Et si c’était déjà pour cette année ? Après avoir éclaboussé la NBA de tout son talent depuis deux ans, Luka Doncic est le favori des bookmakers pour le titre de MVP de la saison à venir. Une prédiction qui en dit beaucoup sur le niveau d’attente autour du phénomène slovène et donc du potentiel parcours de son équipe.
L’ex prodige du Real Madrid a mangé son pain noir lors de sa saison rookie, puisque Dallas avait enregistré 49 revers en 2018/19. Mais les Texans ont vite rectifié le tir, après avoir récupéré Kristaps Porzingis en provenance des Knicks, de quoi reconstituer un tandem Nash-Nowitzki 2.0 pour reprendre l’expression de Mark Cuban.
KRISTAPS PORZINGIS, LE DEUXIÈME ÉTAGE DE LA FUSÉE
Les Mavs ont ainsi pu assurer une qualification en playoffs avec un effectif plus étoffé dans lequel « KP » a montré de belles choses même s’il a manqué une vingtaine de matchs à cause de blessures. Mais ce n’est pas tout ! Sur le plan statistique, Dallas a marqué le coup en affichant l’attaque la plus efficace de l’histoire avec 116.7 points inscrits sur 100 possessions, une preuve de plus quant au potentiel de l’équipe coachée par Rick Carlisle.
Pour franchir un cap et se rapprocher du tant convoité Top 4 à l’Ouest, ce dernier a décidé de mettre l’accent sur la défense pour la saison à venir. Deux joueurs sont arrivés pour aider l’équipe à progresser dans ce domaine : Josh Richardson et James Johnson. Josh Richardson aura la lourde tâche de remplacer Seth Curry, et plus globalement de se relancer après une saison à Philly où il a déçu. Dallas représente une belle opportunité pour lui, il ne faudra pas la gâcher s’il ne veut pas voir sa cote descendre encore.
L’impact d’un James Johnson peut paraître plus anecdotique, mais l’ailier fort a démontré sur la fin de saison dernière, suite à son trade pour Minnesota, qu’il pouvait être précieux, sur le terrain mais aussi en dehors, en tant que cadre de vestiaire. C’est un vrai guerrier, et Dallas a besoin de ce type de profil.
Globalement, les Mavericks ont donc surtout cherché à renforcer le secteur défensif, quitte à se déplumer à l’arrière sans Seth Curry, ni JJ Barea pour apporter de la folie.
LA DÉFENSE COMME AXE DE PROGRESSION
Les interrogations et les conditions seront encore nombreuses pour que les Mavs puissent viser au-delà de la cinquième place. La principale concerne sans doute la santé de Kristaps Porzingis, touché à un ménisque du genou droit dans la « bulle » et dont la convalescence semble traîner en longueur puisqu’on ne devrait pas revoir le letton lors de la reprise. Tant que KP sera sujet aux pépins de ce genre, Dallas se devra de développer une troisième menace qui demeure non identifiée à ce jour.
Josh Richardson peut-il être ce joueur ? Maxi Kleber et Dwight Powell peuvent-ils être davantage que des relais ? Tim Hardaway Jr. peut-il tourner à plus de 20 points par match sur une saison ?
Rick Carlisle a fixé le Top 10 comme objectif de l’équipe en défense. Plus facile à dire qu’à faire ? Luka Doncic a beau être exceptionnel, ce n’est pas un surhomme. Il lui faudra des éléments plus réguliers à ses côtés pour viser le niveau supérieur. L’effectif de cette saison sera-t-il suffisant ? Premiers éléments de réponse d’ici la mi-mai.
Pour l’heure, même s’ils en sont encore loin, l’objectif reste de marquer l’histoire. Pour qu’on se remémore pour toujours l’époque des « Marvelous Mavs », comme on se souvient encore aujourd’hui des « Showtime Lakers ».
LES MOUVEMENTS DE L’ÉTÉ
Arrivés : Tyrell Terry, Josh Green, Trey Burke, Willie Cauley-Stein, Wesley Iwundu (Orlando), Josh Richardson (Sixers), James Johnson (Wolves)
Départs : Delon Wright (Pistons), Seth Curry (Sixers), Michael Kidd-Gilchrist (Knicks), Ryan Broekhoff (Sixers), JJ Barea
LE JOUEUR À SUIVRE : LUKA DONCIC
Incroyable Luka Doncic, qui ne cesse de malmener les chiffres, au moins autant que ses défenseurs, depuis son arrivée en NBA.
Après avoir trusté les records de précocité lors de son année rookie, le « playmaker » slovène a passé le test de la confirmation haut la main pour sa deuxième année, avec une ligne de stats tout simplement exceptionnelle pour un joueur de 21 ans : 28.8 points, 9.4 rebonds et 8.8 passes décisives en moyenne sur 61 matches.
Luka Doncic a déjà toute la panoplie de l’attaquant complet, le cerveau et les jambes pour savoir quand driver, quand ressortir pour un coéquipier, ou quand il sent que les Mavs ont besoin d’un de ses « step backs » à 3-points ou d’une inspiration venue de nulle part. On peut tout de même trouver à redire sur son pourcentage de réussite de loin (31.5%), son adresse dans les fins de match tendues et sa défense encore perfectible.
Mais par rapport à ce qu’il apporte globalement, et son impact sur le jeu de Dallas, c’est pour faire la fine bouche.
Les bookmakers en sont d’ailleurs venus à la conclusion que si la superstar de Dallas parvenait à faire encore mieux que ce rendement pour sa troisième saison en NBA, le titre de MVP lui reviendrait de droit. Pour cela, Luka Doncic se devra aussi d’être le chef de file du projet défensif que Rick Carlisle va mettre en place. Mais pour ce qui est de l’attaque, l’ancien joyau du Real Madrid n’a sans doute pas fini de nous surprendre…
MOYENNE D’AGE : 26.1 ans
MASSE SALARIALE : 126.4 millions (19e sur 30)
HYPE PREVIEW |
CONFÉRENCE EST | ||||
15 – Cleveland | 14 – Detroit | 13 – New York | 12 – Charlotte | 11 – Chicago |
10 – Orlando | 9 – Washington | 8 – Indiana | 7 – Atlanta | 6 – Toronto |
5 – | 4 – | 3 – | 2 – | 1 – |
CONFÉRENCE OUEST | ||||
15 – Oklahoma City | 14 – Sacramento | 13 – Minnesota | 12 – San Antonio | 11 – Memphis |
10 – New Orleans | 9 – Houston | 8 – Phoenix | 7 – Golden State | 6 – Dallas |
5 – | 4 – | 3 – | 2 – | 1 – |