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Jerry West, l’homme qui fait et défait la NBA depuis près de 40 ans

Lorsque les Clippers ont arraché Jerry West aux Warriors l’été dernier pour en faire le conseiller spécial de Steve Ballmer, certains l’imaginaient dans une sorte de pré-retraite. À bientôt 80 ans, c’était amplement mérité, et on voyait dans sa venue un simple moyen, pour les Clippers, de s’offrir une nouvelle légitimité, tout en faisant un pied de nez à sa franchise de toujours, les Lakers. Une sorte d’ambassadeur de luxe dont l’aura permettrait d’attirer quelques bons free agents, tout en éclipsant le champ d’action de Doc Rivers.

Mais celui dont la silhouette a inspiré le logo NBA est un homme de défis, et il voulait les pleins pouvoirs aux Clippers pour faire décoller cette franchise maudite. Une tâche énorme quand on partage la ville avec les Lakers.

GM des Lakers à l’époque du « Show Time »

C’est justement aux Lakers que Jerry West est devenu une véritable légende, parmi les plus grands joueurs de l’histoire. D’abord comme joueur malgré ses huit finales perdues, puis comme dirigeant après un court passage comme entraîneur. Et ce dès les années 80. Sa carrière terminée, West a grimpé tous les échelons aux Lakers, et il en devient GM dès 1982. Avant de recruter James Worthy puis d’échanger Norm Nixon contre Byron Scott, tout avait pourtant failli mal commencer. Quelques années plus tôt, alors qu’il n’est qu’un membre du staff, il rechigne à sélectionner Magic Johnson dans la draft. Il lui préfère Sydney Moncrief. Heureusement, Jerry Buss ne suit pas ses conseils, et sélectionne Magic…

Il restera finalement GM jusqu’en 1994, et son bilan est tout simplement parfait avec cinq titres ! Cette année-là, il est prend du galon et devient vice-président. Il doit gérer l’après-Magic et l’après-Worthy, et il le fait avec maestria puisqu’il est carrément élu Meilleur dirigeant de la NBA ! À son actif, la nomination de Del Harris, les sélections d’Anthony Peeler et Nick Van Exel ou encore l’arrivée de Cedric Ceballos. Rien de flamboyant mais ça permet à l’équipe de finir la saison avec 48 victoires.

Il récupère Kobe Bryant et Shaquille O’Neal la même année

Mais le meilleur est à venir puisqu’il arrache Shaquille O’Neal au Magic, et c’est son discours qui fait pencher la balance : Hollywood est taillé pour le Shaq ! Sans oublier bien sûr, l’arrivée de Kobe Bryant récupéré en échange de Vlade Divac. La magie West a encore fonctionné, et les Lakers vont gagner trois titres supplémentaires avec Phil Jackson aux commandes, l’ancien entraîneur des Bulls.

Jerry West a l’art de convaincre les plus grands et il parvient à faire le lien entre des coaches et des joueurs que tout oppose. En 2002, après le triplé des Lakers et le sentiment du devoir accompli, il rejoint les Grizzlies. Même pas comme président, mais simplement comme GM à la tête d’une franchise qui n’a jamais connu les playoffs et qui arrive à Memphis après des années délicates à Vancouver. Et sa science fait encore mouche ! Il nomme le légendaire Hubie Brown comme coach, et deux ans après son arrivée, les Grizzlies décrochent les playoffs ! Au passage, il récupère un deuxième trophée de meilleur dirigeant.

Il place Memphis sur la carte de la NBA

Pendant cinq ans, Jerry West va réussir à placer les Grizzlies sur la carte de la NBA, n’hésitant pas à effectuer des échanges, comme ce soir de draft où il récupère Rudy Gay. Il reste en place jusqu’en juin 2007. Pau Gasol s’est cassé le pied l’été précédent, et les Grizzlies terminent derniers avec seulement 20 victoires. West laisse sa place, et ce n’est pas donc pas lui qui est aux manettes de l’un des échanges les plus sulfureux de l’histoire : le départ de Pau Gasol contre Kwame Brown et Javaris Crittenton, et les droits sur Marc Gasol. Pendant longtemps, des voix s’élèveront pour évoquer un « cadeau » de West fait aux Lakers, mais le patron des Grizzlies affirmera que son ancien GM ne l’avait pas influencé, et que West avait appris l’échange comme tout le monde…

West a alors 70 ans, et on pense qu’il en a terminé avec la NBA et des rôles de dirigeant. Sauf qu’il réapparait en 2011 du côté des Warriors. Il s’agit d’un simple rôle de conseiller auprès de la nouvelle direction de la franchise. Suite à ce rachat, il en devient du même coup actionnaire, et en cours de saison, il donne son feu vert au transfert de Monta Ellis aux Bucks en échange d’Andrew Bogut. Objectif : donner les clés de l’équipe au fragile mais doué Stephen Curry.

Le Mazarin des Warriors

En revanche, en coulisses, ça se complique. Il ne voulait pas de Mark Jackson à la tête de l’équipe, et les rapports entre les deux hommes plombent la progression de l’équipe. Finalement, et contre l’avis de beaucoup de joueurs, les Warriors cèdent, et Jackson prend la porte, remplacé par Steve Kerr. West va pouvoir travailler avec un homme de confiance et se rapprocher des joueurs.

Bien sûr, Bob Myers est le GM et l’architecte des futurs doubles champions NBA, mais c’est Jerry West qui mettra par exemple son veto à l’échange entre Klay Thompson et Kevin Love. Avec les conséquences que l’on sait… C’est encore lui qui trouvera les mots pour attirer Kevin Durant il y a 18 mois.

Après huit mois aux Clippers, 90% de l’effectif a changé !

À Golden State, West ajoute deux titres de plus à son palmarès, mais en juin 2017, surprise, il s’offre un nouveau challenge, aux Clippers où Steve Ballmer a ôté la casquette de président de la tête de Doc Rivers. Ce sont Lawrence Frank et West qui s’occuperont du recrutement, et West touchera entre quatre et cinq millions de dollars par an pour ce rôle de « consultant ».

Il arrive juste avant la draft, et après avoir annoncé que Chris Paul était l’un de ses joueurs préférés, il valide son transfert aux Rockets ! Pour lui, les Clippers ne peuvent pas prolonger tous leurs meilleurs joueurs (Paul, Griffin, Crawford et Redick), et c’est inutile de repartir avec un groupe qui reste sur des échecs. Il fait le choix de sacrifier Chris Paul, mais il parvient à convaincre Blake Griffin de prolonger pour… 173 millions de dollars. C’est le seul qui sera prolongé puisque Jamal Crawford est inclus dans l’échange de Danilo Gallinari, tandis que J.J. Redick décroche un salaire monstrueux aux Sixers.

Les nouveaux Clippers débutent la saison par quatre victoires en quatre matches. Et puis, la poisse rattrape l’équipe, et l’infirmerie se remplit. Semaine après semaine, les joueurs défilent et même si Rivers fait des miracles, West reste insatisfait. Cette équipe ne peut pas attirer des free agents. Cette équipe manque d’un jeune talent. La marge de progression est faible. DeAndre Jordan, qui peut être free agent, voit son nom apparaître dans les rumeurs. Même chose pour Lou Williams.

Quel gros poisson pour l’été 2018 ?

Jerry West pense à demain. Gagner dès cette année est impossible, et il faut poursuivre la reconstruction. Et là, coup de théâtre, Blake Griffin, le joueur qui avait mis la franchise sur la carte de la NBA, est envoyé à Detroit. Avec son énorme contrat et ses blessures à répétition.

En huit mois, il ne reste plus que DeAndre Jordan du cinq de départ, et Wesley Johnson et Austin Rivers sont les deux seuls autres « survivants » de la saison passée. West n’aura mis que huit mois à déconstruire les Clippers, et a de nouveau changé le paysage de la NBA. Prochaines étapes : la Draft et la free agency. Avec lui aux commandes, on peut s’attendre à tout, et même à la venue d’un très, très gros poisson. Comme le Shaq en 1996 aux Lakers ou Kevin Durant aux Warriors en 2016.

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