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Le 23 mai 1978, Bill Walton est sacré MVP après avoir joué seulement 58 rencontres

Le pivot des Blazers commence sa descente aux enfers avec les blessures. Mais tellement dominant, il est élu MPV avec le second plus petit total de matches de l’histoire du trophée.

Parmi les joueurs qui ont vu leur carrière brisée par les blessures et qui ont fait naître des regrets éternels parmi les fans, Bill Walton est souvent oublié alors même qu’il présente (comme Derrick Rose) le parfait exemple de la star fauchée en pleine gloire.

Après avoir brillé en NCAA, l’ancien pivot des Blazers a ainsi dominé la seconde partie des années 1970 en NBA. Polyvalent et efficace des deux côtés du terrain, le père de Luke a été le leader d’une équipe de Portland sacrée en 1977 et qui a imposé sa loi sur toute la ligue.

Pendant un an, Bill Walton et les Blazers marchent sur l’eau

Entre le 29 mars 1977 et le 1er mars 1978, soit presque un an et en prenant en compte les playoffs, les Blazers affichent un bilan de 70 victoires pour 15 défaites ! Durant ce laps de temps, et surtout entre avril 1977 et février 1978, Bill Walton est sans doute le meilleur joueur du monde. Le plus « valuable » en tout cas, celui qui porte son équipe et la fait tourner à merveille.

Si bien qu’en 1977-1978, quelques mois après avoir été champion et MVP de Finals 1977, il est élu MVP de la saison régulière devant George Gervin et David Thompson. Ce qui semblerait logique tant il est dominant avec 18.9 points à 52 % de réussite au shoot, 13.2 rebonds, 5 passes et 2.5 contres de moyenne.

Sauf que le pivot commence alors une descente aux enfers, qui va séparer sa carrière en deux : les belles années de Portland et les années plombées par les blessures. Le 28 février 1978, il se blesse à la cheville gauche contre Philadelphie. Sa saison régulière est terminée après seulement 58 matches joués.

Aucun MVP, hors lockout, n’a aussi peu joué la saison de son sacre

Dans l’histoire de la NBA, un seul MVP a disputé moins de rencontres. C’était Karl Malone en 1998-1999, mais ce fut dans des circonstances exceptionnelles puisqu’il s’agissait d’une année tronquée par un lockout. Les franchises n’avaient joué que 50 matches, et l’intérieur 49. Même lors du second lockout, en 2011-2012, où la saison avait été raccourcie à 66 rencontres, le MVP LeBron James, avec 62 matches, avait davantage joué que Bill Walton.

Mais en seulement 58 matches avec ses coéquipiers, l’ancien pivot de UCLA en a remporté 48. Soit plus que la quasi totalité des franchises (seules Philadelphie, San Antonio, Phoenix et Denver avaient gagné au moins 48 matches) durant l’intégralité de cette saison 1977-1978 !

Certes Portland finit avec le meilleur bilan de la ligue (58-24), mais sans sa star, l’équipe s’était inclinée 14 fois en 22 matches. Pas de doute, Bill Walton était bien le « Most Valuable Player » de cette saison.

Malheureusement pour lui, s’il reviendra en playoffs pour le premier tour contre Seattle, il aggravera rapidement sa blessure. Dans le Game 2, il se casse la cheville et ce sont ses dernières minutes avec les Blazers. Durant l’été, il demande à être échangé et ne joue pas la saison suivante. En 1979, il est transféré aux Clippers. Mais c’est déjà trop tard, les pépins physiques gâcheront sa fin de carrière. On ne reverra plus le Bill Walton si dominant des années 1970, même s’il remportera un trophée de meilleur sixième homme et un titre aux Celtics en 1986.

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