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Et maintenant, quel avenir pour les Hornets ?

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Après les belles promesses de la saison dernière, Charlotte a déçu. 11e à l’Est avec un bilan peu flatteur de 33 victoires pour 49 revers, les Hornets ont rentré leur dard. Malheureusement, si les nombreuses blessures expliquent pour une bonne partie l’échec de cette saison, le mal semble plus profond. Entre le cas Lance Stephenson et le problème d’équilibre de cet effectif, la situation est épineuse et cette intersaison sera déterminante pour l’avenir à court terme de la franchise. Cependant, l’été n’offre que peu d’espoirs de progrès.

Un axe de leaders limité

Contrairement à la saison 2014/15, Kemba Walker et Al Jefferson n’ont pas réussi à emmener leur équipe en playoffs. Cette saison, chacun fut gêné par des problèmes physiques récurrents avec pour résultats, 17 matchs manqués pour l’intérieur et des chiffres bien en-deça de sa saison précédente (16,6 pts à 48,1%, 8,4 rbds en 30 min) et 20 matchs ratés pour le meneur (17,3 pts à 38,5%, 5,1 pds en 34 min). Le problème de Charlotte est que le duo présente de nombreuses lacunes au regard de son statut au sein de l’équipe. Outre la dimension physique, Al Jefferson n’est pas un grand défenseur. À 30 ans, il ne peut déjà plus apporter autant d’énergie en défense qu’en attaque. Si ses efforts sont réels, il représente un point faible dans ce secteur. Cependant, à 13,5 millions de dollars la saison, son apport offensif est tel (en bonne santé) que les Hornets n’ont guère d’autre alternative. Cette campagne ne doit pas faire oublier celle d’avant, où il fut le grand artisan de la renaissance de l’équipe. Il a déjà annoncé qu’il ferait jouer son option. Une bonne nouvelle pour le club si l’intérieur revient en bonne santé. Dans cette optique, il a fait part de sa volonté de perdre du poids.

« Je joue entre 128 et 130 kilos depuis cinq ans et ça me rattrape. Je vais perdre du poids pour enlever de la pression à mes genoux. Environ 9 à 11 kilos. » a t-il confié au Charlotte Observer.

Quant à Kemba Walker, il ne fait aucun doute que son futur est brillant. Le 9e choix de la draft 2011 stagne pour la première fois de sa carrière mais le facteur physique l’explique en partie. Le problème du meneur reste son importance trop conséquente dans la répartition des tirs. C’est ainsi lui qui prend le plus de tirs en moyenne au sein de son équipe (15,8 tirs) pour un pourcentage médiocre (38,5%, dont 30,4% à longue distance). Faute de soutien, l’ex-Huskie joue les pompiers de service, en vain. Pour optimiser au mieux ses qualités, il est temps de l’entourer, comme l’a déjà déclaré Steve Clifford, l’entraîneur de Charlotte.

« Dans une équipe idéale, Kemba Walker serait la troisième ou quatrième option en attaque. »

Or, c’est justement l’un des problèmes principaux de Charlotte : le manque de joueurs d’impact en attaque. Si Rich Cho parvient à mieux équilibrer son effectif, la dépense d’énergie de ses deux leaders offensifs sera moindre.

Derrière MKG, une ligne extérieure peu fiable

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C’est une des nombreuses lacunes des Hornets : les ailes sont trop inconstantes. Michael Kidd-Gilchrist n’est pas en cause. Le second choix de la draft 2012 n’a pas littéralement explosé cette saison mais avec 10,9 points à 46,5% et 7,6 rebonds en 29 minutes de jeu, il progresse à petit pas. Sa présence est surtout déjà indispensable aux Hornets : 27-28 avec lui, 6-21 en son absence ! C’est notamment par sa défense que le joueur change considérablement la donne pour son équipe : 98,8 points encaissés sur 100 possessions avec lui contre… 107,4 pts/100 possessions alloués sans lui. Avec plus de matchs disputés (55 seulement), son nom aurait été plus haut dans le vote du meilleur défenseur de l’année. Offensivement, et même si sa courbe de pourcentage global stagne, son tir est en progression. L’an passé, il tirait à 28,4% à mi-distance (pour un total de 88 tirs à cette distance) contre 39,5% (et 167 tirs pris) cette saison. C’est toujours faible mais le joueur avance. Le travail de Mark Price (désormais parti à UNC-Charlotte) porte peu à peu ses fruits. Sa draft au détriment de Bradley Beal, Damian Lillard, Draymond Green ou encore Andre Drummond peut faire sourire mais l’ex-Wildcat dispose d’un immense potentiel, qu’il commence à exploiter. Encore très jeune (21 ans), sa marge de progression est conséquente et le joueur est de surcroit travailleur. Il ne lui manque plus que ce tir car son premier pas et sa finition sont déjà fiables en pénétration. Charlotte doit s’appuyer sur lui pour construire.

En dehors de son cas, la situation est plus préoccupante. Lance Stephenson fut l’une des plus grosses déceptions de la saison. Avec seulement un an de contrat garanti (la troisième est une team option), l’arrière sait qu’il n’a pas le choix : il lui faut rebondir. Il le souhaite et il peut difficilement faire pire.

« Je voulais tellement mettre mes tirs que lorsqu’ils ne rentraient pas, j’ai perdu confiance. Quand on perd confiance dans son tir, cela joue pour beaucoup. Cet été, je vais retrouver ma confiance et revenir meilleur. » a t-il déclaré à ESPN.

À ce titre, ce n’est plus une grande source d’inquiétude pour les Hornets. Son talent est tel que le club peut se permettre de lui donner une seconde chance à ce prix (9 millions de dollars). S’il déçoit de nouveau, il partira, tout simplement. Gerald Henderson pourrait le devancer. L’arrière est talentueux, valeureux mais il fait doublon avec Lance Stephenson.  À 27 ans, ses stats sont stables (rapportées sur 36 min) mais son inconstance et ses difficultés à 3-points sont problématiques (33,1%) pour son poste,  Charlotte étant la pire équipe de la ligue dans cet exercice avec 31,8%. Par ailleurs, bénéficiaire d’une player option à 6 millions de dollars pour la saison prochaine, il pourrait tester sa valeur sur le marché dès cet été, où il y aura moins de joueurs de bonne facture à sa position que l’an prochain.

D’ailleurs, Mo Williams a déjà affirmé son désir de rester. Certes, ce n’est pas derrière l’arc ou en défense que l’ancien Wolf amènera de la fiabilité mais son apport offensif confirme son utilité (17,2 pts et 6 pds en 30 min de jeu). À bas prix, une prolongation se justifie. Le general manager devra quoi qu’il en soit faire un choix car avec P.J. Hairston, Charlotte dispose de trop de profils similaires. D’ailleurs, Steve Clifford dispose d’une vraie alternative à l’arrière en la personne de Troy Daniels, enfin une solution longue distance (47% avec les Hornets). L’ex-Rocket mérite des minutes, ne serait-ce que par son adresse et grâce à lui, Rich Cho peut faire le tri au poste 2. Quant à Brian Roberts, il est appelé à rester une saison supplémentaire (à 2,8 millions de dollars) mais ce n’est pas lui qui rassurera les fans.

Le désert offensif à l’intérieur

bizLa ligne intérieure n’est guère plus rassurante. Avec le départ de Josh McRoberts, Charlotte a perdu un ailier-fort créatif. À 28 ans, il paraît déjà loin le temps où son remplaçant, Marvin Williams, fut drafté en seconde position de la draft 2005 (7,4 pts à 42,4%, 4,9 rbds en 25 min de jeu). Il est encore sous contrat la saison prochaine (7 millions de dollars) et si son maintien parait inéluctable, sa présence est plus dispensable. Noah Vonleh a pour lui d’être très jeune (19 ans). L’intérieur est en formation et son talent est incontestable. Cependant, sa contribution à court terme est encore très incertaine. Ce n’est probablement que dans deux ans qu’il pourra montrer de quel bois il est fait. De son côté, Cody Zeller progresse pas à pas. Loin d’être au niveau d’un 4e choix de la draft, le frère de Tyler présente néanmoins des qualités qui ne s’apprennent pas, athlétiquement et intellectuellement. Ailier-fort naturel, Zeller est encore fruste poste bas mais il travaille sur ce point. À terme, il constituera sans doute une bonne rotation mais sera t-il jamais au niveau d’un titulaire d’une équipe ambitieuse ? Quant à Bismack Biyombo, c’est offensivement que sa contribution est (très) limitée (4,8 pts en 19 min de jeu). À 22 ans, sa marge de progression dans ce secteur parait paradoxalement nulle. Free agent cet été, Charlotte a la possibilité de lui offrir une qualifying offer (à hauteur de 5,1 millions de dollars). Le club devrait suivre cette piste, en l’absence de pivot de cette dimension défensive sur le marché. C’est un vrai choix par défaut.

Une intersaison décevante ?

Pour combler toutes ces lacunes, les Hornets n’ont malheureusement pas tellement de possibilités. Si Gerald Henderson active son option à 6 millions de dollars, Charlotte n’aura d’ailleurs pas d’argent à dépenser, en dehors des exceptions.

« Nous ne sommes pas en position de signer un contrat maximum. » a reconnu Steve Clifford au Charlotte Observer.

La franchise pourra alors travailler sur le marché des transferts mais là encore, peu de joueurs disposent d’une cote élevée, d’autant qu’avec l’inflation du salary-cap à venir, les contrats expirants (comme celui de Marvin Williams) n’ont plus grand intérêt pour les autres franchises. Une issue pourrait venir d’un des jeunes, Cody Zeller ou Noah Vonleh. Les deux joueurs ne pourront se développer simultanément derrière Al Jefferson, il pourrait être judicieux d’en échanger un. Pour le moment, rien n’indique que le General Manager prenne cette direction.

Il reste donc la draft. Le club dispose 1,7% de chance d’obtenir le premier choix. Sinon, il devrait choisir à la 9e position. Si Stanley Johnson est parfois cité, il ne présente que peu d’intérêt, compte tenu de la présence de Michael Kidd-Gilchrist, sauf s’il se décale à l’arrière, ce dont il est capable. S’il se penche sur la position de pivot, Rich Cho a des chances de pouvoir choisir Frank Kaminsky. Dur, bon rebondeur, capable de s’écarter, le pivot malheureux de la dernière finale NCAA pourrait offrir un peu de densité au poste de 5 et permettre à Al Jefferson de retrouver sa position naturelle d’ailier-fort. Myles Turner ou Willy Cauley-Stein sont aussi des possibilités dans une version plus défensive, mais moins probante en termes d’intelligence de jeu. D’ailleurs, dans ce registre, Bismack Biyombo est déjà là. S’il est disponible à ce stade, le general manager pourrait jeter son dévolu sur Mario Hezonja, dont les qualités intrinsèques sont trop nombreuses pour passer à côté. Arrière/ailier athlétique, adroit et explosif cette saison à Barcelone, le Croate est un incroyable talent. En sortie de banc, il peut amener une folie créative qui manque cruellement. Cependant, son arrivée ne fera pas passer un cap dans l’immédiat.

Malheureusement, hormis Stanley Johnson, aucun joueur de cette promotion (disponible à ce stade) ne sera à même de le faire. Quoi qu’il en soit, Charlotte devrait se concentrer sur son manque de dimension offensive (28e de la ligue avec 97,1 pts sur 100 poss).

Une nouvelle saison compliquée ?

Étrangement, Charlotte est fourni à tous les postes mais cette densité est largement nuancée par un manque de talent évident. En dehors de Troy Daniels (sous contrat la saison prochaine), la franchise ne dispose d’aucun shooteur. À la création (28e équipe aux passes décisives avec 20,2 passes en moyenne), Kemba Walker doit progresser, tout en jouant aux côtés de Lance Stephenson, bon dans ce domaine… s’il a le ballon. À l’intérieur, Al Jefferson est trop seul. Malheureusement pour Charlotte, la franchise dispose de très peu de leviers pour s’améliorer, en dehors d’une meilleure santé et de la progression de ses jeunes et Lance Stephenson.

Pour la saison prochaine, son socle défensif (101 pts concédés sur 100 possessions, 9e de la ligue) et la faiblesse de la conférence Est peuvent lui offrir l’espoir d’une qualification en playoffs et à nouveau, l’équipe n’est pas passée loin cette saison. Cependant, il n’y a guère plus d’ambition à nourrir en l’état, si Rich Cho ne sort pas de son chapeau un échange salvateur pour apporter à ses leaders un renfort offensif fiable et constant. Le general manager peut d’ailleurs faire son auto-critique car, en dehors du contrat d’Al Jefferson et de la prolongation de Kemba Walker, les mauvaises décisions ou déceptions sont nombreuses (Marvin Williams, Lance Stephenson, Brian Roberts, Tobias Harris échangé contre Corey Maggette et Bismack Biyombo, les drafts successives de Cody Zeller et Noah Vonley, tous deux ailiers-fort, tous deux… d’Indiana). Heureusement, ces contrats sont de courte durée puisqu’ils expirent tous à la fin de l’année prochaine. De fait, l’intersaison 2016 offre plus de promesses.

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