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La course au meilleur défenseur : vers la fin du règne de Rudy Gobert ?

Anthony Davis, Giannis Antetokounmpo, Joel Embiid, Rudy Gobert ou encore Brook Lopez. Cette saison, ils sont nombreux à prétendre au trophée de défenseur de l’année et deux favoris se dégagent…

La NBA est désormais suspendue alors que le dernier quart de la saison battait son plein. Avec cette pause d’un mois minimum, l’occasion est venue de faire un point sur les récompenses individuelles. Après celles décernées à la meilleure progression et au meilleur 6e homme, place à celle offerte au meilleur défenseur. Et il devrait, logiquement, y avoir un nouveau lauréat. « Defensive player of the year (DPOY) » lors des deux derniers exercices, Rudy Gobert pourrait bien laisser sa couronne à un membre des Bucks ou des Lakers.

En effet, à l’heure actuelle, Anthony Davis et Giannis Antetokounmpo font figure de principaux favoris à la succession de « Gobzilla ».

L’été dernier, « AD » débarquait à Los Angeles avec un objectif en tête : glaner le titre de meilleur défenseur de l’année. Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il a joint les actes à la parole, son impact étant immédiat dans ce secteur de jeu. Habitués à prendre l’eau défensivement depuis plusieurs saisons, les « Purple and Gold » sont très vite devenus l’une des défenses les plus réputées du pays, affichant la meilleure moyenne de contres (6.8) de NBA et n’encaissant ‘que’ 105.6 points sur 100 possessions. À la mi-mars, seuls les Bucks (101.9) et les Raptors (105.2) possèdent un Defensive rating plus élevé que celui des Californiens en 2019-20.

Et l’ancien joueur phare des Pelicans n’y est pas étranger. Ses longs bras lui permettent de contrer (2.4 par rencontre), intercepter (1.5) et dévier (2.8) de nombreux ballons chaque soir. Suffisamment puissant et athlétique pour s’opposer aux gros gabarits dans la raquette et protéger le rebond ; suffisamment mobile pour s’occuper de profils plus petits et « switcher » sur les écrans, Davis a tout d’une équation insoluble de ce côté du parquet. Clé de voûte du système défensif de Frank Vogel, ses qualités dans ce domaine lui permettent également d’être très bien placé dans les statistiques avancées puisque « The Unibrow » figure à chaque fois dans le Top 5 de la ligue au niveau du Defensive rating (100.8), des Defensive win shares (4.1) et du plus/minus défensif (2.7). L’intérieur qui représente le mieux la NBA d’aujourd’hui, c’est lui.

Un nouveau duel Lakers/Bucks ?

En temps normal, toutes ces raisons devraient permettre à Anthony Davis d’être récompensé sans aucune contestation possible. Problème, quelqu’un est tout aussi impressionnant que lui dans cet aspect du jeu : Giannis Antetokounmpo. Le meilleur défenseur de la meilleure défense de la ligue rêve de réussir le 3e doublé MVP/DPOY de l’histoire, après Michael Jordan en 1988 et Hakeem Olajuwon en 1994. Ce qui serait loin d’être une hérésie. Mais, pour ce faire et comme pour le trophée Maurice Podoloff, il lui faudra se défaire d’un membre des Lakers.

Le « Greek Freak » peut se rassurer en se disant qu’il détient la meilleure moyenne de rebonds défensifs (11.5) de NBA, tout en étant l’un des six joueurs à tourner à minimum 1 interception et 1 contre par match (comme « AD »). À l’inverse, personne ne peut se targuer – comme lui – de dominer la ligue dans trois statistiques avancées : le Defensive rating (96.3), les Defensive win shares (4.8) et le plus/minus défensif (4.0).

De tels chiffres peuvent s’expliquer par la capacité du Grec à peser et venir aider en défense grâce à ses attributs physiques. Sa puissance et sa mobilité lui permettent de défendre efficacement sur toutes les positions. Avec son envergure, il est capable de gêner un maximum de tirs (il maintient ses adversaires directs à seulement 42% de réussite), formant une doublette de protecteurs de cercle redoutable avec Brook Lopez. Vous l’aurez compris, de nos jours, ils ne sont que très peu à être aussi polyvalents défensivement que le MVP 2019, qui décrochera tôt ou tard cette distinction individuelle.

La concurrence fait rage

Derrière les deux monstres que sont Anthony Davis et Giannis Antetokounmpo, ils sont plusieurs à se retrouver en embuscade et faire partie de l’élite des stoppeurs. Parmi eux, Rudy Gobert. S’il l’emporte, le Français inscrirait son nom aux côtés de Dwight Howard, le seul à avoir remporté trois années de suite (2009-11) le titre de meilleur défenseur. Malheureusement, la tâche s’annonce compliquée. Le Jazz n’est plus autant dominateur qu’auparavant sur le plan défensif et, sauf domination flagrante, il semble difficile d’imaginer la NBA récompenser trois fois d’affilée le même joueur. Encore moins un Européen et surtout après sa plaisanterie de mauvais goût

Joel Embiid aurait lui aussi pu faire un très beau lauréat. Mais malgré un impact défensif certain, le pivot camerounais a déjà raté une vingtaine de rencontres cette saison et les Sixers ne sont motivés qu’à domicile jusqu’à présent. Par conséquent, Ben Simmons – très impressionnant par séquences de ce côté du parquet – ne peut également pas prétendre au trophée de DPOY.

Enfin, Brook Lopez risque lui de souffrir de la présence d’Antetokounmpo, son coéquipier chez les Bucks, qui devrait lui piquer des voix au moment du scrutin. Car sa candidature a tout pour être reçue auprès des votants, surtout lorsque l’on se souvient de son niveau d’autrefois. Au sein du système de Mike Budenholzer, « B-Lo » laisse exprimer toutes ses qualités de contreur. Au point d’être actuellement celui qui conteste le mieux et le plus de tirs de toute la Ligue : 1 183 au total et 19.4 par match, en faisant baisser de presque 7% la réussite de ses adversaires. Malgré une mobilité quelque peu limitée comparé à celle d’autres intérieurs, l’ancienne star des Nets réussit à bien défendre sans commettre de fautes et s’avère ainsi précieux pour Milwaukee.

S’ils ne sont pas élus défenseur de l’année, Gobert, Embiid et Lopez devraient toutefois se consoler en figurant dans l’une des deux All-Defensive Teams. En compagnie de Kawhi Leonard, P.J. Tucker, Bam Adebayo, Marcus Smart ou encore Robert Covington, également très influents dans ce secteur de jeu ?

1 – Anthony Davis (Lakers)

Stats : 26.7 pts, 9.4 reb, 3.1 pds, 1.5 int, 2.4 ctr en 34 min

2 – Giannis Antetokounmpo (Bucks)

Stats : 29.6 pts, 13.7 reb, 5.8 pds, 1.0 int, 1.0 ctr en 31 min

3 – Joel Embiid (Sixers)

Stats : 23.4 pts, 11.8 reb, 3.1 pds, 0.9 int, 1.3 ctr en 30 min

4 – Rudy Gobert (Jazz)

Stats : 15.1 pts, 13.7 reb, 1.5 pds, 0.8 int, 2.0 ctr en 35 min

5 – Brook Lopez (Bucks)

Stats : 11.0 pts, 4.5 reb, 1.6 pds, 0.7 int, 2.4 ctr en 27 min

Mentions : Bam Adebayo (Heat), Ben Simmons (Sixers), Kawhi Leonard (Clippers), P.J. Tucker (Rockets), Marcus Smart (Celtics), Jonathan Isaac (Magic), Robert Covington (Rockets)…

LEXIQUE

Defensive rating
Une estimation du nombre de points encaissés par un joueur, ou une équipe, sur 100 possessions.

Defensive win shares
Une estimation du nombre de victoires auxquelles un joueur a contribué grâce à son impact défensif.

Plus/minus défensif (defensive box plus/minus)
Une estimation du nombre de points (sur 100 possessions) auxquels un joueur a contribué, par sa défense, en étant sur le parquet.

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