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Et maintenant, quel avenir pour les Nuggets ?

wilson-chandler1Après la campagne 2013/14 décevante conclue à 36 victoires et 46 défaites, rien ne laissait présager une nouvelle saison catastrophe. Avec un an d’expérience à ce poste pour Brian Shaw, Kenneth Faried auréolé d’une belle Coupe du monde et récompensé par un lucratif contrat, Danilo Gallinari appelé à revenir, les Nuggets ne pouvaient que progresser. C’est du moins ce qu’il était permis de penser. Dix mois plus tard, le constat est terrible : Denver a gagné six matches de moins que la saison précédente, Brian Shaw a été remercié et le vestiaire semble pourri de l’intérieur.

L’effectif est talentueux mais pour l’heure, la franchise n’a pas su optimiser ses qualités. L’impatience monte dans le Colorado et la direction du club a de nombreux chantiers devant elle pour relancer le groupe. Comme souvent, il peut suffir d’un rien pour que le club retrouve les playoffs mais au regard de ces deux dernières saisons, il pourrait aussi continuer de stagner si les problèmes ne sont pas pris à bras le corps.

Un General Manager aux décisions radicales

Depuis son arrivée à la place de Masaï Ujiri, Tim Connelly met un point d’honneur à démanteler le travail de son prédécesseur. Deux mois après sa promotion au poste de general manager, le dirigeant marque son territoire. Lors de sa première trade deadlineil envoie Andre Miller aux Wizards, puis Jordan Hamilton aux Rockets, respectivement contre Jan Vesely et Aaron Brooks. Lors de la dernière échéance de cette saison, il se débarrasse du contrat boulet de JaVale McGee (choisi par Ujiri) et il envoie Arron Afflalo à Portland. Inclus dans l’échange de Carmelo Anthony, Raymond Felton est revenu à New York pour finalement échouer à Dallas. Quant à Timofey Mozgov, très bon élément à l’intérieur, il fut envoyé aux Cavaliers pour deux premiers tours de draft. Que reste t-il ainsi des quatre joueurs récupérés dans le transfert de Carmelo Anthony ? Wilson Chandler et Danilo Gallinari. Sur les quinze joueurs ayant terminé la saison, onze ont signé sous l’ère Tim Connelly.

En quelques mois, le visage des Nuggets a considérablement changé et les décisions du GM interrogent, au point que ses compétences soient remises en question.

« Il y a sans aucun doute un problème de confiance quand Tim prend une décision. On peut le voir, et ce n’est même pas de sa faute puisque ce n’était pas la fonction qu’il recherchait » confie ainsi un dirigeant concurrent, sous couvert d’anonymat à ESPN.

Les difficultés ont paru évidentes lors de la prolongation de contrat de Kenneth Faried. Initialement prévue sur cinq ans, celle-ci a dû être renégociée sur quatre ans car elle ne respectait pas les règles en vigueur de la convention collective. Un couac rare, et donc surprenant pour beaucoup.

« Je ne suis pas sûr que Tim puisse faire le travail. C’est la plus gentille des personnes, mais c’est hors de son champ de compétences et on a pu le voir avec le brouhaha lié à Kenneth Faried. » ajoute un responsable de la ligue, également anonyme.

Masaï Ujiri est parti à Toronto pour un lucratif contrat rémunéré à hauteur de 3 millions de dollars par saison, une somme démesurée aux yeux de Denver. Pour ESPN, le recrutement de Tim Connelly par la famille Kroenke (le père est propriétaire de la franchise, le fils président) ne serait pas innocent : il est synonyme d’économies.

Pour le moment, il est un peu trop tôt pour jeter la pierre au general manager. Nombre des décisions improbables prises le furent par Masaï Ujiri (Nene Hilario pour 5 ans à 67 millions de dollars, trois mois avant d’être envoyé à Washington contre JaVale McGee ; ce dernier signé à 44 millions sur 4 ans) et quitte à saborder une nouvelle saison, Tim Connelly a fait en sorte de rajeunir l’effectif. Après cette période d’essai, vient le temps des décisions d’ampleur : le choix du coach et les contours de l’effectif à définir pour de bon. Elles seront observées de près.

Quel objectif à moyen terme ?

« Nous ne voulons pas être une équipe à la frontière des playoffs… Nous ne voulons pas nous précipiter pour être l’équipe qui se bat pour la dernière place en playoffs. » a déclaré Tim Connelly, le General Manager des Nuggets au Denver Post.

Avec un bilan de 30-52 à l’Ouest, les Nuggets n’étaient même pas à la lutte pour la 8e place des playoffs cette saison et compte tenu de l’ambiance délétère, il pourrait en être de même la saison prochaine.

De fait, la franchise est devant une intersaison charnière et les propos du general manager rappellent ceux de Sam Hinkie, le vice-président des Sixers, prêt à plusieurs années de reconstruction pour retrouver un succès pérenne. En l’état, cela pourrait être la piste privilégiée par la franchise du Colorado. Elle fut d’ailleurs soupçonnée de tanking en fin de saison lorsque Melvin Hunt reposa à plusieurs reprises ses joueurs clés.

« Je n’ai aucune idée de ce qu’ils vont faire » confiait Wilson Chandler au Denver Post en mars dernier. « Ceux qui sont sur le terrain doivent simplement continuer de jouer. C’est l’essence de ce business. Je ne suis pas general manager ; je ne sais pas ce qui se passe. C’est dur quand on se bat tous ensemble mais qu’on est incités à l’échec. »

Du côté de l’actuel coach des Nuggets, ses propos laissaient peu de place pour le doute quant à la stratégie employée par l’équipe.

« Cela fait partie de la ligue. Nous ne sommes pas différents. Nous devons avoir une vision à long-terme. Nous devons être prévoyants. »

Cette stratégie se justifie par ses nombreux futurs choix de draft : un lottery pick pour cette saison, le premier tour de draft des Grizzlies en 2016 (protégé 1-5 et 15-30, 1-5 en 2017 et 2018, non protégé en 2019) et la possibilité d’échanger son propre premier tour de draft 2016 contre celui de… New York.

Conjugué au fait que de nombreux joueurs disposent d’une situation contractuelle favorisant les mouvements, les Nuggets ont toute liberté pour changer de visage selon leur volonté. Selon eux, la volonté est d’effectuer un changement en profondeur, jusque dans le style de jeu.

Une envie de jeu rapide

NBA: Denver Nuggets at Portland Trail BlazersSous la houlette de Melvin Hunt, les Nuggets ont accéléré le rythme et les joueurs ont semblé plus à l’aise ( 105.1 pts sur 100 possessions avec Hunt contre 100.5 pts avec Brian Shaw). C’est d’ailleurs sur cette dynamique offensive que le general manager Tim Connelly souhaite s’appuyer.

« Je crois que le succès de cette franchise a toujours été lié à un jeu très rythmé, plaisant à regarder. » a confié le stratège au podcast ColoradoSportsGuy

Quel que soit son nom, le nouvel entraîneur aura donc pour objectif de construire un jeu en mouvement, basé sur le partage du ballon. Même sous Melvin Hunt, ce ne fut pas la force principale de l’équipe (57% de points inscrits en provenance de passes décisives, 20e de la ligue ; 16,7 pds/100 poss, 18e). Durant son interview, Tim Connelly a reconnu que ce système nécessitait des joueurs à même de le pratiquer.

« En ce qui concerne le rythme, il s’agit avant tout de mouvement du ballon, de tirs non contestés. Ce sont les deux repères principaux qui définissent le jeu rapide. On peut jouer rapidement et prendre des mauvais tirs, des tirs contestés ou pratiquer un basket individualiste. »

Outre la circulation du ballon, il faut aussi des shooteurs dans un tel schéma. Avec 35,6% à trois-points cette saison, Denver n’est pas ridicule (13e de la ligue) mais étrangement, parmi les joueurs ayant disputé plus de la moitié de la saison, seuls deux d’entre eux émergent à 35% ou plus (Randy Foye avec 35,7%, Danilo Gallinari avec 35,4%). Or, si Denver est la troisième équipe en termes de tirs à 3-points ouverts pris avec 11,7 tirs par match, son pourcentage n’est que le 17e de la ligue dans ces conditions (34,1%). Le fait est que Denver ne dispose pas de shooteurs naturels, un autre point primordial pour le style de jeu prôné.

Pour offrir à son coach les moyens de jouer son basket idéal, la franchise devra donc se pencher sur l’effectif et c’est sans doute là que les plus gros changements sont à venir.

Des leaders remis en question

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Ce n’est plus un secret : Ty Lawson n’est plus en odeur de sainteté à Denver. Ses absences à l’entraînement, son arrestation pour conduite en état d’ébriété et ses différents écarts ont mis fin à la patience de son management. De plus, le meneur incarne un bastion de l’ère Masaï Ujiri, petit à petit démantelée par l’actuel general manager. Avec 15,2 points et 9,6 passes en 35,5 minutes de jeu, Ty Lawson dispose toujours d’une valeur estimable dans la ligue, d’autant que son salaire reste très convenable au regard des futurs salary-caps (entre 12 et 13 millions de dollars sur les deux prochaines années). Il ne serait donc pas étonnant qu’il serve de levier pour poursuivre la reconstruction de l’équipe.

Le meneur aurait déjà des courtisans : selon Grantland, les Celtics ont des vues sur lui depuis la trade deadline. Le site cite également Charlotte, Houston et Sacramento parmi les éventuels preneurs. Parmi elles, la piste la plus sensée est bien la dernière. George Karl aux Kings, Ty Lawson pourrait retrouver l’entraîneur avec lequel il a effectué ses meilleures saisons. Selon Bleacher Report, l’intérêt du coach serait réel. La contrepartie reste à déterminer, même si Isaiah Thomas pour Boston est évoqué par Grantland ou le choix de draft des Kings par le Sacramento Sun Times.

Quant à Kenneth Faried, son cas est moins alarmant mais il soulève quelques questions. Prolongé pour 4 ans l’été dernier, Kenneth Faried a livré une saison décevante, après son bon Mondial sous l’uniforme américain (12.6 pts à 50.7%, 8.9 rbds en 29 min de jeu par match). Rien de honteux mais pour un joueur en passe de gagner 12,5 millions de dollars par saison, sa contribution est le minimum. Surtout, et comme la saison passée, l’intérieur a dévoilé son meilleur visage quand il n’y avait plus d’espoirs pour la saison (18.7 pts à 56.7%, 10.6 rbds en avril). Avec l’inflation future du cap, son contrat n’est pas démesuré au regard de son poste et son âge (25 ans).

Cependant, les lacunes du joueur sont réelles et doivent être réglées au plus vite. Sa défense laisse notamment à désirer. Outre les données simples, déjà faibles (0.8 int et 0.8 ct par match), ses statistiques avancées sont très inquiétantes. Ainsi, Denver encaisse 3.5 points de plus sur 100 possessions en sa présence (110 pts concédés contre 106.5). Sa notation défensive (107.1) est la 38e plus mauvaise de la ligue. À moins de deux mètres du cercle, son adversaire direct tire à 60.2% (contre 59.4% en temps normal) et à moins de trois mètres, ce pourcentage est à 56.2% (contre 54.2%). Clairement, Kenneth Faried n’est pas un grand défenseur et si sa contribution offensive est réelle, elle ne compense que trop partiellement cette lacune.  Son investissement de ce côté du terrain doit largement progresser, au risque de voir d’autres joueurs le supplanter.

« Je suis déterminé pour l’année prochaine. Je le suis depuis le All-Star break. » a t-il ainsi déclaré au Denver Post.

Pour lui, comme pour Denver, il est temps de lier les paroles aux actes.

De nombreuses monnaies d’échange

Blessé durant presque deux ans, Danilo Gallinari a enfin pu s’exprimer durant la seconde partie de saison. Le 6e choix de la draft 2008 a vécu une véritable galère avec ses opérations du genou gauche et il était permis de croire au pire lorsqu’une IRM révéla une déchirure du ménisque droit en décembre dernier. Après de nouvelles semaines de convalescence, l’Italien est revenu comme un boomerang avec deux pointes à 40 et 47 points à quinze jours d’intervalle. Avec 17.8 points à 42.3% en mars et 22.3 points à 52.3% en avril, l’ailier a rassuré, au point d’être en mesure de prendre le leadership de l’équipe s’il reste en bonne santé.

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Il ne fait aucun doute que l’ex-Knick peut s’épanouir dans un schéma de jeu rapide, il l’a d’ailleurs prouvé lors de cette fin de saison avec Melvin Hunt. Ainsi, quel que soit le futur coach, Danilo Gallinari a des chances d’en profiter, d’autant plus s’il s’agit de Mike D’Antoni, son compatriote et ancien coach aux Knicks. Le joueur est un des favoris du coach, comme le rappelait il y a peu le New York Post.

Après cette longue période de doute, le joueur a la volonté d’exploser, avec l’objectif d’être All-Star dès la saison prochaine.

« C’est mon but. Ça l’est depuis mon arrivée dans la ligue. Il y a quelque chose en moi qui me dit que j’ai une chance de participer au All-Star Weekend. » a t-il confié au Denver Post.

S’il parvenait à répéter avec constance ses dernières performances, l’Italien peut croire en son objectif. À son poste, à l’Ouest, hormis Kevin Durant, personne n’est indéboulonnable (Kawhi Leonard, Gordon Hayward, Chandler Parsons, Rudy Gay). Denver a donc de bonnes raisons de s’appuyer sur lui. Cette saison, l’équipe attaquait (107.5 pts/100 poss contre 102.8 pts) et défendait mieux en sa présence (106.8 pts/100 poss concédés contre 109.2 pts), des chiffres éloquents et qui prennent en compte son mauvais début de saison, c’est dire son influence sur l’équipe. Sa campagne européenne avec la sélection italienne à l’Eurobasket sera observée de très près et pourrait bien inciter Denver à prendre soin de son joueur. Cependant, le contrat de l’Italien expire à l’issue de la saison prochaine (11.5 millions de dollars) et cela peut constituer un argument en faveur d’un échange.

À ses côtés, le club dispose aussi de Wilson Chandler, dont le cas est déjà réglé. Auteur de l’une de ses meilleures saisons en carrière (13.9 pts et 6.1 rbds en 78 matches), l’ailier fut l’un des joueurs les plus constants et motivés de cette saison. Son maintien à 7.1 millions de dollars en fait une bonne affaire. D’ailleurs, il a aussi connu sa plus belle période sous Mike D’Antoni aux Knicks… Cependant, sa cote est bonne et son contrat expire également. Pour une équipe ambitieuse, il constitue un renfort immédiat. Ce n’est pas un hasard si son nom a régulièrement alimenté les rumeurs cette saison.

Pour Will Barton, un retour à Denver serait le bienvenu. Le joueur le désire car il a enfin trouvé un environnement dans lequel il s’épanouit : 11 pts à 44%, 4.6 rbds en 24 min avec les Nuggets. Le club dispose d’une qualifying offer de 1.1 million de dollars pour faire de lui un free-agent protégé. À partir de là, tout est possible mais son bas coût en fait un très bon rapport qualité-prix.

Le cas de J.J. Hickson est aussi préoccupant. Blessé durant la seconde partie de la saison 2013/14, suspendu les cinq premiers matches de la saison pour usage de stupéfiants, il a livré sa plus faible campagne statistique depuis trois ans (7.6 pts et 6.2 rbds en 19 min de jeu), si bien que celui qui apparaissait comme une bonne affaire au moment de sa signature (15 millions de dollars sur 3 ans) n’en est plus une. Son influence défensive n’est guère reluisante (105.1 pts) et son différentiel sur et en dehors du terrain est négatif (-5.3 pts en sa présence). S’il n’arrange pas son cas, son rôle devrait décroitre. Il fut d’ailleurs proposé à Brooklyn avec JaVale McGee cette saison.

NBA: JAN 05 Nuggets at LakersQuant à Randy Foye, les Nuggets ont en effet jusqu’au 11 juillet pour le couper, sinon son contrat (3.1 millions de dollars) sera garanti. D’ici là, la draft sera passée et la franchise peut donc patienter avant de se pencher sur son cas. À 31 ans, à 8.7 pts à 37% aux tirs, le vétéran devrait d’une manière ou d’une autre prendre la porte de sortie. L’avenir de Jameer Nelson s’inscrit aussi en pointillés. Il a la possibilité de rempiler pour la saison prochaine (2.8 millions de dollars) mais à 33 ans, le meneur veut se laisser le temps d’étudier la question.

« Je ne serais pas contre rester ici. Je ne suis pas encore prêt pour prendre cette décision. Je le ferai avec mon agent et ma famille quand le moment sera venu. » a t-il confié au site Basketball Insiders.

Cependant, en février dernier, lui et Randy Foye étaient activement mis sur le marché par le club, selon ESPN. Malgré leur volonté de rester, leurs contrats expirants et leur expérience en font des éléments amovibles.

Une jeunesse déjà en place

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Sous Tim Connelly, l’effectif s’est déjà considérablement rajeuni. L’émergence de Jusuf Nurkic est ainsi une des bonnes nouvelles pour le club. Ses chiffres sont modestes (6.9 pts à 44.6% et 6.2 rbds en 18 min) et ont même légèrement chuté avec Melvin Hunt, mais le pivot n’a que 20 ans et son influence défensive est réelle (5.2 pts/100 poss concédés en moins avec lui). C’est l’une des rares satisfactions du club et s’il a connu des difficultés, le joueur est un gros travailleur.

« Je veux travailler mon jeu. Je dois être plus patient dans chaque secteur. Je vais donc travailler en Europe, je vais aller en summer league. Je suis toujours jeune, je vais donc travailler dur et je suis impatient d’être à la saison prochaine. Nous allons voir ce qu’il se passe cet été. Je suis excité. » a t-il confié au Denver Post.

Selon toute vraisemblance, les Nuggets comptent sur lui pour l’avenir et compte tenu de son investissement, cela parait une bonne idée. Sous contrat jusqu’en 2017 (la dernière année non garantie), Joffrey Lauvergne n’a pas eu les mêmes responsabilités que son coéquipier bosnien (3.9 pts à 40%, 3.2 rbds en 11 min de jeu) mais l’intérieur français est arrivé tard. En dépit d’un temps d’adaptation très court, l’international s’est rapidement fondu dans le moule. À terme, il pourrait trouver un temps de jeu plus important s’il se concentre sur les tâches défensives. Il lui faudra également faire preuve d’un peu plus de patience dans sa sélection de tirs (18% de ses tirs pris à 3-points pour 19% de réussite). Mais le Français s’est imposé partout où il est passé depuis son départ de LNB et sa signature en cours de saison démontre que Denver compte sur lui pour muscler la raquette.

Il ne sera pas le seul pour cela puisqu’un autre Européen devrait bientôt arriver dans le Colorado en la personne de Nikola Jokic. Le Serbe, 41e choix de la draft 2014, est en effet attendu pour bientôt, selon le Denver Post. Meilleur scoreur, rebondeur et intercepteur de son équipe, l’intérieur est aussi un shooteur consistant et un bon passeur (15.4 pts à 34.6% derrière l’arc, 9.2 rbds, 3.5 pds et 1.4 int en Adriatic League). Du haut de ses 2m11, il représente aussi un gros espoir pour le jeu rapide voulu par la franchise.

Enfin, Gary Harris attend toujours son heure, lui qui n’a foulé le terrain que 13 minutes en moyenne durant ses 55 matches joués. Avec 3.4 pts à 30% aux tirs, sa première année fut délicate mais le marasme des vestiaires ne l’a pas aidé. Volontaire, mais un peu vert, l’arrière doit encore mûrir. Son ancien coach universitaire, Tom Izzo, pense ainsi qu’il est parti trop tôt.

« Je pense qu’il est parti car si on continue après son année sophomore, on est considéré comme un échec. C’est la faute de la NBA. Ils draftent uniquement sur le potentiel… » a t-il confié à Bleacher Report.

Après une année de transition, à bientôt 21 ans, l’ex-Spartan devrait s’exprimer avec plus d’aisance. Son engagement défensif est prometteur et au regard de la tournure prise par l’équipe, la jeunesse devrait être à l’honneur, d’autant que l’avenir de Randy Foye n’est pas assuré.

Quel coach pour quel jeu ?

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Brian Shaw viré après une saison et demie (56-85), son assistant Melvin Hunt a pris la relève pour une fin de saison en roue libre (10-13). Cela suffira t-il pour que Melvin Hunt reste en poste ? Soutenu par ses joueurs, lui est candidat mais les noms prestigieux que sont Mike D’Antoni, Alvin Gentry ou Scott Brooks (depuis peu, limogé par le Thunder) pourraient séduire la direction, d’une part pour serrer la vis au vestiaire et enfin, pour rassurer les fans.

« Nous aimerions quelqu’un qui, en termes de personnalité, épouse notre vision, comprenne le marché, comprenne l’importance de la ville de Denver ; quelqu’un qui souhaite grandir avec nous, passer au niveau supérieur… » a expliqué Tim Connelly au ColoradoSportsGuy.

En termes de profil, les deux premiers noms correspondent à cette description. Mike D’Antoni a pour lui de connaître la ville (il fut coach de l’équipe en 98-99). Il faisait d’ailleurs récemment du pied à la franchise et il a déjà coaché des joueurs de l’effectif lors de son séjour new-yorkais (Danilo Gallinari, Wilson Chandler).

« Denver est une ville fantastique avec une grosse tradition de basket et il y a énormément de choses positives à dire à son sujet » disait-il en mars. « On peut réussir un virage à 180° si l’on exploite le jeu rapide. Ce ne sera pas immédiat. Rien n’est acquis dans la conférence Ouest. Mais ce n’est pas impossible. »

Aficionado du jeu rapide comme Mike D’Antoni, Alvin Gentry est actuellement en poste à Golden State, toujours en course pour les playoffs, ce qui retarde les discussions. Cependant, Tim Connelly a ajouté que l’entraîneur ne serait pas nécessairement nommé avant la draft. Sinon Scott Brooks est depuis peu disponible et l’entraîneur a prouvé qu’il savait développer des joueurs. Si la franchise poursuit son rajeunissement, il pourrait avoir son mot à dire pour l’encadrement du groupe.

Une nouvelle année de transition

D’une année d’ambition à une saison de transition, il n’y a qu’un pas que Denver s’apprête à franchir. Même Kenneth Faried peut se retrouver sur le marché, selon les hypothèses émises par Grantland ou ESPN Denver. Les différentes directions prises par la franchise depuis quatre ans sont si déroutantes qu’aujourd’hui, il est bien difficile de concevoir autre chose qu’un éclatement de l’effectif.

Sans coach, Ty Lawson en partance, avec entre 6 et 10 joueurs au contrat expirant à la fin de la saison prochaine, la direction devrait s’appuyer sur la draft et le développement des jeunes, d’autant que la free-agency ne devrait pas permettre de recruter les poids-lourds : critiqués pour leur manque de professionnalisme par des cadres comme David West ouKevin Garnett, les joueurs en place et leur encadrement ne devraient guère attirer les stars libres cet été.

Dans ces conditions, l’éventualité d’un retour en playoffs dès la saison prochaine parait improbable.

 

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