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Billy Cunningham, la légende oubliée des Sixers

Cet ailier, 77 ans ce 3 juin, est une véritable légende des Sixers où il a remporté deux titres : un comme joueur en 1967, l’autre comme coach en 1983. Souvent oublié, il fut pourtant élu parmi les 50 meilleurs joueurs de l’histoire en 1997.

Avec les années, les décennies même, un personnage comme Billy Cunningham, à l’instar d’un K.C. Jones avec lequel il partage le fait d’avoir remporté le titre en tant que joueur et coach dans le même club, est souvent oublié.

Ce qui est injuste pour un tel palmarès. La preuve : champion NBA en 1967, quatre fois All-Star, trois fois dans la All-NBA First Team, puis champion en 1983 en tant que coach et 69.8 % de victoires sur le banc de Philadelphie.

« Quand on parle de la vie de Billy, c’est incroyable », soutenait Pat Williams, dirigeant à Philadelphie entre 1974 et 1986, en 1992. « Il a été une superstar au lycée. Il a été à North Carolina où il est devenu un des meilleurs joueurs du pays. Il a été All-Star. Ensuite, dans le coaching, il a été, en jugeant ses statistiques, un des meilleurs de l’histoire. C’est remarquable. Tout ce qu’il a fait, il l’a bien fait. »

Un All-Star auprès de Wilt Chamberlain

Rat des gymnases à New York et surnommé « The Kangaroo Kid » pour sa grosse détente (il ne mesure que 1m98), il n’a pas forcément une dégaine impressionnante, n’ayant que la peau sur les os. Quand il arrive à North Carolina, Dean Smith, alors tout jeune coach, ne semble d’ailleurs pas convaincu par sa recrue.

« Mon Dieu », avait alors pensé le futur coach de Michael Jordan. « Comment est-ce possible que ce gamin puisse jouer au basket ? Il peut à peine marcher. »

Billy Cunningham va pourtant s’imposer comme un des meilleurs universitaires du pays. En quatre saisons, il compile 24.8 points et 15.4 rebonds de moyenne et débarque à Philadelphie en 1965.

Pour utiliser au mieux les qualités physiques de Billy Cunningham, notamment au rebond, son coach le place à l’aile. Dès sa deuxième saison, en 1966-1967, il remporte le titre NBA dans la mythique équipe de Wilt Chamberlain. D’abord remplaçant, il parvient à devenir un cadre des Sixers à la fin des années 1960, un All-Star et un joueur All-NBA. En 1970, il est même le quatrième meilleur marqueur de la ligue avec 26.1 points de moyenne.

Parenthèse en ABA et blessure fatale

Malheureusement pour lui, ses meilleures saisons sur le plan statistique coïncident avec le déclin des Sixers. Les victoires diminuent et en 1972, et il prend une décision importante : il rejoint la ABA et les Carolina Cougars. Déjà dominant en NBA, il devient le meilleur joueur de la saison 1972-1973 en ABA avec 24.1 points, 12 rebonds, 6.3 passes et 2.6 interceptions par match. En NBA, les Sixers sont orphelins et ne remportent que 9 matches…

La seconde saison en ABA, en 1973-1974, les blessures le gênent et avec le futur incertain de cette ligue, qui va disparaître en 1976, le gaucher décide de revenir en NBA et à Philadelphie en 1974 – non sans recevoir un accueil mitigé de la part des fans des Sixers.

Il dispute sa dernière saison en 1975-1976. Une année très raccourcie (20 matches) car son genou lâche, « explose » même d’après son mot, sur un rebond. « En ce sens, cette blessure a facilité les choses pour moi », assure-t-il. « Je n’ai pas eu à souffrir de cette décision comme le font tous les athlètes. »

Le coach de la légendaire équipe de 1983

En 1977, Billy Cunningham entame le second chapitre de sa carrière professionnelle. Il devient le coach des Sixers en remplaçant Gene Shue, après six matches, alors même qu’il n’a aucune expérience dans ce domaine et vient tout juste de ranger les sneakers avec 20.8 points et 10.1 rebonds de moyenne en 654 rencontres NBA.

Il dirige une ancienne connaissance, Julius Erving, le meilleur joueur de l’histoire de l’ABA. L’équipe est solide et Billy Cunningham en fait une machine à gagner. Elle est en Finals en 1980 et 1982, mais chute face aux Lakers. Puis, Moses Malone apporte ce qu’il manquait à ce groupe et, en 1983, les Sixers remportent le titre.

Bien qu’il aura accumulé les succès en saison régulière à grande vitesse (454 victoires en 650 matches, soit à 69.8 % de victoires, quatrième bilan de l’histoire) et joué trois Finals, il n’aura jamais réussi à accrocher une deuxième bague en tant que coach. Son plus grand regret.

« J’ai toujours été déçu de moi-même pour ça », livre-t-il. « Je n’ai pas trouvé le moyen de revenir au niveau qu’on a atteint en 1983. J’ai essayé pas mal de choses, mais plus mentalement que physiquement, je n’ai pas réussi à retrouver ce niveau avec le groupe. »

Il peut tout de même se targuer d’avoir remporté deux des trois trophées de l’histoire de la franchise de Philadelphie, d’avoir été élu parmi les 50 meilleurs joueurs de l’histoire en 1997 et d’être au Hall of Fame depuis 1986. Bien évidemment, plus aucun joueur des Sixers ne peut porter son numéro #32.

Mais comme il y avait plus grand que lui, il a été quelque peu relégué au second rang dans les livres d’histoire.

« J’ai été béni : j’ai joué pendant l’ère Bill Russell – Wilt Chamberlain et j’ai connu celle entre Larry Bird et Julius Erving. Deux grandes époques pour le basket », conclut-il.

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