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Darrell Armstrong, la sauterelle du Magic

Nommé à la fois Most Improved Player et Meilleur Sixième Homme en 1999, Darrell Armstrong va entrer au Hall Of Fame du Magic ce soir lors de la rencontre face à Dallas.

1m83 pour 77 kilos (tout mouillé), Darrell Armstrong est le prototype du « Little Big Guy ». Petite boule d’énergie malgré son gabarit chétif, il a dû batailler toute sa carrière pour arriver à ses fins. Passé par une petite université en Caroline du Nord, ce bon Darrell a surtout dû fréquenter les ligues mineures, de l’USBL à la CBA en passant par la GBA, avant de trouver son bonheur en NBA, du côté d’Orlando. C’est d’ailleurs là, que ce soir, il entrera au Hall Of Fame de la franchise.

Nommé à la fois Most Improved Player et Meilleur Sixième Homme en 1999, un exploit jamais réalisé depuis, Darrell Armstrong a fait les beaux jours du Magic avant de terminer sa carrière par plusieurs piges en tant que meneur vétéran chez les Hornets, les Mavs ou encore les Pacers et les Nets.

Reconverti depuis dans le coaching, chez les Mavs, avec qui il a gagné le titre en 2011, Darrell Armstrong a bouclé sa carrière de joueur à 9 points, 4 passes et 3 rebonds de moyenne. Plutôt pas mal pour un joueur au parcours si atypique que nous avions rencontré il y a trois ans lors d’un passage à Portland.

« Dix joueurs plus le coach dans un van »

Darrell, vous n’avez pas été drafté en 1991. Etait-ce une pilule difficile à avaler pour vous ?

« Je venais d’une petite école [Fayetteville State, ndlr] qui était en Division II. Je savais que j’allais devoir gravir les échelons un à un pour arriver jusqu’en NBA. Où je voulais vraiment arriver. Ce n’était pas tellement une surprise [de ne pas être drafté]. Je savais que je devais tomber dans la bonne situation, au bon moment. Et c’est arrivé cinq ans plus tard. J’ai réussi à signer avec une équipe NBA. »

Vous avez fréquenté les ligues mineures dans les années 90, avec les Atlanta Eagles notamment. Pouvez-vous nous raconter à quoi ça ressemblait ?

« C’était dingue. On avait dix joueurs et le coach, dans un même van, avec nos bagages dans le coffre. Et on partait d’Atlanta vers le Nord, jusqu’à New York et les états alentours. Et vers le Sud, on allait jusqu’à Miami. On passait beaucoup de temps dans ce van. Des sacrés road trip. Mais ça valait le coup tant que je voyais que ma carrière évoluait dans le bon sens. J’en ai gardé de bons souvenirs. Et quand j’y repense, je me dis toujours : wow, c’était vraiment un énorme sacrifice pour en arriver là où je voulais aller. Je devais le faire et ça a payé. »

Quel était le niveau de compétition dans ces ligues mineures ?

« Ce n’était pas si mal. L’USBL, ou ces ligues qui avaient lieu pendant l’été, étaient très importantes car elles permettaient aux gars de se montrer et éventuellement de se faire recruter pour les camps d’été des équipes NBA. C’est comme ça que j’ai obtenu ma première invitation à un camp NBA, par l’USBL. Après ça, j’étais invité chaque été, à Atlanta la première fois et puis à Orlando deux fois. Je remercie vraiment l’USBL d’avoir existé car c’est grâce à elle que j’ai pu arriver en NBA. »

Quelles étaient les affluences pour ces matchs de ligue mineure ? 

« [pensif] Il devait y avoir à peu près [il maintient le suspense]… cent personnes ! [rires]. Mais ce n’était pas pour ça qu’on jouait. Cette ligue était intéressante car les scouts NBA suivaient les matchs. Je me fichais du nombre de fans, ce qui m’importait, c’était les scouts. »

Vous avez ensuite évolué en CBA (Continental Basketball Association), puis en GBA (Global Basketball Association). Etait-ce plus ou moins la même chose que l’USBL ? Même niveau de compétition ? 

« C’était le même niveau de compétition. C’était simplement d’autres ligues, d’autres organisations et ça se jouait à différents moments de l’année. La CBA était bien, même si je n’y ai joué qu’un mois. Pour moi, la ligue qui a été importante, c’est l’USBL car c’est grâce à elle que j’ai eu ma chance. »

J’ai lu que vous avez même bossé, de nuit, dans une fabrique de fil textile en Caroline du Nord après un de vos contrats dans ces ligues mineures. Honnêtement, à ce moment-là, croyiez-vous encore en votre bonne étoile ?

« C’était fou. C’est l’année où j’ai joué en CBA. Et je me suis fait limogé. Je me fait couper. Donc, là je vais dans la GBA. Qui n’existe plus depuis longtemps [rires]. Et là, je jouais très bien. Mais la ligue a mis la clé sous la porte ! Donc, à ce moment-là, il fallait bien que je trouve un boulot normal. J’ai trouvé cette place dans une usine de fil textile. J’y ai bossé pendant quatre-cinq mois. Et après, je suis retourné en USBL. »

Vous avez joué en Europe, à Chypre, puis en Espagne. A quel moment avez-vous décidé de quitter les Etats-Unis pour tenter votre chance en Europe ?

« C’était une belle opportunité pour moi. Je suis allé là-bas, c’est une toute petite île. J’ai rencontré Johnny Newman. Un des meilleurs joueurs universitaires de l’histoire. J’avais un bon coach là-bas, qui a bien pris le temps de me faire progresser. On a réussi de belles choses ensemble, on a gagné le titre cette année-là. Après, je suis revenu en USBL pour un camp d’été. Et je suis reparti en Espagne. Et c’est après l’Espagne que j’ai réussi à entrer en NBA. Juste avant le dernier match de la saison, le Magic a fait appel à moi. »

Comment était la vie à Chypre pour vous ? Des Etats-Unis à Chypre, ça devait faire un sacré changement…

« J’ai adoré. C’était différent. Ça ne m’a pas dérangé. Il y avait toujours quelque chose à faire, pas mal de déplacements. Et puis, toujours de nouvelles plages, c’était bien. Ça m’a donné l’occasion de voir pas mal de pays. On est allé jouer contre une équipe en Israël pour la Coupe [d’Europe] et on les a battus. Ensuite, on avait été opposé à une forte équipe de Grèce. C’était vraiment très plaisant. Et ça m’a permis de trouver un contrat en Espagne. Et jouer en Espagne, c’était déjà comme jouer en NBA en quelque sorte. Barcelone, Real Madrid, toutes ces équipes étaient très fortes. Arvydas Sabonis était dans la ligue à ce moment-là. Michael Curry aussi. »

Et comment ! En Espagne, vous avez affolé les compteurs en devenant le meilleur scoreur de la Liga, à 25 points par match pour Ourense… succédant au palmarès à un certain Oscar Schmidt, un Hall of Famer !

« Oui, Oscar Schmidt ! Je l’ai battu pour le titre de meilleur scoreur. Mais bon, il avait 42 ans à l’époque. Il faut reconnaître que c’est très fort de scorer autant à cet âge-là. C’était vraiment exceptionnel de jouer contre lui, car j’en avais tellement entendu parler. Un gars qui a fait plusieurs Olympiades. Le niveau du championnat était bon. Comme je l’ai dit, il y avait Arvydas Sabonis qui est parti la saison suivante pour la NBA. C’était comme de jouer en NBA, car il fallait vraiment être prêt chaque soir. Il y avait des bons joueurs dans chaque équipe. »

« C’est Chuck Daly qui m’a vraiment lancé »

Vous avez participé au concours de dunks en Espagne. Et vous étiez une star là-bas ? Un spécimen physique jamais vu…

« Oui ! J’ai participé au concours avec un de mes coéquipiers. Et lui a fini premier, j’ai terminé second. On a fini sur une prolongation, un « dunk off ». C’était vraiment sympa de participer à ce concours avec lui. Et puis, c’était le All Star Weekend. On a eu l’occasion de jouer contre la France et l’Italie, ce qui était vraiment excitant pour moi. J’en garde d’excellents souvenirs, encore aujourd’hui. »

En quoi cette expérience en Europe vous a-t-elle aidé pour la suite de votre carrière en NBA ?

« Ça m’a énormément aidé parce que le niveau de jeu était très bon. Les règles étaient différentes et même s’il a fallu que je m’y habitue, j’ai fini meilleur scoreur de la ligue. Et puis, les équipes NBA étaient présentes, elles suivaient les joueurs en Espagne. Comme je l’ai dit, j’ai reçu un coup de fil avant le dernier match de la saison. Et le lendemain, j’allais signer mon contrat avec le Orlando Magic. »

Quelle a été votre réaction quand vous avez reçu ce coup de fil ? Après toutes vos pérégrinations…

« J’étais heureux, tout simplement ! Tout mon boulot payait enfin. J’allais enfin pouvoir arriver à mon but ultime. Le lendemain, je m’envolais vers les Etats-Unis pour signer mon contrat. C’était incroyable. »

Et vous débarquez dans une équipe du Magic qui ira jusqu’en finale NBA… Un scénario inimaginable pour vous !

« Oui. Et ne m’imaginant pas une seule seconde que je serai dans cette franchise les neuf années suivantes. C’était vraiment super d’arriver dans cette équipe, de voir comment les gars s’entraînaient, se préparaient. De voir comment ils sont arrivés jusqu’en finale NBA. Ça m’a vraiment donné beaucoup de détermination et d’envie. Je voulais bosser dur, retourner à la salle et arriver à ce niveau de jeu où eux étaient déjà arrivés. Je voulais être capable de les aider. Mes deux premières années, je n’ai pas eu beaucoup de temps de jeu. Mais après ça, j’ai eu ma chance et j’ai pu jouer mon jeu jusqu’à la fin de ma carrière. »

Quels sont vos souvenirs justement de jouer avec Shaq et Penny, ce duo magique : si jeune et si spectaculaire ?

« J’en ai plus avec Penny car mes deux premières années, je ne jouais pas beaucoup. Je n’ai pas vraiment joué avec Shaq car il est parti après ma deuxième année à Orlando. Avec Penny, j’ai de nombreux souvenirs, de matchs de playoffs. Je me souviens d’un premier tout de playoffs face au Heat [en 1997, ndlr]. Je n’avais pas beaucoup joué lors des deux premiers matchs mais le coach m’a fait jouer aux matchs 3, 4 et 5. J’ai réussi mon record en carrière [à l’époque, 21 points, ndlr] et Penny a enchaîné deux matchs de folie d’affilée à 41 puis à 42 points. Ces souvenirs-là sont encore très vivaces pour moi. On avait une bonne alchimie tous les deux. Jusqu’à ce qu’il soit échangé. Si c’était déjà beau de le voir jouer, c’était encore mieux de jouer avec lui. »

Etait-ce difficile pour vous de ne plus beaucoup jouer après avoir eu des rôles majeurs dans vos équipes précédentes ?

« J’étais enfin arrivé dans la meilleure ligue et je savais qu’ils avaient drafté un meneur [le regretté Brooks Thompson, ndlr] avant que j’arrive. Et donc, je savais qu’il aurait son opportunité de jouer avant que moi, j’ai la mienne. Je savais qu’il fallait que je fasse preuve de patience. J’ai été patient, j’ai continué à bosser et j’ai enfin eu ma chance de percer. »

Avez-vous eu un mentor à Orlando ?

« Non, pas vraiment. Je regardais Penny, je regardais B-Shaw [Brian Shaw]. J’observais ces gars-là et comment ils approchaient les matchs. Si je devais citer un mentor, ce serait Chuck Daly. C’est lui qui m’a lancé, qui a cru en moi et qui m’a fait confiance. Une fois que j’ai obtenu cette confiance, j’ai pris mon envol. Car je savais que je pouvais jouer au même niveau que ces gars-là. »

Que pensez-vous qu’il a manqué à cette équipe du Magic pour aller au bout, sur ces deux années 1995 et 1996 ? 

« Ils étaient jeunes. C’était la première fois qu’ils vivaient ces expériences. A ce niveau de compétition, ça ne pardonne pas. Et puis, ils avaient peut-être besoin de passer par ces périodes difficiles pour progresser et arriver au sommet. On a perdu contre Michael Jordan, qui a gagné le titre les trois années suivantes. On est simplement tombé sur un os ! Au final, Shaq est allé à Los Angeles et a gagné ses titres là-bas. C’est dommage mais après, on n’a jamais pu retourner à ce niveau. »

Vous avez participé au concours de dunks en 1996. Et vous êtes entré dans la légende, à votre manière, avec un ultime layup sur votre dernière tentative de dunk. Racontez-nous ce qui s’est passé.

« Ils ont changé les règles cette année-là. Il fallait réussir trois dunks en 1 minute et 30 secondes. Pour moi, étant un petit gabarit, j’ai besoin de toutes les pauses possibles, de toute mon énergie pour aller placer mon dunk. Ce format était difficile pour moi. Je pense que, si j’avais pu y participer avec les règles actuelles, où on dunke puis on va s’asseoir, j’aurais réalisé une bien meilleure prestation. »

« Mon fonds de commerce, c’était ma combativité »

En 1996, vous obtenez enfin un rôle important, avec du temps de jeu. Est-ce la consécration pour vous ?

« C’est ce que je recherchais, c’est clair. C’était super. Ça fait partie de mon évolution de joueur. J’avais des gars qui croyaient en moi dans l’équipe. Et quand on est sur le terrain, il faut être productif. Il faut faire quelque chose pour l’équipe. Et j’ai réussi à faire pas mal de petites choses. Mon fonds de commerce, c’était précisément de me battre sur tous les ballons [« my hustle » dans le texte, ndlr]. J’ai réussi à me faire un nom à ce moment-là. »

Vous êtes devenu un des chouchous du public à Orlando, justement parce que vous étiez un vrai battant. Vous vous nourrissiez des encouragements du public en quelque sorte. Quel était votre relation avec les fans ? 

« C’est comme ça que je joue. Le public veut voir des gars qui se battent, des gars qui donnent tout sur le terrain. Que ce soit plonger pour aller chercher un ballon ou autre chose, je faisais tout ce sale boulot, ce genre de sacrifices. Provoquer les passages en force… On devient surtout un chouchou du public quand on entre en jeu et qu’on arrive à changer le cours du match. Mon truc, c’était ça : de rentrer avec toute mon énergie, impliquer le public et essayer de changer le match. »

En 1999, vous êtes nommé Most Improved Player et meilleur Sixième homme. Vous obtenez enfin la reconnaissance de vos pairs, et de la NBA en général…

« C’était excellent. Mais le plus satisfaisant pour moi, c’est que je revenais d’une blessure. Une grosse opération à l’épaule (à la coiffe des rotateurs) qui m’avait fait manqué les 32 derniers matchs de la saison. Mais je suis revenu plus fort. J’étais en grande forme : je scorais, je défendais. J’ai tourné à 14 points cette saison. Et puis, tout à coup, me voilà Most Improved et meilleur Sixième homme ! La seule et unique fois que c’est arrivé en NBA. C’était vraiment un grand moment de fierté pour moi. »

Avez-vous un préféré ?

« Non, non. J’aime les deux. Ils sont tous les deux dans mon bureau. Quand j’arrive au boulot, je les vois chaque jour. »

Ensuite, entre 1999 et 2001, sur deux saisons, vous tournez à 16 points de moyenne. Quel était votre « go-to move » ?

« C’était mon énergie ! Je jouais beaucoup de pick & roll. Beaucoup de jeu rapide. J’avais toujours beaucoup d’énergie. Je suivais le conseil de mon coach à la fac : quand on joue dur, les bonnes choses arrivent. J’ai toujours joué dur et des bonnes choses me sont arrivées. »

Aviez-vous un « go-to move » ?

« Non, pas vraiment. Je pouvais rentrer mes tirs extérieurs. Je jouais bien le pick & roll. Si j’avais un go-to move, ce serait de jouer le pick & roll et de rentrer mon tir ouvert en sortie d’écran. »

Vous avez joué pour Doc Rivers, dans une nouvelle ère pour le Magic, après le déclin confirmé de Penny Hardaway. Comment s’est passée cette transition ?

« C’était bien de jouer pour Doc. C’était sa première année en tant que coach et il a fini par remporter le titre de meilleur entraîneur. Je suis devenu le leader d’une équipe de jeunes joueurs. C’était une vraie belle opportunité pour moi, un bon défi à relever. La transition s’est plutôt bien passée car Doc comprenait le jeu. On a fini à 41 victoires et 41 défaites alors qu’on nous voyait même pas gagner 10 matchs ! On a raté les playoffs pour un match seulement. Mais c’était une bonne saison pour nous malgré tout. L’année suivante, on a eu Grant Hill et T-Mac. »

Oui, et le même été, Tim Duncan a même été très proche de signer. Comment avez-vous vécu cette intersaison et l’arrivée de ces superstars dans l’équipe ?

« On veut toujours avoir le plus de talent possible. Donc, moi, ça ne me dérangeait pas. Ça ne changeait pas mon jeu. Je savais encore jouer parce que je joue dur. J’avais certes un peu moins le ballon dans les mains, car T-Mac était là et c’est un joueur qui peut créer du jeu. Tout comme Grant. Donc, je pouvais courir davantage et jouer sans ballon. C’était super. Malheureusement, Grant n’était pas en bonne santé. Si on avait pu l’avoir avec nous, l’histoire aurait été différente. T-Mac a été très bon pour Orlando. Il est devenu une superstar. »

Pour finir, un mot sur notre Français Tariq Abdul-Wahad, quels souvenirs en gardez-vous ?

« Oui, on l’a récupéré dans un échange en cours de saison. Il jouait dur ! C’était un truc que j’adorais avec Tariq, c’est que je savais qu’il allait jouer dur des deux côtés du terrain. Et surtout en défense. C’était toujours sympa de jouer avec lui. Quand on a un gars comme lui qui donne tout, ça rend le travail des autres plus facile. Je sais qu’il me rendait la tâche plus facile. »

Propos recueillis à Portland

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