression, comme le rapportait leur coach Erik Spoelstra. « Ces gars-là étaient des personnalités hors du commun. En réalité, ils aimaient vraiment ce genre d’attention et, plus important encore, la pression et les attentes. Ils se sentent bien dans cet univers. »

Remaniement intégral de l’effectif oblige, le début d’idylle entre Miami et son nouvel ailier ne fut certes pas de tout repos (9-8 après 17 matchs) mais la franchise va ensuite redresser la barre. Au point de terminer avec le deuxième meilleur bilan à l’Est, derrière les Bulls et leur MVP Derrick Rose. En playoffs, ni les Sixers (4-1), ni les Celtics (4-1) – bourreaux de longue date de « LBJ » –, ni Chicago (4-1) n’empêcheront les Floridiens d’accéder aux secondes Finals de leur histoire. Face à eux ? Les Mavericks, eux aussi auteurs d’un parcours brillant, pour un « remake » du duel de 2006.

Avec Dirk Nowitzki, Jason Kidd, Shawn Marion, Jason Terry, J.J. Barea ou encore Tyson Chandler, les Texans disposent d’un groupe expérimenté qui a tout d’un poil-à-gratter pour le Heat. Cette impression va très vite se confirmer sur le parquet car Dallas va effectivement s’imposer 4-2, en ayant pourtant été mené 1-0 puis 2-1. Suffisant pour décrocher son premier trophée Larry O’Brien et « offrir » à LeBron James sa défaite la plus cuisante, douloureuse et controversée en carrière.

Les joueurs de South Beach pourront longtemps regretter ce fameux Game 2 où, en tête de 15 points à 6 minutes 30 de la fin, ils se sont effondrés devant les coups de boutoirs d’un duo Terry/Nowitzki terriblement « clutch ». Passés tout près de compter une avance de 2-0, les hommes d’Erik Spoelstra se remobiliseront néanmoins (sur le fil) dans le Game 3. Problème, le Game 4 va marquer un nouveau tournant dans cette série.

Littéralement tétanisé dans cette partie, le « Chosen One » erre telle une âme en peine à l’American Airlines Center et signe ainsi sa pire performance en playoffs : 8 points, à 3/11 aux tirs, en 46 minutes. Fantomatique, l’enfant prodige de l’Ohio a délaissé les siens au plus mauvais moment et les Mavs en profitent donc pour remettre les compteurs à égalité. Une aubaine pour l’escouade de Rick Carlisle, qui l’emportera sans trembler dans le Game 5 puis dans le Game 6. Dirk Nowitzki est élu MVP de ces Finals tandis que le « Big Three » de Miami essuie un échec retentissant.

Déchu, le « King » a également déçu (et c’est peu dire), ne tournant qu’à 17.8 points de moyenne face aux Mavericks, contre 26.7 en saison régulière. Il est évidemment érigé en principal responsable de cette débâcle, subissant dans la foulée une vague de critiques sans précédent. Cette fois-ci, l’excuse d’un « supporting cast » défaillant n’est pas recevable, au même titre que celle de son manque d’expérience. Transparent dans les quatrièmes quarts-temps, sa capacité à faire gagner son équipe est dès lors logiquement remise en cause.

Mais comme l’expliquera LeBron James quelques années plus tard, cet « inoubliable » revers l’a fait « devenir ce qu’il est aujourd’hui. »

Finals 2012 : à 27 ans, contre le Thunder (4-1)

Game 1 (D) : 30 pts, 9 reb, 4 pds, 4 int (11-24 aux tirs, 7-9 aux lancers) en 46 min.
Game 2 (V) : 32 pts, 8 reb, 5 pds (10-22 aux tirs, 12-12 aux lancers) en 42 min.
Game 3 (V) : 29 pts, 14 reb, 3 pds (11-23 aux tirs, 6-8 aux lancers) en 44 min.
Game 4 (V) : 26 pts, 9 reb, 12 pds, 2 int (10-20 aux tirs, 5-8 aux lancers) en 44 min.
Game 5 (V) : 26 pts, 11 reb, 13 pds, 2 ctr (9-19 aux tirs, 8-9 aux lancers) en 44 min.

Moyennes : 28.6 points, 10.2 rebonds, 7.4 passes, 1.6 interception, 0.4 contre et 3.8 pertes de balle, à 47% aux tirs, 19% à 3-points et 83% aux lancers, en 44 minutes.

Laver l’affront de 2011. Telle est la mission de LeBron James lorsqu’il attaque cet exercice 2011-12, perturbé par un « lock-out ». Visiblement déterminé à remettre les pendules à l’heure, il ne va rien laisser au hasard cette saison-là, raflant son troisième trophée de MVP (quasiment 27 points, 8 rebonds, 6 passes et 2 interceptions de moyenne) même s’il termine une nouvelle fois derrière les Bulls à l’Est. Si le Heat monte en puissance collectivement, c’est en playoffs qu’il est avant tout attendu.

Au premier tour, Miami croise le fer avec les Knicks de Carmelo Anthony et Amar’e Stoudemire. Le résultat est sans appel : 4-1. En demi-finale de conférence, le collectif des Pacers s’avance face aux Floridiens. Accrocheurs jusqu’au bout, ils tombent en six matchs. En finale de conférence, c’est ensuite au tour des Celtics de se dresser devant les « Three Amigos ». En tête 3-2, Boston les poussera dans leurs ultimes retranchements mais, dans le Game 6 au TD Garden, le « King » sauve les siens avec une performance légendaire : 45 points (à 19/26 aux tirs), 15 rebonds, 5 passes !

Les hommes d’Erik Spoelstra s’imposeront finalement au Game 7, démantelant le « Big Three » adverse, et leur dernier obstacle sur le chemin du titre n’est autre que le Thunder de Russell Westbrook, Kevin Durant et James Harden. Une franchise en vogue, pétrie de talent et dotée de l’avantage du terrain, mais bien moins expérimentée que celle de South Beach. Preuve en est, dans l’histoire, jamais une équipe aussi jeune n’avait atteint les Finals. L’occasion idéale pour que LeBron James débloque son palmarès, contre un autre ailier de renom, de quatre ans son cadet et (déjà) triple meilleur marqueur de la Ligue.

Et cette fois-ci, l’ancien joueur des Cavaliers ne laissera pas filer cette opportunité puisque le Heat va l’emporter 4-1, en ayant pourtant perdu le Game 1. Enfin libéré en Finals et décisif en quatrième quart-temps, « LBJ » s’est surpassé – en dépit des crampes – pour décrocher la toute première bague de sa carrière, au terme d’une série globalement maîtrisée. Ses statistiques individuelles sont, quant à elles, dignes de son statut de meilleur joueur de la planète, à présent incontestable : 28.6 points (à 47% aux tirs), 10.2 rebonds, 7.4 passes et 1.6 interception par rencontre, et aucune sous les 25 unités !

Brillamment épaulé par Dwyane Wade et logiquement élu MVP des Finals, le « King » a régné en maître sur ces playoffs afin de triompher à 27 ans, lors de sa 9e année en NBA. « Il était temps. Mon rêve est maintenant devenu réalité et je n’avais jamais connu une telle sensation », confiait-il alors, dans la foulée de ce sacre. Désormais, l’objectif des « Heatles » est clair : lancer une dynastie en réussissant la passe de deux dès l’an prochain.

Finals 2013 : à 28 ans, contre les Spurs (4-3)

Game 1 (D) : 18 pts, 18 reb, 10 pds (7-16 aux tirs, 1-5 à 3-pts) en 42 min.
Game 2 (V) : 17 pts, 8 reb, 7 pds, 3 int, 3 ctr (7-17 aux tirs) en 41 min.
Game 3 (D) : 15 pts, 11 reb, 5 pds, 2 int (7-21 aux tirs, 1-5 à 3-pts) en 39 min.
Game 4 (V) : 33 pts, 11 reb, 4 pds, 2 int, 2 ctr (15-25 aux tirs) en 41 min.
Game 5 (D) : 25 pts, 6 reb, 8 pds, 4 int (8-22 aux tirs, 7-9 aux lancers) en 44 min.
Game 6 (V) : 32 pts, 10 reb, 11 pds, 3 int (11-26 aux tirs, 1-5 à 3-pts, 9-12 aux lancers) en 50 min.
Game 7 (V) : 37 pts, 12 reb, 4 pds, 2 int (12-23 aux tirs, 5-10 à 3-pts, 8-8 aux lancers) en 45 min.

Moyennes : 25.3 points, 10.9 rebonds, 7.0 passes, 2.3 interceptions, 0.9 contre et 2.6 pertes de balle, à 45% aux tirs, 35% à 3-points et 80% aux lancers, en 43 minutes.

Libéré d’un poids après l’obtention de sa première bague, LeBron James va signer un exercice 2012-13 de haut vol, probablement son meilleur en carrière. Tout proche à l’époque d’être le troisième joueur de l’histoire à réussir le doublé « MVP/Défenseur de l’année » lors de la même saison (Marc Gasol le devance pour le trophée de DPOY), il échoue en plus à un rien de devenir le premier MVP de l’histoire élu à l’unanimité (120 premières places sur 121 possibles). Il guide toutefois le Heat vers un bilan record : 66-16, avec une impressionnante série de 27 victoires de rang entre février et mars.

En playoffs, rien ni personne ne semble pouvoir freiner le « King ». N’en déplaise à Brandon Jennings, les Bucks sont « sweepés » au premier tour. Orphelins de Derrick Rose, les Bulls ne peuvent lutter à armes égales en demi-finale de conférence et encaissent un 4-1. En finale de conférence, désormais emmenés par le néo-MIP Paul George, les Pacers poussent Miami au Game 7 mais sont, comme en 2011-12, trop courts. Voilà donc les Floridiens au rendez-vous des Finals pour la troisième année d’affilée, ce qu’aucune franchise n’avait réussi à l’Est depuis Chicago (1996-1998).

Et comme en 2007, LeBron James y retrouve les Spurs. Mais celui-ci a bien grandi et son « supporting cast », renforcé depuis peu par l’ancien des Celtics Ray Allen, n’est également plus le même. Cette série entre des « Big Three » de légende promet d’être équilibrée et ce pressentiment va rapidement se confirmer puisque les deux équipes se rendront coup pour coup, se départageant avec un Game 7. Au bout du suspens, le Heat triomphera finalement pour la deuxième saison consécutive, en étant revenu de l’enfer dans le Game 6.

Six secondes. En tête 3-2, San Antonio se trouvait effectivement à 6 secondes de son cinquième titre. Mais c’était avant que Ray Allen ne les refroidisse d’un 3-points égalisateur, entré dans la postérité, sous les yeux d’un Tony Parker lui aussi auteur d’un shoot décisif dans le Game 1. Avant ce coup de poignard d’Allen, le « Chosen One » avait pris ses responsabilités en inscrivant 16 points dans le dernier quart-temps. Et après ça, les joueurs de South Beach ne trembleront ni en prolongation, ni dans le Game 7. Le trophée Larry O’Brien retourne donc en Floride !

Des regrets, les Texans pourront en nourrir énormément au regard de leurs erreurs fatales et, aujourd’hui, ils doivent encore se demander comment ils ont pu s’incliner en étant si près du but. Le « King » conserve en tout cas son trône – et son MVP des Finals – en proposant une fois de plus des Finals de haute facture avec 25.3 points, 10.9 rebonds, 7.0 passes et 2.3 interceptions de moyenne. Surtout, sa formation dos au mur, il a haussé son niveau de jeu et assumé son statut dans les moments chauds, à l’image de son panier crucial, à 28 secondes de la fin du Game 7, pour donner deux possessions d’avance aux siens.

Beau perdant, Gregg Popovich ne pouvait évidemment que saluer la prestation du duo LeBron James (37 points, 12 rebonds) – Dwyane Wade (23 points, 10 rebonds), au sommet de son art dans cette ultime rencontre. « Ils ont pratiqué un basket digne du Hall of Fame. De ce que j’ai vu, c’est l’une des meilleures performances qu’ils ont pu proposer en même temps, sur l’entièreté des playoffs ». S’il se sacrifie et est plus en retrait, Chris Bosh n’en reste pas moins précieux pour Miami, à l’image notamment de son rebond offensif amenant le 3-points de Ray Allen dans le Game 6.

Six ans plus tard, Tim Duncan peut ainsi constater de lui-même que la Ligue allait bel et bien appartenir à l’enfant de Cleveland. Année après année, le palmarès de celui-ci ne cesse de s’embellir et il est maintenant double champion NBA, double MVP des Finals et quadruple MVP de la saison régulière. Et à seulement 28 ans, tous les signaux semblent au vert pour qu’il remplisse davantage son armoire à trophées…

Finals 2014 : à 29 ans, contre les Spurs (1-4)

Game 1 (D) : 25 pts, 6 reb, 3 pds, 3 int (9-17 aux tirs, 5-6 aux lancers) en 33 min.
Game 2 (V) : 35 pts, 10 reb, 3 pds, 2 int (14-22 aux tirs) en 38 min.
Game 3 (D) : 22 pts, 5 reb, 7 pds, 5 int (9-14 aux tirs) en 40 min.
Game 4 (D) : 28 pts, 8 reb (10-17 aux tirs, 4-8 à 3-pts, 4-6 aux lancers) en 38 min.
Game 5 (D) : 31 pts, 10 reb, 5 pds, 2 ctr (10-21 aux tirs, 3-9 à 3-pts, 8-9 aux lancers) en 41 min.

Moyennes : 28.2 points, 7.8 rebonds, 4.0 passes, 2.0 interceptions, 0.4 contre et 3.8 pertes de balle, à 57% aux tirs, 52% à 3-points et 79% aux lancers, en 38 minutes.

On prend les mêmes et on recommence. Un an après leur série dantesque, les Spurs et le Heat se retrouvent lors des Finals. Mais cette fois-ci, il n’y aura aucun suspens car les premiers nommés, revanchards au possible depuis leur cruelle désillusion, vont donner une véritable leçon de basket aux champions en titre, incapables de résister à leur collectif et qui voient ainsi leurs espoirs de triplé réduits en miettes. Pire encore, ce revers va sonner le glas du « Big Three » floridien.

Une telle issue était pourtant difficile à prédire en début de saison. Certes moins souverain qu’à l’accoutumée, Miami finit 2e à l’Est derrière Indiana. Gêné par ses genoux, Dwyane Wade est régulièrement mis au repos en vue des échéances printanières. De son côté, LeBron James doit laisser son trophée de MVP à Kevin Durant, malgré une production statistique qui ne faiblit pas : quasiment 27 points, 7 rebonds, 6 passes et 2 interceptions par match.

Une fois le printemps arrivé, les joueurs de South Beach activent comme souvent le « mode playoffs ». Les Bobcats de Michael Jordan se font balayer (4-0) au premier tour tandis que les Nets – invaincus en saison régulière face au Heat – hissent le drapeau blanc au bout de cinq rencontres. Quant aux Pacers, en possession de l’avantage du terrain, ils subissent la loi (4-2) de leur bête noire assumée pour la troisième année d’affilée. Un parcours sans accroc qui débouche sur un nouvel affrontement avec San Antonio.

Si le « King » a beau se démener (28.2 points, 7.8 rebonds, 4.0 passes, 2.0 interceptions de moyenne), il ne peut rien devant la force de frappe offensive et défensive des Texans. Tony Parker, Manu Ginobili, Tim Duncan, Kawhi Leonard (élu MVP des Finals), Patty Mills, Danny Green, Boris Diaw, Tiago Splitter, Marco Belinelli… Le danger provient d’absolument partout avec ces Spurs et Miami prend un éclat à chacune de ses défaites : -15 dans le Game 1, -19 dans le Game 3, -21 dans le Game 4 et -17 dans le Game 5.

Seul le Game 2 aura permis aux hommes d’Erik Spoelstra de sauver – sur le fil – l’honneur. Mais ceux de Gregg Popovich leur étaient incontestablement supérieurs dans cette série à sens unique. Le jeu de San Antonio, porté par le QI de passeurs de génie, fait d’un mouvement perpétuel du ballon et de prises de décision rapides, est la définition même du « basket total ». Il n’est ainsi pas absurde de penser qu’aucune équipe n’a aussi bien joué dans l’histoire de la Ligue.

Ron Adams, assistant réputé en NBA depuis 1992, et aujourd’hui sur le banc des Warriors, faisait d’ailleurs partie des personnes charmées par cette démonstration collective. « Il y a d’excellentes équipes de lycée, merveilleuses, où tout le monde fait ce qu’il faut et joue juste. À l’université, il y a également des équipes comme ça et j’ai fait partie de certaines de celles-ci. Mais au niveau professionnel, je ne pense pas avoir vu quelque chose d’aussi magistral que la façon dont [les Spurs] ont joué dans cette série. »

À l’arrivée, l’aventure de LeBron James avec le Heat se termine sur une triste note. Malgré deux échecs en Finals, dont un véritablement fâcheux en 2011, le double champion NBA sera néanmoins parvenu à débloquer son palmarès avec la franchise, formant un « Big Three » inoubliable avec Dwyane Wade et Chris Bosh. Le « Chosen One » s’est affirmé là-bas en tant que meilleur basketteur de la planète et il a pu s’imprégner de cette fameuse culture de la gagne, afin de la développer ailleurs.

En effet, « free agent » au terme de cet exercice 2013-14, le quadruple MVP décidera finalement de retourner « chez lui », à Cleveland, afin d’honorer sa promesse : ramener un titre dans l’Ohio.

LeBron James Pourcentage Rebonds
Saison Equipe MJ Min Tirs 3pts LF Off Def Tot Pd Fte Int Bp Ct Pts
2003-04 CLE 79 40 41.7 29.0 75.4 1.3 4.2 5.5 5.9 1.9 1.7 3.5 0.7 20.9
2004-05 CLE 80 42 47.2 35.1 75.0 1.4 6.0 7.4 7.2 1.8 2.2 3.3 0.7 27.2
2005-06 CLE 79 43 48.0 33.5 73.8 1.0 6.1 7.0 6.6 2.3 1.6 3.3 0.8 31.4
2006-07 CLE 78 41 47.6 31.9 69.8 1.1 5.7 6.7 6.0 2.2 1.6 3.2 0.7 27.3
2007-08 CLE 75 40 48.4 31.5 71.2 1.8 6.1 7.9 7.2 2.2 1.8 3.4 1.1 30.0
2008-09 CLE 81 38 48.9 34.4 78.0 1.3 6.3 7.6 7.3 1.7 1.7 3.0 1.2 28.4
2009-10 CLE 76 39 50.3 33.3 76.7 0.9 6.4 7.3 8.6 1.6 1.6 3.4 1.0 29.7
2010-11 MIA 79 39 51.1 33.0 75.9 1.0 6.5 7.5 7.0 2.1 1.6 3.6 0.6 26.7
2011-12 MIA 62 38 53.1 36.2 77.1 1.5 6.4 7.9 6.2 1.6 1.9 3.4 0.8 27.2
2012-13 MIA 76 38 56.5 40.6 75.3 1.3 6.8 8.0 7.3 1.5 1.7 3.0 0.9 26.8
2013-14 MIA 77 38 56.7 37.9 75.0 1.1 5.9 6.9 6.3 1.6 1.6 3.5 0.3 27.1
2014-15 CLE 69 36 48.8 35.4 71.0 0.7 5.3 6.0 7.4 2.0 1.6 3.9 0.7 25.3
2015-16 CLE 76 36 52.0 30.9 73.1 1.5 6.0 7.4 6.8 1.9 1.4 3.3 0.6 25.3
2016-17 CLE 74 38 54.8 36.3 67.4 1.3 7.3 8.6 8.7 1.8 1.2 4.1 0.6 26.4
2017-18 CLE 82 37 54.2 36.7 73.1 1.2 7.5 8.7 9.1 1.7 1.4 4.2 0.9 27.5
2018-19 LAL 55 35 51.0 33.9 66.5 1.0 7.4 8.5 8.3 1.7 1.3 3.6 0.6 27.4
2019-20 LAL 67 35 49.3 34.8 69.3 1.0 6.9 7.8 10.2 1.8 1.2 3.9 0.5 25.3
Total   1265 38 50.4 34.4 73.4 1.2 6.2 7.4 7.4 1.8 1.6 3.5 0.8 27.1

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