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Magazine News Previews

[Previews] Charlotte honnête

Comme chaque année, Basket USA propose une présentation de la saison NBA et des 30 franchises sous la forme d’un compte à rebours, de la 30e place à notre favori pour le titre de champion NBA. Au tour des Hornets aujourd’hui, qui semblent avoir de nouveau les armes pour aller chercher une place en playoffs avec l’arrivée de Dwight Howard afin d’épauler le quatuor Walker-Batum-MKG-Williams. L’heure est au rachat chez les protégés de Michael Jordan après un exercice 2016-2017 complètement manqué (11e, 36v-46d).

Bad buzz

On avait quitté les Hornets pleins d’espoir après une saison régulière 2015-2016 réussie (48v-34d) conclue par une élimination en sept matchs au premier tour des playoffs. Mais l’été 2016 a quelque peu chamboulé la donne. La direction devait faire un choix en termes contractuels. Nicolas Batum et Marvin Williams ont logiquement été récompensés. Mais les départs de Jeremy Lin (en quête d’un gros contrat) et Courtney Lee (séduit par New York), n’ont pas été compensés.

À l’intérieur, Roy Hibbert n’a pas pu faire oublier Al Jefferson (parti à Indiana), laissant cette tâche au valeureux Cody Zeller (10.3 points, 6.5 rebonds en 27 minutes). Hargneux, très mobile pour sa taille en plus d’avoir une bonne lecture du jeu, le cadet de Tyler s’est fait une petite réputation chez les pivots NBA « qui détestent le jouer », comme l’a rappelé son plus fidèle faire-valoir Nicolas Batum, sur le plateau du Hoopcast en juin dernier. Comme pour le Français ainsi que pour le « franchise player » Kemba Walker, auteur de la meilleure saison de sa carrière (23.2 points par match), sa présence est progressivement devenue indispensable. C’est lorsqu’il ne joue pas que l’on se rend compte à quel point il est un pion essentiel. Et ce n’est pas un hasard si son absence en février-mars a coûté très cher à la formation de Steve Clifford (17 matchs manqués en 2017 pour 14 défaites).

Sans son repère fiable à l’intérieur, Charlotte s’est rendu à l’évidence après le All Star Break. La faute notamment à de trop nombreuses défaites à domicile (19 contre 11 la saison précédente) et une assise défensive trop souvent malmenée. Exceptées la confirmation du statut de cadre de l’équipe de Nicolas Batum et la sélection au All-Star Game de Kemba Walker, l’exercice 2016-2017 des Hornets aura été globalement décevant.

Superman au secours des Frelons verts

Le choix d’échanger Roy Hibbert en cours de saison pour Miles Plumlee semblait offrir davantage de responsabilités à Cody Zeller au poste 5. Mais cet été, les Hornets ont saisi une belle opportunité en mettant la main sur Dwight Howard (13.5 points, 12.7 rebonds avec Atlanta la saison passée). En matière d’intimidation et de double double, l’ex superstar du Magic d’Orlando reste une valeur sûre en NBA même s’il a traversé bien des embûches depuis son départ de Floride. Son arrivée en Caroline du Nord sera malgré tout un nouveau départ. Le pivot massif sera en quête de son meilleur niveau sous les ordres de Steve Clifford, son ancien assistant coach au Magic puis aux Lakers, en 2012-2013.

Pour remplacer le sniper transalpin Marco Belinelli, parti dans le trade en direction d’Atlanta, Charlotte a jeté son dévolu au soir de la draft sur le shooteur Malik Monk, une gâchette dont le jeu semble « NBA ready ». Et derrière Walker, l’arrivée de Michael Carter-Williams des Bulls est, pour l’heure, considérée comme une bonne pioche. Comme Lin, il peut jouer aux deux postes arrières, un plus pour l’équipe. Si MCW se libère et retrouve son niveau de rookie, ça peut être très intéressant.

Avec ces réajustements, les Hornets disposent d’un groupe capable de viser le Top 8 à l’Est. La rotation est courte (8-9 joueurs), mais elle est dense avec des joueurs interchangeables et polyvalents. Ça nous semble un cran au-dessus les Pistons et les Sixers, mais le moindre pépin physique d’un joueur majeur peut tout chambouler. Comme l’an passé…

 Mouvements de l’été

Arrivées : Malik Monk (Draft), Dwayne Bacon (Draft), Dwight Howard (Hawks), Michael Carter-Williams (Bulls), Julyan Stone (Venezia)

Départs : Marco Belinelli (Hawks), Miles Plumlee (Hawks), Christian Wood, Brian Roberts, Ramon Sessions (Knicks), Briante Weber (Lakers)

Le joueur à suivre : Dwight Howard

Monstrueux athlétiquement pour un tel gabarit, Dwight Howard a vécu de belles premières années avec une finale NBA en 2009 à 23 ans et un potentiel énorme. Durant les années Magic, la force de D12 tenait avant tout de sa capacité à ressortir les ballons pour ses quatre shooteurs, dont Hedo Turkoglu puis Rashard Lewis-Ryan Anderson au poste 4.

Dans le même temps, il pouvait ainsi tirer profit de l’espace qui se dégageait de cette menace extérieure. Ses étés passés avec Hakeem Olajuwon pour l’aider à développer son jeu offensif, dos au panier, devaient faire de lui une machine de guerre. Mais la suite fut beaucoup plus compliquée. Ce qu’on ne savait pas encore, c’est que Dwight Howard venait là d’atteindre le sommet de sa carrière. Car depuis son départ pour les Lakers, il a vécu une lente descente aux enfers. Sur les parquets mais aussi en dehors, comme il l’a récemment raconté dans un entretien à Sports Illustrated. Après un épisode raté avec Roy Hibbert l’été dernier, Charlotte s’est donné pour mission de le relancer. Charge à lui, à ses coéquipiers et surtout à Steve Clifford de faire le maximum pour qu’il retrouve son meilleur niveau. À condition qu’il accepte enfin son rôle de défenseur/rebondeur et qu’il arrête de courir après ses rêves individuels.

 LE CINQ DE DEPART EN DEBUT DE SAISON

 LE BANC

Meneurs : Michael Carter-Williams, Julyan Stone
Arrières : Jeremy Lamb, Malik Monk
Ailiers : Treveon Graham, Dwayne Bacon
Ailiers forts : Frank Kaminsky
Pivots : Cody Zeller, Johnny O’Bryant

MOYENNE D’AGE : 25.3 ans
MASSE SALARIALE : 117.3 millions (9e sur 30)
SI TOUT VA BIEN

Dans l’ombre des autres grands meneurs de la ligue, Kemba Walker poursuit son chemin et permet aux siens de suivre les leaders dans le wagon de tête avec sa capacité à être clutch et à trouver Dwight Howard près du cercle. L’épaule de Michael Kidd-Gilchrist, malmenée ces dernières années, tient le coup, et ses progrès en attaque font de lui la surprise inattendue de cette saison. Reposé et reboosté après un été loin de l’équipe de France, Nicolas Batum gagne en régularité. En alliant altruisme et agressivité vers le cercle, il se rapproche du All-Star Game dans une conférence désertée par de nombreux ailiers de renom. À nouveau solides sur leurs terres, les Hornets sont capable de jouer les yeux dans les yeux avec tout le monde et accrochent facilement les playoffs.

SI TOUT VA MAL

Michael-Kidd Gilchrist est toujours aussi précieux en défense, mais ses trous d’air récurrents au tir posent des soucis à toute l’équipe puisque ses adversaires peuvent le laisser ouvert sans craindre d’être sanctionnés. Autre souci : l’alternance Zeller-Howard au poste 5. Le premier est finalement plus utile à l’équipe et, comme à Atlanta, Superman passe les moments décisifs sur le banc. Le pivot commence à se plaindre et l’ambiance dans le vestiaire s’en ressent.

De plus, la fragilité chronique de l’équipe ne permet pas à ce groupe de s’exprimer ensemble au même moment. Inconstants, les hommes de Steve Clifford n’arrivent jamais à lancer leur saison et ratent une nouvelle fois les playoffs.

PREVIEWS : les équipes déjà présentées
30 – Chicago Bulls (15e Est)
29 – Phoenix Suns (15e Ouest)
28 – Atlanta Hawks (14e Est)
27 – Indiana Pacers (13e Est)
26 – Brooklyn Nets (12e Est)
25 – Sacramento Kings (14e Ouest)
24 – Orlando Magic (11e Est)
23 – New York Knicks (10e Est)
22 – LA Lakers (13e Ouest)
21 – Dallas Mavericks (12e Ouest)
20 – Philadelphie Sixers (9e Est)
19 – Detroit Pistons (8e Est)
18- Charlotte Hornets (7e Est)
Basket USA

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