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Enfin au complet, les Warriors regardent vers l’avant

NBA – Pour la première fois depuis fin novembre, les Warriors peuvent compter sur l’intégralité de leur effectif.

WarriorsCette saison, les Warriors n’ont pas été épargnés par les blessures (Chris Paul, Gary Payton II, Moses Moody) et les absences (Draymond Green, Andrew Wiggins). Mais mercredi soir, face aux Bucks tous leurs joueurs étaient disponibles et les choix de Steve Kerr ont livré des informations sur leur manière d’aborder ce dernier mois de la saison régulière. Objectif : intégrer le Top 6 à l’Ouest.

Une rotation qui se dessine

Avant la rencontre, Steve Kerr avait annoncé qu’il devait choisir entre 12 joueurs pour construire sa rotation. Ça fait beaucoup de monde pour 240 minutes. Si on exclut le « garbage time », l’entraîneur a accordé 10 minutes et plus à 10 joueurs. Pour sa part, Kevon Looney a joué 5 minutes en première mi-temps, et Dario Saric, en difficulté depuis un mois, a perdu sa place dans la rotation au profit de Trayce Jackson-Davis.

L’autre bénéficiaire de la soirée se nomme Moses Moody. L’ailier, qui avait été bon en tant que titulaire pendant l’absence d’Andrew Wiggins, a mérité sa place dans la rotation et il l’a encore prouvé pourquoi ce soir.

« On va avoir besoin de Loon (Kevon Looney) lors de certains matchups pendant les playoffs, mais je sais que je peux lui faire confiance. C’est la raison pour laquelle nous avons donné plus de temps de jeu à Trayce (Jackson-Davis) pour l’aider à être prêt pour les playoffs, » expliquait Steve Kerr. « Il a besoin de temps de jeu mais vous pouvez voir l’impact qu’il a sur le jeu. Il a une capacité à finir et à contrer qui nous donne un autre style. On a également donné un plus grand rôle à Moses (Moody). Ils ont tous les deux été fantastiques ce soir. »

Steve Kerr concédait d’ailleurs qu’il aimerait limiter sa rotation à 10 joueurs avec Kevon Looney et Dario Saric coincés au bout du banc pour le moment. Le Croate, maillon faible en défense, a également perdu son adresse depuis le décès de Dejan Milojevic, le rendant quasiment inutile pour Steve Kerr. Le technicien ne ferme cependant pas la porte à un retour en grâce si les circonstances s’y prêtent.

« Dario (Saric) est un professionnel. J’essaie toujours de donner du temps à mes joueurs pour sortir d’une mauvaise passe mais on doit aussi donner du temps de jeu aux joueurs qui jouent bien en ce moment ou mieux que lui, » explique-t-il. « C’est une décision toujours difficile à prendre mais ça fait partie de notre travail et on aura besoin de Dario, la saison n’est pas terminée pour lui. Et je sais qu’il sera prêt quand je ferai appel à lui. »

Un deuxième cinq qui promet

Andrew Wiggins de retour, Steve Kerr a aligné son nouveau cinq de départ (Curry, Podziemski, Wiggins, Kuminga, Green), pour ensuite faire confiance à une « second unit » qui mêle expérience (Chris Paul, Klay Thompson, Gary Payton II) et jeunesse (Moses Moody, Trayce Jackson-Davis).

Depuis le début de la saison, les remplaçants de Golden State répondent présent. Ce sont eux, avec Stephen Curry, qui ont tenu l’équipe à bout de bras pendant les débuts poussifs de Klay Thompson, d’Andrew Wiggins et de Kevon Looney. Comme tout le monde est en bonne santé avec des rôles clairement définis, le banc des Warriors a de la gueule et permet à Steve Kerr de jouer un style différent.

« Puisque tout le monde est disponible, notre deuxième cinq a beaucoup de talent, » savourait Steve Kerr après la rencontre. « Rien que le fait de pouvoir associer Chris (Paul) et Klay (Thompson), un « backcourt » de Hall of Famers, c’est fantastique. À cela, vous ajoutez Trayce qui offre une solution pour Chris Paul sur le pick-and-roll. Vous ajoutez Moses qui peut écarter les défenses, BP (Brandin Podziemski) qui est un créateur supplémentaire qu’on aime bien avoir sur le terrain avec ce groupe pour débuter les 2e et 4e quart-temps. On aime beaucoup cette combinaison et ce soir ils ont été performants. »

La nuit dernière, le banc des Warriors a en effet battu celui des Bucks 53 à 30. Steve Kerr n’a pas mentionné Gary Payton II mais depuis son retour, le spécialiste défensif a également apporté une autre dimension à Golden State. Il peut prendre le relais du trio Green – Kuminga – Wiggins et arrive toujours à trouver la faille dans le dos de la défense de l’autre côté du terrain.

La confirmation d’un renouveau

Malgré la grosse défaite à Boston, les Warriors ont gagné 14 de leurs 18 matchs depuis le 30 janvier. C’est tout simplement le meilleur bilan de la ligue, la meilleure moyenne de passes décisives (31.7) et de rebond (49.8). C’est le jour et la nuit avec leur début de saison.

Cette version de Golden State a beaucoup plus d’énergie des deux côtés du terrain, la balle bouge, la défense est plus active, et ça s’est encore vu cette nuit. Ils ont terminé la rencontre avec 37 passes décisives pour 14 ballons perdus, et ont enregistré 14 contres et 10 interceptions pour ralentir des Bucks qui sont arrivés au Chase Center en pleine bourre. Cette performance traduit l’état d’esprit retrouvé de Golden State.

« On a été altruiste, » résume tout simplement Steve Kerr. « Je n’ai pas vu de mauvais tirs ce soir. On a joué simple, on a bougé la balle vers le joueur qui était ouvert et on a mis de la pression sur leur défense grâce à ça. La clé a vraiment été cette simplicité. »

Les Warriors, c’est d’abord un état d’esprit

Malgré des changements importants cette saison, avec notamment Klay Thompson mis sur le banc il y a trois semaines, les Warriors ont pourtant réussi à laisser passer l’orage pour repartir de l’avant. Pour Steve Kerr, ce sont les fondations de la culture de Golden State qui ont permis à son équipe de garder le cap malgré une saison compliquée.

« Depuis des années, Loon donne le ton dans le vestiaire. Il a toujours fait passer le collectif avant ses objectifs personnels. CP (Chris Paul) qui arrive cet été et qui accepte de sortir du banc pour la première fois de sa carrière, ça aussi ça donne le ton et ça donne une indication au reste de l’effectif que l’équipe et la gagne passent avant tout, » expliquait Steve Kerr. « Et je le vois dans tout notre groupe. Il y a une alchimie, une volonté de jouer pour son coéquipier, personne ne fait la tête quand il joue moins. Cet état d’esprit a fait la différence et nous a permis de relever la tête, et maintenant tout est en train de rentrer dans l’ordre. »

Propos recueillis à San Francisco.

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