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« The Last Dance », Épisodes 9 et 10 : l’intimité des Finals 1998

Les deux derniers épisodes du documentaire ont tenu leur promesse. Les Finals 1998, notamment le dernier match et la célébration du titre, sont parfaitement filmées, avec des séquences fortes.

On avait quitté les Bulls avant le début de la finale de conférence 1998 contre Indiana. Une solide équipe, que Michael Jordan qualifie comme la plus difficile à jouer à l’Est, or Detroit, dans la conquête des six titres.

Une série qui fait écho à la relation entre Michael Jordan et Reggie Miller, deux références dans le « money-time » et dans le trash-talking, qui possèdent un certain passif dont une grosse bagarre. Après quatre matches et une égalité à deux victoires partout, on revient aux Finals 1997.

Outre la motivation de remporter un cinquième titre, Michael Jordan était porté par l’idée de régler deux affaires personnelles. D’abord, celle de Karl Malone, MVP de la saison 1996-1997, devant lui. Puis Bryon Russell, qui l’avait chambré lors de ses années baseball. Alors que ce dernier saluait Malone et John Stockton, le jeune Russell avait dit à Jordan qu’il avait bien fait de prendre sa retraite. Forcément, l’arrière des Bulls n’a jamais oublié…

Bien évidemment, ces Finals 1997 sont restées mémorables pour le « Flu Game ». La veille de ce Game 5, vers 22h30, Jordan a faim. Une seule pizzeria est ouverte et ils ne sont pas moins de cinq « livreurs » pour la déposer à la chambre de la star des Bulls. Tim Grover est sceptique, mais le joueur avale le repas seul. Quatre heures après, il vomit et souffre d’une intoxication alimentaire. Malgré ça, Jordan sera héroïque et les Bulls l’emporteront.

L’importance du père ou de la figure paternelle

Un focus est consacré au héros du Game 6 de ces Finals : Steve Kerr. L’actuel coach des Warriors a repris le flambeau laissé par John Paxson dans le premier triplé. Kerr a même partagé une saison avec Paxson, en 1993-1994, pour ensuite enfiler ce costume de joueur de complément, toujours présent pour aider Jordan à briller.

Les deux hommes – Jordan et Kerr – ont également un point commun, qu’ils n’ont jamais évoqué : la perte de leur père, assassiné. Le père de Steve, Malcolm, professeur d’histoire et de politique à UCLA, était devenu le président de l’université américaine de Beyrouth, avant d’être assassiné le 18 janvier 1984 par deux hommes armés.

Une parenthèse est également faite à la relation de confiance entre Jordan et ses agents de sécurité, qu’on a beaucoup vus au fil des épisodes du documentaire. Notamment celle entre le joueur et Gus Lett, un ancien policier qui a été une « figure paternelle » pour « MJ », après le décès de son père en 1993. Touché par un cancer du poumon, Gus Lett va arrêter de travailler avant de revenir pour le Game 7 contre Indiana. Jordan veut alors gagner ce match pour lui. Il ira même jusqu’à lui offrir le ballon du match.

La boucle est bouclée puisque Steve Kerr inscrit un panier important dans ce match décisif. Jordan salue Larry Bird, alors coach des Pacers, dans les travées du United Center et les Bulls décollent pour Salt Lake City.

Dennis Rodman incorrigible

C’est un Michael Jordan très détendu qui se dirige vers la salle du Jazz avant le Game 1 des Finals 1998. Musique sur les oreilles, sourire aux lèvres, il ne semble pas touché par l’enjeu de cette série. Néanmoins, la défaite du premier match vient le rattraper rapidement. « Je ne suis pas Shaq », lance-t-il même dans le vestiaire, en référence à Shaquille O’Neal et aux Lakers, balayés par le Jazz en finale de conférence, dont on entendait le nom dans le vestiaire.

Les Bulls se reprennent et gagnent le Game 2, puis le Game 3 (96-54 !). Sauf que si tout se déroule bien sur les parquets, le comportement de Dennis Rodman vient également rattraper les champions en titre. On se souvient que l’intérieur avait eu besoin de vacances durant la saison régulière, pour décompresser. Là, il a fait un détour, séché l’entraînement, pour aller jouer les catcheurs avec Hulk Hogan !

De retour et n’ayant rien à dire aux journalistes, Dennis Rodman doit échapper à la presse. Les équipes des Bulls montent un plan pour le faire sortir de la salle, sans passer devant les médias. La « fuite » de Rodman reste un grand moment de cet ultime épisode.

Les Bulls manquent le coche et le trophée dans le Game 5 et doivent retourner à Salt Lake City pour remporter ce sixième titre. Avant le match, dans les vestiaires, Scottie Pippen est massé aux lombaires. Dans le même temps, les télévisions parlent de ce souci physique chez l’ailier. Phil Jackson éteint la télévision, mais la douleur n’a pas disparu. Elle revient même dès la première action du match.

Pippen grimace et doit composer avec des douleurs dans le dos. On le suit faire des allers-retours dans le vestiaire pour recevoir des soins. La suite est connue, Jordan prend les choses en main, inscrit deux paniers dans les 40 dernières secondes dont le fameux « Last Shot » et les Bulls remportent ce titre et complètent un second triplé en huit ans.

Karl Malone dans le bus, Leonardo DiCaprio dans le vestiaire

Après ce tir désormais mythique, on peut admirer de superbes images de Michael Jordan sur le banc, pendant le temps-mort qui a suivi. On y lit la concentration, la fatigue dans le regard de la star. Magnifique.

Suivent alors les moments de joie dans le vestiaire de Chicago. On croise le jeune Leonardo DiCaprio, devenu une star mondiale depuis le film Titanic, puis lors du départ des champions vers leur hôtel, on observe Karl Malone monter dans le bus pour saluer les Bulls et Jordan. Là encore, une séquence très forte. Enfin, Jordan, de retour à l’hôtel, disserte devant le piano et les journalistes, cigare à la main.

Tout le documentaire, l’idée d’entrer dans les coulisses des Bulls, prend son sens dans ces minutes qui suivent le titre de 1998.

Mais ces instants signent aussi la fin de la dynastie des Bulls. Même si Jerry Reinsdorf propose à Phil Jackson de revenir, le coach préfère faire un break. De plus, le propriétaire des Bulls avance la situation sportive et financière pour justifier l’explosion de l’équipe. Pour la dernière fois du documentaire, Michael Jordan nous gratifie d’un regard et d’un sourire suspects et malicieux.

Il réfute les propos de Jerry Reinsdorf. Selon lui, chaque joueur de l’équipe en fin de contrat aurait signé pour une saison de plus, afin de viser un septième titre. Ce n’est pas arrivé et Jordan est parti certes au sommet mais frustré de ne pas avoir continué. Il pensait pouvoir gagner une bague de plus, quand Phil Jackson estimait lui que c’était le bon moment pour partir.

Influencé par le travail de sa femme sur le deuil, le coach des Bulls, pour clôturer cette aventure, demande aux joueurs d’écrire ce que cette équipe représentait pour eux durant cette saison si spéciale. Ensuite, ces mots seront brulés. Les Bulls auraient alors découvert un Jordan très ému, qui avait rédigé un poème. La fin d’une aventure. Et celle d’un documentaire en dix épisodes qui fera date.

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