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Derrick Rose, Grant Hill, Penny Hardaway… Comme Klay Thompson, ces superstars fauchées en plein vol

De nouveau éloigné des parquets pour un an, le joueur des Warriors n’est pas le premier à voir sa carrière interrompue brusquement, en raison de blessures successives.

Si les blessures font partie intégrante du sport, il n’empêche qu’elles peuvent parfois nous priver de carrières d’exception et/ou de fins de carrières glorieuses. Les basketteurs ne sont évidemment pas épargnés par ces tristes coups du sort et plusieurs « What if » peuvent être, en ce sens, recensés. Le dernier en date n’est autre que Klay Thompson, dont le parcours est mis sur pause depuis juin 2019.

Bien sûr, quelques noms reviennent rapidement lorsqu’il s’agit justement d’évoquer ces nombreux talents gâchés. Certains citeront sans hésiter Derrick Rose, le plus jeune MVP de l’histoire, tandis que d’autres n’en oublieront pas Brandon Roy. Quant aux plus anciens, ils leur préféreront sans doute Penny Hardaway, Grant Hill voire Bill Walton.

Une chose est sûre, les différents joueurs dont il est ici question possèdent tous un point commun : une carrière stoppée net pour cause de blessure. Basket USA vous propose ainsi de vous replonger dedans.

Bill Walton (deux blessures entre 1978 et 1980)

Beaucoup l’oublient (ou l’ignorent) mais Bill Walton est l’un des seize joueurs ayant été MVP de la saison régulière et MVP des Finals. Malgré une carrière relativement courte, il a laissé une trace indélébile dans l’histoire de la Ligue, bien que son aventure NBA ait été marquée par d’innombrables pépins physiques. En témoigne son incroyable total de 680 matchs manqués, de 1974 à 1988, ou le fait qu’il n’ait pris part qu’à dix saisons durant ce laps de temps, ne disputant en moyenne que 47 rencontres par exercice…

La malheureuse idylle entre ce talentueux pivot et les blessures a débuté en « high school », lorsqu’il s’est fracturé la jambe, la cheville et le pied, se faisant par conséquent opérer du genou gauche. Cela n’a toutefois pas empêché son lycée d’Helix de connaître le succès. Même chose en NCAA puisqu’il remporte deux « Final Four » avec UCLA, en étant à chaque fois élu meilleur joueur de l’événement. Il arrive ainsi en NBA en 1974, avec un statut de premier choix de la Draft.

Très vite, Bill Walton dominera grâce à son aisance technique. Dès 1977, il glane sa première bague avec les Blazers, livrant un Game 6 de légende. Un an plus tard, il décroche un titre inédit de MVP avec quasiment 19 points, 13 rebonds, 5 passes et 3 contres de moyenne. Le tout en seulement 58 matchs, une fracture de la cheville gauche le freinant dans son élan. Éloigné des parquets pendant près de deux ans, le père de Luke Walton part au clash avec les dirigeants de Portland, ne s’estimant pas soigné correctement dans l’Oregon.

L’intérieur rouquin atterrit donc aux (San Diego) Clippers et ne jouera que 14 petites rencontres avec sa nouvelle équipe, avant de se re-fracturer la même cheville. Cette fois-ci, il manquera l’intégralité des campagnes 1980-81 et 1981-82. Âgé de 30 ans, le MVP 1978 effectue son retour en octobre 1982 mais ne domine plus autant qu’auparavant. Pire encore, il continue de rater plusieurs matchs à cause de son pied, bien que son absentéisme diminue entre les exercices 1982-83 et 1984-85. En quête d’un nouveau titre, il décide pourtant de quitter sa Californie natale à l’été 1985.

Direction le Massachusetts et Boston pour le guéri Bill Walton, qui disputera carrément 80 rencontres en 1985-86. Utilisé en sortie de banc, il vit une saison parfaite avec les Celtics, remportant le trophée de Sixième homme de l’année et sa seconde bague. Malheureusement, son pied refait des siennes en 1986-87 et une ultime fracture de fatigue a finalement raison de la carrière du double All-Star. Malgré d’ultimes (mais vaines) tentatives de retour, il prend officiellement sa retraite à 37 ans, en février 1990. Laissant derrière lui le souvenir d’un basketteur au talent tout aussi immense que sa fragilité physique.

Anfernee « Penny » Hardaway (deux blessures entre 1997 et 2000)

Surnommé à l’origine « Penny » par sa grand-mère, Anfernee Hardaway débarque en NBA avec une étiquette de phénomène universitaire. Il aurait pourtant pu ne jamais devenir le 3e choix de la Draft 1993. À 20 ans, victime d’un vol à main armée, il reçoit effectivement une balle perdue à la cheville droite. Un tragique événement ayant mis brièvement sa carrière entre parenthèses. Finalement, le natif de Memphis a pu rejoindre par la suite cette nouvelle franchise qu’est le Magic. Adoubé par le jeune Shaquille O’Neal, tout était réuni pour que le duo fasse des merveilles en Floride. Et celui-ci va effectivement cartonner rapidement.

Car sur les trois premières saisons de ce meneur de grande taille (2m01), Orlando remporte 50, 57 puis 60 matchs. Participant (mais perdant) ni plus ni moins qu’aux Finals, dès 1995 ! Il faut dire que « Penny » a très vite su trouver sa place aux côtés du « Shaq », compilant 19.5 points, 4.7 rebonds, 7.0 passes et 2.0 interceptions par rencontre, sur la période. Terminant de surcroît 3e au vote du MVP, en 1995-96. Avec une telle doublette, tout le monde s’accorde donc pour dire que le Magic est l’équipe du futur, promise à décrocher sous peu un titre (si ce n’est plusieurs).

Oui, mais voilà. Couplées au départ surprise de Shaquille O’Neal à l’été 1996, les blessures en décideront autrement. Après un exercice 1996-97 passé en tant que seul capitaine du navire floridien (avec quelques petits pépins physiques à relever), Anfernee Hardaway se déchire le cartilage du genou gauche, en décembre 1997. Deux mois plus tard, revenu bien trop tôt de son arthroscopie, en disputant notamment le All-Star Game, il doit déclarer forfait pour le reste de la campagne en cours. De retour en février 1999, le quadruple All-Star connaît une saison de « lockout » pleine, en 1998-99. Mais son niveau a régressé…

Les dirigeants d’Orlando en sont conscients et ils l’envoient ainsi chez les Suns de Jason Kidd, à l’été 1999. Associé à un autre meneur de talent, « Penny » retrouve des couleurs dans l’Arizona, prenant part à 60 matchs en 1999-00, malgré une blessure au pied gauche. Malheureusement, deux micro-fractures au genou gauche le remettent sur la touche en 2000-01. Dès lors, bien qu’il puisse continuer à jouer, le « combo guard » d’alors 30 ans régresse encore davantage et se blesse même à la main, perdant progressivement sa place de titulaire. Poussant Phoenix à le transférer aux Knicks, en janvier 2004. Là-bas, il vivra deux exercices et demi insignifiants, tandis que son arthrite aux genoux le gêne toujours autant.

Échangé au… Magic (puis coupé dans la foulée), en février 2006, Anfernee Hardaway verra finalement son aventure en NBA s’achever en décembre 2007, sur une ultime pige peu glorieuse chez le voisin floridien du Heat. Ce joueur spectaculaire, tout aussi athlétique que polyvalent, laisse ainsi les observateurs et ses fans les plus fidèles avec tout un tas de questions sans réponses : qu’aurait pu donner « Penny » avec des genoux moins capricieux ? Jusqu’où aurait pu aller le Magic de « Penny » si Shaquille O’Neal n’était pas parti si rapidement aux Lakers ? Et si « Penny » n’était tout simplement pas le plus gros gâchis de l’histoire, avec Derrick Rose ?

Grant Hill (trois blessures entre 2000 et 2006)

Septuple All-Star et membre à cinq reprises d’une « All-NBA Team », Grant Hill a connu une carrière honorable, longue de 19 saisons (1994-2013), en NBA. Mais il aurait probablement pu accomplir tellement plus, sans ces blessures qui l’ont plombé au firmament de sa carrière. Sur ses six premières campagnes, disputées chez les Pistons, cet ailier longiligne et athlétique affichait quasiment 22 points, 8 rebonds, 6 passes et 2 interceptions de moyenne. Extrêmement populaire auprès des fans et polyvalent au possible, il dépoussiérait tout un tas de records et semblait bien parti pour devenir le visage de la NBA post-Michael Jordan.

Malheureusement, en avril 2000, le co-Rookie de l’année 1995 se fait une entorse à la cheville gauche. Une blessure en apparence bénigne mais qui l’handicapera très, très longtemps. À 27 ans, il est cependant prolongé à prix d’or par les Pistons (93 millions de dollars sur sept ans) mais, désireux d’aller loin en playoffs, il se fait transférer dans la foulée au Magic. Miné par les pépins physiques, le 3e choix de la Draft 1994 ne disputera pourtant que 47 petits matchs entre les exercices 2000-01 et 2003-04. Fracturée, sa cheville ne guérit jamais véritablement et il contracte en prime une infection au staphylocoque doré à l’hôpital…

Finalement de retour avec Orlando, en novembre 2004, Grant Hill n’est certes plus le même joueur mais il parvient à prendre part à 67 rencontres, en 2004-05. Un répit de courte durée puisqu’il rechute lors de la campagne 2005-06. Soucieux de ne pas forcer sur sa cheville gauche, l’ancien élève de Duke développe une hernie sportive (à l’aine) et doit ainsi se faire opérer. Après avoir consulté plusieurs spécialistes afin de guérir pour de bon et de limiter les blessures, le joueur du Magic participe à 65 matchs en 2006-07. Cerise sur le gâteau, la franchise floridienne retrouve les playoffs.

« Free agent » à l’été 2007, l’ailier d’alors 35 ans décide de s’engager avec les Suns, malgré l’émergence de rumeurs de retraite. Et l’air (et le staff médical) de l’Arizona lui fera le plus grand bien puisqu’il va disputer 70, 82, 80 et 81 rencontres, des saisons 2007-08 à 2010-11. Une sorte de renaissance pour le natif de Dallas, toujours sujet à quelques pépins physiques mineurs, mais qui s’éclate pleinement sous les ordres de Mike D’Antoni puis Alvin Gentry, aux côtés de Steve Nash et Amar’e Stoudemire. Mieux encore, en 2010, il franchit enfin un tour de playoffs, à 37 ans !

Après un dernier exercice contrasté à Phoenix puis une dernière danse insignifiante chez les Clippers, marquée notamment par une contusion osseuse au genou droit, l’élégant Grant Hill raccroche finalement en juillet 2013, peu avant son 41e anniversaire. Tirant un trait définitif sur cette carrière dénuée de titre et frustrante, car gâchée par les blessures au moment où le désormais Hall of Famer était appelé à dominer la Ligue avec Tracy McGrady (un autre talent brisé), au Magic.

Yao Ming (six blessures entre 2005 et 2010)

Premier joueur drafté en première position sans être passé par le système universitaire américain et en venant d’une ligue étrangère, Yao Ming débarque aux Rockets en 2002, fort d’un statut de phénomène médiatique. Extrêmement attendu par le peuple chinois (et le businessman qu’est David Stern…), il se fait rapidement remarquer en NBA. D’une part, pour son physique unique (2m29, 140kg) et, d’autre part, pour son immense talent. Preuve en est, lors de ses trois premières saisons, le natif de Shanghaï compile 16.4 points, 8.5 rebonds et 1.9 contre par match, permettant à Houston de progresser année après année et de retrouver les playoffs.

Plébiscité au All-Star Game et jusqu’ici épargné par les blessures, le Chinois est finalement trahi par son corps en décembre 2005. Alors en pleine ascension, il est gêné au pied gauche par une infection osseuse (ostéomyélite). Éloigné des parquets durant un mois et demi, le pivot repart sur des bases similaires mais rechute plus gravement, en avril 2006, avec six mois de convalescence pour une fracture de ce même pied gauche. De retour au top, en début d’exercice 2006-07, il continue de porter les Rockets sur ses épaules, avant que sa jambe droite ne se fracture à son tour, en décembre 2006…

Trois mois plus tard, Yao Ming revient et passe quasiment un an sans subir de pépin physique. Malheureusement, en février 2008, une fracture de fatigue est décelée à son pied gauche. Il se fait opérer mais parvient à disputer les Jeux Olympiques chez lui, à Pékin. En 2008-09, son corps le laissant tranquille, le géant chinois peut souffler et connaître enfin une saison pleine. Houston franchit en prime un tour de playoffs, une première pour les Texans depuis 1997. Mais le répit ne sera que de courte durée.

En demi-finale de conférence face aux Lakers, l’intérieur alors âgé de 28 ans doit faire face à une nouvelle fracture de fatigue, toujours au pied gauche. La blessure de trop pour lui, contraint de rater l’intégralité de la campagne 2009-10. Rétabli en octobre 2010, et préservé au mieux par sa franchise, l’octuple All-Star est pourtant confronté deux mois plus tard à une troisième fracture de fatigue, à la cheville gauche cette fois-ci. La mort dans l’âme, il se résout donc à prendre sa retraite, en juillet 2011, à seulement 30 ans…

Essentiel dans le développement du basket en Chine, Yao Ming (19.0 points, 9.2 rebonds et 1.9 contre de moyenne en 486 rencontres) sera introduit au Hall of Fame, en septembre 2016, et les Rockets retireront son n°11, en février 2017. Trop fragile, le Chinois n’aura jamais pu connaître une carrière à la hauteur de son talent. Doté de mains en or et véritable casse-tête défensif pour ses adversaires, il reste toutefois un visage marquant de la NBA des années 2000.

Gilbert Arenas (deux blessures en 2007)

Attaquant de renom et formidable pyromane, Gilbert Arenas était l’un des meilleurs scoreurs du début des années 2000, affichant des statistiques de 24.4 points, 4.4 rebonds, 5.7 passes et 1.8 interception, entre les exercices 2002-03 et 2006-07. À titre de comparaison, sur cette même période, seuls Kobe Bryant, Allen Iverson, Dirk Nowitzki et Tracy McGrady faisaient mieux que « l’Agent Zero » en termes de total de points marqués. All-Star confirmé, il ne lui manquait plus que des résultats collectifs en adéquation avec son talent offensif.

Sauf qu’en avril 2007, le « franchise player » des Wizards se rompt les ligaments croisés du genou gauche et est écarté des parquets pendant six mois. En novembre 2007, deux semaines seulement après son retour, il repasse sur le billard pour une déchirure partielle du ménisque de ce même genou gauche. Une nouvelle convalescence, de cinq mois cette fois-ci, provoquée par une précédente période de rééducation trop intensive. Et cette blessure tombe plutôt mal pour le MIP 2003 puisqu’il s’apprête à devenir « free agent » en fin de saison.

Finalement prolongé pour 111 millions de dollars sur six ans, à l’été 2008, Gilbert Arenas fera rapidement regretter aux dirigeants de Washington leur énorme investissement. Après avoir disputé 13 petites rencontres en 2007-08, il n’en dispute que deux en 2008-09, car son genou gauche ne cesse de le faire souffrir. Restant sur une campagne calamiteuse, la franchise de la capitale retrouve pourtant son meneur phare affûté, à l’automne 2009. Revenu à un niveau de jeu intéressant (23 points, 4 rebonds et 7 passes par match), il va malheureusement faire parler de lui dans la rubrique des faits divers…

En décembre 2009, le 31e choix de la Draft 2001 est effectivement impliqué dans une sombre histoire d’armes à feu. En cause : une altercation avec son coéquipier Javaris Crittenton, qui l’a menacé d’un pistolet, le jour de Noël. Pour de l’argent (à peu près 1 000 dollars), les deux joueurs en sont presque venus à commettre l’irréparable, aux yeux de leurs coéquipiers, dans le vestiaire des Wizards. Une affaire lourde de conséquences puisqu’ils seront tous les deux suspendus indéfiniment par la NBA et poursuivis en justice.

Cet incident sonnera en quelque sorte le glas de l’aventure de Gilbert Arenas à Washington. De retour de suspension en octobre 2010, il est envoyé deux mois plus tard au Magic, dans sa Floride natale, à son plus grand bonheur. Il y restera jusqu’à la fin de saison, avant de signer avec les Grizzlies, en mars 2012, puis de s’expatrier en Chine l’automne suivant. Ni plus ni moins qu’un gâchis, « l’Agent Zero » prendra finalement sa retraite en 2013, à seulement 31 ans, sans jamais avoir su se remettre de ses différentes opérations du genou et de sa regrettable suspension.

Tracy McGrady (deux blessures entre 2008 et 2009)

Arrivé très tôt en NBA, à seulement 18 ans, Tracy McGrady a eu besoin de trois années chez les Raptors avant de prendre définitivement son envol. Désireux de sortir de l’ombre de son cousin Vince Carter au Canada, il est envoyé au Magic à l’été 2000 et bénéficie, du même coup, d’une importante revalorisation salariale. Profitant des blessures d’un certain Grant Hill, l’arrière/ailier va rapidement exploser, tournant à près de 28 points, 7 rebonds, 5 passes, 2 interceptions et 1 contre de moyenne, en quatre saisons à Orlando.

All-Star établi, le double meilleur marqueur de la Ligue en titre n’est pourtant plus en odeur de sainteté en Floride. Ses dirigeants le transfèrent ainsi aux Rockets, à l’été 2004, afin qu’il y forme un duo de feu avec Yao Ming. Auteur d’une première année prometteuse dans le Texas, « T-Mac » va ensuite connaître une deuxième campagne plus contrastée, en raison notamment de ses douleurs au dos. Elles le suivront jusqu’à ce qu’il ne décide de consulter un spécialiste, en décembre 2006.

Revenu à son meilleur niveau (ou presque) avec Houston, Tracy McGrady est ensuite gêné par son épaule gauche et son genou gauche, au printemps 2008. Des douleurs qui l’obligent à recevoir des injections pour continuer à jouer mais qui n’empêchent toutefois pas le MIP 2001 de subir une double arthroscopie, à cette épaule gauche et ce genou gauche, l’été suivant. Entamant, par conséquent, sa longue mais inexorable descente aux enfers.

Toujours handicapé par son genou, le 9e choix de la Draft 1997 ne dispute effectivement que 35 matchs, lors de l’exercice 2008-09. En ce sens, en février 2009, il repasse sur le billard et doit carrément déclarer forfait pour le reste de la saison. Sur la pente descendante, « T-Mac » n’est plus que l’ombre de lui-même et les Rockets se résolvent à l’échanger aux Knicks, en février 2010. Il y finira la campagne en cours avant de filer ensuite chez les Pistons puis chez les Hawks, en 2010-11 et 2011-12. Parti s’exiler en Chine, le septuple All-Star reviendra finalement chez les Spurs en 2012-13, afin de faire le nombre pour les playoffs.

Usé par plusieurs opérations au genou gauche, et au sortir d’une défaite en Finals, Tracy McGrady raccroche pour de bon, en août 2013, à tout juste 34 ans. Attaquant racé, capable d’incroyables coups de chaud (record en carrière fixé à 62 points, 13 points en 35 secondes…), ce phénomène physique n’a malheureusement jamais permis à l’une de ses équipes de franchir un tour de playoffs. Du moins, lorsqu’il en était le « franchise player », puisque c’est dans un rôle réduit, à San Antonio, qu’il parviendra à le faire. Certes non bagué, le désormais Hall of Famer restera tout de même l’un des joueurs majeurs des années 2000.

Brandon Roy (trois blessures entre 2010 et 2012)

Drafté par les Wolves, puis échangé ensuite aux Blazers, Brandon Roy n’a pas mis longtemps avant de faire son trou en NBA. Rookie de l’année en 2007, le 6e choix de la Draft 2006 est censé ramener Portland dans la lumière (avec LaMarcus Aldridge) et ses performances ne décevront pas. All-Star de 2008 à 2010, il affiche des moyennes de 20.2 points, 4.6 rebonds et 5.0 passes sur ses quatre premières saisons, s’établissant parmi les attaquants les plus complets de la Ligue. Dans son sillage, la franchise de l’Oregon progresse et retrouve enfin les playoffs, en 2009.

Malheureusement, les blessures – chroniques mais minimes jusqu’ici – vont commencer à pointer davantage le bout de leur nez. En avril 2010, « B-Roy » se déchire légèrement le ménisque du genou droit, juste avant les playoffs. Après avoir subi une arthroscopie, il revient une semaine plus tard mais ne peut pas empêcher l’élimination des siens au premier tour. À partir de là, le corps aux articulations fragilisées du « franchise player » des Blazers ne va cesser de faire des siennes, pourrissant la suite de sa carrière…

Présent à l’entame de l’exercice 2010-11, Brandon Roy apprend en novembre 2010 qu’il souffre d’une arthrite dégénérative au genou gauche. Autrement dit un manque de cartilage qui entraîne un frottement des os et un gonflement de la partie touchée. Une blessure terrible car tout simplement impossible à soigner. Pour jouer, l’arrière d’alors 26 ans doit être préservé au maximum, même si les médecins lui conseillent d’arrêter tant qu’il en est encore temps puisqu’il risquerait, à terme, de ne plus pouvoir marcher.

Rebelote pour « B-Roy », qui reçoit une arthroscopie, à chaque genou cette fois-ci, afin de revenir dans un rôle de remplaçant, en février 2011. Si la retraite semble inéluctable pour lui, il ne peut pas s’en aller sans offrir une ultime performance magique au public du Rose Garden. Le 23 avril 2011, au premier tour des playoffs, le natif de Seattle instiguera donc une incroyable remontée en un quart-temps, dans le Game 4 face aux Mavericks (futurs champions), pour faire gagner les siens. Une sorte de point d’exclamation à cette carrière, prometteuse mais compromise.

À seulement 27 ans, Brandon Roy annonce ainsi sa retraite sportive, le 9 décembre 2011. Ses genoux lui font souffrir le martyre et cette annonce, attendue, fait malgré tout l’effet d’une bombe. Pour autant, il tentera un retour chez les Wolves un an plus tard, en novembre 2012, avant de raccrocher définitivement, en raison d’une nouvelle arthroscopie subie au genou droit. Celui que l’on surnomme « The Natural » s’en va finalement par la petite porte, sans avoir pu exprimer pleinement toute l’étendue de son talent.

Derrick Rose (quatre blessures entre 2012 et 2017)

Élu plus jeune MVP de l’histoire, à seulement 22 ans, Derrick Rose était promis à une grande carrière, avant que ses genoux ne le trahissent. Orphelins de Michael Jordan, les fans des Bulls attendaient inlassablement qu’un nouveau talent ne remette leur franchise sur le devant de la scène et ils pensaient l’avoir trouvé, en la personne du natif de Chicago. Malheureusement, cette belle histoire n’a duré qu’un temps.

Quatre années plus exactement car, en avril 2012, « D-Rose » va effectivement se rompre les ligaments du genou gauche, à l’occasion d’un premier tour de playoffs face aux Sixers (et alors que le Game 1 était plié…). Ce corps si exposé, qui l’avait déjà contraint à manquer une trentaine de matchs en saison régulière, a finalement lâché et le tiendra écarté des parquets pendant un an et demi. « The Return » se prépare.

Présent pour le début de l’exercice 2013-14, Derrick Rose aura pourtant à peine le temps de savourer ce retour puisqu’il rechute au bout de dix rencontres, en novembre 2013. Sur un appui, il se déchire le ménisque du genou droit et repart pour un an à l’infirmerie. Et en février 2015, tandis qu’il semblait quelque peu épargné par les pépins physiques, l’explosif meneur des Bulls se re-déchire le ménisque du genou droit

Si le premier choix de la Draft 2008 participe tout de même aux playoffs (inscrivant un « game-winner » mémorable face aux Cavaliers), les dirigeants de Chicago perdent patience et l’envoient chez les Knicks, à l’été 2016. Là-bas, il continue de rater peu de matchs, sauf qu’en mars 2017, c’est au tour du ménisque de son genou gauche de faire des siennes. Résultat des courses : une nouvelle déchirure et une opération supplémentaire. L’heure de la descente aux enfers a sonné pour l’enfant de l’Illinois, recruté par Cleveland mais en proie à une dépression. Il se demande même s’il ne doit pas prendre sa retraite…

Depuis 2018, ses passages chez les Wolves puis les Pistons redonneront un sens à la carrière de Derrick Rose. En témoigne cette performance à 50 points, survenue en octobre 2018, ou le fait qu’il se soit imposé parmi les meilleurs sixièmes hommes de la Ligue, malgré de nouveaux pépins physiques à la cheville, au coude et à l’aine. Et c’est certainement ce qui pouvait arriver de mieux au MVP 2011. À 32 ans, en dépit de ses nombreuses blessures et opérations, il est resté un formidable joueur offensif, capable de se réinventer afin de préserver ses genoux fragiles.

DeMarcus Cousins (trois blessures entre 2018 et 2019)

Intérieur tout aussi imprévisible que talentueux, DeMarcus Cousins est confronté depuis trois ans à diverses blessures majeures, peinant à entrevoir le bout du tunnel. En janvier 2018, il s’est d’abord rompu le tendon d’Achille gauche alors qu’il pratiquait le meilleur basket de sa carrière, au sein d’une équipe des Pelicans lancée vers une demi-finale de conférence en 2017-18.

Non conservé par les dirigeants de la Nouvelle-Orléans à l’été 2018, « DMC » s’engage ensuite avec les Warriors et doit attendre janvier 2019 avant de débuter avec sa nouvelle formation. Titulaire et souvent ménagé par Steve Kerr, le quadruple All-Star était censé atteindre son rythme de croisière en playoffs, mais une déchirure au quadriceps de la cuisse gauche le tiendra finalement éloigné des parquets pendant six semaines.

En tenue pour défier les Raptors, dans un rôle de remplaçant cette fois-ci, DeMarcus Cousins participe tout de même à l’intégralité des Finals. Malgré la défaite, cet enchaînement de matchs lui permet d’être signé par les Lakers, à l’été 2019, afin d’y retrouver – comme à NOLA – Anthony Davis dans la raquette californienne. Mais une rupture des ligaments croisés du genou gauche repoussera encore son retour au premier plan, les « Purple & Gold » le coupant début 2020.

À désormais 30 ans, et bien qu’il reste sur une saison blanche, l’ancien « franchise player » des Kings aura maintenant la possibilité de se relancer chez les Rockets, qui viennent tout juste de le recruter. Il apparaît toutefois improbable de revoir le « Boogie » pré-2018, à cette époque tellement dominateur qu’il figurait dans la discussion pour le titre (honorifique) de meilleur pivot de NBA, en dépit de résultats collectifs décevants.

Klay Thompson (deux blessures entre 2019 et 2020)

À l’instar de son ancien coéquipier DeMarcus Cousins, Klay Thompson n’a plus foulé un parquet depuis le mois de juin 2019, et ces fameuses Finals face aux Raptors. Connu pour pas faire partie des joueurs qui manquaient le moins de matchs en NBA (615 matchs de saison régulière disputés entre les exercices 2011-12 et 2018-19, sur les 640 possibles), il a malheureusement été confronté depuis près d’un an et demi à deux pépins physiques majeurs : une rupture des ligaments croisés du genou gauche puis une rupture du tendon d’Achille droit.

Âgé de 29 ans au moment de sa première blessure, le « Splash Brother » se trouvait dans la forme de sa vie, réussissant les meilleures Finals de sa carrière avec 26 points de moyenne, à 54% aux tirs et 59% (!) à 3-points. Mais son corps, déjà au bord de la rupture dans le Game 2 (alerte aux ischio-jambiers de la cuisse gauche), a dit stop pour de bon dans le Game 6, alors qu’il portait à bout de bras ses Warriors contre Toronto.

Depuis, Klay Thompson se remettait dans l’ombre de sa blessure aux ligaments croisés, observant impuissant Golden State végéter dans les bas-fonds de la conférence Ouest. Et tandis que les « Dubs » s’apprêtaient eux aussi à revenir sur le devant de la scène, le quintuple All-Star rechutera finalement, voyant son tendon d’Achille se rompre lors d’un entraînement.

À désormais 30 ans, le triple champion NBA va maintenant connaître une nouvelle phase de rééducation longue durée. Et après deux saisons blanches, rien ne dit qu’il retrouvera le niveau qui était le sien avant juin 2019. Mais le 11e choix de la Draft 2011 peut (et doit) tout de même avoir des raisons d’y croire car, en plus d’être doté d’un mental d’acier, son jeu ne repose pas essentiellement sur son physique. Sa qualité de shoot ne devrait ainsi pas être altérée, bien que sa capacité de déplacement puisse l’être.

En plus : Kobe Bryant (trois blessures entre 2013 et 2015)

Contrairement aux dix joueurs précédemment cités, le regretté Kobe Bryant ne se trouvait pas au commencement ou à l’apogée de sa carrière, mais plutôt au crépuscule de celle-ci, lorsqu’il s’est rompu le tendon d’Achille gauche, en avril 2013. Pour autant, malgré ses 34 ans, il évoluait toujours à un niveau de jeu dantesque, compilant quasiment 29 points, 6 rebonds et 7 passes de moyenne, après le « All-Star Break » de février 2013.

Malheureusement pour les Lakers et lui, le « Black Mamba » ne se remettra jamais véritablement de ce terrible coup du sort, survenu face à ces Warriors en pleine ascension. Compte tenu de son âge avancé, il faut également dire que sa fracture au niveau du genou gauche puis sa déchirure de l’épaule droite ne l’ont pas non plus aidé à retrouver son lustre d’antan. Des blessures qui ont empêché le quintuple champion de vivre des exercices pleins, en 2013-14 et 2014-15.

D’un point de vue collectif, ce n’était pas davantage la joie chez les « Purple & Gold », qui régressaient saison après saison. Pour finalement connaître cette campagne 2015-16 historiquement calamiteuse (17-65), néanmoins synonyme de tournée d’adieux pour Kobe Bryant. Heureusement, l’aventure NBA de la légende californienne s’est achevée sur une (relative) bonne note avec ses 60 points et ses différents paniers décisifs inscrits contre le Jazz.

Rupture du tendon d’Achille oblige, le futur Hall of Famer n’aura en tout cas pas pu bénéficier d’une fin de carrière idéale. Au grand dam de ses fans.

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