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Et maintenant, quel avenir pour les Suns ?

141208_clippers_v_suns_023Équipe surprise de la saison 2014 (9e avec 48-34), Phoenix a de nouveau échoué dans sa course aux playoffs (10e), avec un bilan plus faible que la saison précédente (39-43). La déception est totale, Goran Dragic et Isaiah Thomas sont partis et le club est reparti dans un processus de reconstruction inimaginable il y a encore dix mois. En cause, plusieurs choix douteux à l’origine d’une ambiance en pleine déliquescence. L’heure est moins grave que pour d’autres clubs mais si les Suns veulent renouer avec leurs ambitions, il y a beaucoup de travail à fournir et ce processus doit débuter dès cet été.

Une déconfiture annoncée ?

Dragic Bledsoe

À l’intersaison dernière, Phoenix avait tout pour espérer retrouver les résultats de l’ère D’Antoni. Après une saison conclue aux portes des playoffs, les Suns pouvaient construire sur le duo Eric Bledsoe-Goran Dragic, la jeunesse des frères Morris et d’Alex Len, et l’apport de joueurs de rôle tels que P.J. Tucker, Gerald Green et de vétérans comme Channing Frye et Leandro Barbosa. Puis, tout a changé : très tôt, le club a recruté Isaiah Thomas, ce qui pouvait augurer d’un départ d’Eric Bledsoe, toujours à la lutte dans sa négociation contractuelle. Dans ces conditions, Ryan McDonough semblait assurer. Mais finalement, le dirigeant a prolongé Eric Bledsoe. Par la suite, il sembla mener de main de maître son intersaison en prolongeant les frères Morris et P.J. Tucker à un prix modique, une bonne chose à cette période. Aussi, le general manager fit le bon choix en refusant un contrat trop conséquent à Channing Frye, finalement parti à Orlando pour une saison médiocre.

Au final, malgré un manque flagrant de défenseurs, la franchise paraissait partie pour une saison prometteuse mais les doutes sur l’association de trois meneurs de bon niveau, Eric Bledsoe, Goran Dragic et Isaiah Thomas, se confirmèrent. Très tôt dans la saison, des problèmes de temps de jeu puis d’égo sont apparus et verbalisés par le meneur slovène et l’ex-King. Rapidement, le responsable de cette débâcle a pris les devants.

« Je pense que notre effectif est un peu déséquilibré » concédait Ryan McDonough à la radio avant la trade deadline. « Notre ligne arrière est un peu trop dense, notamment en termes de joueurs que nous pourrions définir avant tout comme des scoreurs. Je pense qu’à un moment, nous allons avoir besoin d’équilibrer tout ça, essayer d’obtenir un peu plus de taille, de scoring intérieur et de rebonds. »

Les résultats ne se sont pas fait attendre : quelques jours plus tard, la vision à trois meneurs des Suns s’est évaporée, Goran Dragic envoyé au Heat, Isaiah Thomas aux Celtics, avec pour contrepartie Brandon Knight, Marcus Thornton, Danny Granger et trois premiers tours de draft au total. Les résultats ultérieurs aux transferts n’ont pas permis aux Suns d’accéder en playoffs, Brandon Knight blessé une bonne partie de la saison, mais les Suns ont limité les pots cassés. Auparavant, l’arrivée de Brandan Wright en janvier présageait déjà d’une remise en question du staff.

Mais comme un malheur n’arrive jamais seul, les problèmes comportementaux des frères Morris sur le terrain et les revendications de Gerald Green ont continué d’entacher un vestiaire déjà tendu par les piques de Goran Dragic lancées à la direction. En première ligne, Jeff Hornacek, droit dans ses bottes mais malmené au moment où la saison se jouait.

Bilan : Phoenix a perdu une saison mais la franchise dispose toujours de suffisamment d’éléments pour espérer aller plus loin, néanmoins d’autres points sont à encore revoir pour mener à bien la stratégie globale.

Un jeu moins florissant

Il y a un an, les Suns incarnaient une équipe excitante à voir jouer avec de nombreux points forts. Avec 107.1 pts inscrits sur 100 possessions, la franchise était la 8e attaque de la ligue, avec l’un des rythmes les plus élevés (98.1 poss par match, 8e). À trois-points, l’équipe était l’une des plus prolifique avec 25.1 tentatives par match (4e de la ligue) pour 37.2% de réussite (8e). L’équipe était plus globalement l’une des plus adroites de la ligue (46.2%, 8e), devant les Warriors, les Wizards, les Hawks ou les Blazers. Défensivement, l’équipe se tenait avec 103.8 pts concédés sur 100 possessions, soit le 13e bilan de la ligue.

Une saison plus tard, les chiffres sont bien plus alarmants : 14e attaque de la ligue (102.9 pts/100 poss) malgré un nombre de possessions presque identique (98.7, 3e). Le pourcentage global de l’équipe est tombé à la 15e place (45.2%) et l’adresse extérieure est en berne (34.1%, 20e), malgré une moyenne de tentatives constante (25, 10e). Défensivement, c’est un peu mieux que la saison passée (103.4 pts concédés / 100 poss) mais la progression est moindre que la concurrence (17e) et surtout, elle ne compense pas cette faillite offensive puisque le différentiel sur 100 possessions est de -0,5 point (19e).

En termes d’adresse, si le salaire actuel de Channing Frye au Magic est trop conséquent (8 millions), son influence sur les Suns la saison dernière était éloquente (11.1 pts à 37% à trois-points). C’était ainsi le deuxième plus gros tireur extérieur de l’équipe derrière Gerald Green (432 tentatives). De plus, cette saison, aucun Sun n’a shooté avec la même efficacité que la saison dernière : Gerald Green (35.4% contre 40), Marcus Morris (35.8% contre 38.1), P.J. Tucker (34.5 contre 38.7%), Goran Dragic (35.5% contre 40.8), Eric Bledsoe (32.4 contre 35.7%).

Outre des défenses adverses probablement mieux ajustées, les difficultés inhérentes au vestiaire et à la gestion du temps de jeu, la fluidité offensive est également en cause : ainsi, seulement 52.2% des points de l’équipe proviennent de passes décisives, le pire bilan de la ligue ! Seuls 80.2% des trois-points inscrits par l’équipe résultent de passes décisives, soit le 25e ratio de la ligue.

Le manque de taille dans la raquette est aussi un gros problème, comme l’attestent les 45.3 rebonds pris en moyenne par leurs adversaires, le 3e plus mauvais résultat de la ligue, contre 42.8 rbds l’an passé (16e). À ce titre, les départs de Miles Plumlee et de Frye n’ont pas aidé : ils étaient respectivement les 1er et 4e rebondeurs de l’équipe en 2014. Aujourd’hui, pas un seul Sun n’atteint les 7 prises par match (Alex Len, 1er avec 6.6 rbds).

Un problème Morris

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Lorsqu’en septembre dernier, les frères Morris furent prolongés pour 52 millions de dollars (à deux) sur 4 ans, le general manager des Suns fut salué par la plupart des observateurs, des louanges normales compte tenu du talent de la paire jumelle, conservée à un coût très relatif au regard de l’évolution à venir des salaires.

Près de dix mois plus tard, c’est le désenchantement. Sur le terrain, tout d’abord, les performances furent quelque peu décevantes. Rapportées sur 36 minutes, les statistiques de Markieff Morris ont régressé dans tous les secteurs par rapport à la saison précédente.

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Même constat chez Marcus, du moins d’un point de vue offensif.

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Et défensivement, cela se complique d’autant plus pour Marcus puisqu’en sa présence, les Suns encaissent 3,3 pts / 100 possessions de plus et sa notation défensive (105.8) est la 68e plus mauvaise de la ligue.

Pour ne rien arranger, les deux frangins sont instables. Selon ESPN, avec 15 fautes techniques et 3 flagrantes, Markieff Morris est respectivement le deuxième et le premier dans ces catégories. Il fut expulsé à deux reprises. Son frère est onzième au classement des techniques avec 11 à son actif. Face à cette situation (dont furent responsables d’autres Suns), Jeff Hornacek a ainsi dû mettre en place une règle pour raisonner ses joueurs, certes adoucie en fin de saison, probablement parce qu’elle n’avait aucun effet. Ce même entraîneur fut d’ailleurs conspué en plein match par Marcus Morris, excédé pour une faute non sifflée par l’arbitre.

En fin de saison, ce sont les fans qui en ont pris pour leur grade, coupables selon Markieff de ne pas être suffisamment enthousiastes. En termes de communication, il y a mieux pour soigner sa réputation, surtout quand le donneur de leçon n’est pas irréprochable. En janvier, l’intérieur avait même refusé de parler à la presse, après une défaite face aux Cavs, au grand dam de l’attachée de presse de la franchise. Le lendemain, Markieff Morris s’était résigné à s’excuser à la radio.

« J’ai été puéril. Je dois être plus intelligent que cela. Je dois montrer aux médias un peu plus de respect. » avait-il alors déclaré sur Arizona Sports FM.

En soi, l’incident n’aurait guère été grave s’il était isolé mais ce n’est malheureusement pas le cas. Ainsi, un journaliste d’Arizona Republic, Paul Coro, très proche du club, explique que les frères Morris nourrissent beaucoup de méfiance à l’égard du reste du monde.

« Ils pensent que les arbitres sont contre eux, que le calendrier est contre eux, que la ligue est contre eux. C’est toutes ces choses sur lesquelles ils doivent grandir. Ils sont dans la ligue depuis quatre ans, suffisamment longtemps pour le savoir. » confie t-il à Bright Side of the Sun.

Plus grave, une affaire pénale est venue entachée leur année. Accusés d’agression sur un homme de 36 ans, les jumeaux ont plaidé non coupable. La procédure judiciaire pourrait durer et plusieurs possibilités existent : les charges contre eux peuvent être abandonnées, un accord financier peut être négocier, ils peuvent aussi être blanchis ou… être reconnus coupables. Dans ce dernier cas, ils pourraient être soumis à une peine de prison, mais aussi une suspension temporaire par la ligue.

Ni eux ni les Suns n’avaient besoin de ça, et il est désormais temps que les frères se prennent en main pour faire profil bas. Leur rapport qualité-prix reste intéressant et il est peu probable que Phoenix ne s’en sépare dans l’immédiat, à moins que la sanction pénale soit telle que le club ne préfère abandonner, comme l’évoque l’ancien dirigeant des Suns, en poste à ESPN, Amin Elhassan pour Bright Side of the Sun. Les prochaines semaines permettront d’y voir plus clair.

Une jeunesse à developper

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Avec 69 matchs disputés cette saison, Alex Len a enfin pu montrer ses possibilités. Le natif d’Antrastit en Ukraine fut l’un des rares rayons de soleil de Phoenix cette saison (6.3 pts à 50.7%, 6.6 rbds, 1.5 ct en 22 min de jeu), des chiffres certes modestes mais qui, rapportés sur 36 minutes, sont plus qu’honnêtes pour un pivot de son âge (21 ans).  Gros travailleur, doté d’un bon potentiel offensif, hargneux, l’intérieur a satisfait son entourage.

« Il a été très bon dans la protection du cercle, dans la finition. Il a cette rage en lui dont nous avions besoin. Il va être très bon et il sera très, très important pour nous l’année prochaine. » confie Markieff Morris à Arizona Sports FM. « Il sera un grand joueur, et je suis impatient de travailler avec lui à l’avenir. » enchaîne Brandan Wright.

S’il reste en bonne santé, Alex Len pourrait à terme devenir la pierre angulaire de son équipe. À ce titre, sa progression sera observée de près la saison prochaine mais s’il reçoit un peu d’aide, son influence devrait vite se faire sentir.

Avec 29 points face aux Kings pour terminer la saison, 6.7 points en 15 min de jeu en moyenne après le All-Star Game, Archie Goodwin a aussi montré des choses intéressantes. Malgré un temps de jeu fluctuant, plusieurs passages en D-League, le club semble compter sur l’arrière. Ainsi, le club a refusé toute proposition concurrente concernant le joueur et son agent a publiquement affirmé qu’ils acceptaient de se montrer patients.

« Chaque joueur NBA veut jouer de suite, mais nous comprenons que Phoenix est à la course pour les playoffs » expliqua ainsi Charles Briscoe à RealGm en janvier dernier. « Si nous devons attendre la saison prochaine (pour qu’il joue), nous sommes d’accord avec ça. Nous savons qu’il aura sa chance, et il sera prêt. »

Avec l’incertitude concernant les cas de Gerald Green ou Marcus Thornton, Archie Goodwin pourrait bien avoir sa carte à jouer. Quant à T.J. Warren, il a montré de belles choses sur de courtes séquences (6.1 pts à 52.8% en 15 min de jeu, et même 9.6 pts à 51.3% en 26 min sur les 9 derniers matchs). S’il doit montrer des progrès en défense, son coach l’adore déjà.

« Il sait comment jouer, notamment en attaque. Défensivement, il va y arriver (…) J’ai vu de grandes fulgurances dans sa défense collective tout au long de l’année. je pense qu’il peut devenir un excellent défenseur en un-contre-un. » a déclaré Jeff Hornacek sur une radio locale.

Les Suns n’étant guère heureux avec leurs titulaires au poste 2 et 3, les jeunes devraient avoir des minutes l’an prochain s’ils confirment leur investissement. Et pour la franchise, cela représentera une plus-value à moindre coût non négligeable. Malheureusement pour elle, ce sera pour le moment sans Bogdan Bogdanovic, meilleur jeune européen de la saison, probablement bloqué à Istanbul jusqu’à l’été 2016, voire 2017…

 Une free-agency compliquée

Eric Bledsoe et les jumeaux Morris sous contrat jusqu’en 2019, P.J. Tucker, Alex Len, T.J. Warren, Reggie Bullock et Archie Goodwin au moins jusqu’à la saison prochaine, Phoenix dispose d’une base sur laquelle s’appuyer. Néanmoins, en l’état, ce n’est pas suffisant pour espérer quoi que ce soit. À l’heure actuelle, les Suns devraient disposer de 25 millions à 27 millions de dollars pour recruter (selon le maintien ou non de Danny Granger et en comptabilisant le futur choix de draft).

BrandonLa franchise doit dans un premier temps s’occuper du cas de Brandon Knight. Il ne fait guère de doutes que les Suns veulent le conserver. Pour l’obtenir, outre Isaiah Thomas et Tyler Ennis, Phoenix a envoyé son premier tour de draft des Lakers (obtenu dans l’échange de Steve Nash) aux Sixers, une contrepartie suffisamment conséquente pour donner de l’intérêt au maintien de l’ex-meneur des Bucks. Cela tombe bien puisque Brandon Knight désire prolonger. En dehors de sa blessure à la cheville, responsable d’une fin de saison en eau de boudin, le meneur est incontestablement une bonne recrue.

Petit général de Milwaukee lors de la première moitié de saison, il a flirté avec le All-Star Game et sa participation n’aurait d’ailleurs pas choqué. La question est désormais de savoir à quel prix le prolonger. Incapable de s’entendre avec les Bucks l’été dernier, le joueur aurait en fait refusé un contrat à 9 millions de dollars la saison, selon Sporting News, alors que ses prétentions seraient plus proches des 12 millions de dollars par an, soit sensiblement la même chose qu’un Ty Lawson, Kemba Walker ou Kyle Lowry. Compte tenu de la future inflation des salaires, de la qualité du joueur, une telle somme serait un moindre mal pour les Suns, d’autant que Brandon Knight a toujours la possibilité de signer une qualifying offer (4.8 millions de dollars) pour devenir free-agent non protégé la saison prochaine et tester le marché librement.

Par la suite, les Suns disposeront d’une enveloppe d’une dizaine de millions pour combler leurs lacunes, notamment à l’intérieur. Le club dispose déjà d’une solution interne en la personne de Brandan Wright, free-agent. Toujours aussi efficace à Phoenix (7 pts à 58%, 4.9 rbds et 1.2 ct en 21 min de jeu), le pivot est une des bonnes recrues de la saison (5 millions de dollars cette année). Même s’il n’est pas le meilleur défenseur de la ligue, les Suns ont mieux répondu dans ce secteur en sa présence (-3.3 pts encaissés sur 100 poss avec lui). Dans un rôle de back-up, le pivot est simplement très efficace. De son côté, il désire rester.

« C’est un jeune groupe talentueux qui peut évoluer ensemble. Nous devons évidemment faire quelques améliorations mais je pense que nous sommes sur la bonne voie. Ma famille se plait ici. Le climat est agréable. J’aime Jeff Hornacek en tant que coach. Cette franchise fait de son mieux pour devenir incontournable. » a t-il déclaré en fin de saison à AZRepublic.

Les négociations ne devraient cependant pas être évidentes. À son salaire actuel, il est difficile de faire mieux, néanmoins l’intéressé n’ignore pas la future inflation du salary-cap. Or, lui donner plus revient aussi à abandonner toute marge pour cette intersaison.  Sinon Phoenix dispose de ses Bird Rights, ce qui permet à la franchise de le signer après avoir recruté d’autres joueurs en dépassant le salary-cap.

Du côté de Danny Granger, l’équipe pourrait le conserver avec la team option (2.17 millions de dollars). Le joueur veut profiter du réputé staff médical de la franchise pour se relancer et celle-ci a également besoin de vétérans. Son coût est très modique et s’il retrouve une forme convenable, son influence ne peut qu’être positive.

Marcus Thornton pourrait être dans une situation similaire : arrivé à Phoenix avec Brandan Wright, son temps de jeu a considérablement diminué (3.6 pts à 32.5% aux tirs en 9 min), en grande partie à cause d’une blessure à la cheville. Free agent, il ne restera pas dans l’Arizona au même tarif (8.6 millions de dollars) mais en bonne santé, bien coaché, il est un joker offensif indéniable. Avec 36.2% derrière l’arc en carrière, il représente une menace extérieure fiable, ce qui manque aux Suns. Il pourrait en cas d’accord convenable remplacer Gerald Green dans un rôle similaire.

En effet, ce dernier semble déjà parti de Phoenix. Moins en vue que la saison passée, l’ailier a vu son temps de jeu réduit de plus de 30%, et son adresse n’est pas aussi bonne qu’auparavant.

GERALD

Régulièrement critiqué par Jeff Hornacek pour ses absences défensives (réelles, +3.8 pts/100 poss encaissés avec lui), l’ailier a pris la mouche et son agent semblait clair sur ses intentions de trouver des pâturages plus verdoyants que le désert de l’Arizona.

Cependant, même en cas de départ du sixième homme, Phoenix n’a que peu de marge de manoeuvre financière. Pourtant, lors de sa conférence de presse de fin de saison, Ryan McDonough semblait confiant au sujet de l’intersaison à venir.

« Nous allons essayer d’améliorer l’effectif en ajoutant un jeune joueur (par la draft), puis en équilibrant notre équipe avec des jeunes joueurs et des vétérans par des échanges ou la free agency. »

Même si certains de ses choix sont contestables, Ryan McDonough a prouvé sa valeur lorsqu’il s’agit de mettre en place des échanges. Il pourrait récidiver dès cet été, d’autant qu’il dispose de futurs premiers tours de draft (2016 via Cleveland, 2018 et 2021 via Miami) comme leviers intéressants. Et si les stars comme Marc Gasol ou LaMarcus Aldridge semblent hors de portée, à l’instar de la plupart des free-agents protégés de valeur (Kawhi Leonard, Jimmy Butler, Draymond Green, Khris Middleton), d’autres plus accessibles pourraient venir nourrir l’effectif avec réussite : DeMarre Carroll (Atlanta), Danny Green (San Antonio), Marco Belinelli (San Antonio), Omer Asik (New Orleans), Kosta Koufos (Memphis), dont les profils – défenseurs extérieurs, shooteurs, défenseurs intérieurs – correspondent aux besoins du club. Si ne serait-ce qu’un de ses noms venait à rejoindre l’Arizona, ce serait un atout incontestable pour Jeff Hornacek.

Une draft plus heureuse que prévue ?

Même si le club ne dispose que du 13e choix, et même si cette promotion est parfois annoncée faible, il y a de futurs bons, voire très bons, joueurs de rôle à choisir. Les Suns ont avant tout besoin de taille et leur position semble parfaite pour se renforcer dans ce secteur.

En effet, s’il est évident que les noms les plus courtisés comme Jahlil Okafor, Karl-Anthony Towns ou encore Willie Cauley-Stein seront intouchables à moins d’un trade-up (échange pour sélectionner plus haut dans la draft), d’autres moins clinquants pourraient encore être disponibles. C’est le cas de Frank Kaminsky : les Pacers pourraient certes le prendre en 11e position mais si ce n’est pas le cas, Utah ne le fera pas non plus en 12e, compte tenu d’un secteur intérieur déjà fort. Si tel était le cas, Phoenix serait sans aucun doute heureux de le prendre tant le joueur répond à la plupart des lacunes de l’équipe : adresse extérieure, défense, hargne. Myles Turner est également une possibilité et sa défense, conjuguée à sa faculté à espacer le jeu, pourraient plaire à la direction des Suns.

Et si les meilleurs intérieurs sont déjà partis, Phoenix pourrait alors se tourner vers un profil polyvalent, capable de glisser sur plusieurs positions, tels que Sam Dekker, dont les fondamentaux ne devrait pas déplaire à Jeff Hornacek. Même si le club foisonne d’ailiers, sa présence serait un bon argument pour laisser filer Gerald Green, et pourquoi pas échanger un autre membre 3 contre une contrepartie intéressante.

Au final, Phoenix n’obtiendra probablement pas un joueur en mesure de changer de fond en comble le visage de la franchise mais certains des joueurs de cette promotion sont sans aucun doute à même d’aider le club dans certains secteurs : la taille, l’adresse ou la défense. À ce titre, la franchise aurait certainement tort d’échanger ce choix, notamment car un renfort à ce prix permet de conserver un minimum de souplesse financière, tout en construisant sur l’avenir.

Une saison de plus loin des playoffs ?

Une fois de plus, le public des Suns doit s’attendre à une nouvelle saison sans playoffs, à moins que leur general manager ne sorte un échange miraculeux de son chapeau. Pour le moment, la priorité devrait être de développer les jeunes ouailles dans le collectif de Jeff Hornacek et de tenter de construire un esprit de conquête en engrangeant le plus de victoires possible.

Le constat est dur tant le club fut proche de la post-saison ces deux dernières années mais au regard de la tournure des évènements, l’effectif actuel paraît encore juste pour la conférence Ouest.

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