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[Previews] Brooklyn veut devenir le Portland de l’Est

Comme chaque année, Basket USA propose une présentation de la saison NBA et des 30 franchises sous la forme d’un compte à rebours, de la 30e place à notre favori pour le titre de champion NBA. Nous restons dans le bas de la conférence Est avec une équipe des Nets remodelée par rapport à la saison passée.

Leur intersaison a été marquée par le transfert de celui qui incarnait la franchise ces dernières années : Brook Lopez. Même si le pivot n’était pas vraiment un franchise player, il était tout de même le leader offensif de l’équipe, en faisant preuve de constance. Aussi, il était le dernier représentant de la période définitivement révolue des « Nets bling-bling ». Le propriétaire, Mikhail Prokhorov, veut désormais passer la main… Tout un symbole.

Malgré cette page tournée, les Nets ne sont finalement pas si moribonds. Avec l’arrivée de quelques joueurs de qualité, pour la plupart revanchards, certains à Brooklyn rêvent ouvertement de playoffs.

La traction Lin-Russell : la grosse inconnue

Damian Lillard et C.J. McCollum. Voilà l’élément de comparaison, plutôt flatteur, qu’a sorti Kenny Atkinson pour évoquer sa paire D’Angelo Russell – Jeremy Lin. Le coach des Nets entend faire évoluer les deux hommes sur le terrain, comme le duo de petit taille de Portland. La grosse différence est que le tandem des Nets paraît nettement moins talentueux que le premier cité. Et qu’il faudra réussir à faire fonctionner la paire en défense.

En attaque en revanche, ils auront de quoi faire. D’autant qu’avec le départ de Brook Lopez, il faudra des points. Si Jeremy Lin garde un très bon souvenir de sa cohabitation avec Kemba Walker aux Hornets, qu’en sera-t-il avec un D’Angelo Russell pas toujours à l’aise pour partager la grappe avec Jordan Clarkson aux Lakers ? La question sera centrale d’autant que les attaquants sont peu nombreux dans cet effectif clairement tourné sur les postes arrières.

Esprit de revanche, es-tu là ?

Au rayon des catastrophes contractuelles de la saison passée, les Nets ne sont pas mal lotis. Comme à Portland, Allen Crabbe jouera avec une cible sur le dos. Chez les Nets, il sera tout simplement le plus gros contrat de l’équipe avec son salaire de près de 20 millions de dollars. Ça fait cher le 6e homme…

Après une saison prometteuse aux Blazers, le shooteur n’a pas réussi à justifier son contrat monstre l’an passé, au point de prendre la porte. Et si ce nouveau départ pouvait lui permettre de rebondir ?

On peut tirer les mêmes constats pour Timofey Mozgov, en perte de vitesse depuis deux ans, que ce soit aux Cavs puis aux Lakers, qui l’avaient recruté lui aussi à prix d’or. Le positif est que le Russe sort d’un Euro solide avec sa sélection nationale. Le troisième joueur d’expérience assez coûteux s’appelle DeMarre Carroll. Poussé dehors par les Raptors, qui l’avaient pourtant recruté pour être leur « LeBron stopper », ce poste 3 rugueux aura à cœur de faire oublier ses dernières saisons gâchées par les blessures. À Brooklyn, il apportera une utile dureté défensive et ses 36% d’adresse derrière l’arc. On lui demandera aussi sans doute un coup de main au poste 4 car c’est un peu le désert derrière le musculeux Trevor Booker.

Outre ces trois hommes-là, on peut également citer Tyler Zeller, signé récemment après avoir été coupé les Celtics. Deux ans plus tôt, il était encore le titulaire indiscutable des Verts, avant de souffrir sérieusement de la concurrence. Aux Nets, il devrait moins en être la victime. Ça fait un paquet de joueurs revanchards qui ont des choses à se faire « pardonner ».

LES MOUVEMENTS DE L’ÉTÉ

Arrivées : Jarrett Allen (draft premier tour), DeMarre Carroll (Toronto), Allen Crabbe (Portland), Milton Doyle, Timofey Mozgov (LA Lakers), Yakuba Ouattara (Monaco), D’Angelo Russell (LA Lakers), Jeremy Senglin, Jacob Wiley (two-way contract), Tyler Zeller (Celtics)

Départs : Randy Foye, Justin Hamilton, Brook Lopez (LA Lakers), KJ McDaniels (Toronto), Andrew Nicholson (Chine)

LE JOUEUR À SUIVRE : D’Angelo Russell

On parie qu’il a secrètement coché la date du 3 novembre prochain. Ce jour-là, les Nets se déplaceront au Staples Center, pour vendre visite aux Lakers. Là où D’Angelo Russell, à qui Magic Johnson avait pourtant promis qu’il était intouchable, a dû « céder sa place » à un autre talent à son poste : Lonzo Ball.

Le net a ainsi quitté une équipe de bas de tableau à l’Ouest pour un standing similaire à l’Est. Une équipe sans doute encore moins hiérarchisée qu’à Los Angeles. Autrement dit, il a l’occasion de s’imposer comme un franchise player potentiel. En a-t-il seulement l’étoffe après seulement deux ans passés dans la ligue ? Quid de sa cohabitation avec Jeremy Lin ?

Le jeune gaucher a l’occasion de montrer qu’il a enfin passé un cap niveau maturité.

LE CINQ DU DÉBUT DE SAISON

LE BANC

Meneurs : Isaiah Whitehead, Spencer Dinwiddie

Arrières : Allen Crabbe, Sean Kilpatrick, Joe Harris, Yakuba Ouattara

Ailiers : DeMarre Carroll, Caris LeVert

Ailiers forts : Quincy Acy

Pivots : Tyler Zeller, Jarrett Allen

MOYENNE D’ÂGE : 25,7 ans
MASSE SALARIALE : 91,7 millions de dollars (22e sur 30)
SI TOUT VA BIEN

Malgré des lacunes en défense, l’entente Lin – Russell fonctionne très bien, et Kenny Atkinson confirme qu’il est l’un des meilleurs techniciens de la nouvelle génération. Son équipe lui ressemble, et comme la saison passée, elle ne lâche jamais rien. Avec les energizers du banc comme Allen Crabbe ou Sean Kilpatrick, les Nets scorent toujours beaucoup et tapent au maximum les équipes moyennes de la conférence pour émerger comme un candidat crédible à la 8e place. Mis en confiance par Kenny Atkinson, D’Angelo Russell est une véritable révélation et se pose même en All-Star potentiel. Allen Crabbe et lui peuvent viser le titre de meilleure progression de l’année.

SI TOUT VA MAL

Malgré l’apport de Carroll, la défense des Nets prend l’eau chaque soir. Mogzov, Zeller et compagnie ne parviennent pas à jouer le rôle de rempart défensif derrière les nombreux arrières de petite taille de l’équipe. Surtout, l’équipe manque simplement et cruellement d’équilibre. L’effectif penche trop sur les extérieurs, et il n’y a plus personne pour aller au mastic et protéger le cercle. L’expérience Lin – Russell tourne court, et « Linsanity » retrouve son rôle de sixième homme. Mais c’est déjà trop tard, et les Nets bataillent avec les Bulls pour éviter la dernière place.

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Basket USA

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