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Frank Vogel, une volonté de fer dans un gant de velours

Choisi sur le tard par les Lakers, Frank Vogel n’arrive pas en terrain conquis à Los Angeles, loin de là. Mais le coach n’en est pas à sa première expérience du genre…

Si la vidéo du jeune Frank Vogel qui fait tourner une balle orange sur une brosse à dents à la télé américaine a déjà beaucoup circulé, on en sait beaucoup moins sur les débuts du nouveau coach des Lakers dans le monde du basket.

En fait, il a débuté à la fac de Kentucky, à Lexington. Et ce par la seule force de sa ténacité et sa volonté de fer. Dans un article de The Athletic, on apprend effectivement que Frank Vogel n’a eu de cesse d’envoyer courrier après courrier à Rick Pitino, le coach des Wildcats dans les années 90.

C’est qui ce mec toujours sur le parking ?

Sans réussite avec ses lettres, fort probablement jetées à la poubelle sans même parvenir à l’entraîneur, Frank Vogel a pour le coup orchestré une rencontre avec Rick Pitino et son adjoint, Jim O’Brien, au tournoi du Five-Star camp, organisé à New York. Le déclic ?

« Ils lui ont dit quelque chose comme : ‘si tu passes par Lexington, viens nous passer le bonjour’, » se remémore Tony Russell, un des managers de l’équipe. « C’était une manière gentille de lui dire de passer son chemin. Mais ce n’est pas comme ça que Frank l’a pris. Pour lui, c’était l’occasion de faire ses valises, changer d’école et se montrer à Kentucky. Il a pris sa Fiesta trois portes du New Jersey pour venir. Il n’était même pas inscrit à la fac, et n’avait pas d’appartement. Il pensait qu’il allait se ramener, et qu’ils lui ouvriraient la porte. »

Naïf ou tout simplement déterminé à ne rien lâcher, Frank Vogel a fini par exaspérer le staff des Wildcats, fatigué de le voir chaque matin pour leur demander un peu de travail.

« Au début, les joueurs se demandaient qui était ce mec toujours sur le parking », se marre encore Scott Padgett, ancien joueur de Kentucky de 1994 à 1999. « Mais rapidement, il est devenu un de nos managers. En moins d’un an, il est devenu l’esclave vidéo de Jim O’Brien. Et puis, ils lui ont demandé de jouer meneur dans une équipe d’entraînement pour remettre Nazr Mohammed en forme. Il a dit oui tout de suite. Il n’a pas mis longtemps à s’impliquer dans tout ce qu’on faisait. Il était tout le temps occupé. Il n’avait aucune vie sociale, il était là pour bosser, et apprendre à devenir un coach. Il savait que sa voie n’était pas toute tracée, qu’il devait dégager le chemin lui-même. »

Un bourreau de travail

Levé à 6h du matin pour l’entraînement de l’équipe II, Frank Vogel vaquait ensuite à ses activités normales d’étudiant et allait en classe. Avant de retourner à la salle pour l’entraînement de l’équipe première le soir, puis son boulot d’éditeur vidéo tard dans la nuit…

Véritable bourreau de travail, il a pour le coup su se rendre indispensable à Kentucky. Tant et si bien que Rick Pitino et Jim O’Brien l’ont amené dans leurs valises à Boston en 1997, en tant que coordinateur vidéo. Une fois en NBA, il a suivi Jim O’Brien qui a lui obtenu des postes de « head coach » à Boston, mais aussi Philadelphie et Indiana.

Et en 2011, seize ans après son road trip du New Jersey au Kentucky dans sa vieille voiture d’étudiant sans le sou, Frank Vogel obtenait son premier poste d’entraîneur principal à Indiana. En remplacement de son mentor, Jim O’Brien.

« Il a commencé tout en bas de l’échelle et il a réussi à monter les échelons à force de travail », a témoigné Rick Pitino depuis la Grèce où il coache le Panathinaikos. « Il a appris toutes les nuances du scouting, de la préparation de match et de l’enseignement. Il sait exactement comment faire pour optimiser le rendement de son équipe en traitant les gens avec professionnalisme, dignité et respect. Je n’ai pas assez de superlatifs pour décrire la réussite de Frank. Il est humble et travailleur et il ne mérite rien d’autre que le meilleur dans le basket. »

Dans le joyeux bazar de la franchise des Lakers, Frank Vogel n’est certainement pas considéré comme l’homme de la situation par beaucoup d’observateurs. Mais ce n’est pas la première fois qu’il est placé dans une telle situation, a priori défavorable…

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