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Portrait | Larry Bird, goldfinger

Lent et sans jump, Larry Bird pouvait ressembler à un plouc sorti de sa campagne. Mais le basket est aussi une affaire de toucher, d’adresse et de vista. Et dans ces domaines, « Larry Legend » faisait partie des meilleurs. Bien avant l’avènement de Michael Jordan, sa rivalité avec Magic Johnson assura le succès de la NBA. Avec le titre olympique de 1992, la boucle fut bouclée.

Triple MVP dans les années 80 et trois fois champion NBA, Larry Bird est tout simplement l'un des meilleurs ailiers de l'histoireLes nostalgiques se donnent rendez-vous au cœur de l’Indiana, à Terre Haute. Là-bas, ils sont connus sous le nom de « Larry Bird’s Boston Connection ». La joyeuse bande se retrouve dans un hôtel-restaurant où les différents trophées et awards décrochés par la superstar des Celtics durant sa carrière NBA composent une sorte de musée privé. Pourquoi Terre Haute ? Parce que c’est là que Larry Joe Bird se retira après avoir coaché les Pacers de 1997 à 2000.

Le natif de West Baden (Indiana) passe son temps entre la franchise d’Indianapolis, dont il est resté consultant, et ce bled du comté de Vigo peuplé de corbeaux et où l’herbe est rare. La logique voulait que Bird prolonge son séjour à Boston mais après cinq ans d’attente, l’immortel n°33 comprit que les Celtics ne feraient jamais appel à lui dans leur encadrement. Alors en 1997, il boucla définitivement ses valises, et il n’y est jamais revenu.

Retour deux décennies plus tôt. Springs Valley. Un lycée perdu dans une petite ville de 2 000 âmes, French Lick. Un vrai petit bled de l’Indiana. Joe, le père de Larry, était ouvrier. Georgia, sa mère, était serveuse. Ensemble, ils luttèrent pour élever leurs six enfants. Né le 7 décembre 1956, Larry traînait toujours derrière ses frères aînés, Mark et Mike, insistant pour jouer avec eux. A cet âge déjà, il ne supportait pas de perdre. Les Bird étaient réputés pour leur mauvais caractère et leur entêtement. Larry fut souvent renvoyé chez lui pour s’être battu à l’entraînement. Introverti et timide, il passait des heures seul avec un ballon.

A son entrée en Troisième, il mesure 1,85 m pour 60 kg. A cette époque, il anticipe déjà mieux que tout le monde et fait « la passe avant la passe ». « J’entendais ce que les gens disaient à mon sujet. « Trop lent, pas de détente. C’est un paysan. Il n’a jamais joué dans les compétitions des grandes villes. » Je crois que j’étais le meilleur joueur de l’Etat. Pourtant, personne n’avait de respect pour moi. Ça m’a sûrement aidé. J’ai continué à m’entraîner 4 à 5 heures par jour. »

Un mois après le début de la saison, Bird quitta Indiana University, intimidé par le gigantesque campus et le mode de vie urbain. Bobby Knight se moqua de lui. Il admit plus tard qu’ignorer Bird fut la plus grosse erreur de sa carrière. L’année suivante, le père de Larry se suicida, accablé par les dettes et l’alcool. Joe Bird était apprécié de la communauté et admiré pour son travail. Lui aussi était introverti. Il n’allait jamais voir ses enfants jouer au basket. A cause de ses problèmes de boisson, les kids le craignaient plus qu’ils ne l’aimaient. Mais à sa manière, il fut quand même un exemple.

« Un soir – je devais avoir 13 ou 14 ans -, mon père rentra à la maison en boitant », raconta Larry. « Il ne pouvait pas enlever sa botte. J’ai dû m’y mettre avec mon frère pour la retirer. Mon père hurlait. La vision de sa cheville était horrible. Il y avait du noir, du bleu et du sang jusqu’au mollet. Le lendemain, on l’a aidé à remettre ses bottes et il est reparti travailler. Comme si de rien n’était. Cette scène m’a marqué à jamais. »

Avant son arrivée, Boston est au fond du trou

Dans cette petite université d’Indiana State, où il possède désormais sa statue, les supporters retrouvent enfin le Bird de Springs Valley. Les Sycamores atteignent la Finale NCAA en 1979. Leur adversaire : Michigan State pour ce qui sera le premier face-à-face entre Larry Bird et Magic Johnson. Le blondinet doit s’avouer vaincu mais il aura l’occasion, plus tard, de se venger. Plusieurs fois. Les Celtics ont drafté Bird un an avant cette Finale NCAA, pensant que Larry les rejoindrait à l’issue de son année junior. A cette époque et après les fastes années Red Auerbach, la « Green Team » est descendue de son nuage. Lorsqu’ils choisissent Bird, les Celt’s viennent de battre leur record de défaites, qui datait de 1949-50, avec 50 revers. Quand le 6e choix de la draft 1978 débarque en ville, Boston s’est encore ridiculisé avec un 29-53.

L’effet Bird est immédiat : à l’issue de la saison 1979-80, « Beantown » affiche 32 victoires supplémentaires (61-21). L’ailier rookie a disputé les 82 matches, pris le leadership au scoring (21.3 pts) mais aussi aux rebonds (10.4 prises). Et si Magic Johnson signe une magistrale première année chez les Lakers, titre NBA à la clé (plus celui de MVP des Finales), le « Rookie of the year » est bien Larry qui fête aussi cette saison-là le premier de ses 12 All-Star Games.

L’été qui suit est déterminant. Robert Parish arrive en provenance de Golden State. Kevin McHale est intronisé 6e homme. Avec l’apport de Cedric Maxwell dans le frontcourt, les Celtics mettront la main sur le titre en juin 1981. Bird est décisif en playoffs, notamment contre Philadelphie en finale de Conférence Est, alors que son équipe est menée 3-1. Contre le Houston de Moses Malone, l’ailier sophomore est tout aussi irrésistible. La « Green Team » s’impose deux fois dans le Texas et plie la Finale en six manches. La franchise du Massachusetts renoue enfin avec son glorieux passé. Surtout, les duels Bird-Magic promettent de donner à la NBA une nouvelle dimension. La Ligue lance d’ailleurs un nouveau slogan autour de cette rivalité qui divise le public : « NBA action, it’s FAN-tastic ».

Roi du concours à 3-points

En 1982, Bird inscrit son nom pour la première fois dans la All-Defensive Second Team. Il s’est attaché à développer son jeu à partir de la défense. Il n’y a pas un meilleur shooteur que lui dans la Ligue. Son adresse, sa défense en un contre un et son sens de l’anticipation en font un joueur ultra-complet. Il terminera sur les talons de Moses Malone pour le titre de MVP après avoir été distingué lors du All-Star Game.

En 1984, Larry est désigné MVP de la saison régulière et retrouve Magic en Finales. Une première depuis la perte du titre NCAA avec Indiana State. Cette série est inoubliable. La chaleur qui règne au Boston Garden – sans air conditionné – lors du Game 5 oblige les joueurs à se désaltérer quasiment à chaque remise en jeu. Dans cette rencontre rebaptisée « Heat Game », Bird score 34 points. La série va jusqu’au 7e match. Le 12 juin, Boston l’emporte 111-102 chez lui. L’ailier des Celtics est sacré MVP des Finales avec une moyenne de 27.4 points et 14 rebonds.

L’année suivante, il est toujours aussi injouable. Le n°33 tourne à 28.7 points et décroche logiquement un second titre de meilleur joueur de la Ligue. Blessé au doigt en Finales, toujours contre les Lakers, il ne peut empêcher les Celtics de s’incliner en six matches. La saison 1985-86 sera celle du 16e titre de Boston avec un « Larry Legend » au sommet de son art. Troisième titre de MVP. Troisième bague. Deuxième titre de MVP des Finales. Il s’est aussi adjugé le Three-Point Shootout lors du All-Star week-end, ce qui deviendra une habitude (trois titres consécutifs). Le rendez-vous des Etoiles voit Bird débarquer au locker room et demander : « Alors, qui va finir 2e derrière moi cette fois ? » Dans la Finale contre Houston, il est proche d’un triple-double de moyenne (24 pts, 9.7 rbds, 9.5 pds). Sur le Match 6 décisif, cela donne 29 points, 11 rebonds et 12 passes.

Le dernier à remporter trois titres de MVP de suite

Si ses stats personnelles sont supérieures, l’année 1986-87 se révèle décevante. Défaite en Finales NBA face aux Lakers en six manches. Bird pensait avoir fait le plus dur en finale de Conférence Est contre le jeu assez violent de Detroit. A 30 ans, la légende commence à accumuler les pépins. Son dos, notamment, le fait de plus en plus souffrir. Les douleurs sont causées par l’inflammation d’un disque et une malformation congénitale. Bird frôle la barre des 30 points de moyenne en 1987-88 mais doit s’incliner devant Detroit après s’être montré héroïque contre Atlanta et Dominique Wilkins en demi-finales de Conférence Est. La saison qui suit sera désastreuse. L’icône verte dispute six rencontres seulement. En 1990 et 1991, le triple MVP de la Ligue totalisera 75 et 60 matches. La dernière, en 1991-92, sera un long calvaire. Le vieux renard ne disputera que quatre des sept matches de la série perdue contre Cleveland en demi-finales. Heureusement, la fin de carrière de « Larry Legend » fut plus glorieuse. Larry est de l’expédition à Barcelone avec la « Dream Team » I. Bird a combattu Magic toute sa carrière. Il se retire avec lui, l’or autour du cou. La boucle est bouclée.

Larry Joe Bird naquit pour jouer au basket. « The Hick from French Lick » (le Pèquenaud de French Lick) le souligna à plusieurs reprises : « C’est mon truc. J’adore le basket. Je ne veux rien faire d’autre. »

Mais à la fin de sa carrière, il souffrait le martyre. « Je prends trois tablettes d’anti-inflammatoires par jour et si j’oublie une pilule, je suis mort », racontait-il. « Même avec ça, une douleur importante descend dans ma jambe. J’ai l’habitude de dormir 12, voire 14 heures par nuit. En ce moment, je suis heureux avec 4 heures de sommeil. Il n’y a pas de bonnes journées, certaines sont moins mauvaises que d’autres. »

Toucher de balle, coordination et vista

Quand la saison était terminée, Larry ne parlait plus, étrangement, de son dos. Son seul souci était d’aller à la pêche. Il se couchait tôt et se levait tard. Occupait ses journées à se balader, boire des bières avec les copains et regarder les reprises de « Bonanza », sa série télé préférée. Bird, qui fut un temps éboueur, n’a jamais roulé sur l’or. Il n’avait pas besoin de grand-chose. Quand on lui demandait s’il pourrait vivre ainsi toute l’année, il répondait : « Pourquoi pas ? »

A ses amis, il avait avoué qu’il préférait se retirer plutôt que d’avoir l’air ridicule sur un terrain. Le souvenir de Julius Erving, qui fit l’année de trop, était encore présent dans son esprit. Début de la saison 1984/85, Bird lui mit 30 points sur la tête dans une première mi-temps. Et ne fit pas preuve d’une grande élégance en lui lançant : « Vas-tu commencer à défendre avant que je ne t’en mette 60 ? »

Vexé, « Dr J » lui sauta à la gorge. Bird ne voulut pas reparler de l’incident. Dans chacune de ses sept premières saisons, il fut le leader des Celtics au temps joué, aux paniers marqués, aux paniers tentés, aux rebonds défensifs, aux interceptions et aux points. Il était le premier à s’échauffer et le dernier à quitter l’entraînement. Il jouait même blessé ou fatigué, se livrant totalement, plongeant parfois parmi les spectateurs pour sauver un ballon perdu. Aux superstars possédant des qualités athlétiques hors normes, il répondait par un toucher de balle, une coordination yeux-mains et une vista exceptionnels. Dans un match où tout le monde se déplaçait à 100 à l’heure, il était capable de dominer en jouant au ralenti. De l’autre côté des Etats-Unis, Magic Johnson domine par sa vitesse en patron du « Show Time » des Lakers.

Les duel Bird-Magic marquèrent la Ligue. Elle leur dut son essor avant l’avènement de Michael Jordan. Les ennemis d’hier sont devenus amis pour la vie. Magic chambrait encore sur Twitter : « Jordan fut le meilleur dans les airs et Larry le meilleur au sol (parce qu’il ne pouvait pas sauter, haha)… »

Twitter dont il inspira le logo puisque le petit oiseau s’appelle… Larry car son créateur était un fan de lui ! Mais l’oiseau a les ailes cassées. Ou plutôt le dos. On le voit allongé au bord du terrain. Il ne peut plus se déplacer, et à Barcelone, au milieu de la meilleure équipe de tous les temps, ses sourires ne parviennent pas à masquer la douleur. Résultat, moins de 10 jours après avoir ébloui la planète et remporté l’or olympique, il tire sa révérence. Il a 35 ans. L’âge de LeBron aujourd’hui.

« J’ai quitté le basket en pensant que j’allais aimer le fait d’élever mes enfants »racontait-il au New York Times en 1997. « Et c’était bien. J’étais une sorte de consultant pour les Celtics mais, honnêtement, je n’ai pas fait grand-chose, allant à Boston seulement six jours par mois. Je me couche tous les soirs à 21h, car je suis un lève-tôt. Mais globalement, j’avais la sensation de perdre mon temps, de ne rien accomplir. La compétition me manquait. »

Cinq ans après sa retraite, le terrain le démange à nouveau, et il accepte un poste de coach à Indiana. C’est parfait pour lui puisque cela le rapproche de son État de naissance et parce que les Pacers sont une équipe d’expérience. Et pourquoi pas Boston ? « Je me suis fait un nom là-bas en tant que joueur et si je ne réussis pas – l’équipe est très jeune – ça va ternir tout ce que j’ai fait chez les Celtics. »

Toute la question qui se pose, c’est de savoir si un joueur aussi immense, un des plus grands de l’histoire, peut réussir à transformer son talent de joueur en coach. Magic Johnson venait de tenter sa chance avec les Lakers en fin de saison 1993-1994. Sans succès.

« Concernant Magic, je pense qu’il voulait encore jouer », analysait Larry Bird à l’époque. « Voilà pourquoi il était frustré. Il est arrivé avec cette attitude, il était trop impatient. Moi, je ne veux plus jouer du tout, c’est une page de ma vie qui est définitivement tournée. »

Une autorité naturelle

Donnie Walsh, le GM des Pacers, était lui plus confiant, rappelant les exemples de Lenny Wilkens et Billy Cunningham« J’ai toujours pensé que Larry était un coach sur le terrain », ajoute le dirigeant, alors que Danny Ainge, son ancien coéquipier à Boston, fut surpris de le voir enfiler ce costume.

Solide équipe du milieu des années 1990 avec Larry Brown, le prédécesseur de Larry Bird, les Pacers ont connu une saison 1996-1997 manquée avec seulement 39 victoires et des vacances anticipées dès avril. L’ancienne gloire des Celtics doit donc faire repartir la machine et il s’attaque à la condition physique des joueurs.

« J’ai aimé tout ce qu’il a dit », raconte Reggie Miller après le premier contact avec lui. « Il a fait la plupart des choses dont tout le monde rêve », souligne de son côté Mark Jackson.

L’équipe avait été plombée par les blessures. Une fois en ordre de marche et avec l’expérience qui compose ce groupe, le travail de Larry Bird est facilité.

« Mon boulot, c’est d’enseigner », affirme-t-il. « De les préparer pour le match. Quand la rencontre commence, c’est eux qui ont la main. Ce n’est plus le coach. Bien sûr, je fais les remplacements, j’annonce des systèmes, mais ils doivent lire les défenses, défendre et bloquer au rebond. »

Partir presque au sommet

C’est à ça que ressembleront les Pacers de Larry Bird. Remarquablement bien coachés, ils s’imposeront entre 1997 et 2000 comme une équipe puissante, difficile à bouger. Michael Jordan, dans « The Last Dance », a rendu un hommage appuyé à cette formation, estimant qu’en dehors des Pistons version « Bad Boys », ce fut la plus dure à éliminer des années dorées de Chicago.

En 214 matches de saison régulière, Larry Bird en remporte 147, soit 68 % de victoires. Il fut même sacré coach de l’année dès sa première saison, en 1997-1998. Il est très proche de faire tomber les Bulls en finale de conférence 1998, s’inclinant dans le Game 7.

La saison suivante, toujours en finale de conférence, il bute sur les Knicks. Ce n’est qu’en 2000, qu’enfin il rejoint les Finals face aux Lakers. Sauf que Shaquille O’Neal est trop fort et Los Angeles remporte le titre.

Le 22 juin 2000, conformément à son plan de carrière, Larry Bird quitte la scène alors que les Pacers sont aux portes du titre.

« Quand il m’a dit ça, je l’ai cru »explique Donnie Walsh au Chicago Tribune en 2000, à qui Larry Bird avait dit durant l’été 1999 que ce serait sa dernière saison. En 1997, au moment de prendre le poste, il avait été clair : il resterait trois saisons. Pas une de plus. « Et je n’ai pas essayé de le convaincre », termine le GM des Pacers.

Larry Bird ne partira pas bien longtemps d’Indiana. Il reviendra en 2003 pour y devenir GM, jusqu’en 2012 année où il est élu Dirigeant de l’année, puis de nouveau entre 2013 et 2017. Ensuite, son désir de liberté sera trop fort et il lâchera tout poste à temps plein, et se contente aujourd’hui d’être consultant.

TOP 10 EN CARRIERE

Fiche d’identité

• Date de naissance : 7 décembre 1956
• 2,06 m, 100 kg
• Draft : 6e choix par Boston en 1978
• Equipe : Boston (1979-92)
• Moyenne : 24.3 pts, 10 rbds, 6.3 pds

Palmarès

• Champion NBA 1981, 84, 86
• MVP 1984, 85, 86
• 12 fois All-Star
• MVP du All-Star Game 1982
• 2 fois MVP des Finales
• 9 fois All-NBA First Team
• 1 fois All-NBA Second Team
• 3 fois All-Defensive Second Team
• Rookie de l’année 1980
• All-Rookie First Team
• 3 fois vainqueur du concours à 3 points
• Champion olympique 1992
• Retenu parmi les 50 meilleurs joueurs de l’histoire
• Coach Of The Year 1998
• Dirigeant de l’année 2012
• 59 triple double en carrière

Article publié en 2010, mis à jour en décembre 2020

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