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Le 31 mai 2007, la naissance du mythe LeBron James

En finale de conférence contre les Pistons, le futur King avait sorti 48 points, dont les 25 derniers son équipe : une soirée folle, fondatrice de sa légende.

Jusqu’à ce 31 mai 2007, LeBron James nous avait habitués à des performances fantastiques, et parfois historiques puisqu’il pulvérisait les records de précocité. Le prodige confirmait match après match les attentes, les espoirs et les comparaisons flatteuses. Mais jamais il n’avait atteint une telle maîtrise, une telle domination, un tel degré de maturité que dans ce Game 5 au Palace d’Auburn Hills de Detroit. À 22 ans et 152 jours, le King va produire le premier grand match de sa carrière, l’acte fondateur de sa légende.

L’épluchage de sa performance laisse rêveur. Le contexte d’abord : un Game 5 de finale de conférence. L’adversaire ensuite : les Pistons, champions 2004, puis finalistes 2005. Le lieu évidemment : le mythique Palace d’Auburn Hills. Enfin, il y a la ligne de stats : 48 points à 18/33 au shoot, 9 rebonds, 7 passes.

Les chiffres, pourtant épais, ne traduisent pas l’impression visuelle laissée par le jeune ailier des Cavs. Les Pistons, réputés pour leur défense, ont été impuissants face à un talent aussi prodigieux.

« On a tout essayé et essayé tout le monde », se souvient Chauncey Billups pour The Undefeated. « Tayshaun Prince a été sur lui pendant un long moment, ensuite LeBron a pris feu. Rip Hamilton a voulu le prendre, alors LeBron a pris feu. J’ai donc décidé d’y aller… Il fallait lui mettre la pression, essayer autre chose. Il m’a fumé… On a honnêtement tout tenté, mais avec les grands joueurs, ça arrive. »

LeBron dans les pas de Michael

La marque du grand joueur s’imprime quand l’adversaire n’a plus aucune solution, ou plutôt que le joueur trouve une solution à chaque défi de la défense. C’est ainsi que les immenses champions ont marqué leur temps.

Dans notre résumé de l’époque, nous écrivions que LeBron James était désormais « dans le club très fermé des superstars. Michael Jordan, Larry Bird, Magic Johnson, Wilt Chamberlain, Kobe Bryant et même Dwyane Wade l’an passé (en Finals 2006) ont connu ces moments-là. Ces moments où on devient une étoile de son sport. Ces moments où tout ce qu’on touche se transforme en or. »

Les Pistons ont essayé de le contenir en le prenant à deux, en le bloquant sur la ligne de fond, en changeant de défenseur. En silence et avec efficacité, LeBron James s’est adapté.

« Rien n’a été facile, on l’a mis au sol. Vraiment. Et il s’est relevé, en ne disant rien. Il a continué de faire son truc. Je le respecte. C’est probablement la meilleure performance réalisée contre nous », avouait le meneur de Detroit, MVP des Finals 2004.

Alors commentateur du match, Steve Kerr, bien placé pour utiliser ce qualificatif, ne pouvait retenir le mot sacré après un panier primé pour égaliser à 107 partout à 1:15 de la fin de la première prolongation.

« C’est incroyable. C’est Jordanesque. »

Le testament de grandeur

En effet, comment ne pas songer à Michael Jordan quand un gamin aussi doué inscrit 29 des 30 derniers points de son équipe ? Dans cette rencontre en double prolongation, l’ailier est le seul Cavalier à inscrire un panier dans les 18 dernières minutes du match, pour un total de 25 points de suite !

Dans les jours qui suivront, les commentateurs américains débattront pour classer ce match dans l’histoire des plus grandes prestations de tous les temps. ESPN en parlera comme d’une performance dont « on parlera pendant des années », d’un « testament de grandeur » semblable à Reggie Miller et ses 8 points en 9 secondes, les 63 points à Boston ou le « Flu Game » de Michael Jordan, ou encore les 42 points en Finals de Magic en 1980.

LeBron James, lui, n’a toujours pas tranché.

« Je n’ai pas établi de classement car je joue encore », avait-il expliqué avant le dernier match au Palace il y a quelques semaines. « Après cette partie, j’étais épuisé. J’ai tout donné pendant ce match, laissant tout sur le parquet. J’avais déjà été dans la zone, en faisant des grosses statistiques, mais j’ai toujours gardé en tête le fait de gagner. »

Treize ans après et avec le recul nécessaire et surtout les matches, les titres, les records que LeBron James a réalisés depuis, on peut estimer que notre titre de l’époque, « A Star Is Born », était justifié mais qu’il ne laissait pas imaginer ce qui allait nous attendre dans les années suivantes. Finalement, ce n’est pas une star qui est née, ce fameux 31 mai 2007, mais c’est bien plus que cela : un mythe.

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