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Rencontre avec Zion Williamson, la « Nouvelle Star » de la NBA

Absent des terrains en début de saison, Zion Williamson est entré de plain-pied sur le circuit NBA depuis ses débuts le 22 janvier dernier. Titulaire chez les Pélicans, et au Rising Stars Challenge, le rookie était de passage à Portland. Basket USA vous conte l’expérience Zion.

Acclamé à son arrivée à l’échauffement en début de soirée, et attendu de pied ferme par les médias en toute fin, Zion Williamson n’est pas un rookie comme les autres.

Du haut de ses 19 ans, le furtif Dukie n’a joué que 11 matchs officiels dans sa très jeune carrière NBA, mais avec 22 points, 7 rebonds et 2 passes de moyenne plus une impression hallucinante de puissance, Zion Williamson est déjà arrivé au point où mentionner son prénom suffit à comprendre de qui on parle.

Basket USA a rencontré le phénomène après sa performance à 25 points dans une victoire cruciale pour la course aux playoffs face aux Blazers.

Un rookie pas comme les autres

Lors du premier déplacement des Pelicans à Portland, à l’avant-veille de Noël, Zion Williamson était en civil. Avec une veste rouge pastel façon Santa Claus, pour venir embrasser la performance de son coéquipier (et ancien Blue Devil, comme lui), Brandon Ingram, auteur ce soir-là de 19 points et 11 rebonds.

Encore tenu au repos après une opération sur son genou gauche lors de l’été de sa Draft, Zion Williamson suivait les traces des Blake Griffin, Joel Embiid ou Ben Simmons. Autant de hauts choix de draft dont il a fallu patiemment attendre les grands débuts. Mais à l’inverse de ceux-ci, il n’a pas pu se résoudre à une saison blanche. Peu importe si le trophée de rookie de l’année semble bel et bien promis à Ja Morant, l’ailier fort des Pelicans avait trop de fourmis dans les jambes.

Il a fait ses premiers pas officiels le 22 janvier dernier, avec autant de points au compteur au final, dans une courte défaite face à San Antonio. Depuis, c’est une tornade de chiffres et d’actions ébouriffantes avec le rookie qui tourne à 22 points, 7 rebonds et 2 passes de moyenne en plus de dunks et contres qui ont déjà fait le tour des écrans autour du globe.

« J’apprends encore le rythme de jeu, quand faire ou ne pas faire certaines choses », avouait-il après son match à 25 points dans une victoire cruciale à Portland. « Je commence aussi à sentir que mes jambes reviennent petit à petit. Et j’apprends aussi à jouer avec mes coéquipiers, plus les déplacements. Même si les gens croient que je m’en sors bien, je ne suis encore qu’un rookie et j’ai encore beaucoup à apprendre. J’apprends déjà énormément de JJ, E’Twaun, Jrue, Zo, Derrick, des trucs qui seront complètement naturels dans quatre ou cinq ans. »

À 19 ans seulement, Zion Williamson jouit effectivement déjà du traitement normalement réservé aux superstars. Et c’est forcément à double tranchant !

Si ses coéquipiers ne manquent évidemment pas de le chambrer, à l’image de Lonzo Ball et Brandon Ingram qui pestent gentiment qu’ils devront encore attendre le rookie star qui doit répondre aux médias tard dans la nuit hier soir, Zion Williamson est aussi la cible de nombreuses sollicitations hors des arènes NBA, comme il l’a confié à Rachel Nichols d’ESPN, étant parfois suivi jusque dans les restaurants par des fans plus ou moins courtois et respectueux de son intimité…

« On commence à trouver notre place dans l’équipe et à jouer de manière libérée »

Avec sa carrure de déménageur, son sourire ravageur et sa petite signature sur le crâne, d’un Z qui veut dire Zion, Williamson n’est évidemment pas un rookie comme les autres. Sa puissance est tout simplement phénoménale, comme a pu l’apprécier le public de Portland avec notamment un dunk en contre-attaque qui a laissé la structure tremblante pendant un bon moment. Ou comme sur cet autre mouvement, un de ses classiques déjà, où il passe sous l’intérieur adverse (Hassan Whiteside en l’occurrence) en rapidité avant de conclure pour le panier plus la faute en puissance.

« Je provoque beaucoup de fautes. Mes coéquipiers disent même que je reçois déjà des coups de sifflets de vétérans. Je ne sais pas si c’est le cas », rigole-t-il brièvement avant de reprendre tout son sérieux. « C’est une chose de pouvoir aller sur la ligne des lancers, mais c’en est une autre de pouvoir les rentrer. »

Et pour cause, Zion Williamson a laissé des points en route en Oregon, avec seulement 5/10 aux lancers. Le rookie ne s’en cache pas, il sait bien qu’il est encore perfectible. Lucide, il reconnaît qu’il doit notamment bosser son dribble, loin d’être assez à l’aise pour partir à l’aventure en un-contre-un contre n’importe quel défenseur NBA.

« C’est très important. Quand j’étais à Duke, je faisais souvent ça. Il s’agit simplement de trouver un niveau de confort suffisant et retrouver pleinement mes jambes. Car j’ai déjà essayé de placer certains de ces mouvements en match récemment et j’ai perdu le contrôle du ballon. C’est frustrant mais avec le temps, je pense que je vais retrouver mon dribble. »

Voilà une perspective qui a de quoi effrayer davantage le reste de la Ligue ! Zion Williamson n’est encore qu’à 11 matchs disputés avec les Pelicans (6 victoires pour 5 défaites), mais il fait renaître le fol espoir de rallier les playoffs après un début de saison pour le moins compliqué (22 défaites sur leurs 28 premiers matchs).

« À ce moment de la saison, tous les matchs sont importants pour nous. C’est un peu comme à la fac où tous les matchs comptent. Si on perd, ce sera une défaite importante pour nous. On doit arriver prêt à jouer à chaque match, se concentrer et ne pas avoir de faux départ en début de partie. Car si ça nous arrive, on se met tout seul dans le trou. »

De plus en plus à l’aise, les Pelicans surfent sur une dynamique positive, encore boostée par leur nouvelle pépite issue de Caroline du Sud. Avec un effectif au complet, la Nouvelle Orléans peut enfin développer un jeu offensif plus adapté à ses qualités. De la course, du partage et du spectacle !

« C’est très bien pour nous [d’arriver à 35 passes ou plus]. Ça nous a permis de commencer à trouver de la transition, surtout quand Zo a la balle. Je pense qu’on commence tous à trouver notre place dans l’équipe et on peut jouer libéré. Tout le monde est altruiste dans l’équipe donc on fait les extra passes. Tant qu’on continue à avoir ce type de stats à la passe, on sera en bonne posture. »

Actuellement 11e au classement de la conférence Ouest, les Pelicans ne sont plus qu’à une victoire des Blazers, 9e, et quatre des Grizzlies, 8e. Avec 18 victoires pour 10 défaites depuis la mi-décembre, NOLA est cependant sur le rythme le plus convaincant dans cette course effrénée pour le dernier ticket à l’Ouest…

Un vrai joueur de basket

On le répète : il n’a que 19 ans, et il n’a encore disputé que 11 matchs dans sa jeune carrière NBA, mais les premières impressions de Zion Williamson sont brillantes. Le garçon est un monstre de la nature avec sa puissance et sa capacité à décoller subitement et à répétition. Mais il n’en reste pas moins un vrai joueur de basket.

La preuve sur cette action, où Jrue Holiday l’envoie un peu au casse-pipe, avec une passe de alley-oop trop haute et surtout derrière la planche. Zion Williamson parvient non seulement à gober le cuir par une nouvelle prouesse athlétique, mais aussi à se réajuster, avec beaucoup de toucher !

De même, avant même d’avoir vraiment pu acquérir les nuances du jeu NBA, Zion Williamson arrive déjà à délivrer de superbes passes, démontrant un sens du jeu qui pourrait l’amener très loin. Après avoir dû ronger son frein sur le banc avec une blessure au genou gauche, il s’est même révélé à 3-points lors de ses débuts très attendus, épatant la galerie avec une démonstration à 4/4 derrière l’arc pour 22 points et 7 rebonds (dans une courte défaite contre les Spurs).

Selon ESPN, il est déjà parmi les 25 meilleurs joueurs au « Real +/-« . Alors qu’il vient seulement de débarquer sur la scène, les Pelicans comptent déjà beaucoup sur leur rookie prodige en attaque. Zion Williamson est ainsi sollicité à la finition sur 31% des ballons joués quand il est sur le terrain. Et il ne s’y attendait pas forcément à vrai dire…

« Ce qui m’a le plus surpris, c’est de voir combien mes coéquipiers me poussent à avoir une influence sur le jeu. En tant que rookie, je m’attendais plutôt à ce qu’ils me laissent prendre mes marques petit à petit, mais non, ils m’ont fait confiance d’entrée et ils me donnent beaucoup le ballon. » 

« Parfois, je sens que je peux faire une action, mais je me retiens »

Avec sa capacité à rebondir pour un deuxième saut, il arrive à attraper 29% de ses tirs ratés, un sacré pourcentage, inégalé dans la ligue et même pour les équipes ! Lourd voire lourdeau à première vue, Zion Williamson a en fait des propulseurs sous les baskets.

À le voir parfois à la peine sur le repli défensif, ou même emprunté sur des contre-attaques qu’il enfournait sans cligner de l’oeil l’an passé avec Duke, Zion Williamson n’est clairement pas encore à 100% physiquement.

« C’est difficile de gérer le repos. Honnêtement, je n’ai pas encore mes jambes. Je passe beaucoup de temps avec les préparateurs physiques, sur du stretching, des étirements, du travail sur la souplesse. Parfois, je sens que je peux faire une action, mais je me retiens car je vois sur le côté un regard pour me dire de passer à autre chose… »

Cela se ressent également dans l’aspect défensif du jeu. Zion Williamson a montré quelques belles choses, mais uniquement par séquences. Comme face à Nikola Jokic dans la lutte intérieure, mais aussi dans un tout autre style face à Marcus Smart. Ou avec des contres en très haute altitude, ou cette interception « virile » sur Giannis Antetokounmpo… Bref, quand il y met du sien, il semble capable d’être un défenseur de gros calibre.

Mais cela semble encore représenter une trop grosse dépense d’énergie. On le voit ainsi souvent attrapé par les écrans ou tout simplement en retard sur les rotations, voire carrément dépassé par les premiers pas adverses. Beaucoup trop inconstant de ce côté du terrain, il a encore beaucoup de marge. Comme la plupart des rookies.

La dernière pépite de la Caroline du Sud

Souvent parent pauvre à cause de la comparaison défavorable avec la voisine du Nord, la Caroline du Sud commence tout doucement à s’écrire une histoire riche de talents NBA depuis les pionniers Alex English, Xavier McDaniel et Tyrone Corbin, bientôt suivis par Kevin Garnett, Ray Allen, Jermaine O’Neal, ou Khris Middleton plus récemment.

La dernière génération fait encore monter le niveau d’un cran avec Zion Williamson et Ja Morant. Le n°1 de la dernière Draft et l’actuel favori au titre de meilleur débutant sont effectivement tous deux originaires de Caroline du Sud, et ont même évolué ensemble sur le circuit AAU.

« Ja et moi, on était les role players », déclarait récemment Zion sur le podcast de son coéquipier, JJ Redick. « La star en Caroline du Sud, c’était Devontae Shuler. J’ai joué avec lui et il finissait en coast-to-coast. Il dégainait comme Steph Curry, il était le joueur star. »

Tous deux contraints à des trajets de 45 minutes pour rallier Columbus pour les entraînements et les matchs, Zion Williamson de Spartanburg, et Ja Morant d’une toute petit ville, Dalzell, les deux enfants terribles de cette classe biberon ont finalement évolué ensemble durant un été seulement. Ce fut effectivement le début d’une célébrité qui a décollé en flèche pour Zion après un contre à deux mains contre la planche qui deviendra viral (même si l’arbitre sifflera faute, par mégarde, dira-t-il plus tard).

« Shuler était le leader mais c’était plutôt Shuler en 1A et Ja et Zion en 1B », rectifie le paternel Morant pour The Athletic. « Il n’y avait pas tant d’écart. C’était un trio et Shuler était LeBron. »

« Il prend très rarement la mauvaise décision »

Plus filiforme, Zion Williamson n’est alors qu’un ailier plus gauche que gaucher. On le voit capable d’aller dunker déjà, mais loin d’être la force de la nature qu’il est devenu depuis.

« Il était encore poupon à l’époque, pas encore aussi costaud que maintenant », rappelle Ricky Taylor, l’agent immobilier qui a réuni cette équipe. « Mais ce qui est incroyable avec lui, à sa taille, c’était un de nos meilleurs manieurs de ballon. Il prend très rarement la mauvaise décision. Il ne tirait pas beaucoup à l’extérieur. Il a toujours des pourcentages de réussite élevés car il ne prend pas de mauvais tirs. »

Son corps s’est métamorphosé depuis, mais Zion Williamson reste le joueur propre qu’il était à ses débuts. Réticent à prendre des tirs qui ne sont pas dans son régime habituel, il a par exemple tenté l’intégralité de ses tirs près du cercle face à Portland.

Avec son physique de panzer doublé de sa détente phénoménale, il faut dire que Zion n’a pas vraiment besoin de s’aventurer au-delà de la raquette. Il est déjà dominateur dès ses débuts… « Dès le camp d’entraînement. Tout le monde revient de son été et on a passé deux semaines à s’affronter. Et j’ai rapidement réussi à faire ce que j’étais capable de faire à la fac. Ça m’a rassuré et je me suis dit que c’était bon, j’étais au niveau. »

Si brut de décoffrage soit-il pour sa campagne de débutant, Zion Williamson est d’ores et déjà un joueur dominant. Un joueur qui influence les plans de matchs de ses adversaires.

« Je sais que je ne peux pas être aussi dominant cette année que je l’étais à la fac. Je le sais et je l’ai accepté. Ça va prendre un peu de temps. »

Propos recueillis à Portland

Zion Williamson Pourcentage Rebonds
Saison Equipe MJ Min Tirs 3pts LF Off Def Tot Pd Fte Int Bp Ct Pts
2019-20 NOP 19 30 58.9 46.2 64.5 2.9 3.9 6.8 2.2 1.7 0.8 2.7 0.5 23.6
Total   19 30 58.9 46.2 64.5 2.9 3.9 6.8 2.2 1.7 0.8 2.7 0.5 23.6

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