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Et maintenant, quel avenir pour les Pacers ?

paul-george-kobe3Neuvième de la conférence Est avec le même bilan que Brooklyn, dernier qualifié (38-44), Indiana a raté d’un cheveu les playoffs. La douleur de cette fin de saison, conjuguée à une nouvelle blessure de Paul George (rien de grave), ne doit cependant pas faire oublier l’incroyable effort produit par le collectif mis en place par Frank Vogel. Désormais, il est temps de se concentrer sur la saison prochaine afin de reprendre la marche en avant. Le club a du potentiel mais aussi du travail à accomplir pour y parvenir.

Une saison 2014/15 perdue d’avance ?

Les Pacers sont passés d’une finale de conférence à des vacances en avril en l’espace d’un an. Même sans les blessures des joueurs majeurs, il aurait pourtant été difficile de faire aussi bien. Les Pacers sortaient d’une saison compliquée (le départ de Danny Granger pour l’arrivée infructueuse d’Evan Turner, l’interrogation Andrew Bynum, le cas Lance Stephenson) et d’une intersaison peu rassurante, avec les seuls Rodney Stuckey, CJ Miles et Damjan Rudez comme renforts d’impact.

La franchise l’a compris de suite, ce soir du 2 août 2014, lors du scrimmage de Team USA : Paul George gravement blessé, la saison allait être plus compliquée que prévue. La franchise est cependant restée digne, visant les playoffs jusqu’à la dernière journée, pour finalement être éliminé au tie-breaker.

Un fond de jeu sain, des évolutions prévues

hawks-pacersEn dépit de l’impact des blessures, le groupe n’en a jamais fait une excuse. À défaut, Frank Vogel s’est appuyé plus que jamais sur un gros collectif. Ainsi, l’entraîneur a avant tout mis l’accent sur la défense, le point fort traditionnel de son système. Les joueurs ont assumé un sacré travail, comme l’attestent les 100.9 points sur 100 possessions concédés par match (8e défense cette saison).

Sans gros scoreur ni gros créateur (16.1 pts et 5.1 passes/m pour George Hill, 1er de l’équipe), le coach a su entretenir un fond de jeu basé sur le partage des responsabilités (16.7 passes/100 possessions, 15e de la ligue). Certes, Indiana n’était que la 23e attaque de la ligue (100.8 points/100 poss) mais au regard de l’effectif limité, l’équipe a su conserver un équilibre solide entre l’attaque et la défense. Il ne fait aucun doute qu’une grosse partie de cette identité sera conservée la saison prochaine et, avec le retour de Paul George, le secteur offensif évoluera naturellement dans le bon sens.

Ceci dit, l’effectif est lui aussi appelé à évoluer, notamment pour amener un peu plus de fougue à l’ensemble. Après la fin de saison régulière, Larry Bird a ainsi évoqué des futures modifications du système de jeu des Pacers. Le président de la franchise a ainsi déclaré vouloir un jeu plus rapide. Cette saison, Indiana n’a par exemple joué que 11.5% de ses possessions en transition (28e équipe de la ligue) pour 9.5 points par match inscrits (27e). Plus globalement, les Pacers se sont appuyés sur un rythme lent (95.5 possessions par match, 19e), en contrôle et sur demi-terrain. Si la tactique était sensée compte tenu du profil du groupe, il est normal que le staff ait pour projet de rythmer son système l’an prochain avec une équipe en bonne santé. Cette saison, 12 des 15 meilleures attaques de la ligue se sont qualifiées en playoffs.

Pour cela, Larry Bird et Frank Vogel pourront en partie compter sur le retour de Paul George mais les deux stratèges savent que ce ne sera probablement pas suffisant. C’est pourquoi cette intersaison est annonciatrice de changements au sein de l’effectif dans l’Indiana.

Une intersaison charnière

150104_lakers_v_pacers_102Cet été, neuf Pacers auront l’occasion de tester le marché. Cela inclut cinq free agents non protégés (Luis Scola, Rodney Stuckey, CJ Watson, Lavoy Allen, Donald Sloan), deux free agents protégés (Chris Copeland, Shayne Whittington) et deux joueurs avec une clause de sortie (Roy Hibbert, David West). Parmi les joueurs libres, deux constituent des priorités, selon Larry Bird.

« Je pense que nous allons pouvoir garder Rodney. Je pense que c’est important… Nous avons besoin de gars comme lui. C’était une contribution majeure, » a t-il déclaré à VigilantSports, avant d’enchaîner sur Luis Scola. « J’espère (qu’il reviendra), mais on ne sait jamais. »

Avec 12.6 points à 44%, 3.5 rebonds et 3.1 passes en 26 min par match (la moitié en sortie de banc), Rodney Stuckey fut un excellent rapport-qualité prix pour Indiana (915 000 dollars cette saison). Heureux chez les Pacers, l’arrière pourrait revenir mais il ne fait aucun doute que ce sera au prix d’une augmentation conséquente. Quant à Luis Scola, son rendement chiffré est toujours bon (9.4 points à 46.7%, 6.5 rebonds en 20 min) mais c’est à nuancer avec un impact très insuffisant en défense. Cependant, les Pacers sont meilleurs avec lui sur le terrain qu’en dehors (+2 pts/100 poss) et l’Argentin est un atout indéniable en termes d’expérience et d’intelligence de jeu. À 35 ans, il pourrait re-signer pour un salaire moindre mais pour un contrat sur plusieurs saisons. Ce serait un compromis logique.

Si Larry Bird, toujours franc dans ses propos, tient à l’ailier fort, c’est qu’il souhaiterait l’aligner plus régulièrement aux côtés de David West, comme l’a rapporté IndyStar. La situation de l’autre intérieur, âgé de 34 ans, est assez incertaine. Évidemment moindre que lors de ses jeunes années (11.7 points à 47.1%, 6.8 rebonds, 3.4 passes en 29 min), son rendement chiffré ne doit pas cacher l’importance de David West dans le vestiaire et l’organisation. Pilier de l’équipe, le joueur incarne un second coach sur le terrain. Son salaire est coûteux (12 millions de dollars) mais se justifie par ses bons et loyaux services passés. Fera-t-il jouer sa clause de sortie ? Rien n’est moins sûr. Si les Raptors étaient intéressés par lui, ce n’est plus d’actualité et si on prête aux Knicks des envies de le recruter, les propos du joueur sur le vestiaire pourri des Nuggets laissent penser qu’il ne rejoindra pas en fin de carrière un club en reconstruction. De plus, David West a indiqué être proche de la retraite, il est donc probable qu’il honore sa dernière année dans sa franchise de coeur pour une tournée d’adieu.

En revanche, les retours de Roy Hibbert et CJ Watson sont plus compromis. Au sujet du second, Larry Bird n’a pas caché que c’était hors de propos.

« Je ne pense pas le re-signer. Je l’aime bien en tant que joueur et personne, mais il n’a pas joué beaucoup lors des 20 derniers matchs de ces deux dernières saisons, » a déclaré le président du club lors de sa conférence de presse de fin de saison.

NBA: Playoffs-Indiana Pacers at Miami HeatQuant à Roy Hibbert, le cas est plus épineux. Décevant au point d’atterrer Kareem Abdul-Jabbar, le pivot n’est clairement plus dans les petits papiers du club. Les Pacers veulent jouer vite et dans cette optique, Frank Vogel a indiqué que ça passerait par un rôle amoindri pour l’intérieur. De fait, Indiana fera avec lui s’il décide de toucher ses 15.5 millions de dollars l’an prochain mais s’il choisit de tester le marché, ce serait bienvenu pour le club. Pour l’heure, l’agent de l’intéressé a laissé une réponse sèche.

« Nous répondrons au moment approprié. Nous déciderons de cela fin juin, » a écrit David Falk à IndyStar.

L’intersaison du club dépend en grande partie de sa décision. Sans son salaire conséquent, Indiana a de quoi recruter un free agent important ou plusieurs role players sans dépasser le cap. S’il reste, les Pacers envisageront sans doute un transfert afin de poursuivre leur plan. Son absence d’un gala caritatif d’Indianapolis auquel il est habitué a fait jaser la presse locale. C’est peut-être un signe de son état d’esprit.

Quant aux autres cas, malgré ses limites, Donald Sloan a donné satisfaction, il est en mesure de jouer vite et son coût est bas (950 000 dollars cette saison). En troisième rotation, c’est un élément intéressant. Quant à Lavoy Allen, Larry Bird compte sur lui.

« Nous voulons jouer de manière contrôlée, mais nous voulons aussi jouer petit à des moments. Si Lavoy Allen revient, nous aimerions davantage l’intégrer, » a-t-il déclaré.

Pour Chris Copeland, le retour est incertain. En convalescence après son agression dans une boite de nuit new yorkaise, le joueur a été tancé par sa franchise pour cette sortie nocturne. De plus, il était sorti de la rotation du coach avant l’incident.

Une marge de manoeuvre limitée sur le marché

Selon les décisions de David West et Roy Hibbert, les Pacers auront entre 1.2 et 27 millions de dollars à dépenser sous le cap. La fourchette est pour le moins vaste. Il paraît néanmoins peu probable que David West ne dispute pas son année à 12 millions de dollars, au regard de la faible probabilité de trouver mieux à son âge.

Pour le moment, Larry Bird doit donc privilégier ses propres free agents, entre autres Rodney Stuckey, Lavoy Allen, voire Luis Scola. De plus, le président de la franchise a déclaré que l’argent était une préoccupation mineure pour ses joueurs.

« Certains gars m’ont dit qu’ils se fichaient de ce qu’ils auront. Ils aimeraient être payés mais il veulent être ici. Ça vous apaise. »

Ensuite, et toujours dans l’incertitude des deux player options, il reste les exceptions. Outre les contrats minimums, Indiana dispose de sa mid-level exception (5.4 millions) et sa bi-annual exception (2.1 millions). Rodney Stuckey n’étant pas éligible aux Bird Rights, la mid-level exception peut lui être destiné.

Plusieurs joueurs non protégés, au profil collectif et capables de coller à l’identité du club, seront sur le marché à un prix encore intéressant : DeMarre Carroll (Hawks, 2.5 millions) Danny Green (Spurs, 4 millions de dollars cette saison), Marco Belinelli (Spurs, 2.8 millions), Aaron Brooks (Bulls, 915 000 $), Tyler Hansbrough (Raptors, 3.3 millions), Thomas Robinson (Sixers, 3.6 millions), Ed Davis (Lakers, 980 000), Jonas Jerebko (Celtics, 4.5 millions). La liste est non exhaustive, certains seront prisés mais il y a des petits coups à faire pour Indiana.

En cas de départ de Roy Hibbert et/ou David West, Larry Bird aura bien sûr plus de souplesse. Néanmoins, Indianapolis n’a jamais été une destination très prisée par les free agents d’ampleur. En une vingtaine d’années, les signatures les plus clinquantes furent Byron Scott (1993), Sam Perkins (1999) et Sarunas Jasikevicius (2005).

La draft pour un renfort immédiat ?

Sauf miracle (0.8% de chance pour le 1er choix, 2.9% dans le top 3), les Pacers sélectionneront en 11e position de la prochaine draft. Si Indiana conserve ce choix, la stratégie de Larry Bird est déjà décidée.

« Nous espérons trouver quelqu’un qui nous aidera l’année prochaine. S’il pouvait nous aider de suite, ce sera une grosse plus-value. Nous avons besoin d’un meneur, d’un arrière, d’un ailier fort (pour remplacer à terme David West), nous avons besoin d’un peu de tout. Si nous gardons notre choix, nous prendrons le meilleur joueur disponible, » a t-il déclaré lors de sa conférence de presse.

Concernant le poste d’ailier-fort, le président a déclaré nourrir beaucoup d’espoirs en Shayne Witthington. Ce ne sera donc pas forcément la position privilégiée. Cependant, si les Pacers cherchent de la taille, Frank Kaminsky (Wisconsin) serait un bel ajout. Le pivot est capable d’étirer le jeu, défend bien, passe, court et peut contribuer de suite. À la mène, Cameron Payne (Murray State) pourrait aussi donner des minutes avec sa bonne lecture du jeu et son jeu offensif. Même si Paul George est indéboulonnable à l’aile, Sam Dekker (Wisconsin) propose un profil très intéressant, qui rappelle quelque peu un ancien de la maison, Detlef Schrempf : polyvalent, bon loin du ballon, agressif et capable de s’écarter, capable de jouer 2, 3 ou 4. Il ne serait pas étonnant que Larry Bird soit intrigué par l’ailier.

À défaut, le Hall of Famer pourrait se tourner vers d’autres joueurs plus limités ou encore à polir : Myles Turner (Texas), Bobby Portis (Arkansas) au poste 4, Jerian Grant (Notre Dame) à la mène ou Kelly Oubre (Kansas) au poste 3.

Sinon Larry Bird peut aussi décider d’échanger son choix mais Indiana dispose déjà de vétérans confirmés au sein de l’effectif, le développement d’un bon élément ne serait pas une mauvaise idée pour la suite.

Paul George, le capital précieux

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Après dix mois sans jouer, Paul George a tenté le tout pour le tout en fin de saison. L’essai s’est mal terminé avec une blessure au mollet pour le dernier match mais il n’était pas vain. D’une part, il a permis à l’ailier de reprendre confiance, quelques sensations et d’évaluer son état de santé. D’autre part, il a révélé à quel point le joueur était important pour son équipe. Certes, l’échantillon de matchs est bien trop faible pour tirer des conclusions majeures mais son impact sur l’équipe fut majeur en fin de campagne. Malgré des stats modestes (8.8 points, 3.7 rebonds et 0.8 int en 15 min), mais dans ses standards rapportés sur 36 minutes, l’ailier a fait la différence. Ainsi, avec lui, Indiana a mieux attaqué (104.5 pts/100 poss contre 103,6) et bien mieux défendu (93.6 pts/100 poss contre… 103,8). Son différentiel représente un bénéfice de 8.1 pts sur 100 possessions pour les Pacers, alors qu’il sortait du banc. C’est énorme.

Certes, le tir était encore fébrile (36.7%), les mouvements encore hésitants mais Paul George a montré qu’il était de retour. À 25 ans, avec un été pour se renforcer physiquement, le joueur devrait revenir tout près de son meilleur niveau. À terme, il reprendra ses responsabilités et pourrait profiter de la nouvelle direction prônée par Larry Bird et Frank Vogel.

« David est notre titulaire, mais quand nous jouerons petit, nous aimerions voir Paul jouer au poste 4 à certains moments. Certains diront que nous allons avoir des problèmes en défense mais je ne le pense pas. Il peut défendre sur n’importe qui et en attaque, ce sera une plus-value importante pour nous, » a ainsi expliqué le président de la franchise à la presse.

Quelle que soit la tournure finale de l’effectif, Paul George incarnera une menace des deux côtés du terrain. Avec 25 matchs perdus avec un écart de 10 points ou moins, les Pacers ont manqué d’un joueur capable de faire la décision à lui-seul cette saison. Avec son retour, cette lacune sera en grande partie comblée. Ainsi, quoi qu’il se passe durant cette intersaison, un Paul George en pleine santé pourrait bien constituer le meilleur renfort de l’équipe la saison prochaine.

Une transition et de la sérénité

Malgré les questions inhérentes à l’intersaison, l’avenir à court terme d’Indiana est rassurant. Cela s’explique notamment par la faculté de Frank Vogel à tirer le meilleur de son collectif. La direction est consciente des limites de l’équipe et va s’atteler à les résorber, tout en faisant en sorte de les minimiser avec un style de jeu plus entreprenant.

Au regard de la masse salariale et des joueurs en place, ce sera probablement très court pour retrouver les sommets de l’Est mais les playoffs seront encore une fois un objectif viable. Cette saison servira sans doute à installer en douceur un nouveau socle, en préparant le départ de David West. Sans dire mot, Larry Bird se prépare aussi à une échéance plus importante : l’été 2016/17. Pour le moment, seuls trois joueurs seront sous contrat garanti à cette date (Paul George, George Hill, CJ Miles). Avec l’inflation du cap, la franchise bénéficiera d’une somme d’argent largement suffisante pour construire sur l’avenir (probablement dans les 50 à 60 millions de dollars). Il sera alors temps d’accélérer le processus.

En attendant, les Pacers se préparent à un long été de travail et ce dernier n’est annonciateur que de bonnes choses pour l’équipe… si elle reste en bonne santé.

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