NBA
Ce soir
NBA
Ce soir
MIA121
BOS106
Pariez en ligne avec Unibet
  • 100€ offertsLa suite →

La course au meilleur coach : Nick Nurse, l’infirmier en chef de Raptors cabossés mais épatants

Champion dès sa première saison à la tête des Raptors, Nick Nurse n’en finit plus de surprendre. Il apparaît aujourd’hui comme le favori au trophée de « Coach of the year (COY) ». Mais la concurrence n’est pas loin…

La NBA est désormais suspendue alors que le dernier quart de la saison battait son plein. Avec cette pause d’un mois minimum, l’occasion est venue de faire un point sur les récompenses individuelles. Après celles décernées à la meilleure progression, au meilleur sixième homme, au meilleur défenseur et au meilleur rookie, place à celle offerte au meilleur coach.

Et c’est bien ce scrutin qui risque d’être le plus serré. Si Nick Nurse semble avoir pris une longueur d’avance, Erik Spoelstra, Frank Vogel, Mike Budenholzer, Taylor Jenkins ou encore Billy Donovan ont également leur mot à dire. Les votants risquent d’avoir du mal à départager tout ce beau monde…

1 – Nick Nurse (Raptors)

Bilan : 46 victoires, 18 défaites / 2e à l’Est
Stats : 13e attaque (111.6 points marqués sur 100 possessions) – 2e défense (105.2 points encaissés sur 100 possessions)

Après la révélation, la confirmation doit toujours avoir lieu et Nick Nurse l’a bien compris. Après 64 matchs, et malgré les départs de Kawhi Leonard et Danny Green vers Los Angeles, les Raptors possèdent exactement le même bilan qu’en 2018-19. Les blessures n’ont pourtant pas épargné leurs éléments-clés. À tour de rôle, ce sont donc Kyle Lowry, Fred VanVleet, Norman Powell, Pascal Siakam, Serge Ibaka ou encore Marc Gasol qui ont tous raté une (voire plusieurs) dizaine de rencontres cette saison. Heureusement, les champions en titre ont su faire le dos rond grâce à un collectif bien rôdé et l’émergence de joueurs comme Terence Davis, OG Anunoby et Chris Boucher. Leur attaque n’est peut-être pas la plus efficace de toutes mais, pour y remédier, leur défense de fer et l’inventivité de leur technicien permet souvent aux « Dinos » de s’en sortir, contre vents et marées. Et en déjouant les pronostics.

Ainsi, malgré de nombreux coups du sort, des records de franchise sont tombés cette année, notamment ceux du nombre de victoires d’affilée (15) et du nombre de victoires d’affilée à l’extérieur (10). Avec Nick Nurse aux commandes, la réussite est de mise au Canada. Pour preuve, ses 71.2% de succès (en 146 matchs) depuis son intronisation en tant que « head coach » de Toronto, à l’été 2018. Il s’agit tout simplement du meilleur pourcentage de victoires en saison régulière pour un entraîneur, dans toute l’histoire NBA. L’échantillon est certes faible comparé aux deux autres membres de ce podium historique, Steve Kerr (70.9% en 475 matchs) et Phil Jackson (70.4% en 1 640 matchs !), mais la prouesse mérite d’être soulignée. Après Sam Mitchell en 2007 et Dwane Casey en 2018, il ne serait donc guère étonnant de voir un troisième Raptor être élu COY…

2 – Erik Spoelstra (Heat)

Bilan : 41 victoires, 24 défaites / 4e à l’Est
Stats : 6e attaque (112.7) – 11e défense (109.4)

En 12 saisons à la tête du Heat, et même pendant l’ère du « Big Three », Erik Spoelstra n’a jamais remporté le titre de Coach de l’année. Mais cela pourrait prochainement être réparée. Car Miami est aujourd’hui un candidat sérieux aux Finales NBA. Une éventualité bien difficile à envisager l’été dernier. Mais l’avènement de Bam Adebayo, les révélations de Kendrick Nunn, Duncan Robinson ou encore Tyler Herro et le nouveau rôle de Goran Dragic, désormais 6e homme, ont changé la donne. Tout comme l’intégration réussie de Jimmy Butler, leader d’un collectif sublimé par un technicien réputé, capable de se remettre en question pour le bien de sa franchise.

Grâce à leur culture, les Floridiens se sont donc installés dans le Top 4 de leur conférence et font figure d’épouvantail à l’Est, accrochant les Bucks (x2), les Raptors (x2), les Sixers (x3) et les Pacers (x2) à leur tableau de chasse. Seuls les Celtics leur ont résisté jusqu’à présent mais les deux équipes devaient encore s’affronter à deux reprises en avril, avant que l’exercice actuel ne soit suspendu. Pour autant, si celui-ci venait à ne pas reprendre, « Spo » ferait tout de même partie des favoris au trophée de meilleur entraîneur de l’année. Bien qu’il ait accusé du retard sur Nick Nurse, en raison du récent coup de mou du Heat (9-9 depuis le mois de février)…

3 – Frank Vogel (Lakers)

Bilan : 49 victoires, 14 défaites / 1er à l’Ouest
Stats : 4e attaque (113.0) – 3e attaque (105.6)

Oui, disposer d’un duo LeBron James – Anthony Davis facilite le travail. Mais n’oublions pas d’où reviennent les Lakers, sevrés de playoffs depuis 2013 et qui ont renouvelé plus de la moitié de leur effectif, ainsi que leur coaching staff, l’été dernier. Brillant depuis sa prise de fonctions, Frank Vogel ne faisait pourtant pas l’unanimité à son arrivée dans la Cité des Anges, en lieu et place de Luke Walton. Mais pour la première fois depuis plus de dix ans et l’ère Phil Jackson, un entraîneur de LAL n’est pas discuté au bout de six mois. Un changement notable pour les Californiens, leaders incontestés à l’Ouest. Autre révolution : ils sont jusqu’à présent les seuls à figurer dans le Top 5 des meilleures attaques et des meilleures défenses. Mordu de basket, l’ancien stratège des Pacers n’y est pas étranger grâce à ses systèmes et préceptes bien définis.

Respecté et apprécié de tous à Los Angeles, Frank Vogel exploite ainsi les qualités de son groupe et la cohabitation avec son assistant Jason Kidd, remise en doute en début d’exercice, est loin d’être un problème. Bien sûr, cela demande confirmation en playoffs car les Angelenos n’ont d’yeux que pour le titre. Point positif : ils montent en puissance semaine après semaine et leurs récents succès face aux Bucks puis aux Clippers le prouvent. Désormais, il n’y a plus qu’à attendre la reprise pour passer aux choses sérieuses…

4 – Mike Budenholzer (Bucks)

Bilan : 53 victoires, 12 défaites / 1er à l’Est
Stats : 7e attaque (112.6) – 1ere défense (101.9)

Saison après saison, les Bucks ne cessent de progresser. Déjà détenteurs du meilleur bilan de la Ligue l’année dernière, ils font tout aussi bien en 2019-20. Longtemps sur les bases d’une campagne à 70 victoires, ils ont cependant accusé le coup ces dernières semaines en perdant quatre de leurs cinq derniers matchs. Ne pas atteindre cette barre risque d’empêcher Mike Budenholzer, déjà élu « Coach of the year » en 2018-19, de réussir le doublé. Ce qui n’a jamais été réalisé dans l’histoire de ce trophée, pas même par Don Nelson, Pat Riley ou Gregg Popovich, vainqueurs de la récompense à trois reprises (un record).

Pour espérer les égaler, « Bud » (également sacré en 2015 avec les Hawks) devra donc attendre encore au moins un an. D’ici-là, il aura pour objectif premier d’aider Milwaukee à glaner le titre, qui fuit la franchise depuis 1971. Avec un Giannis Antetokounmpo au sommet de son art, et disposant encore d’une belle marge de progression, c’est tout à fait envisageable. Pour ce faire, il faudra déjà atteindre les Finales NBA, que les joueurs du Wisconsin n’ont plus disputées depuis 1974. À partir de là, tous les espoirs seront permis et ils pourront se reposer sur leurs forces, en maximisant notamment les espaces avec les tirs extérieurs afin de permettre au « Greek Freak » de régner dans les raquettes. Tout en s’appuyant sur une défense intraitable, la meilleure du pays.

5 – Taylor Jenkins (Grizzlies)

Bilan : 32 victoires, 33 défaites / 8e à l’Ouest
Stats : 20e attaque (109.4) – 16e défense (110.4)

À seulement 35 ans, Taylor Jenkins a révolutionné les Grizzlies. Fini le « Grit & Grind », place à un jeu tourné vers l’attaque et basé sur un rythme élevé (102.8 possessions par rencontre, 6e plus gros total de NBA). Le tout sous l’impulsion de nombreux jeunes prometteurs et jouant en toute liberté. À l’image de Ja Morant, en route vers le titre de Rookie de l’année, Jaren Jackson Jr, Dillon Brooks mais aussi Brandon Clarke.

Contre toute attente, Jenkins et ses hommes sont donc confortablement installés dans le Top 8 de la Conférence Ouest, possédant trois matchs et demi d’avance sur les Blazers. Compte tenu de l’irrégularité de ces derniers, il semble compliqué d’imaginer les joueurs du Tennessee s’écrouler, surtout avec leur récent regain d’énergie (quatre victoires lors de leurs six dernières sorties). Quoi qu’il en soit, cette campagne est une franche réussite pour Memphis, qui entame sa reconstruction de la meilleure des manières.

Mentions : Billy Donovan (Thunder), Brad Stevens (Celtics), Rick Carlisle (Mavericks), Doc Rivers (Clippers), Mike Malone (Nuggets)…

A lire aussi
Commentaires
Forum (et HS)  |   +  |   Règles et contenus illicites  |   0 commentaire Afficher les commentaires

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Toronto Raptors en 1 clic

Toute l’info en continu

Afficher les actus suivantes

Les + partagés

Afficher la suite des + partagés