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La fin des dynasties | 2004, Shaquille O’Neal et Kobe Bryant ne se supportent plus

Alors que « The Last Dance » raconte la fin de la dynastie des Bulls de Michael Jordan, gros plan sur la fin d’autres équipes qui ont dominé la NBA. Comme les Lakers du duo O’Neal/Bryant.

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Combien de titres Kobe Bryant et Shaquille O’Neal auraient-il remporté aux Lakers s’ils avaient laissé leurs ego de côté ? Quatre ? Cinq ? Six ? Sept ? Huit ? Le mystère reste entier et la question demeure à Los Angeles.

Car si la relation entre les deux hommes a toujours été tendue, le triplé entre 2000 et 2002 a prouvé qu’ils étaient complémentaires sur le terrain, et qu’ils n’avaient pas besoin d’être les meilleurs amis du monde pour gagner. Sauf qu’après des saisons éprouvantes, où il prend énormément de coups, Shaquille O’Neal a l’habitude de beaucoup se reposer durant l’été, et de revenir au training camp très loin de sa forme optimale…

Ça a le don d’énerver Kobe Bryant, le pivot souffrant d’ailleurs depuis 2001 d’un hallux rigidus, un début d’arthrose dans le gros orteil qui l’oblige à se faire opérer. Une première fois avant la saison 2001-2002.

Mais toujours gêné par son orteil durant la campagne, il repasse à nouveau sur le billard après le troisième titre des Lakers. Sauf qu’au lieu de le faire dès le début de l’été, afin de pouvoir être apte pour le training camp suivant, il repousse l’opération jusqu’à l’ouverture de celui-ci. Et le manque donc, ainsi que le début de saison.

« J’ai été blessé sur mon temps de travail, donc je vais faire ma rééducation sur mon temps de travail » dit-il.

Sans son pivot, l’équipe prend un très mauvais départ (11 victoires – 19 défaites) et si elle remonte à la 5e place de l’Ouest (50 victoires – 32 défaites), elle bute finalement contre les Spurs en demi-finale de conférence.

Kobe Bryant dans la tourmente, Shaquille O’Neal reprend la main

Dans la foulée, Kobe Bryant est accusé de viol dans le Colorado, et le vestiaire des Lakers, déjà inflammable, devient carrément explosif. Shaquille O’Neal profite ainsi des ennuis judiciaires de son coéquipier pour réaffirmer son statut de leader de l’équipe, participant activement au recrutement de Gary Payton et Karl Malone.

Et lors du début du training camp, il multiplie les petites piques assassines contre Kobe Bryant, qui récupère d’une blessure au genou, en assurant que « toute l’équipe est disponible » ou qu’il veut être en forme pour le début de saison « pour Derek (Fisher), Karl (Malone) et Gary (Payton). » En outre, il explique qu’à son retour, Kobe Bryant devrait se comporter davantage comme un passeur, rappelant qu’il est à l’origine des arrivées des deux Hall of Famers. « Demandez à Karl et Gary pourquoi ils sont venus ici. Une personne. Pas deux. Une seule. Point final. »

Estimant sans doute être en position de force, le pivot demande également une nouvelle prolongation de son contrat, avec une revalorisation salariale. Suite à ses opérations de l’orteil, à son âge et à sa condition physique pas toujours optimale, les Lakers espéraient plutôt une baisse, et cette année de reconquête démarre mal.

En présaison, Shaquille O’Neal se retourne ainsi vers le patron de la franchise, Jerry Buss, suite à un gros dunk en criant « Paye-moi ». Pour couronner le tout, Kobe Bryant, les nerfs à vif suite aux accusations de viol dont il fait l’objet et sa blessure au genou, se lâche contre son coéquipier dans une interview à ESPN.

« Si c’est son équipe, il est temps pour lui d’agir comme tel. Cela signifie qu’il ne peut plus revenir au training camp en surpoids et en mauvaise forme, alors que son équipe compte sur son leadership sur le terrain et en dehors. Cela signifie également qu’il ne peut plus blâmer les autres pour les échecs, ni reprocher au staff de ne pas surdramatiser ses blessures afin de le dédouaner de son manque de condition physique. En outre, ça ne peut pas être « son équipe » seulement quand nous gagnons. Cela veut aussi dire qu’il faut porter le fardeau de la défaite comme on porte le trophée du titre. »

Une médiation de Brian Shaw pour calmer les choses

Le lendemain, Brian Shaw, tout juste retraité et désormais scout pour la franchise, doit servir de médiateur entre les deux hommes. Il reproche à Shaquille O’Neal son « Paye-moi » lancé à Jerry Buss et à Kobe Bryant ses propos dans la presse. Ce dernier répond qu’il a été déçu par Shaq, le seul coéquipier qui ne l’a pas contacté directement pour le soutenir durant l’été, alors que le pivot « est censé être son ami ».

Un argument qui ne convainc pas Brian Shaw, qui rappelle à Kobe Bryant qu’il ne participe pas aux repas collectifs en déplacement, qu’il n’est pas rendu au mariage de Shaq, alors qu’il était invité, et qu’il n’a invité aucun de ses coéquipiers au sien. Dans ces conditions, difficile en effet d’utiliser l’argument de l’amitié.

En fait, Kobe Bryant semble surtout agacé parce que Shaquille O’Neal a pu multiplier les aventures extra-conjugales sans jamais être inquiété, et sans voir sa réputation et son image altérées.

La médiation a en tout cas eu son effet, Phil Jackson mettant Kobe Bryant à l’amende pour sa sortie dans la presse alors que Shaquille O’Neal promet à Karl Malone et Gary Payton d’arrêter de jeter de l’huile sur le feu. Le début de saison semble d’ailleurs avoir fait oublier ces problèmes d’ego, les Lakers démarrant par 18 victoires en 21 matchs.

Mais l’alchimie a en fait bien du mal à se mettre en place, Gary Payton n’arrivant pas à s’adapter à l’attaque en triangle alors que Karl Malone, qui n’avait raté que 10 matchs sur 1 444 possibles à Utah (dont trois pour suspension), est rattrapé par les blessures et manque 40 matchs de saison régulière.

Quant à Kobe Bryant, critiqué pour sa sélection de tirs, il multiplie les matchs bizarres, semblant refuser les tirs jusqu’à ce que l’équipe soit en position difficile.

Le tir de Derek Fisher, dernier exploit avant l’explosion

Troisième meilleur bilan de la conférence Ouest (56 victoires – 26 défaites), les Lakers éliminent tout de même les Rockets (4-1) au premier tour mais manquent encore de se faire éliminer par les Spurs en demi-finale de conférence. Il faut ce shoot mythique de Derek Fisher dans un Game 5 décisif (la série était alors à égalité, deux victoires partout) pour forcer la décision et atteindre les finales de conférence, où Los Angeles écarte les Wolves.

La suite est connue. Les Lakers version « Galactiques » sont dominés par les cols bleus de Detroit, beaucoup plus soudés, alors que Shaquille O’Neal, malmené, se plaint de ne pas recevoir la balle dans de bonnes conditions, et que Kobe Bryant force le trait en multipliant les exercices de soliste, tandis que le genou de Karl Malone lâche.

Après la défaite, Los Angeles explose, Karl Malone prenant sa retraite alors que Kobe Bryant a gagné le bras de fer interne puisque la franchise a arrêté les négociations de prolongation, en cours de saison, avec Shaquille O’Neal et Phil Jackson. Le coach avouera plus tard que les accusations contre l’arrière ont cassé quelque chose, sa fille ayant été victime de viol, et qu’il ne se sentait pas de repartir l’année d’après avec Kobe Bryant dans l’effectif.

Suite au départ du « Zen Master », et alors que le GM, Mitch Kupchak, semble prêt à l’échanger, Shaquille O’Neal demande son transfert et rejoint au cours de l’été Miami et Dwyane Wade, en échange de Lamar Odom, Caron Butler, Brian Grant, un premier tour de Draft (Jordan Farmar) et un second tour de Draft (Renaldas Seibutis).

Il y remportera son dernier titre (2006) tandis que Kobe Bryant et les Lakers mettront des années à retrouver les sommets. Avant finalement de remporter deux nouveaux trophées (2009 et 2010).

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