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Preview Playoffs 2024 | Minnesota Timberwolves (3) – Phoenix Suns (6)

NBA – Longtemps en tête de la conférence Ouest en saison régulière, les Wolves ne s’imaginaient sans doute pas devoir affronter des Suns dont la collection d’individualités a toujours de quoi faire peur…

Preview des Minnesota Timberwolves - Phoenix Suns« Il n’y a pas de meilleure équipe à affronter au premier tour qu’une équipe contre laquelle on a eu du mal toute l’année. » À entendre Karl-Anthony Towns, ses Wolves seraient presque vernis de devoir se coltiner les Suns pour entamer leur campagne de playoffs.

Une équipe de l’Arizona qui a battu à trois reprises, dont deux fois en avril, en autant de confrontations, la formation du Minnesota. Ce qui n’est pas rien car il s’agit de la seule équipe de la ligue, avec les… Bulls, que les Wolves n’ont pas battue cette saison. Mais comme le dit Anthony Edwards : « Ils ont gagné trois matches en saison régulière, la saison régulière est terminée. »

Les choses sérieuses démarrent pour ces deux formations, aux dynamiques (par rapport à l’an dernier) et styles de jeu différents, qui pourraient se répondre match après match et ainsi étirer la série.

PRÉSENTATION DES WOLVES

Les titulaires : Mike Conley, Anthony Edwards, Jaden McDaniels, Karl-Anthony Towns, Rudy Gobert
Les remplaçants : Naz Reid, Nickeil Alexander-Walker, Kyle Anderson, Monte Morris, Jordan McLaughlin…
Le coach : Chris Finch

De la mi-novembre et quasiment sans discontinuer jusqu’à début mars, les Wolves ont occupé la première place à l’Ouest, avant de devoir la lâcher dans le sprint final. Voilà qui témoigne de la régularité d’une équipe qui n’a jamais perdu plus de deux matchs de suite cette saison.

Les dirigeants peuvent se féliciter d’avoir misé – un peu par la force des choses en raison des situations contractuelles – sur la stabilité après une première année d’expérimentation, liée à l’arrivée de Rudy Gobert, décevante. Les Wolves sont revenus de l’intersaison avec d’autres intentions : défendre fort, s’inspirer du Français en la matière et afficher plus de fluidité offensive.

Résultat : Anthony Edwards et Karl-Anthony Towns, dont le passage à l’infirmerie n’a pas été trop préjudiciable, ont tous les deux été sélectionnés au All-Star Game, tandis que leur pivot se dirige tout droit vers un nouveau trophée de meilleur défenseur de l’année. Et que Naz Reid s’est imposé comme l’un des favoris pour le titre de meilleur 6e homme.

Le point fort

Une défense de fer. Les Wolves n’ont pas perdu la place de n°1 dans ce registre. Avec 108 points encaissés sur les 100 possessions, les hommes de Chris Finch affichent la meilleure défense du pays. L’enjeu défensif a été le fil rouge de la saison des Wolves, à l’instar d’un Anthony Edwards, sous l’influence de Rudy Gobert, qui n’a cessé d’afficher des progrès de ce côté du terrain. Avec Jaden McDaniels, le spécialiste défensif sur les ailes, Minnesota aura des armes pour gêner les trois scoreurs d’en face.

Le point faible

Une énergie à canaliser. On se souvient de l’incident impliquant Rudy Gobert et Kyle Anderson, les soucis de fautes et la frustration du KAT, de Jaden McDaniels qui s’était fracturé la main en frappant dans un mur… Autant d’événements qui ont secoué la fin de saison dernière des Wolves. « On a une équipe très émotive, beaucoup de gars qui peuvent se perdre dans le jeu, avec les arbitres, niveau confiance ou autre, sur et en-dehors du jeu. On doit mettre notre ego, nos erreurs de côté et être capables d’aller de l’avant », réclame Mike Conley, véritable stabilisateur de l’équipe.

Wolves Suns

PRÉSENTATION DES SUNS

Les titulaires : Devin Booker, Bradley Beal, Grayson Allen, Kevin Durant, Jusuf Nurkic
Les remplaçants : Eric Gordon, Royce O’Neale, Josh Okogie, Drew Eubanks, Bol Bol…
Le coach : Frank Vogel

Trajectoire tout autre pour les Suns qui ont dû sacrifier le booster de reconstruction Chris Paul pour mettre la main sur Bradley Beal. Et monter un trio aussi effrayant qu’improbable avec Devin Booker et Kevin Durant, récupéré quelques mois plus tôt. Sans véritable meneur donc, pour faire tourner cette ambitieuse machine sur le papier.

Et la machine a tourné, plutôt bien même au regard des circonstances : les passages fréquents à l’infirmerie des uns ou des autres, en particulier du dernier arrivé, Bradley Beal. Les trois hommes n’ont pu jouer ensemble que la moitié d’une saison, pour un bilan de 26 victoires et 15 défaites. Mais le plus important est que le trio a disputé 18 matchs de suite ensemble pour finir la saison (12v-6d).

Le point fort

 Trois redoutables attaquants. Certains décrivent les Suns comme le cauchemar potentiel des Wolves. Il faut dire qu’avec leurs trois attaquants de feu, qui ont la particularité d’être très à l’aise à mi-distance, Phoenix dispose d’une force de frappe sans doute inégalée dans la ligue. Lorsqu’une fin de match serrée se présentera, avec un jeu en isolation qui s’impose plus naturellement, Frank Vogel aura l’embarras du choix, en trouvant le plus chaud des trois. Durant, Booker et Beal ont montré suffisamment d’intelligence en cours de saison pour s’effacer au profit d’un autre.

C’est notamment le cas du dernier cité qu’on n’a pas entendu se plaindre (contrairement à Eric Gordon par exemple) alors que son volume de tirs et points s’est considérablement et logiquement réduit par rapport à ses plus belles années individuelles à Washington. Il a, à ses côtés, deux hommes qui ont l’habitude et l’expérience des longs parcours en playoffs, jusqu’en finale NBA.

Le point faible

Le manque de vécu et de continuité. Si cette série devait se jouer sur le seul vécu collectif, avantage clair aux Wolves. Car les Suns ont très sérieusement ravalé leur effectif durant leur intersaison pour entourer leur trio. Malgré cette remise à zéro, les Suns ont trouvé suffisamment d’automatismes pour flirter avec les 50 victoires. Sans toutefois jamais jouer les premiers rôles à l’Ouest. Autrement dit, les Suns ont avancé presque cachés, parfois malgré eux. Car plus d’une fois cette saison, on a vu les hommes de Frank Vogel manquer de réaction, lorsqu’ils étaient bousculés physiquement notamment, s’effondrant ainsi à de multiples reprises dans les quatrièmes quart-temps. On imagine que Chris Finch et son staff l’ont bien noté.

LA CLÉ DE LA SÉRIE

– La gestion de la taille. Pour Rudy Gobert, les Wolves doivent jouer grand et utiliser cette taille : « C’est l’une de nos forces. Ils veulent jouer avec leur force, on doit aussi jouer avec la nôtre et trouver des moyens d’avoir un impact sur eux avec notre taille. » Jusuf Nurkic ne pourra à lui tout seul contenir la raquette d’en face. On imagine Kevin Durant devoir, comme en saison régulière, défendre sur Karl-Anthony Towns. Avec le risque, si les Wolves poussent leur intérieur à jouer au poste, que KD ne résiste pas physiquement.

Mais les Suns auront aussi quantité de « matchups » à exploiter. Sur le poste de meneur déjà, où Mike Conley pourrait être exposé face à un arrière plus costaud que lui. Rudy Gobert, lui, par le jeu des changements défensifs, va fréquemment se retrouver sur plus petit et mobile. Il sera intéressant de voir comment les Suns tenteront de l’impliquer et de créer des décalages pour leurs shooteurs. Les Wolves devront aussi défendre fort derrière l’arc, notamment sur Grayson Allen, joueur le plus adroit de la ligue qui pourrait se comporter en facteur X, mais également à mi-distance.

SAISON RÉGULIÈRE

Phoenix 3-0

15 novembre : Phoenix – Minnesota (133-115)
5 avril : Phoenix – Minnesota (97-87)
14 avril : Minnesota – Phoenix (106-125)

VERDICT

Minnesota (4-3). Alors qu’ils n’ont pas la faveur des pronostics américains, les Wolves ont prouvé tout au long de la saison qu’ils avaient passé un cap défensivement et collectivement. Cette série, face à un candidat déclaré au titre, peut être la validation du projet lancé avec le transfert d’ampleur de Rudy Gobert. Les Wolves n’ont peut-être pas autant l’expérience des grands moments ou le talent individuel d’en face, mais leur cohésion et leur constance jouent en leur faveur, de même que l’avantage du terrain et des joueurs de rotation qui ont montré bien plus de garanties.

AGENDA

Game 1 : Phoenix à Minnesota, samedi 20 avril
Game 2 : Phoenix à Minnesota, mardi 23 avril
Game 3 : Minnesota à Phoenix, vendredi 26 avril
Game 4 : Minnesota à Phoenix, dimanche 28 avril
*Game 5 : Phoenix à Minnesota, mardi 30 avril
*Game 6 : Minnesota à Phoenix, jeudi 2 mai
*Game 7 : Phoenix à Minnesota, samedi 4 mai

(* si nécessaire)


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